Il a parcouru déjà de nombreux pays d'Europe, seul, sur son vélo. Mais, en ce mois de février 2007, Antoine Piazza part plus loin que jamais : à l'extrême bout du monde, dans un pays dont il ne connaît pas la langue. pour découvrir le Japon, il a choisi de sillonner Shikoku, la plus petite des grandes îles de l'archipel nippon, sauvage et montagneuse, à l'hiver plus clément que ses voisines.
Son récit de voyage est une ode à la lenteur et aux heureux hasards, à l'attention au monde et aux autres, composée dans une langue harmonieuse et ample, à l'image des sublimes paysages encadrant cette aventure intérieure.
Je suis très mitigée sur ce livre. Autant l'écriture m'a beaucoup plus, autant ce récit de voyage ne m'a guère enthousiasmée.
Pour commencer, il n'explique pas pourquoi - ou alors je suis passée à côté - il choisit de voyager au Japon, qui plus est en plein hiver. Il n'y a pas de carte de son périple non plus, ce qui est relativement frustrant (mais ça c'est peut-être un choix de l'éditeur, on ne sait pas).
J'ai apprécié cependant le lexique en fin d'ouvrage.
L'auteur s'est astreint à faire son voyage à vélo. Si cette idée et les aspects techniques m'ont plu, j'ai eu tout le long de la lecture l'impression que de ce simple fait, il n'a pas apprécié ce voyage. Ce que j'en ai retenu est la fatigue, la douleur, et tout le négatif du trajet : beaucoup de description de paysages urbain. S'il dit par moment qu'il a apprécié tel ou tel paysage, il le décrit à peine, voire pas du tout. J'ai eu l'impression, au risque de me répéter qu'il n'a retenu de son périple que les aspects négatifs.
Il digresse par moment - ce que j'apprécie particulièrement dans les récits - souvent pour partager par comparaison ce voyage avec ceux fait les mois voire les années précédentes. Etrangement, ce sont les passages que j'ai le plus appréciés. J'ai mieux aimé ses anecdotes sur l'Ecosse, les Pyrénées et la Finlande, que celles sur le Japon, pourtant le sujet de ce livre. Et je n'ai pas vraiment appris grand chose sur le Japon. Il a traversé (parfois péniblement) l'île de Shikoku à vélo, point.
Je suis donc un peu déçue de ce livre, car le Japon est un pays qui m'intéresse depuis longtemps pour des raisons personnelles (amicales et familiales) et j'avais hâte de le découvrir à travers les yeux d'un occidental le parcourant à vélo. Tant pis.
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