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dimanche 2 août 2026

Au carrefour des étoiles

4 de couv' :
Au sommet d'une falaise escarpée du Wisconsin se dresse la ferme Wallace, inchangée depuis plus d'un siècle. D'aussi loin qu'on s'en souvienne, son propriétaire, Enoch Wallace, n'a lui non plus pas pris une ride. Et pour cause, la bâtisse, qui n'a de ferme que l'aspect, abrite un relais spatial où le temps s'écoule différemment. Des voyageurs galactiques y transitent quotidiennement, passant parfois quelques heures en compagnie du gardien des lieux et le régalant de leurs incroyables histoires. Mais depuis deux ans, l'agent fédéral Claude Lewis enquête sur cette anomalie. Le jour où il se décide à passer à l'action, il déclenche sans le sa voir une chaîne d'évènements aux conséquences dramatiques. Car dans ce petit coin d'Amérique oublié par la modernité, c'est rien de moins que le sort de l'humanité qui se joue...


Décidément, j'aime beaucoup cet auteur. Autant j'ai du mal avec les ouvrages de science-fiction car connaissant mal le genre, j'ai parfois du mal à faire le tri entre les bonnes oeuvres et les médiocres, et parmi les bonnes, ce qui peut le plus m'accrocher.
Simak est donc pour moi une valeur sûre du genre.

Et de tous ceux que j'ai lus jusqu'ici, celui-ci est mon préféré. Beaucoup de réflexions sur l'humanité, ou pour mieux dire, sur ce qu'est être humain.
Si vous vous attendez à beaucoup d'action et de rencontre avec des extra-terrestres, vous risquez d'être déçus. Mais le roman est prenant, ne manque pas de rythme, et l'écriture admirablement servie par une belle (nouvelle) traduction.

Sur le rythme de l'histoire, le roman a deux narrateurs au tout début du livre et les chapitres narratifs alternent parfois avec les extraits des journaux d'Enoch Wallace.
On en apprend tout au long du livre sur la vie dans cette station spatiale, la façon dont les extra-terrestres voyagent, les différentes langues et cultures que le personnage principal tente de s'approprier au fil du temps.
La fin m'a semblée peut-être un peu précipitée, mais logique.

Par contre, une question m'a taraudée tout le long du livre : les créateurs de Star Trek et leurs collaborateurs n'auraient-ils pas puisé dans ce livre certaines de leurs idées pour la série (téléportation, langue commune (dans la série, traducteur universel permettant de se comprendre mais le principe est le même), station spatiale carrefour de toutes les civilisations (Deep Space Nine)...) ?
Sachant que ce livre est sorti peu d'années avant la diffusion de la série...

Une belle lecture, dépaysante et imaginative.
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vendredi 17 avril 2026

Les mange-bitume

Pas de 4 de couv' !

Ce livre, prêté par un collègue (merci Jean-Claude !) est une rareté, impossible à trouver dans le commerce, et il atteint dans les bouquineries en ligne des sommes astronomiques (j'en ai vu un exemplaire à plus de 300 euros !).
Il n'est même plus référencé sur le site des éditions Dargaud.
Et pourtant...

Et pourtant, bien que publié en 1974, il est d'une rare actualité et si le sujet n'est pas les réseaux sociaux (encore que...), il prévient le lecteur des dérives du confort où tout serait régi par les machines et une certaine organisation de nos vies.
Ici il ne s'agit pas d'Internet ou d'IA, bien qu'ils fasse un peu partie de l'histoire : je suppose que les auteurs n'ont à l'époque pas imaginé que ce style de communication pouvait prendre une telle ampleur.
Ici tout part du fait que la population, régulièrement coincée dans les bouchons pour aller ou revenir du travail, finit par vivre et travailler dans leur voiture, qui petit à petit prennent de l'ampleur pour devenir non pas des maisons sur roues, mais bien des véhicules confortables où il fait bon vivre. Finit les maisons et immeubles, la France (ou l'Europe) devient une immense autoroute.
La nature humaine étant ce qu'elle est, ils se retrouvent avec les mêmes problématique qu'avant... fugue d'adolescents en mal de vivre et voulant un autre ailleurs que chez papa-maman, bizarreries administratives dues à un piratage de données (ah, tiens...), lanceurs d'alerte...
Puis petit à petit, insidieusement, les machines prennent le pouvoir.

Je ne dirai pas ici la conclusion du livre mais les auteurs ont bien compris dans les années 1970 ce dont nous nous inquiétons actuellement avec les réseaux sociaux et surtout l'IA.

Un bon livre d'anticipation, non dénué d'humour, visionnaire pour l'époque... Et la nôtre.
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dimanche 16 novembre 2025

Obsolète

4 de couv' :
La femme, un produit sans grand avenir ?
2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l'humanité s'est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout recyclage.
Y compris celui des femmes.

Afin d'enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.
L'heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête. Mais qu'en sera-t-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n'est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n'est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées...

Convoquant tout autant le roman d'anticipation que la littérature de suspense, Sophie Loubière nous offre une plongée fascinante et terrifiante dans un monde rétrofuturiste visionnaire. Une oeuvre totale par une grande voix du roman noir français.


