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lundi 27 juillet 2026

Un océan d'amour

Résumé de l'éditeur :
Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes.Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayent bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincues que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

4 de couv' :
Ce livre ne contient que des idées pêchées au grand large par Wilfrid Lupano, selon des techniques artisanales respectueuses de l'environnement culturel, et mises en boîte à la sardinerie graphique Panaccione, Milan, Italie (Union européenne).
Ingrédients : océan (eau, sel, détrtus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopilants), Che Guevara (0,5 %), arôme artificiel de Vierge Marie.
Garanti sans dauphins, sans textes ni onomatopées.
Peut contenir des traces de pictogrammes.
À consommer de préférence avant que l'océan ne fasse plus rêver.
Valeurs énergétiques pour 100 grammes 
Valeur énergétique : plein.
Protéines (naufrages, tempêtes, action,  poésie, voyages).......... 65 g
Glucides (paysages sublimes, mélodrames sirupeux)................. 35 g
Lipides (humour gras, moralisme).........................................0 g


Une merveille de petit bijou que cette BD.

Aucun texte, mais une vraie aventure, des sentiments, de l'humour, avec une belle touche de poésie, que ce soit l'histoire ou les graphismes.
Les auteurs réussissent le tour de force, sans que ce soit indigeste, de mêler humour, émotion, suspens dans une histoire qui montre l'océan sous toutes ses facettes (petit patron pêcheur, bateau-usine, mer de détritus et déchets en tout genre, pirates, bateaux de croisières...). Mais chut, si vous voulez savoir ce qu'il en est et comment tout cela se mélange harmonieusement, lisez-le ! Et profitez de chaque page, cahqe dessin car le scénariste et le dessinateur ont été aussi inventifs l'un que l'autre.

Une merveille, je vous dis !
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samedi 27 juin 2026

Mona et son manoir

4 de couv' :
Mona, la fille d'Anna Madrigal, a hérité par son mari, feu Lord Roughton, d'un château dans les Cotswolds : Easley House
C'est là, dans ce manoir perdu au milieu de la campagne anglaise et transformé en maison d'hôtes, qu'Armistead Maupin a rassemblé le petit monde des Chroniques de SanFrancisco et du 28, Barbary Lane pour un dénouement aussi érotique qu'inattendu.
(...)

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé une partie de la joyeuse troupe des Chroniques de San Francisco. Dans ce dernier tome en date, on retrouve Mona en Angleterre, dans les années 1990.

Le choix du lieu peut paraître surprenant par rapport aux autres tomes de la série, mais rappelons que l'auteur vit en Angleterre depuis 2019...

J'ai beaucoup apprécié ce tome, bulle de fraîcheur et de légèreté dans un lieu féérique qui aide à déconnecter du monde réel.

Une lecture drôle et sans prise de tête, voilà de quoi bien démarrer l'été.
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mercredi 27 mai 2026

Palmer dans le rouge

4 de couv' :
- Ange, il me semble que tu connaissais un détective privé...
- J'en ai croisé un en Corse, mais je ne le vous conseille pas : il posait trop de questions.

Je ne connaissais pas du tout cette série de bandes dessinées avant d'apprendre que Manu Larcenet a sorti ce tome. Inutile de rappeler à quel point je suis fan.

Nous avons un copaiin vignoble dans le bordelais et je dois dire que je me suis souvent demandé ce qu'il pense(rait) de cette bande dessinée.

Pour ma part, j'ai adoré. L'histoire et les personnages, les situations, les jeux de mots sont jubilatoires (mention spéciale à la retransmission radiophonique d'un match de foot, pour ma plus grande hilarité). J'ai souvent éclaté de rire.

