samedi 10 octobre 2026

Mestra


4 de couv' :
Mestra est fille de roi, mais elle n'a rien d'une princesse. Roi, d'ailleurs, son père l'est à peine. S'il règne sur la Thessalie, c'est en mendiant, victime d'une malédiction qui l'afflige d'une faim insatiable. Mais fille, Mestra l'est, hélas. Assez pour être vendue, moyennant sept poulets, à un marchand de passage...
Un don des dieux, seul, pourrait dévier le cours des choses. Parce qu'il suffit parfois de changer de peau pour changer de destin...


J'ai découvert en juillet dernier qu'un nouveau Madeline Miller allait sortir en octobre. Inutile d'insister sur mon enthousiasme de fan de "Circé" ! Je ne me suis guère posé de question et l'ait aussitôt commandé. Je ne sais plus si je l'ai vu au moment de la commande ou juste avant de le récupérer il y a deux semaines : ce livre ne fait que 117 pages et est donc un nouvelle.

Ce que j'ai découvert en allant le récupérer : il s'agit d'un petit livre de poche (environ 10 centimètres sur 12), à la couverture cartonné. Et même principe que pour "Le Chant d'Achille" et "Circé" : fonds noir, dessin brillant. Décidément, un joli petit livre.
C'est en l'ouvrant que j'ai découvert qu'il s'agit d'une édition bilingue. Donc, oui, c'est bien une nouvelle et non un court roman.

La qualité de l'objet et le fait que ce soit une édition bilingue en fait un beau livre. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit d'une commande de la maison d'édition de l'autrice qui fait qu'elle a écrit cette nouvelle.
Si c'est son choix personnel d'écrire des nouvelles sur les histoires de la mythologie grecque les moins connues du grand public, ça me va. J'aurais préféré un recueil de nouvelles (qui va sûrement sortir un jour si elle continue d'en faire).

Sur l'histoire en elle-même, je ne peux qu'y trouver des similitudes avec "Galathée" : une jeune femme (ici une jeune fille) sous emprise d'un homme qui a toute autorité sur elle. Dans "Galathée" il s'agit du sculpteur qui l'a créée et devient son mari, dans "Mestra", il s'agit du père. Les deux sont tyranniques. Le premier, en raison de son orgueil et son besoin de contrôler sa créature, le deuxième en raison d'une malédiction qui exacerbe sa propension à la tyrannie.
En résumé, "Mestra" à sa façon résume bien la condition féminine de l'époque antique : à peine considérées comme des êtres à part entière, les femmes sont des objets dont disposent à leur guise dieux comme humains.

Cependant, s'il y a des similitudes, l'histoire est très différente et plaisante à lire.
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mercredi 30 septembre 2026

La Malnata

4 de couv' :
Italie, Monza, 1936. Francesca, douze ans, est allongée sur la rive du Lambro un homme mort sur elle. Il essayait de la violer avant de s'effondrer. Son amie Maddalena l'aide à cacher le corps. Rien ne les destinait pourtant à se rencontrer : Francesca est issue de la bourgeoisie, Maddalena, des quartiers pauvres de la ville, et la rumeur prétend qu'elle porte malheur. Cependant, les deux adolescentes vont devenir inséparables.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans le livre car bêtement, dans les premières pages, j'ai imaginé les personnages avec des costumes médiévaux. Allez savoir pourquoi. J'ai donc eu un peu de mal à sortir de cette erreur pur les ramener à la bonne époque. Puis, s'agissant de l'amitié entre deux jeunes filles si différentes, mais vivant dans la même ville... Ça ne vous rappelle rien ? Oui, j'ai en plus fait un bête parallèle avec "L'amie extraordinaire" d'Elena Ferrante.
Une fois débarrassée de tout ceci, j'ai enfin pu commencer ma "vraie" lecture de ce roman.

Roman qui m'a beaucoup plu. Si Maddalena et Francesca ne comprenne pas tout du monde des adultes, nous lecteurs n'avons aucun mal à comprendre ce qu'il faut lire entre les lignes.
Nous suivons donc ces deux gamines dans leurs défis et leur vie quotidienne, qui m'ont fait penser à des feuilletons de mon enfance : un peu de "La pierre blanche", quoique de façon différente, et un peu de "Zora la rousse" pour le personnage de Maddalena dans sa façon d'être, pas sa vie (voilà, avec ces références, j'ai bien trahi mon âge).

En dehors de ces références, ce roman, avec cette écriture simple mais travaillée, fait bien ressortir les conditions de vie dans l'Italie fasciste et la condition féminine de l'époque. Et les commérages et superstitions de village. Tout ce qu'il faut pour mener à la scène finale, dont les toutes dernières lignes m'ont serré le coeur.
Chaque personnage a sa personnalité bien marquée, aucun n'est inutile à aucun moment. S'il fallait décortiquer une analyse de chacun d'entre eux, on pourrait presque en faire une thèse.

Pour l'anecdote (amusée), ce livre est un peu frustrant : il commence par la fin, et on est un peu frustré au démarrage de ne pas savoir ce qu'il s'est passé juste avant et surtout, qui est donc cet homme. Tout le roman amène à ce moment-là. Donc frustration réglée, me direz-vous. Sauf qu'à la fin, on aimerait bien aussi savoir ce qu'il s'est passé après. Et c'est une excellente idée de l'autrice de n'être pas allée plus loin. J'aime beaucoup les romans avec une fin ouverte : ici, nos héroïnes ne se laissent plus guider leur conduite par quiconque. L'autrice n'impose pas une fin à ses lecteurs. Cela nous (héroïnes et lecteurs) laisse ouvert tout les champs du possible, un beau tour de force.

Une très belle lecture avant d'amorcer l'automne.
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lundi 28 septembre 2026

L'été de la sorcière

4 de couv' :
On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c'est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d'origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l'angoisse, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les geste bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent. Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d'un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Ecouter sa voix intérieure.
Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simple qui nous guident vers la lumière.
Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d'enfance de l'écrivaine coule en nous comme une eau claire.


Une fois encore, c'est la couverture de ce livre qui m'a attirée, il y a fort longtemps. Je pensais l'emprunter à la bibliothèque, mais je me suis finalement laissée tenter (bon cadeau de mon homme pour mon anniversaire, etc.).
Ce n'était évidemment pas le seul critère : le fait que l'autrice soit japonaise et le thème de l'histoire ne pouvaient que me donner envie de le lire.

Une fois de plus, je ne suis pas déçue. l'écriture est sobre mais pas ennuyeuse, l'histoire est simple et douce. A la lecture on est avec les personnage dans une bulle de douceur, de senteurs, de gourmandise.

La version que j'ai lue est une version augmentée de la première édition (1994). Après la fin de l'histoire, qui, dont les tous derniers mots m'ont élue aux larmes, s'ajoutent quelques textes supplémentaires. Un choix très personnel de l'autrice de les ajouter à la suite du roman, choix que je respecte, mais je trouve qu'ils auraient pu être intégrés au roman (l'histoire du chien pendant le trajet en voiture du début, par exemple).
C'est ma préférence mais cela reste de très beaux textes.