Une vraie réussite que ce roman. Aussi bien roman d'anticipation que polar (encore que la partie strictement polar démarre vraiment sur la dernière partie), il nous amène à de vraies réflexions sur notre mode de vie actuel et l'urgence de protéger la planète -... de nous-mêmes - et la place des femmes dans la société, quelle que soit l'époque. Et par ricochet, la place des hommes dans la société, qui finalement ne va pas tant que ça de soit. 

Et ceci sans militantisme exacerbé voire lourdingue. Ces sujets tiennent visiblement à coeur l'autrice, qui les déploient et les défend avec grâce, subtilité et intelligence, le tout dans une écriture, que dis-je, une langue parfaite.

L'histoire est aussi intelligente, bien construite qu'inventive et parfaitement équilibrée.
Le monde futur que l'autrice a créé est admirablement bien pensé, imaginatif et cohérent. Les personnages aussi sont bien pensé et forment une société, des familles que l'on prendrait plaisir à connaître. Tout est fait pour que leur monde soit au plus près d'un monde idyllique, mais aucun ne croit qu'il l'est. Le simple fait qu'une femme ayant atteinte les cinquante ans doive se retirer du monde entraîne des bouleversements pour chacun et si ce concept même semble dur pour les lecteurs, il l'est dans le roman autant pour les hommes que les femmes.

Sur la partie polar, rien à redire tellement cela semble (tristement) logique...

Sur l'histoire je n'en dirai pas plus, car il faut vraiment lire ce livre pour l'apprécier pleinement.

Oui, décidément, une belle réussite.
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dimanche 21 septembre 2025

Une colonie

4 de couv' :
Un groupe de cinq cents humains a été envoyé dans l'espace pour coloniser une autre planète. Dans un état de semi-conscience, ils recevront une éducation dispensée sous forme de stimulations par une intelligence artificielle et se réveilleront à trente ans, parfaitement formés pour appréhender leur nouveau monde.
Mais après quinze années, une explosion à bord du vaisseau tue la majorité d'entre eux et détruit la plus grande partie de leurs vivres. Pire, les soixante jeunes rescapés qui sortent de leur état de veille n'ont pas terminé leur apprentissage et ne possèdent que les connaissances les moins utiles à leur survie. Nus, terrifiés et démunis, les adolescents tentent d'utiliser l'IA pour établir tant bien que mal leur colonie.
Mais les luttes de domination vont ientôt faire leur apparition, et ils vont découvrir que leur pire ennemi n'est ni l'environnement hostile, ni l'IA, ni le manque de nourriture... mais bien eux-mêmes.


Rarement un livre de science-fiction m'aura autant enthousiasmée.

L'histoire, l'écriture, la description des paysages, le monde inventé, tout m'a absolument plu.

Contrairement à ce qui est indiqué dans le résumé en quatrième de couverture qui induit un peu en erreur, l'histoire ne se passe pas dans un vaisseau spatial qui se trouve dans l'espace, mais ce qui a été leur vaisseau est posé sur la planète et leur sert à présent de lieux d'installation de leur colonie.

Je m'attendais à un genre de "Sa majesté des mouches" version science-fiction, mais ce n'est pas cela en fait. Ici, point d'enfants totalement livrés à eux-mêmes : ce sont des ados, qui de part leur formation ont  aussi acquis une certaine maturité. Ils ne se retrouvent pas non plus sans aucune autorité l'IA qui les a éduqués est bien présente et organise leur vie de colons. Mais si certains lui vouent une confiance aveugle, d'autres se posent des questions, entraînant une situation  qui n'était pas prévue... 

L'évolution de l'histoire ensuite est bien pensée, difficile d'en décrocher tant on a envie de connaître la suite et le dénouement. Si un jour il y a un autre tome, je serai ravie de le lire...

Vraiment, une de mes meilleures lectures de l'année !
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lundi 14 juillet 2025

Les Maîtres du temps

4 de couv' :
Quel lien peut bien réunir Isaac Nexton, une étudiante en philosophie, un brillant physicien, une romancière obsessionnelle et un vieux chinois ? C'est l'enjeu de ce roman envoûtant qui, du laboratoire de Cambridge au triangle des Bermudes, du synchrotron de Paris-Saclay au monde du XXIIe siècle, nous entraîne dans une course folle à travers le temps - dimension mystérieuse que chacun tente de maîtriser dans l'espoir d'y trouver son bonheur.


Je trouve intéressant de voir que dans ce roman, Stéphanie Janicot réussisse à combiner un genre qu'elle explore depuis peu, la science-fiction, et son thème de prédilection habituel, la famille et la transmission.

Pari difficile à gagner car elle réussit - admirablement - à vulgariser les différentes théories scientifiques sur le temps (et le temps et l'espace) dont la fameuse théorie des cordes. A ce sujet, en grande fan du "Big Bang Theory" (la série, pas la théorie scientifique), je me suis régalée - tout en me demandant si l'autrice ne faisait pas elle aussi partie des fans.

Si certains trouveront convenus les questionnements sur le passage du temps, que faire de sa vie ou qu'est-ce qu'une vie réussie et bien remplie et autres interrogations décidément bien humaines et, pour le coup - sans jeux de mots (si, si, je vous jure) - intemporelles, pour ma part je les ai trouvés bien exposés dans le roman.
Car si ces questionnements, nous nous les posons tous, dès très jeunes, il faut bien dire qu'ils restent théoriques jusqu'à un certain âge, où ils prennent un sens bien plus concret.