Il faudra que je lise un autre tome de la série à titre de comparaison, mais pour moi ce fut un sans faute !
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jeudi 30 avril 2026

Les Mémés, tome 6 - À la recherche du temps qui reste

4 de couv' :
Les Mémés sont de retour pour vivre pleinement leurs plus belles années !
Huguette, Paulette et Lucette ont encore de nombreuses berges devant elles et elles comptent bien en profiter !
Avec sa bande de sacrés mémés, Sylvain Frécon s'attaque à de nombreux sujets d'actualité et de société, mais toujours sous le prisme de l'impertinence, de la légèreté et du franchement drôle.

Je ne sais pas comment il y arrive, mais force est de constater que l'auteur de cette série arrive toujours à se renouveler. Il est clair qu'il a une certaine affection pour "ses" mémés, et nous avec !

Toujours drôles, surprenantes, émouvantes aussi, elles ne prennent pas (plus) une ride et gardent un esprit jeune, pour notre plus grande hilarité !

J'ai en particulier beaucoup aimé la promo même pas déguisée à Fluide Glacial et l'histoire de l'origine du "zizicoptère". Et surtout, en début d'album, la dédicace spéciale à l'ancienne éditrice de la série (partie vers d'autres aventures apparemment), des mémés à leur "fifille", qui m'a beaucoup émue. Avant même d'en commencer la lecture...

Encore une fois, bravo à l'auteur... Et à l'année prochaine avec un nouvel album j'espère !
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mardi 21 avril 2026

La dernière maison juste avant la forêt

4 de couv' :
C'est une suite d'histoires qui se croisent pour n'en former qu'une. Celle d'un homme qui se croit beau alors qu'il est vraiment très laid, celle d'une jeune femme louée pour un anniversaire, et celle d'une famille totalement déjantée dans une demeure peuplée de créatures surnaturelles. Le tout imbriqué dans une suite d'évènements sulfureux et tragi-comiques.
Bref, une histoire complètement délirante.

Après les fées, un peu de magie...

J'avais acheté ce livre un peu par curiosité mais aussi après l'avoir feuilleté.

De ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'avais juste envie d'originalité, de me laisser porter et de me plonger ailleurs que dans la réalité. Mission accomplie, merci aux auteurs !

J'ai été happée dès les premières pages. L'histoire autant que les dessins et les couleurs m'ont enthousiasmée, fait rire et même émue parfois.
Cette histoire est franchement déjantée et je n'en dirai pas plus, je n'aime pas divulgacher. Par contre, scènes de c*l (hilarantes) obligent, ne pas laisser traîner à portée des enfants...

Une lecture enthousiasmante, imaginative, drôle, émouvante, qui m'a bien déconnectée du réel et qui nous a fait un bien fou, à mon cerveau et moi. Une vraie soupape de décompression bienvenue.
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dimanche 2 novembre 2025

Nââândé !?

4 de couv' :
Eriko Nakamura vit à Paris depuis deix ans mais chaque jour ou presque, au restaurant, dans le métro, chez le médecini, lors d'un réveillon d'un mariage, à l'hôtel, chez le boucher, en boîte de nuit ou dans un dîner en ville, elle pousse le même cri : Nââândé !?
Le médecin ? Le "déshabillez-vous !" de nos généralistes est un terrible offense pour les Japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner... en blouse.
Le métro ? Mais où sont-ils, les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est... normal.
Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu'ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent... Nââândé !?
Avec humour, cette Japonaise fait le tour de nos façons d'être en nous expliquant comment cela se passerait chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de en pas se fait remarquer d'un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l'autre. Le choc est nécessairement brutal et les hallucinations permanentes.
Portrait décapant et inédit de la vie parisienne, ces tribulations sont également l'occasion de découvrir, de façon ludique, le Japon au quotidien.


Je suis allée, ou plutôt j'ai découvert Paris il y a une trentaine d'années, lors des fêtes de fin d'année, en même temps que ma copine japonaise, mon homme nous servant de guide.
Inutile de dire que j'ai beaucoup pensé à elle en lisant ce livre.
J'ai moi-même eu un choc culturel là-bas. Le manque total d'amabilité des parisiens (par exemple : ici, à un arrêt de bus, on se dit poliment bonjour en souriant ce qui permet d'entamer la conversation, là-bas, ils manifestent alors de la méfiance voire de l'hostilité et vous font bien comprendre que vous les importunez. Bande de sauvages), l'arrogance et le dédain voire le mépris de certains serveurs, la puanteur du métro (qui s'amplifiait à chaque trajet), et j'en passe... J'ai détesté cette ville et n'y suis jamais retournée...