Une pause de fraîcheur dans mes lectures actuelles.
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vendredi 25 septembre 2026

Les Vilaines

4 de couv' :
La nuit, dans le parc Sarmiento à Cordoba en Argentine, la Tante Encarne arpente les allées sur ses talons aiguilles en plastique et veille sur ses ouailles. Car, le soir, le parc devient le lieu d'un étrange balai et le territoire des prostituées trans. La Tante, figure divine et matriarcale, partage sa vie avec ces femmes aux parcours chaotiques et souvent fulgurants.
Les Vilaines est l'histoire sans misérabilisme du quotidien de ces femmes flamboyantes, de leurs rêves, leurs souvenirs, leur tendresse et leur solidarité de soeurs dans un monde qui les condamne.


Je déambulais une fois de plus dans ma librairie préférée (oui, je déambule beaucoup par là en ce moment et sur ce coup là, la faute à mon homme qui m'a offert un bon d'achat de 50 euros pour mon anniversaire. Je n'achète que des livres de poche, inutile de dire que j'ai fait une vraie razzia quand je me suis décidée à aller le dépenser, point bonus et cagnotte de carte fidélité incluses).

Bref, je déambulais un jour dans les rayons de la librairie quand je suis tombée sur cette couverture que j'ai littéralement adorée. J'étais ce jour-là en mode raisonnable et je ne me suis pas précipitée pour l'acheter, me disant que s'il était à la bibliothèque je l'emprunterais. Certes oui, mais pas immédiatement. Me titillais l'idée de l'acheter et de l'avoir pour moi. 
(là, on est d'accord que je ne parle que de la couverture : si elle existait en poster, je la mettrai sous cadre et bien en vue dans le salon tellement elle est belle et dégage un je ne sais quoi qui me ravit).

La lecture du quatrième de couverture m'avait convaincue de lire ce livre. En lire les premières lignes m'a convaincue de sa qualité.

Mon anniversaire étant passé par là (voir plus haut), je me suis  précipitée à la librairie le week-end suivant (à propos, je suis revenue avec six livres. Ou sept ?).

J'ai évidemment commencé par celui-là (avec un enthousiasme qui frôlait l'idôlatrie). Et je n'ai pas été déçue. L'écriture m'a tout de suite plue : sans fioriture, directe mais subtile, délicate et travaillée. L'histoire est en partie une suite de portraits avec un lien conducteur car toutes les protagonistes habitent ensemble et forment, cahin-caha, une famille de substitution à leur vraie famille, qui les a rejetées.
L'histoire est belle, un peu mystique sur certains aspects comme dans beaucoup de romans d'Amérique Latine, tragique bien souvent, mais belle.

Vraiment, j'ai adoré. Il va me rester longtemps en tête, celui-là.
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dimanche 13 septembre 2026

Le cercle des amateurs de puzzles

4 de couv' :
Clayton Stumper est une énigme à lui seul. Abandonné à la naissance devant le Cercle des amateurs de puzzle, il a été recueilli par sa fondatrice, Pippa Allsbrook, et élevé par ses membres, une joyeuse bande de sexagénaires férus d'énigmes en tout genre. Quelques vingt ans plus tard, le décès de Pippa offre à Clayton une chasse au trésor aux quatre coins de Londres pour découvrir le mystère de ses origines et, ce faisant, l'existence de son étrange famille.
TROUVER SA PLACE DANS LE MONDE EST SOUVENT LE PLUS GRAND DES CASSE-TÊTES.


Je ne sais plus par quel biais j'ai entendu parler de ce livre (Booknode, une newsletter, au hasard de mes déambulations en libraire ou bibliothèque ?). Toujours est-il que j'en ai gardé l'idée et ai fini par l'emprunter à la bibliothèque.

Ce fut en tout cas un bon moment de lecture. L'écriture, sans être exceptionnelle, est agréable à lire. Et l'auteur a eu la bonne idée d'alterner les chapitres consacrés à Clayton dans le présent et ceux consacrés à Pippa dans le passé, de façon à ce que tout se complète (comme un puzzle) au fil de la lecture et amène à l'aboutissement de sa quête avec logique.
Les personnages sont attachants et crédibles, l'humour subtil.

Sympathique lecture de cette fin d'été.
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lundi 31 août 2026

Le principe de réalité ouzbek


4 de couv' :
"Madame,
J'ai bien reçu votre lettre datée du 5 avril m'informant que ma candidature au poste de professeur de français et de philosophie au lycée de Tachkent (Ouzbékistan), en dépit de ses nombreuses qualités, n'avait pas été retenue. J'ai pris acte de vos regrets et de votre respect profond. Je suis cependant moi-même au regret le plus sincère de vous informer que je ne peux accepter votre refus. Ma décision est irrémédiable : je prendrai le poste, il faut que vous en soyez convaincue". Car il existe certaines circonstances qui imposent qu'une femme d'une trentaine d'années s'embarque avec son mari et ses deux enfants dans l'aventure de l'exil en terre ouzbèke.
Tiphaine le Gall, dans ce roman épistolaire à une seule voix, nous raconte un rêve d'ailleurs et de renouveau. Au fil de cette lettre inattendue et sensible se dessinent les hésitations et les espoirs d'une jeune femme partagée entre les élans de son coeur et ses doutes, résolue à faire de sa vie un roman.


Quelle écriture magnifique ! J'en étais arrivée à un point dans ma lecture que l'histoire racontée était moins importante que la façon de l'écrire.

Sur l'histoire, j'ai été induite en erreur par mon ressenti du quatrième de couverture. Je m'attendais à un échange épistolaire relativement comique entre la narratrice et sa correspondante (je m'agace, tu m'agace, nous nous agaçons).

En fait, de lettre, il n'y en a qu'une, qui fait tout le livre, donc pas de chapitres. Si le début paraît comique tellement semble saugrenue la fin de la première phrase (voir quatrième de couverture, donc), ce n'est pas l'ambiance générale du roman ni finalement le thème principal.
Je n'en dirai pas plus pour ne rien divulgâcher, mais ce roman est très introspectif, et l'autrice est tellement douée que ce n'est pas ennuyeux, et surtout, on s'y retrouve forcément tant elle sait décrire avec minutie et simplicité les sentiments humains les plus complexes.

La narratrice étant prof de français, nous avons droit à de nombreuses (mais pas trop) références littéraires et philosophiques, qui sont pour moi autant de petites cerises sur le gâteau.

L'autrice est brestoise, le premier salon littéraire de Brest se tient dans peu de temps, j'espère qu'elle sera présente pour la rencontrer, lui di re à quel point j'aime son écriture, et repartir avec une dédicace !

Une bonne surprise, une belle découverte !
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samedi 29 août 2026

Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par des chemins, à l'est par un cours d'eau

4 de couv' :
Après avoir découvert son existence dans un célèbre livre illustré intitulé Cent beaux jardins, le petit-fils du prince Genji part à la recherche du "jardin caché". Le récit de sa visite est une déambulation poétique à travers un paysage à la faune et la flore sublimées, dont la délicatesse évoque l'art extrême-oriental ancestral.
Ce livre rare et inclassable mêle le mystère d'un labyrinthe textuel à l'émerveillement d'un livre d'images.