J'ai aussi appris grâce à ce livre qu'à une époque, philosophie et physique allaient de pair. J'ai été assez surprise sur le moment, pour finalement comprendre ce que cela implique, tout en regrettant que ce ne soit plus le cas.

Et comme souvent avec Stéphanie Janicot, un petit clin d'oeil complice avec ses lecteurs puisque dans la dernière partie du livre elle fait clairement allusion à "Newland" et "Sauver Newland" (que je vais d'ailleurs me procurer prochainement...).

Une belle réussite que ce livre, et pour le roman, et pour la partie scientifique.
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mardi 6 août 2024

La planète des chats

4 de couv' :
Affronter des hordes de rats impitoyables.
Faire alliance avec de stupides humains.
Circuler sur un fil entre les buildings de New York.
Désamorcer une bombe atomique...
Franchement, si j'avais su, parole de CHAT, je n'aurais pas traversé l'océan.

Petit rappel : j'ai lu le premier tome de cette série, qui m'avais moyennement plu. Puis mon homme, m'ayant vu le lire dans l'année, mais n'ayant toujours pas capté que je n'achète généralement que des poches et n'ayant pas zyeuter une seule fois sur mon blog, m'a offert ce tome qui venait tout juste de sortir en grand format.
Dépité de découvrir ensuite que "oui, c'est le tome trois, non je n'ai pas encore lu le tome deux", que j'ai ensuite acheté puis lu.
Me voici donc en train de le lire pendant mes vacances (et d'enfin avouer à mon homme que je ne raffole pas plus que cela de cette série (pour l'anecdote en passant, il m'a demandé quand je le finissais s'il y a une suite. A quoi j'ai répondu assez vite "c'est une trilogie !" Notez que sa question pouvait être autant "si tu n'aimes pas, j'espère que c'est sa conclusion" que "je prévois déjà d'acheter le quatrième tome s'il y en a un". Vu que le matin, il me demandait justement "les autres volumes, tu les as en poche ou grand format ?"

Si ce n'est pas l'écriture que j'apprécie le plus et qu'il y a ps mal de facilités dans certaines solutions trouvées, surtout technologiques, par des humains coupés du monde et vivement franchement en autarcie, je reconnais qu'on finit par se laisser prendre à l'histoire et que vraiment, on n'a qu'une envie, savoir comment tout ça va se terminer.

Une lecture distrayante pour ce milieu d'été.
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mardi 25 juillet 2023

Il y a un robot dans le jardin

4 de couv' :
Sympathique loser dont la vie part doucement mais sûrement en vrille, Ben, 30 ans, découvre un matin un robot dans son jardin. Pas un de ses androïdes ménagers rutilants comme tous les couples bien comme il faut ont chez eux, mais un petit machin tout cassé, terriblement attachant, se prénomme Tang. Décidé à tout faire pour le réparer, Ben se met en quête de son concepteur, et les voilà tous deux embarqués dans une folle aventure autour du monde, au terme de laquelle on se demandera finalement qui a réparé qui...

Soyons honnête, j'ai mis ici la catégorie "science-fiction", non seulement en raison des robots et androïdes que l'on croise incessamment dans ce livre, mais surtout car l'histoire se passe dans un futur proche, où les androïdes sont les hommes/femmes à tout faire de ce monde. En un peu moins flippant que dans "Humans" cela dit.

C'est en vérité plus un roman de détente, avec histoire d'amour et voyage autour du monde à la clef, qu'un vrai roman de science-fiction.

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui m'a fait passer un excellent moment, avec des personnages auxquels je me suis vite attachée.
Et on ne peut lâcher ce livre sans avoir envie de savoir si nos deux personnages vont réussir à aller au bout de leur quête.

Livre trouvé par hasard, un hasard qui a bien fait les choses en ces premières journées de vacances d'été...
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lundi 28 novembre 2022

Sa majesté des chats


4 de couv' :
"Rien ne me fait peur. Je suis une reine. Sa Majesté des chats qui prépare l'avènement d'une nouvelle civilisation".
Dans un futur proche, l'humanité est en perdition et les rats envahissent progressivement Paris. Seule résiste une communauté formée de quelques centaines de chats et d'individus dirigée par une chatte nommée Bastet. Perchée sur l'épaule de Nathalie, sa maîtresse, celle-ci pense qu'il faut à tout prix chercher des renforts. Mais la rencontre avec les autres animaux sera semée d'embûches. Bastet parviendra-t-elle à créer une alliance suffisamment puissante pour contrer l'invasion des rats ? Pour elle, c'est une évidence : les chats doivent prendre la relève des humains.


Petit rappel : j'ai lu en 2018 le premier tome de cette série, dont je n'avais pas raffolé et m'étais dit à l'époque que je n'irai pas plus loin (voir ici).
Puis à Noël 2020, mon homme, qui visiblement n'a pas lu ce blog, a trouvé moyen de m'offrir le tome trois (voir ici aussi).
J'ai donc bien dû me procurer le tome deux, que je me suis décidée à lire cette semaine seulement car, inscrite sur Booknode, je me suis lancée sur divers challenges dont celui de 2022, pour lequel l'un des livres à lire est un livre fantastique ou de science-fiction. Voilà donc ma motivation de départ, c'est dire mon enthousiasme...

La bonne surprise est que depuis le premier tome, j'ai "digéré" ce qui avait été pour moi une déception, et comme je n'en attendais rien de plus je n'en ai que davantage apprécié celui-ci ! A mon propre étonnement, notez bien.