Avec ce livre, j'en ai appris autant sur la vie parisienne - j'ai donc été rassurée sur le fait que je ne m'étais pas fait de mauvaise idées sur Paris - que sur la vie à Tokyo. Donc double bénéfice en ce qui me concerne.
Dommage cependant  que les comparaisons se limitent à ces deux capitales, je serais curieuse de lire son équivalent d'un étranger découvrant la vie en France ailleurs qu'à Paris et sa région.
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vendredi 31 octobre 2025

Le mètre des Caraïbes

4 de couv' :
Quel rapport peut-il bien y avoir entre le lamentable crash de la sonde américaine Climate Orbiter à la surface de Mars en 1999 et le boulet de canon pirate qui fracassa la dunette d'un fier navire français en février 1794, au large de Pointe-à-Pitre ?
À priori aucun, et pourtant, à y regarder de plus près, il semble bien que dans ce tir de canon se soit jouée une partie du destin du monde. Une petite partie, certes, mains dont in ne finit pas de mesurer encore aujourd'hui les répercussions, avec une précision rendue possible par une prouesse scientifique comme l'humanité en a peu rencontré : le système métrique.
Car il en va souvent ainsi des grands bouleversements scientifiques : il leur faut, pour advenir, un soupçon d'inattendu, une larme d'incongru, une bonne rasade d'improbable, et éventuellement quelques poulets des montagnes.


J'ai adoré ce livre, acheté parce que je suis une grande fan de Lupano, qui me séduit toujours par son humour, son sens du détail et suivant les ouvrages, une certaine forme de sensibilité et de poésie.

Cette fois, ce livre est autant pédagogique que drôle. S'ils retracent une partie de la vie de Joseph Dombey, les auteurs en profitent pour retracer sa biographie.
Et si cela est véridique, ils ont pris le parti de le faire de façon hautement humoristique (dans le livre, ce personnage n'est pas son pire ennemi ou boulet, il est carrément son propre porte-poisse). Ils ont probablement imaginé ses traits de caractère, pour être raccord avec le style humoristique de l'ouvrage (et les pirates de l'histoire, n'en parlons pas...) mais peu importe, c'est réussi.
Le côté pédagogique de ce livre ne porte pas sur ce scientifique. Le sujet du livre non plus d'ailleurs. Le vrai sujet de l'histoire est le système métrique, comment il a été inventé, et ce qui existait avant. Les auteurs ont réussi à vulgariser un sujet assez complexe (la façon de mesurer le moindre objet, contenance incluse, l'était bien plus visiblement) en le rendant ludique. Les questions des pirates quand on leur expose le sujet montre à quel point il y avait en effet besoin d'un système universel, et surtout que l'imposer n'aura sans doute pas été des plus simples.
Merci aux auteurs (ou l'éditeur ?) pour les fiches didactiques de la fin d'ouvrage. Sur le système métrique et Joseph Dombey, ainsi que les poulet des montagnes et le cachiyouyou (qui oui, existe vraiment...).

Sur la bande dessinée elle-même : je voudrais louer ici la grande inventivité et le talent des auteurs et du coloriste.
C'est le genre de livre qu'on lit et relit avec plaisir, non seulement pour l'histoire et l'humour, mais aussi parce que chaque page fourmille de multiples détails que l'on (re)découvre à chaque nouvelle lecture. Chaque personnage est unique et complète admirablement le reste de la troupe.
J'ai adoré les dessins, les ô combien magnifiques couleurs et la beauté des paysages (mention spéciale à la double page - 16 et 17 - de l'arrivée sur l'île).
Et évidemment, j'ai beaucoup ri.