J'ai acheté ce livre pour différentes raisons : la couverture m'a attiré l'oeil dans mes déambulations dans la librairie, je connais peu voire pas du tout la littérature hongroise, l'auteur est prix Nobel de littérature, tout cela me donnait envie de le découvrir. Et il fait moins de 200 pages.

Ce livre est un ovni et me bouscule dans mon train-train de lectures habituelles, et c'est très bien ainsi.

Nous errons avec le personnage central dans sa recherche du fameux jardin, nous déambulons avec lui et dans la longueur des phrases de ce court roman (la première fait trois pages...).

L'écriture est très belle, et même si la plupart des phrases sont encore plus longue que le titre, on se laisse porter par sa qualité, sa musicalité.

Certaines séquences et le contexte restent pour moi un mystère, la phrase de conclusion aussi. J'ai eu du mal à situer l'époque où cela se passe (et m'interroge encore), mais ce n'est pas si important au final.

Un roman intrigant, qui laisse au lecteur sa libre interprétation  de l'ensemble et une très belle plume.
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dimanche 23 août 2026

Au nord de la frontière

4 de couv' :
Victor Landis est shérif dans une petite ville de Géorgie. Solitaire, il voue son existence au travail. Pour tout famille, il ne lui reste que son frère, Franck, qu'il  n'a pas vu depuis douze ans à cause d'une brouille. Lorsque Franck est retrouvé mort dans des circonstances étranges,  Victor découvre que ce dernier avait une femme et une fille dont il ignorait l'existence. C'est pour sa nièce qu'il doit en savoir plus. Il s'immerge alors au coeur des communautés isolées des Appalaches, où la drogue, les trafics en tout genre et la corruption sont omniprésents et où de jeunes adolescentes sont assassinées...

Si ce polar n'est pas mon préféré de cet auteur, j'en ai cependant apprécié la lecture. Malgré quelques longueurs et une fin qui m'a un peu dérangée sur le côté revanchard, j'ai retrouvé avec plaisir l'écriture et le développement d'un polar typique de cet auteur.

L'histoire est assez convenue, mais je me suis demandé une bonne partie du livre qui pouvait être derrière les meurtres de Franck et des adolescentes.

Un polar distrayant pour cet été.
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dimanche 2 août 2026

Au carrefour des étoiles

4 de couv' :
Au sommet d'une falaise escarpée du Wisconsin se dresse la ferme Wallace, inchangée depuis plus d'un siècle. D'aussi loin qu'on s'en souvienne, son propriétaire, Enoch Wallace, n'a lui non plus pas pris une ride. Et pour cause, la bâtisse, qui n'a de ferme que l'aspect, abrite un relais spatial où le temps s'écoule différemment. Des voyageurs galactiques y transitent quotidiennement, passant parfois quelques heures en compagnie du gardien des lieux et le régalant de leurs incroyables histoires. Mais depuis deux ans, l'agent fédéral Claude Lewis enquête sur cette anomalie. Le jour où il se décide à passer à l'action, il déclenche sans le sa voir une chaîne d'évènements aux conséquences dramatiques. Car dans ce petit coin d'Amérique oublié par la modernité, c'est rien de moins que le sort de l'humanité qui se joue...


Décidément, j'aime beaucoup cet auteur. Autant j'ai du mal avec les ouvrages de science-fiction car connaissant mal le genre, j'ai parfois du mal à faire le tri entre les bonnes oeuvres et les médiocres, et parmi les bonnes, ce qui peut le plus m'accrocher.
Simak est donc pour moi une valeur sûre du genre.

Et de tous ceux que j'ai lus jusqu'ici, celui-ci est mon préféré. Beaucoup de réflexions sur l'humanité, ou pour mieux dire, sur ce qu'est être humain.
Si vous vous attendez à beaucoup d'action et de rencontre avec des extra-terrestres, vous risquez d'être déçus. Mais le roman est prenant, ne manque pas de rythme, et l'écriture admirablement servie par une belle (nouvelle) traduction.

Sur le rythme de l'histoire, le roman a deux narrateurs au tout début du livre et les chapitres narratifs alternent parfois avec les extraits des journaux d'Enoch Wallace.
On en apprend tout au long du livre sur la vie dans cette station spatiale, la façon dont les extra-terrestres voyagent, les différentes langues et cultures que le personnage principal tente de s'approprier au fil du temps.
La fin m'a semblée peut-être un peu précipitée, mais logique.

Par contre, une question m'a taraudée tout le long du livre : les créateurs de Star Trek et leurs collaborateurs n'auraient-ils pas puisé dans ce livre certaines de leurs idées pour la série (téléportation, langue commune (dans la série, traducteur universel permettant de se comprendre mais le principe est le même), station spatiale carrefour de toutes les civilisations (Deep Space Nine)...) ?
Sachant que ce livre est sorti peu d'années avant la diffusion de la série...

Une belle lecture, dépaysante et imaginative.
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lundi 27 juillet 2026

Un océan d'amour

Résumé de l'éditeur :
Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes.Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayent bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincues que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

4 de couv' :
Ce livre ne contient que des idées pêchées au grand large par Wilfrid Lupano, selon des techniques artisanales respectueuses de l'environnement culturel, et mises en boîte à la sardinerie graphique Panaccione, Milan, Italie (Union européenne).
Ingrédients : océan (eau, sel, détrtus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopilants), Che Guevara (0,5 %), arôme artificiel de Vierge Marie.
Garanti sans dauphins, sans textes ni onomatopées.
Peut contenir des traces de pictogrammes.
À consommer de préférence avant que l'océan ne fasse plus rêver.
Valeurs énergétiques pour 100 grammes 
Valeur énergétique : plein.
Protéines (naufrages, tempêtes, action,  poésie, voyages).......... 65 g
Glucides (paysages sublimes, mélodrames sirupeux)................. 35 g
Lipides (humour gras, moralisme).........................................0 g


Une merveille de petit bijou que cette BD.

Aucun texte, mais une vraie aventure, des sentiments, de l'humour, avec une belle touche de poésie, que ce soit l'histoire ou les graphismes.
Les auteurs réussissent le tour de force, sans que ce soit indigeste, de mêler humour, émotion, suspens dans une histoire qui montre l'océan sous toutes ses facettes (petit patron pêcheur, bateau-usine, mer de détritus et déchets en tout genre, pirates, bateaux de croisières...). Mais chut, si vous voulez savoir ce qu'il en est et comment tout cela se mélange harmonieusement, lisez-le ! Et profitez de chaque page, cahqe dessin car le scénariste et le dessinateur ont été aussi inventifs l'un que l'autre.

Une merveille, je vous dis !
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dimanche 26 juillet 2026

Chats sur ordonnance

4 de couv' :
Bienvenue à la Clinique psychologique Nakagyô. Un center de soins situé au coeur de Kyôto, au fond d'une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais... des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste vont en faire l'expérience.
Que leur révéleront ces être capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?
Drôle, subtil et réconfortant, ce roman best-seller au Japon vous délivrera peut-être les clés du bonheur !