Une fois surmontée mon aversion  pour l'anthropomorphisme et cette histoire de clef USB,  je me suis laissée portée par l'histoire et surtout l'humour de ce tome, au point de l'imaginer transposé en manga.
Le côté prétentieux de Bastet ne fait que davantage renforcer l'aspect humoristique de ce livre, d'autant qu'elle a le chic pour se mettre (et les autres avec) dans de mauvaises positions.

Mention spéciale aux notes intercalées entre chaque chapitre (et chapitres eux-mêmes), interludes autant  didactique que distrayants.

Bref, une bonne surprise au final, vu l'état d'esprit avec lequel je l'ai abordé.
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samedi 10 avril 2021

Demain les chiens


4 de couv' :
Qu'est-ce que l'homme ?
Qu'est-ce qu'une cité ?
Qu'est-ce que la guerre ?
Voilà les questions que les chiens se posent, le soir à la veillée après avoir écouté des contes fascinants mettant en scène ces mots magiques mais devenus incompréhensibles.
L'homme fut-il réellement le compagnon du chien avant que celui-ci accède à l'intelligence ? Disparut-il un jour pour une autre planète en lui abandonnant la Terre ?
"Non, répondent les chiens savants, l'homme ne fut qu'un mythe créé par des conteurs habiles pour expliquer le mystère de notre origine."


Grand classique de la science-fiction, je regrette que la traduction du titre se focalise davantage sur les chiens alors que l'original était "city" (et qui prend toute sa signification à la toute fin du livre). Cela m'a un peu agacée tout au long de la lecture et j'ai refermé ce livre franchement dubitative. Il m'a fallu le "décanter" un peu - une bonne nuit de sommeil et j'ai fini par entrapercevoir le vrai sujet de ce roman.
Car s'il est en effet question des chiens et que le roman est une succession chronologique de contes créés par eux, c'est plutôt des humains dont il est question ici.

Les humains et leur obsession à vouloir tout contrôler autour d'eux, quitte à faire des expérimentations que l'on pourrait qualifier de contre-nature  (agriculture, chiens qui parlent...) aux conséquences qui leur échappent.
Et même lorsqu'ils décident de ne plus rien faire et de se mettre en retrait afin de ne plus faire subir leur influence au reste de la planète, non seulement la prise de conscience est tardive mais leur passivité ne vaut guère mieux que leurs actions passées.

C'est donc bien de la place de l'être humain dans notre monde dont il est question ici, de ses aspirations personnelles et pour ses semblables, et sa fichue manie de se croire supérieur en toute chose en ce bas monde.

A méditer...
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samedi 4 avril 2020

Le Grand Livre

4 de couv' :
Quoi de plus naturel, au XXIe siècle, que d'utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l'idée qu'ils se font du passé ?
Kivrin Engle, elle, a choisi l'an 1320, afin d'étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu'aucun de ses contemporains n'a encore visitée : le Moyen Âge.
Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrit, le directeur d'études de Kivrin ; l'archéologue Lupe Montoya ; le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s'inquiète tant pour elle.
Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu ! Tout, mais pas le pire...


Oui, c'est bien de ce livre que je parlais ici.

En dehors du fait qu'il s'agit d'une erreur de casting en cette période de confinement due à une nouvelle sorte de grippe, problème rencontré par les personnages de ce roman, ce ne fut certes pas une erreur de casting pour ce qui est du plaisir de lire !

702 pages dévorées en seulement 5 jours (je suis en télétravail), impossible de lâcher le livre le soir tant que mes yeux ne se fermaient pas tout seuls, c'est dire si j'ai aimé.

Certains y trouverons peut-être des longueurs, moi pas. Si je dois admettre que l'idée que Kivrin est acceptée un peu trop facilement au sein d'une famille noble, le reste tient plutôt bien la route. L'humour, malgré l'aspect dramatique du sujet ,est bien présent dans ce roman et permet d'alléger ou plutôt d'éviter une ambiance qui aurait pu être trop pesante.

Une bonne imagination, bien travaillée et documentée, une écriture fluide et agréable sont les qualités non moins importantes de ce roman.

A recommander, vraiment, et oui, même en ce moment finalement.
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mercredi 25 septembre 2019

Les Chronolithes

4 de couv' :
La vie de Scott Warden bascule le jour où il est témoin de l'apparition du premier Chronolithe à Chumphon, en Thaïlande. Ce monument hors du commun célèbre la victoire du seigneur de guerre Kuin. Mais cette victoire n'aura lieu que dans vingt ans et trois mois.Qui peut bien être ce Kuin dont on ignore tout ? Et comment ce monument a-t-il pu venir quasi instantanément du futur ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre Scott et son ancienne professeure de physique, Sulamith Chopra, pendant qu'autour d'eux le monde semble s'écrouler, dans l'attente de l'évènement de Kuin.


Je retrouve ici un peu de ce qui est décrit dans la trilogie "Spin", du même auteur : face à un évènement exceptionnel, comment va réagir l'humanité ?

Cette fois, l'évènement n'est rien de moins que connaître ce qui va se passer dans le futur, qui plus est un futur relativement proche. Sans trop en dévoiler ici, ce serait dommage, on en voit les conséquences sur les gouvernements, mais surtout les individus, leurs croyances, leurs ambitions...
Et dans la vie, la société, quelle est la part de volonté et de destin (soi-disant) tout tracé ?