Une vraie réussite ! (comme le système métrique)
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jeudi 30 octobre 2025

Le grand méchant renard

Le mot de l'éditeur :
Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution ; voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

Un peu de légèreté, ça peut pas faire de mal. De légèreté, de grâce, d'humour, de douceur et de poésie aussi.

Une jolie fable réjouissante, avec un petit côté "Shaun le mouton" chez les animaux de la ferme.

Une vraie réussite et un petit bijou que cette bande dessinée. A mettre entre toutes les mains, des plus petites au plus ridées !

mardi 25 mars 2025

Soeur Calvaire

4 de couv' :
Soeur Justine, religieuse dans un monastère espagnol, mène une double vie en tant qu'exorciste sous le nom de Soeur Calvaire, combattant les forces du mal avec l'aide de sa chienne Natas. Lors d'une mission, Justine rencontre Salomon Saba, un charismatique exorciste musulman. Bien que méfiants l'un envers l'autre, ils collaborent pour vaincre un puissant démon.
(...)*


Entre le petit Pape Pie 3,14 et Soeur Marie-Thérèse, j'ai décidément quelque chose avec les personnages religieux en BD. Ou ce sont les auteurs de BD...

Histoire intéressante, bien construite bien que le sujet ne soit pas si original. Les auteurs ont cependant dépoussiéré le thème de l'exorcisme, les personnages usant aussi bien de moyens traditionnels que des technologies modernes. Si les supérieurs de soeur Calvaire sont un peu plus âgés qu'elle, notre héroïne doit avoir tout au plis entre 20 et 25 ans, tout comme Salomon. Difficile de leur donner un âge tant leurs traits (graphismes inspirés des mangas visiblement) semblent presque enfantins.
Les dessins et couleurs rendent le tout plaisant à lire et à relire, tout en inspirant une bouffée de fraîcheur à ce type d'histoire.
Quant aux personnages, le sérieux (pas trop rigoriste cependant) de Soeur Calvaire se complète bien avec la nonchalance assumée de Salomon, qui reprend vite son sérieux quand il est question de son travail. Et renforce l'humour de l'album.

Sympathique lecture, à suivre.


*J'ai volontairement tronqué le texte de quatrième de couverture, la suite dévoilant quasiment tout de l'histoire. (encore...)


dimanche 23 mars 2025

Vikings dans la brume - Tome 3 - Même pas morts

4 de couv' :
C'est la rentrée pour Reidolf, le redoutable chef Viking, et sa bande de bras cassés ! Quand on raid, on ne compte pas et les voici partis à la conquête de nouveaux butins.
Mais même chez les vikings, la famille, c'est sacré, et lorsqu'un chef concurrent a l'outrecuidance d'enlever  des membres du clan de Reidolf, ce dernier va montrer de quel bois il se chauffe !
Entre crise de foi et crise de rire, les frères Lupano nous livrent un 3e tome hilarant !


Difficile avec une série de réussir à garder le même niveau de qualité et à ravir toujours autant ses lecteurs. Et bien pari réussi !

Les tribulations, désillusions et le côté un peu blasé par moment de toute la troupe n'ont fait que décupler mon hilarité.

Et j'ai (re)découvert l'origine des plus grandes légendes de ce monde (à quoi ça tient, parfois...).

Vivement le tome 4 !
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vendredi 21 février 2025

Les Mémés, tome 5 - Punks à chiens

4 de couv' :
God save the Mémés !
Huguette, Paulette et Lucette remettent le couvert !
Pressque en phase avec leur temps, elle portent un regard plein d'humour sur le monde qui les entoure : le coiffeur, le supermarché, le bout de la rue... leur vaste univers, quoi ! Et sans fausse pudeur, loin de là..
Une recette à base d'énergie, d'une pointe de cynisme et d'une grande rasade de bonne humeur.
A consommer sans modération.