Inutile de dire que les deux facteurs principaux qui m'ont fait emprunter ce livre à la bibliothèque sont le fait que ce roman parle de chats, et qu'il s'agisse d'un roman japonais. A défaut d'être objective dans mes choix littéraires, autant être honnête...

Pendant la lecture de ce livre, je me suis fait la réflexion que décidément les éditeurs français ont trouvé le filon - pour ne pas dire se sont fait une spécialité - avec les auteurs japonais dont les livres sont un assemblage de courtes histoires parlant des humains, de leurs difficultés, et donc de la nature humaine en général, et dont la vie va changer grâce à un déclic.
Ici le déclic est le fait de prendre en pension un chat pendant une durée déterminée par un psychologue. Le principe n'est pas loin de rappeler, bien que le contexte soit différent, "3 jours et 2 nuits avec un chat" de Kiyshi Shigematsu, que j'ai lu en début d'année.

Malgré une écriture un peu "plate", je dois reconnaître que je me suis laissée prendre au jeu de ces différentes histoires. Au fil des pages, nous en apprenons plus sur cette mystérieuse clinique, en particulier dans le tout dernier chapitre, où nous est révélé qui sont cet énigmatique psychologue et son assistante. J'ai hâte de lire la suite (car oui, il y en a une), pour en apprendre davantage.

Plaisante lecture en ce début de vacances.
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vendredi 24 juillet 2026

Tant que le café est encore chaude, tome 5 : La douceur du café

4 de couv' :
Ouvrir ce livre, c'est savourer, une fois de plus, la poésie d'une série d'une rare délicatesse qui continue d'émouvoir le monde entier.
"Yû" signifie "douceur" en japonais. Megumi pourra-t-elle donner ce prénom à sa fille sans l'accord de son mari disparu ? Yûki, un petit garçon de sept ans, ravalera-t-il les larmes versées devant ses parents lui annonçant leur divorce ? Mochizuki saura-t-il se faire pardonner de n'avoir pas voulu bénir le mariage de sa fille ? Tsumugi osera-t-elle offrir des chocolats à son amie Ayame le jour de la Saint-Valentin et lui déclarer son amour, dix ans plus tard ?
Au Funiculi Funicula, lieu de tous les regrets et de tous les espoirs, faire la paix avec son passé est possible. Le temps d'une tasse de café, tous ces personnages en feront l'expérience. Et vous aussi !


Cinquième tome de la série "Tant que le café est encore chaud", cette fois encore l'auteur parvient à trouver de nouvelles histoires à raconter, bien que le principe soit toujours un peu le même : des regrets de n'avoir pas su ou pu exprimer des sentiments ou pensées à une personne à présent disparue, la difficulté de le faire et, parfois, un entretien qui ne se déroule pas comme prévu.

Malgré une écriture assez "plate",  des histoires plaisantes à lire, on se laisse porter. Apparemment, il y a un sixième tome, pas encore traduit en français...
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samedi 18 juillet 2026

Trash - vilaines histoires et filles coriaces

4 de couv' :
Ce dernier recueil inédit en français de Dorothy Allison nous permet de replonger avec délectation dans son style incandescent et empli de douceur, et dans cette manière si singulière et touchante de nommer les choses et de raconter des histoires "trash". Ces récits, écrits pour la plupart dans les années 1980, ont été rassemblés par l'autrice elle-même. On y trouve en germe toutes les thématiques que la romancière lesbienne et issue du prolétariat white trash du Sud des États-Unis a traitées dans son oeuvre : la misère sociale, les relations avec les femmes de sa famille, la violence de son beau-père, la sexualité, le rapport à la nourriture, la maladie de sa mère... Des histoires tour à tour jubilatoires et bouleversantes qui nous touchent en plein coeur.


Décidément, j'adore cette autrice. Ne serait-ce que pour l'écriture, simple, mais belle et agréable à lire, avec laquelle elle réussi à faire passer les pires évènements sans jamais tomber dans le pathos. La vie telle qu'elle est les évènements tels qu'elle les a vécus, sans que ce soit juste que les faits - ce qui évite tout description "clinique" des moments évoqués - ni jamais larmoyant. Et souvent, malgré tout, lumineux, plein d'espoir ,et doté un certain humour, subtil. Délicatesse est aussi un adjectif qui me vient à l'esprit.
Sauf dans les scènes de cul, où là elle se lâche plus voire totalement. Son écriture s'adapte aux situations aussi, il faut dire...

Comme pour "Deux ou trois choses dont je suis sûre" j'ai beaucoup apprécié en début de livre la note de traduction qui nous explique certains choix orthographiques (et militants) de la traductrice.  Sans elle, je n'aurais pas autant apprécié cette lecture. L'avoir lu m'a permis de passer outre certains aspects (j'ai toujours beaucoup de mal avec "iels" par exemple) qui m'auraient davantage gênées sans elle.

J'ai encore davantage apprécié l'introduction de Dorothy Allison elle-même qui explique l'origine de ces nouvelles ou récits, et l'évolution de leur écriture.

Chaque chapitre est différent des autres dans ce qu'il raconte mais, autobiographie oblige, forme un tout cohérent et complémentaire. Malgré certains évènements à l'état brut (mais comme je le disais plus hauts, décrits avec intelligence et délicatesse), il en ressort beaucoup d'amour malgré tout. Pour la jeune femme qu'elle était alors, et surtout pour les femmes de sa famille.

Et ça, pour moi, c'est le plus beau.
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vendredi 10 juillet 2026

Motl fils du chantre

4 de couv' :
Avec le regard d'enfant du petit Motl, les tâches imposées par une vie de misère deviennent de véritables aventures. Des générations de juifs d'Europe orientale, immigrés en Europe occidentale ou en Amérique, se sont identifiés à Motl. Un grand classique de la littérature yiddish.

Comme souvent, c'est en me promenant dans les rayons de ma librairie préférée (qui soit dit en passant a récemment refait l'ensemble de ses rayonnages, je déambule encore plus qu'avant...) que j'ai trouvé ce livre.
J'ai un peu hésité à l'acheter, mais la curiosité l'a emporté.

Honnêtement, je suis un peu déçue de ce livre. Il faut dire que j'ai commencé à le lire comme un roman, or initialement il n'est pas sorti sous forme de roman mais de feuilleton et ce format s'en ressent fortement à la lecture. Cela a donc faussé ma lecture et ma première impression de ce livre.
Qui plus est, je n'ai pas compris tout de suite que Motl raconte sa petite vie au lecteur comme si chaque chapitre était une rencontre entre lui et un voisin ou ami. Je suis bêtement passée à côté pendant une partie du livre et si je n'avais pas mis autant de temps de temps à le comprendre, je l'aurais davantage apprécié.

Les personnages m'ont un peu agacée aussi, car presque caricaturaux ce qui n'est pas étonnant puisque finalement on est ici dans le burlesque.
J'ai plus apprécié la dernière partie du livre, où il est question de leur parcours d'immigrants et force est de constater que depuis l'époque où ce livre a été écrit, les choses n'ont guère changé...

L'écriture en revanche m'a plue, j'ai bien aimé le rythme, la vivacité, qui retraduit bien celle d'un enfant.