Un excellent roman de science-fiction, avec comme toujours avec Robert Charles Wilson, un fin ouverte, pour que chacun laisse libre cours à sa propre compréhension.
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samedi 22 décembre 2018

Le maître du Haut Château

4 de couv' :
En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l'axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie à l'est des Etats-Unis, l'Ouest avait été attribué aux Japonais.
Quelques années plus tard, la vie avait repris son cours normal dans la zone occupée par les Nippons. Ils avaient apporté avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinois, dont l'origine se perd dans la nuit des temps.
Pourtant, dans cette nouvelle civilisation, une rumeur étrange vint à circuler. Un homme vivant dans un Haut Château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945...

J'ai franchement peiné pour aller au bout de ce livre. La science-fiction est un genre qui m'intéresse sans me passionner, et auquel j'aime y revenir de temps en temps, mais j'ai eu du mal à accrocher à celui-là et bien qu'il soit considéré comme un classique.

Tout d'abord, heureusement que je connais le principe du Yi-King (merci au passage aux "manuels de Castors Juniors" de mon enfance), sinon je n'y aurais rien compris.
Ensuite, l'écriture ne m'a pas emballée, ce n'est pas le genre que j'affectionne habituellement c'est donc un peu compliqué de poursuivre une lecture  dans ces conditions.

L'histoire est fractionnée en fonction de la vie chaque personnage, il n'y a pas d'action commune et peu d'interaction entre eux, qui tendrait vers un dénouement commun. Cela m'a donné l'impression d'un puzzle de nouvelles, dont le seul point commun était le monde dans lequel les personnages évoluent.

Les personnages, si j'aime assez l'idée qu'ils ne se rencontrent jamais mais que certains peuvent avoir une influence sur d'autres, sont un peu trop marqués dans leurs personnalités et leurs atermoiements. Je n'ai pas réellement accroché sur un seul d'entre eux, or j'en ai le plus souvent besoin pour m'intéresser à un roman.
Le seul personnage féminin est quasiment hystérique sur certains passages (mais elle est à la fin la seule à comprendre le monde dans lequel elle évolue, ce qui explique postérieurement son trouble et sa perception décalée du monde et de sa propre vie), et quiconque ne comprend pas la fin ne la verra qu'ainsi.

La fin, justement. Je dois avouer qu'en refermant ce livre, j'ai eu l'impression de n'y avoir rien compris. J'ai dû y réfléchir un peu et faire quelques recherches sur Internet pour me confirmer ce que j'avais pressenti à la lecture de ce roman.
L'auteur joue avec ses lecteurs et ses personnages sur leur perception du réel et ça j'aime bien ! Je comprends qu'il soit un auteur reconnu - et ce livre un classique - car s'il donne au lecteur toutes les clés pour comprendre le thème de cet ouvrage, il le croit assez intelligent pour comprendre où les placer et dans quel ordre.

Sauf que sur cette lecture, je voulais être divertie, pas faire des devoirs. Même si, j'insiste, cette façon d'amener les choses est bien trouvée.

Un auteur et un ouvrage intéressant, mais qui n'est pas l'un de mes préférés du genre.
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vendredi 17 août 2018

La peste écarlate

4 de couv' :
Un ancien professeur d'université erre en compagnie de ses petits-enfants, revêtus de peaux de bêtes, dans un paysage désolé. Celui de la baie de San Francisco, ravagée soixante ans auparavant par un terrible fléau. Nous sommes en 2013. Quelques hordes subsistent, et de rares survivants tentent de raconter le onde d'avant à des enfants qui ne savent même pas compter. La seule issue est de reprendre depuis les commencements la marche vers la civilisation perdue.

Je dois avouer que je suis un peu embêtée de donner un avis sur cette nouvelle, que je n'ai ni aimée ni détestée.
Elle a cependant ceci de particulier d'être une histoire post-apocalyptique écrite en 1912 et donc à une époque où ce genre d'histoires en était à ses premiers balbutiements (et encore...) autant dire donc que Jack London était un précurseur en la matière.

Pourtant, en réfléchissant bien, il y aurait beaucoup à dire sur cette nouvelle, dont l'histoire est en fait le récit, par un vieillard, de la façon dont la peste écarlate s'est propagée à travers le monde et a éradiquée la quasi-totalité de l'espèce humaine. Il est ici aussi beaucoup question de la nature humaine, de ce que pourrait être notre réaction face à un tel fléau. Car ne nous leurrons pas, selon Jack London, notre premier réflexe ne serait pas la solidarité, elle arriverait après la peur et les pillages (et quand on voit, encore de nos jours,  certaines scènes de pillage, parfois, après des ouragans ou des tremblements de terre, a-t-il vraiment tort ?).
La nature humaine, toujours, après ce désastre, et ce qu'il en est parmi les survivants quand des sociétés entières et leurs systèmes de valeur ont été éradiquées, laissant place à de nouveaux rapports de force.
Et la nature humaine, encore, à travers ces jeunes sauvageons que sont devenus les petits-enfants du narrateur.

C'est donc une intéressante interrogation sur ce sujet que l'on retrouve ici, via l'imagination de l'auteur.