Quel bonheur pour moi de retrouver mes chères Mémés, aussi trash que tendres (si, si je vous jure, de vraies Mams Goudig ou Mams Goz à la sauce rock n' roll) qui m'ont procurés de bons éclats de rire salvateurs lors d'une semaine de travail bien chargée.

Des situations improbables mais tellement bien amenées, une façon décalée de voir la vie, ne pas s'en laisser compter et rester moderne autant que possible, des chutes hilarantes tellement on ne s'y attend pas : vraiment, à chaque tome qui passe, l'auteur sait se renouveler et ne nous lasse pas, pour notre plus grande hilarité !

Yes, Mémé is not dead ! Bravo !

mardi 21 janvier 2025

Le Petit Pape Pie 3,14 arrondit les angles

4 de couv' :
Le monde ne tourne pas rond... c'est un fait. Le carré envahit tout ! Le globe est carrément menacé de devenir cubique.
Les pissenlits prospèrent et développent leurs racines carrées sour la croûte terrestre. Les gentilles soeurs de l'immatriculée conception accouchent d'une progéniture pas très catholique !
Heureusement, notre Petit Pape Pie 3,14 est là pour que l'humanité ne perde pas ses rondeurs. Truffées de légèreté et d'humour, les facéties de notre souverain pontife ne manqueront pas de  vous convertir à sa bonne humeur en moins de temps qu'il n'en faut pour les lire.


Si j'étais ravie de voir qu'une suite au premier tome était enfin parue, je dois avouer que cette fois je suis un peu déçue, tant certains passages m'ont parfois agacée.
D'ailleurs à propos d'agacement, ce serait bien que ceux qui rédigent les quatrièmes de couverture lisent les livres dont ils parlent, ça leur éviterait de commettre des bourdes (non, ce ne sont pas des bonnes soeurs qui tombent enceintes, ce sont des femmes ordinaires).

J'aime bien l'humour à la c** et le suivre quand il va jusqu'au délire, mais sur certains passages, ça ne prend pas (la progéniture cubique par exemple - et là je ne dévoile rien, voir le dessin en quatrième de couverture).

Dans l'ensemble, j'ai quand même bien aimé que l'humour et l'histoire soient centrés sur les cubes et carrés et tous les jeux de mots dont on peut en tirer, et en faire découler l'histoire ! Et il y en a beaucoup, à ma grande surprise au fil de la lecture. Un humour très géométrique - j'ai repensé à mes cours de maths du collège pendant la lecture - et très bien trouvé !

Alors si cette lecture m'a moins enthousiasmée que la précédente, ma foi, pourquoi pas ?
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vendredi 10 janvier 2025

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu (BD)

Tome 1 - Chili con carnage - 4 de couv' :

Mais qu'est-ce qui peut bien pousser maître Byron Peck, avocat crapuleux au barreau de Los Angeles, à quitter son biotope pour venir suffoquer dans le désert de l'Arizona ?

Et qui est ce Knut Hoggaard, cet imposant Danois qui l'accompagne et ne s'exprime que par de vagues borborygmes caverneux ?

Ces deux individus aux moeurs discutables n'ont pourtant pas l'air d'être là par hasard. Pas plus que Margot de Garine, jeune aristocrate franco-russe qui voyage en solitaire et semble abonnée aux attaques de trains... À bien y réfléchir, ça fait beaucoup de nouveaux arrivants pour une région dont la densité de population taquine habituellement le zéro !

Il ne serait pas étonnant que cette histoire finisse par sentir la poudre...



Tome 2 - Sur la piste de Madison - 4 de couv' :

Lorsqu'on a échappé deux fois à une mort certaine, la prudence suggèrerait qu'on lève un peu le pied. Mais Maître Peck est très impatient de devenir veuf et de remettre la main sur les fameuses lettres dérobées par son épouse.

L'indestructible M. Hoggaard, légitime propriétaire desdits documents et ex-amant de la dame, partage le même état d'esprit : pas de repos pour les braves tant que l'infâme Margot n'aura pas payé pour ses crimes !