Sentiments mitigés, donc, dûs plus au fait que je me suis fourvoyée en début de lecture qu'à la qualité réelle de l'oeuvre.
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dimanche 5 juillet 2026

Galatée

4 de couv' :
Depuis l'antiquité, le mythe de Pygmalion et Galatée n'a de cesse de fasciner et d'inspirer des artistes. Mais ce récit millénaire du sculpteur misanthrope, épris de la statue qu'il vient de réaliser, demeure inachevé : lorsque Galatée est transformée en être vivant par les dieux, elle est réduite au silence par les hommes. Enfin, il est temps pour elle de devenir la narratrice de sa propre histoire et ainsi de choisir elle-même son destin.

Difficile de résister à l'envie de lire cette nouvelle quand on a adoré "Circé" et "Le chant d'Achille", de la même autrice.

Au delà de la mythologie, cette nouvelle aborde tous les aspects de la vie de couple avec un homme autoritaire et ne souffrant pas la contradiction, au point de créer sa propre femme idéale. Mais elle n'en est pas moins femme, ou pour mieux dire, un être doué de conscience et d'intelligence...

Court, mais intéressant.
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samedi 4 juillet 2026

Le destin d'Anjali

4 de couv' :
Anjali a dix ans quand on la marie à un homme qu'elle n'a jamais vu. Et à peine seize quand elle se retrouve veuve et condamnée à être brûlée vive pendant la crémation de son époux. Ainsi l'exigent les cruelles coutumes encore en vigueur en Inde à l'orée des années 1920.
Après une évasion spectaculaire, la jeune fille trouve refuge - du moins le croit-elle - auprès d'une femme qui se révèle être une dangereuse entremetteuse. Ce ne sera là que la première étape d'un voyage extraordinaire, et souvent effrayant.
Car dans un pays sous contrôle britannique, mais qui connaît déjà de violents soubresauts indépendantistes, quel peut être le destin d'une femme en quête de liberté ?


J'ai rarement lu un quatrième de couverture plus faux :
1) évasion certes, mais pas spectaculaire (sauf sur le fait d'avoir réussi à s'évader car c'était mal parti pour qu'elle réussisse...)
2) la femme rencontrée n'est pas du tout entremetteuse
3) quel voyage ? A part un trajet en train entre son évasion et le point d'arrivée, il n'y en a plus après. Ceci, dans les 65 premières pages du roman qui en compte 468.
Voilà pour le coup de gueule.

A part cette petite contrariété (a posteriori car je n'ai pas relu le quatrième de couverture avant d'entamer ce roman), ce fut pour moi un excellent moment de lecture. Malgré quelques petites maladresses, l'écriture est fluide et agréable, l'histoire bien construite, assez pédagogique sur la période où se déroule l'action et la vie en Inde, et le dépaysement garanti ! Avec ce roman, j'ai retrouvé le goût de la lecture tel que je l'avais il y a quelques années, au point d'acheter un autre livre de l'autrice, qui vient de sortir en poche.

Un vrai bonheur de lecture !
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samedi 27 juin 2026

Mona et son manoir

4 de couv' :
Mona, la fille d'Anna Madrigal, a hérité par son mari, feu Lord Roughton, d'un château dans les Cotswolds : Easley House
C'est là, dans ce manoir perdu au milieu de la campagne anglaise et transformé en maison d'hôtes, qu'Armistead Maupin a rassemblé le petit monde des Chroniques de SanFrancisco et du 28, Barbary Lane pour un dénouement aussi érotique qu'inattendu.
(...)

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé une partie de la joyeuse troupe des Chroniques de San Francisco. Dans ce dernier tome en date, on retrouve Mona en Angleterre, dans les années 1990.

Le choix du lieu peut paraître surprenant par rapport aux autres tomes de la série, mais rappelons que l'auteur vit en Angleterre depuis 2019...

J'ai beaucoup apprécié ce tome, bulle de fraîcheur et de légèreté dans un lieu féérique qui aide à déconnecter du monde réel.

Une lecture drôle et sans prise de tête, voilà de quoi bien démarrer l'été.
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vendredi 26 juin 2026

Cucul

4 de couv' :
Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne des romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.
Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis suur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...


Je ne sais plus trop comment j'ai entendu parler de ce roman : suggestion Booknode, Vendredi Lecture, Médiathèque de Brest ? Toujours est-il que le titre, puis le sujet, m'ont interpelée.
J'ai fini par l'emprunter ce week-end à la bibliothèque.

Si je n'ai rien trouvé de particulier à l'écriture et que j'ai trouvé le démarrage assez commun malgré le sujet, je dois avouer que ce roman m'a assez (agréablement) surprise.

Je m'attendais à une histoire distrayante, sans prise de tête, mais je ne m'attendais pas à autant de réflexions intéressantes sur la dark romance (que je boycotte par principe, en plus du fait que ça ne m'intéresse pas), la place de la femme dans la société, le quotidien des femmes - occidentales - de nos jours.

Certaines situations sont franchement drôle, l'héroïne est le type même de personnage déjanté que j'adore (mignonne mais sans plus, qui ne fait pas de chichis, maladroite au possible avec un sale caractère. Ah ben moi en fait).

Bref, un bon moment de lecture, qui nous amène à d'intéressantes réflexions sur de nombreux sujets.
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dimanche 21 juin 2026

La disparue de la réserve de Blackfeet

4 de couv' :
Juin 2017, réserve des Blackfeet, Montaana. Ashley Loring Heavyrunner, vingt ans, se rend à une fête. Sa famille ne la reverra plus. Le police ne s'en inquiète pas. Sa soeur Kimberley se charge de naviguer dans le flot des rumeurs pour démêler les faits. Car, sur ces terres indigènes, au coeur des montagnes, les mères et les soeurs doivent résoudre seules les disparitions des femmes de leur communauté.
Sourde à toutes les demandes, la police ignore l'ampleur des histoires, où chaque famille connaît des disparitions. Avec acharnement, Kimberley persévère, organise des battues, interroge les témoins, luttant pour qu'Ashley ne soit pas oubliée comme tant d'autres avant elle.
Être une femme amérindienne dans une réserve, c'est avoir dix fois plus de risques de se faire tuer que la moyenne aux États-Unis. La journaliste Anaïs Renevier brise le silence qui entoure ces affaires et dessine les contours d'une crise nationale meurtrière.


C'est par une newsletter des éditions 10/18 que j'ai entendu parler de cette série de livres, qui retrace les histoires d'enquêtes criminelles célèbres aux États-Unis. Je dois reconnaître que sur le moment, j'ai trouvé cela un peu morbide de créer une collection dédiée à ce ty pe de sujet. Mais moins hypocrite aussi car au final un certain nombre de livres traitent des mêmes sujets.

C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai choisi ce livre. Curiosité pour la façon dont le sujet serait traité. L'autrice est journaliste, et ce livre est vraiment construit comme une enquête journalistique. Elle est claire dans ses propos, méthodique, vulgarise parfaitement le moindre élément un peu complexe, et agréable à lire.