Par contre, dans l'édition que j'ai achetée se trouve une lecture (ou postface) de Michel Tournier écrite en 1993 (donc 20 ans avant les évènements décrits par Jack London) que j'ai trouvée absolument inutile et imbuvable. Il part de l'idée décrite dans cette nouvelle qui est de l'Histoire, éternel recommencement, en s'appuyant un peu trop lourdement sur la bible (Ancien et Nouveau Testament). Je dois avouer que même si on prend en considération le fait que j'ai fini par sauter certains passages (je ne sais même plus si je l'ai lue jusqu'au bout), cette lecture n'apporte rien à cette nouvelle.
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lundi 13 août 2018

La servante écarlate

4 de couv' :
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, "servante écarlate" parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Je n'ai pas été complètement emballée par ce roman pendant la lecture, mais je dois reconnaître que depuis deux semaines que je l'ai lu, il m'est arrivé régulièrement d'y repenser et d'y réfléchir, preuve s'il en est qu'il m'a beaucoup plus marquée que je ne le pensais (en plus, mon homme a lu dans le même temps "Newland" de Stéphanie Janicot, autant dire que sur le chemin du retour dimanche dernier nous avons eu une conversation des plus intéressantes !).

Il s'agit donc d'une dictature, pire, d'une dictature religieuse comme on ne souhaite pas en avoir. La religion n'étant comme tout toujours (et ici, entre autres sujets), que le prétexte pour établir cette dictature, poussant son paroxysme jusqu'au grotesque tant les rites créés sont absurdes (ceci étant bien une critique de ce pouvoir en place, pas du roman).

Le personnage de Defred est intéressant dans la mesure où elle a connu l'avant-dictature et nous le fait partager petit à petit, nous narre sa vie quotidienne à un moment où ce nouvel Etat vient de poser ses bases, déjà bien implantées, et où elle s'interroge sur l'avenir.
Il n'y a rien d'incomplet dans ce roman. Bien que la guerre contre les rebelles ne soit finalement qu'évoquée (qui sont-ils, comment sont-ils organisés, que veulent-ils réellement au final, etc.,) il est vrai que cela n'est pas le plus important ici. Et ce qui pourrait sembler un manque d'information se justifie admirablement par la vie cloisonnée et étriquée de Defred.

Je dois avouer que je n'ai pas fini de "décanter" ce roman, qui me revient par bribes, ce qui est une bonne surprise étant donné le peu d'enthousiasme ressenti lors de sa lecture.
A relire.
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dimanche 10 septembre 2017

Spin

4 de couv' :
La vie de Tyler Dupree est inextricablement liée à celle des jumeaux Lawton, Diane et Jason. Ils étaient ensemble la nuit où la Terre a été coupée du reste de l'univers par une mystérieuse barrière opaque à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. Il ne reste donc plus que quelques décennies avant que le Soleil ne transforme la Terre en une boule de feu, exterminant ainsi l'humanité. Jason n'a alors plus qu'un but dans la vie : comprendre pourquoi et par qui la barrière a été installée.


Troisième commande Kube pour laquelle ma demande était : "un classique récent ou ancien de science-fiction, genre que je connais assez peu".
Il m'a d'abord été proposé Fondation de Asimov, que j'ai refusé car je l'ai à la maison (note pour plus tard : les piquer à mon homme et enfin les lire !).
C'est donc avec impatience que j'ai attendu ma Kube ne sachant cette fois ce qui me serait envoyé.

Je l'ai dévoré. J'ai tellement aimé que j'ai acheté les deux autres tomes dès le premier fini, poursuivant cette lecture avec un réel bonheur.
Déjà, j'aime assez les romans et films post apocalyptiques, bien qu'ici l'apocalypse n'ait pas encore eu lieu, que les humains la savent imminente, et font tout pour trouver une solution. Au-delà de cela, cette catastrophe annoncée apporte des bouleversements dans les mentalités, les croyances, le rapport à l'autre. Comme souvent avec la science-fiction, l'aspect sociologique et certaines questions philosophiques, politiques, économiques sont abordées. Et écologiques aussi qui est semble-t-il l'un des sujets de prédilection de l'auteur.

Les personnages centraux, qui disparaissent dès le second tome, reflètent bien cette nouvelle société : l'un va tout mettre en oeuvre pour trouver des solutions et continuer d'avancer coûte que coûte, le second va, comme la majorité de la population, poursuivre sa vie mais sans se projeter dans le futur puisque ce dernier est vouer à ne jamais arriver. La troisième, elle, va se réfugier dans une de ces nouvelles religions qui vont apparaître.
On va les suivre au fil des décennies, les voir évoluer au fil du temps et des découvertes.

Je ne peux hélas pas en dire plus sans en dire trop, mais le succès de ce roman tient au fait que l'auteur a effectivement bien réfléchi aux conséquences de son postulat de départ.

Des deux autres tomes, je ne dirai rien car ce serait dire tout. Juste que les personnages principaux du premier tome disparaissent du deuxième, que l'on se retrouve plusieurs décennies après eux, et que si dans le troisième on retrouve deux des personnages du deuxième, là encore le contexte est absolument différent. Chaque tome est très différent des deux autres, et c'est bien ce qui fait tout son intérêt aussi.

Le point commun des trois : l'évolution des sociétés humaines quand il n'y a guère d'avenir ou d'espoir. Bien pensé, original, intrigant, dérangeant parfois.