Sur le contenu du livre, je ne dirai pas grand chose de risque de tout divulgâcher à ceux qui comme moi ne connaissaient pas cette histoire, son évolution et ses répercussions. Disons qu'en dehors du cas d'Ashley Loring Heavyrunner, c'est la condition féminine, en particulier dans les réserves américaines - héritières d'un lourd passé génocidaire - dont il est aussi question.

Petit (tout petit) bémol technique : j'aurais préféré que les cartes se trouvent en début d'ouvrage plutôt qu'à la fin, ou au moins qu'il y ait dans le textes des notes de bas de page indiquant les pages où se trouvent ces cartes, le glossaire, etc.

Par contre, une bonne idée que ce QR code qui renvoie au dossier de l'affaire : vidéos, articles, avis de rechercher du FBI, etc. Dossier très, très complet.

Un très bon travail de journaliste, qui donne envie de continuer à suivre le sujet.
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samedi 20 juin 2026

Roméo et Juliette

Pas 4 de couv ! 
(et en même temps, on la connaît l'histoire, y compris quand on fait tout pour qu'on la fasse pas divulgâchée...)


J'avais tellement adoré "Tout est bien qui finit bien" que j'avais acheté quelques Shakespeare d'avance (deux par volumes, donc quatre pièces).
Puis j'ai lu "Hamlet", qui m'a profondément déçue.

C'est donc à reculons que je me suis mise à lire Roméo et Juliette, en partie pour un challenge Booknode.

Au final, je ne regrette pas : j'ai autant aimé "Roméo et Juliette" que "Tout est bien qui finit bien". Lire cette pièce a été un pur délice tant on frôle la perfection que ce soit pour l'écriture ou l'intrigue.

Et, oui, mon vocabulaire est bien pauvre en comparaison. Pour vous en remettre, lisez cette pièce !
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vendredi 19 juin 2026

La forêt de flammes et d'ombres

4 de couv' :
Tokyo, décembre 1944. Embauché dans un centre de tri postal, Ren Mizuki y rencontre deux autres étudiants qui partagent sa passion pour la culture et l'art européens : Yuki, qui deviendra sa compagne, peintre elle aussi, et Bin, un violoniste promis à une carrière internationale, quirestera à jamais son frère d'élection. En 1945, Ren est appelé en Mandchourie dans l'enfer des combats. Défiguré, lutilé, il en rentre persuadé qu'il ne pourra plus jamais tenir un pinceau. L'amour de Yuki sera-t-il capable de renverser un destin ?
À travers une histoire particulièrement émouvante, Akira Mizubayashi continue d'explorer ses thèmes familiers : le désastre des nationalismes fauteurs de guerre, l'art, recours essentiel contre la folie des hommes.


Ce livre m'a été offert par mon homme, pour qui m'offrir des livres est parfois un stress : il ne sait pas ce que j'ai déjà lu (ou en attente, j'ai quand même une BAL d'environ 240 bouquins...), n'est pas sûr des auteurs que j'aime (ou pas) et encore moins ce qui pourrait potentiellement me plaire. C'est muni de ce peu de renseignements qu'il est allé demandé conseil à ma librairie préférée. Il m'a donc trouvé cette pépite qui venait de sortir (donc assuré que je ne l'avais pas) d'un auteur japonais (il avait bien repéré mon engouement pour les auteurs japonais), qui fut décidément une bonne pioche.

Bonne pioche par ce que je ne connaissais pas l'auteur et n'avait jamais entendu parler de ce livre, donc une bonne surprise.

J'ai beaucoup aimé lire ce livre dont l'histoire m'a autant plue, touchée, que surprise (mention spéciale à Hannah, dont j'ai deviné le secret de longévité, révélé en fin de livre, petite note d'humour en forme de pirouette d'un auteur à ses lecteurs). Une histoire qui se déroule de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours (et même un peu plus, mais chut) avec des sauts dans le temps qui ne sont pas dérangeants pur le lecteur. Ce qui est évoqué ici sont les moments forts de la vie des personnages, et après tout, c'est ce que nous retenons tous de nos vies finalement...

C'est une belle histoire, subtile, empreinte de douceur et de culture. Une histoire d'amour, d'amitié, de famille.
Une belle découverte !
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dimanche 7 juin 2026

Murena - tomes 11 à 13

4 de couv' :

Nos ancêtres n'aimaient pas cette sorte d'égalité qui donne les mêmes faveurs au bon et aux méchants. Aussi n'était-ce pas entre tous les citoyens qu'ils tiraient au sort les magistrats. Ils fausaient à l'avance un choix des meilleurs et des plus propres à remplir chaque fonction.





Ce n'est pas ce qu'on dit mais ce qu'on sent un seul jour mais continuellement. Tu n'as pas à craindre qu'un comportement si estimable ne dégénère en indignité : seul le sage apprécie ce qu'il a. Les insensés peinent sous le dégoût d'eux-mêmes.





À la vérité, L. Crassus encore tout jeune ne tira pas sa réputation d'un autre que lui-même. Il s'acquit un très grand titre par une fameuse et illustre accusation. À l'âge où l'on est ordinairement loué pour ses exercices, L. Crassus fit voir qu'il réussissait déjà au tribunal, alors qu'il aurait pu être méritoire de s'exercer chez lui.
CICÉRON
Traité des devoirs. II.





Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans cette série, dont j'avais parlé ici. Je l'avais lue jusqu'au tome 10, puis acheté le tome 11, que je n'ai pas lu tout de suite car je ne me rappelais pas bien l'histoire. J'avais l'intention de tout relire... Puis est sorti le tome 12... Puis le 13...
 
Ce week-end, je me suis décidée, avec enthousiasme, à tout reprendre depuis le début (et bien m'en a pris car visiblement, le tome 14 devrait sortir cette année).

J'aime toujours autant cette série, où l'histoire, l'Histoire, les graphismes, les personnages, les intrigues me plaisent tout autant qu'avant.

A ne réserver qu'aux adultes cependant, les scènes de nudité, de sexe et de violence étant fréquentes. Mais une belle reconstitution de la Rome de Néron, basée sur les faits ou des reconstitution au plus juste, loin des images toutes faites et fausses idées en tout genre.

A suivre jusqu'au bout !
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samedi 6 juin 2026

Marelle à Harlem

4 de couv' :
Publié en 1971 sous le titre Just Give Me a Cool Drink of Water 'fore I Diiie, le premier recueil de Maya Angelou se présente à nous comme une oeuvre de jeunesse : nombre des poèmes qui le composent ont été écrit avant la parution de Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, le livre qui l'a rendue célèbre.
Si Marelle à Harlem marque l'entrée de Maya Angelou en poésie, il porte déjà sa signature d'autrice. Elle y révèle une parole intime et militante, passant de son histoire d'amour avec celui qu'elle nomme le Zorro Man à la relation douloureuse que lesAfricains-Américains entretiennent avec une société raciste dominée par les Blancs. Avec force, humour et non sans rage, elle traduit son expérience de femme noire et libre en un puissant discours pour défendre les aspirations de sa communauté.