Vraiment, encore merci à l'équipe de La Dimension Fantastique !
(et désolée de ne pas avoir acheté les tomes 2 et 3 chez vous, mais j'avais reçu à Noël un bon cadeau dans ma librairie préférée...).

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jeudi 25 mai 2017

Newland

4 de couv' :
Suite aux mesures drastiques prises durant les siècles précédents, l'Europe devenue Newland vit désormais en pais et en harmonie. Chaque citoyen se voit orienté à quatorze ans vers la filière qui correspond le mieux à ses inclinations. Depuis l'enfance, au vu de ses performances, Marian est assurée d'être dirigée vers un domaine intellectuel. Aussi éprouve-t-elle un véritable choc à ne pas y être admise et un sentiment d'injustice qui va la conduire à transgresser les lois de Newland et à en découvrir le fonctionnement au risque de s'y briser. Roman d'anticipation autant que roman d'apprentissage, Newland nous plonge au coeur des questionnements les plus brûlants qu'Aldols Huxley, avec Le Meilleur des mondes, avait posé en son temps sur notre devenir et sur les dérives qui aliènent, au nom du bonheur et  de l'égalité, la notion même de liberté.

Dans ce roman, Stéphanie Janicot sort en apparence de sa zone de confort pour se mettre à la science-fiction. Tout en restant finalement dans ses sujets de prédilection : la famille, la place de l'individu dans sa famille et la société.
Ce qui donne un résultat assez original par rapport à ce qu'elle a déjà écrit, mais finalement assez convenu pour une oeuvre de science-fiction traitant de ce genre de sujet, d'autant que j'avais en cours de lecture plus ou moins deviné les "dessous de l'affaire", ne manquait que quelques menus détails narratifs.

A moins que ce ne soit l'introduction à une série, ce que j'apprécierais beaucoup car j'aimerais vraiment savoir quelle sera à présent la vie de Marian, et ce qu'elle pourra apporter à la société où elle a grandi, et l'interaction de cette société avec le reste du monde, dont on a un aperçu dans certains passages. Vraiment, un roman qui pour la lectrice que je suis, appelle à une suite, sinon le résultat serait décevant car assez convenu pour un roman de ce type.

A suivre...
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vendredi 17 mars 2017

Nos amis les humains

4 de couv' :
- On est où là ? - Vous voyez bien. Dans une cage de verre. - Qu'est-ce qu'on fout là ? - Ça, si je le savais...
Un homme et une femme se retrouvent prisonniers dans une cage, quelque part dans l'univers. Au-delà de la difficulté de se comprendre et de s'aimer, ils vont devoir résoudre une question cruciale : l'humanité mérite-t-elle d'être sauvée ? Après ses polars scientifiques et ses nouvelles fantastiques, Bernard Werber dévoile un nouvel aspect de son imaginaire dans un face-à-face plein de surprises et de suspense.

Comment dire... Mauvais casting. Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire un Werber et connaissant mal (non, en fait pas du tout) sa bibliographie, j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque.
Sachant que ce jour-là, je m'étais imposée la consigne de ne prendre que des auteurs non lus par ma pomme mais qui me faisaient envie depuis longtemps et pour me motiver davantage, que des volumes pas trop épais. Voilà comment je suis tombée sur ce Werber. Voilà comment je n'ai pas vu que j'étais au rayon théâtre.

Alos je n'ai rien contre le théâtre, tant que je suis en train de regarder une pièce, mais surtout PAS le lire. En résumé, à moins de déclamer au milieu de mon salon, je trouve la lecture d'une pièce abominablement plate.

Bref, grosse déception du coup.

D'autant que j'ai trouvé l'ensemble assez surperficiel et pas si original que cela finalement. Les personnages m'ont horripilée dès le début et dans le genre dialogues dans un lieu inconnu, j'ai largement préféré "Péplum" d'Amélie Nothomb auquel je n'ai pas arrêté de penser durant la lecture de cette pièce alors que le contexte est tout à fait différent. Le comble.

Donc si vous aimez lire des pièces de théâtre et/ou la science-fiction, laissez-vous tenter, sinon...

Cela étant, ça ne m'a pas détournée de l'idée de lire un Werber à nouveau (mais en faisant bien attention au rayon cette fois !).
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jeudi 28 mai 2015

Je suis une légende

4 de couv' :
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. 
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

Ceci est un clin d'oeil. Non pas le livre, mais les circonstances qui m'ont amenées à le lire : offert par ma pomme à mon homme, fan de science-fiction, en même temps que le film qui en a été tiré.
Une fois n'est pas coutume, j'ai vu le film (un an) avant d'entamer le livre.
Le problème, c'est que ce n'était pas le seul film post-apocalyptique offert à mon homme cette année-là.
Il m'a donc fallu au moins deux pages avant de me rendre compte que les images du film que j'avais en tête (Le livre d'Eli), n'était pas les bonnes. C'est donc en plein décalage que j'ai commencé la lecture de ce livre.
Bref.