Dire que je suis une grande fan de Maya Angelou est assez inutile, redondant et surtout bien en-dessous de la réalité. Comme je l'ai déjà dit précédemment, cela faisait longtemps que je trépignais d'impatience à l'idée de voir ses recueils de poèmes (enfin !) publié en France donc cela ne surprendra personne que je me précipité à la librairie à chaque sortie de l'un d'entre eux (et dans le cas de celui-ci, j'ai loupé l'annoncé de sortie, je suis tombée dessus par avance et m'y suis précipitée tout pareil).

J'apprécie tout particulièrement que les éditions Seghers les publient en version bilingue, tant la traduction me paraît parfois frustrante. Attention, je ne critique pas le travail du traducteur, mais les poèmes prennent pleinement tout leur sens dans leur langue originale comparée à la version en français. Question de sensation, de contexte (ou de psycho-rigidité de ma part aussi peut-être).
L'ensemble est en tout cas magnifique, j'ai passé une partie de ma soirée d'hier à en lire la plupart à haute voix haute (ce que le traducteur encourage le lecteur à faire dans sa postface, mais que j'avais fait spontanément, c'est dire s'il a raison).

Un magnifique moment de lecture !
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vendredi 5 juin 2026

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

4 de couv' :
États-Unis, années 1940. Glory, enceinte et déjà mère d'un petit garçon, souffre de l'absence de son mari, parti au front, de l'autre côté de l'Atlantique.À des centaines de kilomètres d'elle, Rita, femme et mère de soldat également, n'a pour compagnie que la fiancée de son fils.
Une lettre, envoyée comme une bouteille à la mer, va les réunir. Entre inconnues, on peut tout se dire. Les angoisses, l'attente des êtres aimés, mais aussi les histoires de voisinage, les secrets plus intimes et les recettes de cuisine. Les petites joies qui font que, dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve son chemin.

Ce roman fait beaucoup penser à "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", car il s'agit de romans épistolaires se déroulant pendant la seconde guerre mondiale.

Ce roman-ci se déroule au États-Unis, et non en Angleterre et est tout aussi prenant.

L'écriture, ou plutôt les écritures - car il s'agit de deux autrices - sont agréables à lire et ne sont guère différentes. Ce qui est amusant ici est qu'on apprend en toute fin de livre qu'elles ne se sont pas rencontrées, comme les personnages de ce roman.

Ce roman est assez addictif et même si j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Glory, non en raison de sa personnalité, mais de certains de ses actes, cela s'est finalement estompé. La correspondance ne se limite pas à ces deux femmes, mais s'étend à leur entourage, cassant ainsi le rythme et mettant en relief une histoire qui aurait pu tourner "plan-plan" si les autrices s'étaient contentées d'une correspondance entre deux personnages seulement.

On passe par toutes les émotions ou presque, dans ce roman. J'ai beaucoup pleuré (d'émotion, pas de tristesse) à la fin. J'ai failli pleurer dans le tram l'autre jour, sur un passage particulièrement émouvant. Sans compter la fois où j'ai failli louper mon arrêt et suis descendue au tout dernier moment (et ai continué mon chapitre en marchant, fait assez rare chez moi !).

Bref, vous l'aurez deviné, je l'ai vraiment beaucoup aimé !
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dimanche 31 mai 2026

La Cuisinière des Kennedy

4 de couv' :
Elle ne paye pas de mine, cette modeste tombe d'un cimatière du Vaucluse avec ses quelques bouquets, très simples. L'assemblée est clairsemée pour l'enterrement d'Andrée Imbert - 1907-1999.
Pourtant, parmi les chrysanthèmes, un egrande couronne de fleurs détonne :
"Avec toute l'affection et la gratitude de la famille Kennedy".
Comment la défunte, orpheline de l'assistance publique de Marseille, s'est-elle retrouvée à servie cette illustre famille ? Présidents, sénateurs, ministres : ils ont tous goûté à la cuisine de cette femme au destin incroyable, qui embauma l'Amérique de thym et de sarriette... Et fut témoin, côté fourneaux, d'une considérable portion d'Histoire...

J'avais hésité à acheter ce livre pour moi, puis je me suis dit qu ej'allais l'emprunter à la bibliothèque, ce que je n'ai pas fait quand j'ai réalisé que ce pourrait être une idée de cadeau pour l'anniversaire de ma mère. Ce fut donc pour elle que je l'ai acheté, elle n'a pas eu l'occasion de le lire... Pourtant, il lui aurait bien plus...

À moi il a bien plu en tout cas. Le personnage principal de ce livre est Andrée Leufroy, enfant trouvée, qui petit à petit apprend à cuisiner et en fait son métier tout au long de sa vie, améliorant sa condition au fil des emplois : cuisinière (vite réputée) chez des particulier, dans le café de son mari, un restaurant, pui sà nouveau chez des particuliers (et au passage un certain écrivain dont je vous laisse découvrir qui au fil de la lecture), tous ces emplois qui vont l'amener aux États-Unis puis chez les Kennedy.
Si la première partie du livre parle d'Andrée de sa naissance à sa rencontre avec les Kennedy, retraçant au passage, méthodiquement, la condition des enfants de l'assistance publique, la seconde partie insiste davantage sur la famille Kennedy, mais sans occulter la vie privée d'Andrée.
L'autrice a eu la bonne idée, afin de faire patienter le lecteur, de ponctuer le livre de courts chapitres de la vie de la famille Kennedy, en parallèle de celle d'Andrée, afin de ne pas trop frustrer le lecteur...

Il est surprenant pour une femme de cette époque qu'elle ait ainsi pu vivre sa vie loin de sa famille, ce qui n'était absolument pas envisageable pour les femmes de sa génération. Il lui en a fallu du courage et de la détermination, pour parvenir à ses fins, et un sacré caractère ! Le reste n'appartient qu'à elle et sa famille, dont elle était visiblement très aimée.

Sur les Kennedy, je trouve l'autrice (ou Andrée ?) peu critique. On évoque le fait que l'une des filles Kennedy soit en institution, on omet complètement de rappeler pourquoi. Sont évoqués les médicaments pris par JFK, blâmant à juste titre le médecin qui les lui prescrivait, et JFK et le reste de la famille sont peint de façon plutôt idyllique. Cela étant, l'autrice a l'honnêteté d'évoquer différents problèmes, sans s'appesantir, mais sans tomber du coup dans le travers des ragots de mauvaise presse.

Tout un pan de l'Histoire, vu de l'intérieur de cette famille et du point de vue, a priori, d'Andrée, les chapitres étant entrecoupés de ses souvenirs, racontés à son petit-fils, ce qui donne du rythme au livre et à l'écriture.

Un chouette moment de lecture en ce qui me concerne.
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samedi 30 mai 2026

Les fabuleuses femmes du grand hôtel

4 de couv' :
Stockholm, 1901. Ottilia est embauchée au Grand Hôtel, l'établissement le plus prestigieux de la ville. La jeune femme quitte sa famille le coeur lourd mais empli d'espoir, consciente que ce travail lui offre une chance unique de commencer une nouvelle vie. Mais derrière la façade de luxe se cache une dure réalité : l'hôtel est en difficulté.
Pour le redresser, c'est une femme, Wilhelmina Skogh, qui est nommée à sa tête. Une décision qui fait trembler les fondations de cette vénérable institution. Lorsque le personnel masculin se rebelle, la nouvelle directrice doit s'entourer d'une équipe féminine.
Aux premières loges de cette révolution, Ottilia tente de faire sa place dans un monde où se croisent les destins d'humbles servantes et de riches héritières, leurs secrets et leurs amours. Un monde où, pour toutes ces femmes fabuleuses, les rêves semblent désormais à portée de main.