J'ai assez aimé ce court roman, adorant déjà à la base tout univers post-apocalyptique (un psy en tirerait sûrement des conclusions intéressantes...). L'intérêt ici est, en dehors de la description de cette maladie dont est atteinte la race humaine sauf le narrateur, comment survivre dans un monde devenu hostile, seul (et donc sans devenir fou) et en essayant de comprendre le pourquoi du comment.
Et pour ceux qui ont vu comme moi le film avec Will Smith, la conclusion du livre est en fait très différente, et je la préfère.
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mercredi 25 février 2015

Spirit 59

4 de couv' :
En 2050, la planète Terre vit sous perfusion et les milices privées tiennent le haut du pavé. Un policier, dont le groupe vient de se faire exterminer par des humanoïdes autonomes, se voit confier la tâche de capturer leur chef, une Sham 69, aussi belle que vénéneuse. Cependant, le flic et l'humanoïde, victimes d'une terrible machination, vont s'apprivoiser et faire corps contre l'ennemi commun. Mais le fruit de leur alliance contre nature attise bientôt les convoitises d'un trust, leader dans la fabrication des androïdes nouvelle génération... Un flic solitaire, amoureux d'un robot déglingué en lutte contre un pouvoir corrompu en pleine décomposition : Spirit 59 donne une vision du futur dans tous ses états.


Je viens de le finir, donc réaction à chaud au moment où je tape ceci, tout en hésitant sur les termes à employer. Grotesque, bourré de poncifs, de testostérone, de blagues à deux balles - tout ceci à outrance -, plus des fantasmes plus ou moins assumés.
On a tous les ingrédients déjà ultra-utilisés dans la plupart des oeuvres de sciences-fictions : une société post-apocalyptique saturée de pollution, de dictature, de corruption, de trafics, d'androïdes en tous genres et je dois en oublier.

Sauf que pour un roman d'à peine 155 pages, ça fait un peu beaucoup, au point que dans les premiers chapitres, je me suis demandée si ce n'était pas un pastiche de l'imaginaire de la science-fiction. L'idée de base était plutôt bonne pourtant, mais trop de dérision et de poncifs sabordent le tout.
Exemple : le personnage central fait partie de l'UMDLF, "l'Union des marshals qui en ont dans le falz". Le ton est donné.

Qui plus est, la Sham 69 se révèle beaucoup moins dangereuse que décrite dans le quatrième de couverture. Les autres personnages féminins ? Une prostituée sur le déclin et une irradiée en fin de vie. Haut les coeurs, mesdames...
(mais soyons honnêtes, les personnages masculins ne sont pas vraiment reluisants non plus).

Mais pour moi qui essaye de m'initier à ce genre littéraire, ça n'aide pas.

vendredi 31 mai 2013

Invasion

Tout commence par un mystérieux disque noir, fait d'une matière inconnue, avec lequel un étudiant californien, Beau, se blesse au doigt en l'examinant. Pris d'une violente fièvre, Beau se rétablit très vite... Mais son comportement n'est plus le même. A la fois euphorique et incohérent, il commence à inquiéter sérieusement Cassy, son amie.
Et l'épidémie se répand. Ceux qu'elle ne tue pas, à leur tour, changent de personnalité et s'agrègent bientôt à une sorte de secte prosélyte, qui se diffuse dans le monde entier, cherchant à éliminer les autres.
D'où provient ce virus redoutable ? Quelle puissance invisible s'exerce à travers lui, sélectionnant les humains et les met à son service ? Sheila, médecin hospitalier, Jonathan, informaticien, et quelques autres vont prendre conscience du danger et mettre en commun leurs forces pour contrer ce virus dont ils ne savent qu'une chose : il n'est pas d'origine terrestre.


Dans la série "Sabine lit les livres qui traînent dans sa pile à lire depuis (au moins) dix ans", voici donc Invasion de Robin Cook.
Je précise que ce roman m'avait été offert à l'époque par ma librairie préférée (oui, il arrive que les librairies aient un stock de livre à offrir à leurs clients, cela est même précisé sur cet exemplaire, et qu'il ne peut donc être vendu. La classe, non ?).

Cela étant, même si la lecture de ce roman a été un bon divertissement, elle ne m'a pas plus emballée que cela. J'ai trouvé l'écriture assez quelconque et une idée m'a taraudée tout le long du livre et ce, dès le départ : j'avais l'impression de "lire" un téléfilm catastrophe. Et donc écrit pour des (télé)spectateurs et non pour des lecteurs. D'ailleurs, il a été adapté en (télé ?)film.

Je dois avouer que je ne raffole pas de ces romans dont on sent que le but sous-jacent de la part de l'auteur est d'être adapté à l'écran, petit ou grand, en faisant d'un roman une histoire à grand spectacle. A moins que le lecteur n'ait pas été oublié, mais ce n'est pas toujours le cas. D'ailleurs, une fois à l'écran, le résultat est souvent meilleur que sur le papier.
Par contre, qu'un roman soit suffisamment bon pour que le cinéma s'y intéresse, me paraît plus honnête vis-à-vis du lecteur puisqu'il aura été d'abord écrit pour lui... Bien que le résultat en film va souvent le décevoir, ce qui est logique : à chacun son imaginaire (et encore suis-je dans l'optique que le scénario n'ait pas fait de coupes sombres dans l'histoire... voire parmi les personnages).

Fin d'aparté.

Toutes ces considération mises à part et pour peu qu'on s'intéresse à la science-fiction et à une énième histoire d'invasion de la planète par des extra-terrestres (ce commentaire uniquement parce que j'ai lu récemment un autre ouvrage de science-fiction traitant du même thème récemment), qui est de facture assez classique mais reste assez prenante et un bon divertissement malgré quelques maladresses.
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