Je l'avoue, la couverture m'a tapé dans l'oeil. Le résumé m'a bien plu aussi, je n'ai donc guère hésité à l'acheter (j'ai une bibliothèque à lire gavée d'un nombre pas possible de livres en stock, et je continue à en acheter ou à en emprunter à la bibliothèque, sans compter ceux que je me fais offrir, c'est grave docteur ?).

Vraiment, j'ai adoré. Le personnage d'Ottilia n'est qu'un prétexte pour parler du Grand Hôtel de Stockholm et son évolution à partir du moment où Wilhelmina Skogh, qui a réellement existé, en a pris la direction. C'est donc une biographie romancée de ce personnage qui nous est présenté ici, mais on apprend surtout la vie dans cet hôtel qui est plutôt un palace d'ailleurs : https://grandhotel.se/en

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un livre que j'avais hâte retrouver sitôt ma journée de travail terminée, les 665 pages ont défilé à une vitesse !

Fabuleux, en effet.
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vendredi 29 mai 2026

Une rencontre au bord de l'eau

4 de couv' :
Flora Mac Kenzie a troqué sa vie londonienne pour ouvrir un charmant café sur l'île écossaise de Mure. Mais tandis que les nuits d'hiver se transforment en longues journées ensoleillées d'été, Flora s'interroge sur les absences de son petit ami Joel.
Que fait-il durant ses séjours interminables à New York ? Alors que Flora s'investit de plus en plus dans son café, Saif le médecin réfugié de l'^le va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.
Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?


J'avais envie d'une lecture-doudou. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers Jenny Colgan, et ce deuxième tome de la série "Au bord de l'eau", dont j'avais lu le premier il y a deux ans et demi.

J'ai particulièrement aimé ce tome. En dehors d'une écriture agréable, l'histoire aborde des sujets graves sans en faire trop dans le pathos.

Une belle réussite, vivement le tome suivant, qui fera partie de mes lectures de Noël (me suis fait une belle petite sélection, tiens).
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jeudi 28 mai 2026

Un bébé à livrer


4 de couv' :
Que se passe-t-il si la cigogne qui apporte le bébé se casse l'aile ? Surtout si elle repasse le bébé à deux autres bras cassés : un lapin pas super malin et un canard encore moins futé. Heureusement, un petit cochon un peu grognon veille...

J'avais tellement aimé "Le grand méchant renard" que je n'ai pas pu résister à me procurer cette bande dessinée.

Si je ne retrouve pas la même poésie cette fois-ci, je retrouve le même humour, d'autant que l'auteur s'est lâché et a clairement laissé libre cours à son imagination. Une imagination débridée qui va crescendo dans le délire.
J'ai beaucoup rit en tout cas (et ça fait un bien fou).

J'adorerais hâte de me procurer "Il faut sauver Noël", avec le même trio improbable ! Hélas, impossible à trouver pour le moment...
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mercredi 27 mai 2026

Palmer dans le rouge

4 de couv' :
- Ange, il me semble que tu connaissais un détective privé...
- J'en ai croisé un en Corse, mais je ne le vous conseille pas : il posait trop de questions.

Je ne connaissais pas du tout cette série de bandes dessinées avant d'apprendre que Manu Larcenet a sorti ce tome. Inutile de rappeler à quel point je suis fan.

Nous avons un copaiin vignoble dans le bordelais et je dois dire que je me suis souvent demandé ce qu'il pense(rait) de cette bande dessinée.

Pour ma part, j'ai adoré. L'histoire et les personnages, les situations, les jeux de mots sont jubilatoires (mention spéciale à la retransmission radiophonique d'un match de foot, pour ma plus grande hilarité). J'ai souvent éclaté de rire.

Il faudra que je lise un autre tome de la série à titre de comparaison, mais pour moi ce fut un sans faute !
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mardi 26 mai 2026

J'étais roi à Jérusalem

4 de couv' :
Musicien, employé de mairie, buveur, coureur, croyant incertain, Wasif Jawhariyyeh est un joyau aux multiples facettes comme le siècle dernier savait en inventer, témoin d'un temps où chrétiens, juifs, musulmans se disaient tous des "gens de Terre sainte", des habitants d'une ville "qui mélangeait, qui mangeait ensemmble tous les dialectes de la Méditerranée". Au son du oud, Wasif fait revivre la voix de Jérusalem, les saveurs et les plus vives couleurs de son passé oublié.
Confidences douces-amères d'un petit musicien à l'étoffe de grand personnage, J'étais roi à Jérusalem raconte un homme simple qui tire des autres l'amour et l'amitié comme on tire le vin, et nous montre la mixité d'une jérusalem moderne, loin d'une archéologie qui la fige, de fantasmes ou d'antagonismes qui l'enferment en destin du monde. À travers les mots de Wasif, la ville retrouve son soleil sa poésie, et penche sur lui un sourire qui vaut mille pardons.

J'ai eu envie de lire ce livre comme j'ai toujours envie de lire ceux de Carine Fernandez. Alors certes ce n'est pas la même autrice ni donc la même écriture, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'assimiler les deux.
Question écriture, c'est le même plaisir en tout cas : très agréable, fluide, on se laisse porter avec plaisir.

Le sujet du roman n'est pas tant la biographie de Wasif Jawhariyyeh, qui l'a déjà faite lui-même par ailleurs, que l'histoire de Jérusalem et par extension d'Israël au cours du vongtièmesiècle.

Une approche originale, et pédagogique.
Une belle biographie historique et romancée.
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jeudi 30 avril 2026

Les Mémés, tome 6 - À la recherche du temps qui reste

4 de couv' :
Les Mémés sont de retour pour vivre pleinement leurs plus belles années !
Huguette, Paulette et Lucette ont encore de nombreuses berges devant elles et elles comptent bien en profiter !
Avec sa bande de sacrés mémés, Sylvain Frécon s'attaque à de nombreux sujets d'actualité et de société, mais toujours sous le prisme de l'impertinence, de la légèreté et du franchement drôle.

Je ne sais pas comment il y arrive, mais force est de constater que l'auteur de cette série arrive toujours à se renouveler. Il est clair qu'il a une certaine affection pour "ses" mémés, et nous avec !

Toujours drôles, surprenantes, émouvantes aussi, elles ne prennent pas (plus) une ride et gardent un esprit jeune, pour notre plus grande hilarité !

J'ai en particulier beaucoup aimé la promo même pas déguisée à Fluide Glacial et l'histoire de l'origine du "zizicoptère". Et surtout, en début d'album, la dédicace spéciale à l'ancienne éditrice de la série (partie vers d'autres aventures apparemment), des mémés à leur "fifille", qui m'a beaucoup émue. Avant même d'en commencer la lecture...

Encore une fois, bravo à l'auteur... Et à l'année prochaine avec un nouvel album j'espère !
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