Mais cette dernière n'a peut-être pas encore donné toute la mesure de sa perfidie et sa prochaine victime pourrait bien être ce mystérieux Indien qui a surpris tout le monde en subtilisant le trésor des Mexicains...




Tome 3 - Le mystère de la femme araignée - 4 de couv' :

Depuis la nuit des temps, si l'on en croit la légende navajo, la femme araignée veille sur les hommes du haut du Spider Rock, et enseigne aux femmes l'art ancestral du tissage.

Mais Margot n'a besoin de personne pour tisser sa toile mortelle. Et pour elle, il est urgent de prendre le large car le nombre d'hommes trahis et d'amants éconduits qui ont juré sa perte ne cesse de grossir.

Au fin fond du canyon de Chelly, sous la houlette de Byron Peck, c'est une véritable conjuration internationale qui se met en place pour anéantir celle qui a volé les lettres de James Madison, si compromettantes pour l'industrie de l'armement.

Mais Margot a de la ressource. Et sur les terres de la mystérieuse Spider Woman, elle va trouver de précieuses alliées...



Tome 4 - La loi du plus fort - 4 de couv' :

C'est quand même incroyable comme de simples manuscrits poussiéreux peuvent susciter des espoirs aussi contradictoires : Byron veut les révéler au monde, Margot les vendre aux marchands d'armes. Quant aux Navajos, ils ont aussi leur petite idée... Sur un point au moins, tout le monde s'accorde : les lettres de Madison prendront toute leur valeur à Washington D.C., la toute jeune capitale fédérale en chantier, théâtre de toutes les intrigues et de tous les business du Nouveau Monde.

C'est là que vont se retrouver l'ensemble de nos protagonistes, à l'heure où le Congrès se laisse griser par la juteuse captation des Terres indiennes que la loi Dawes vient de rendre possible. Une dernière manche dont l'issue ne peut désigner qu'un seul vainqueur... Et ce vainqueur, ce ne sera pas l'honneur, car tous les coups sont permis.





Après la lecture de "Blanc autour", je me suis intéressée au travail des auteurs en particulier du scénariste, Lupano - dont je suis déjà fan de la série du "Traquemage" de "Vickings dans la brume" (ici et ici), sans oublier "Le singe de Hartlepool" - et je suis tombée sur cette série-ci.
Je me suis donc précipitée pour réserver les 4 tomes auprès de la bibliothèque. Et je n'ai pas regretté tant cette série de bandes dessinées est de qualité !

J'ai absolument tout aimé, rien n'est à jeter : le scénario, les personnages, les dessins, les décors, les couleurs et l'humour ! J'ai rarement autant éclaté de rire à la lecture d'une bande dessinée.
Chaque groupe de personnages sauf un, est une équipe de bras cassés sans scrupules pour lesquels tous les coups (de feu mais pas seulement) sont permis pour atteindre leur objectif. Et la subtilité de l'humour empêche de sombrer franchement dans la caricature.

La qualité de cette série tient aussi au travail de documentation préalable évident des auteurs : si l'humour prédomine, ils n'hésitent pas à étriller au passage les États-Unis de l'époque (et par ricochet, de maintenant...) : la société et le gouvernement américains, l'esclavage, les actions du ku-klux klan, la ségrégation, la façon dont ont été traitées les Nations Indiennes, en particulier les enfants dans les institutions religieuses qui devaient les éduquer... Tout ceci, avec intelligence et subtilité.

Certes, j'ai bien dû rendre les livres à la bibliothèque... Mais je pense que ma librairie de BD préférée va bientôt recevoir ma visite pour me voir repartir avec l'intégrale...



vendredi 27 septembre 2024

Webster le chat

4 de couv' :
Avec l'humour et  la causticité qu'on lui connaît, P.G. Wodehouse nous entraîne dans une étrange et hilarante histoire de possession.
Lancelot est un jeune homme rêveur qui souhaite devenir artiste au grand dam de son oncle. Lorsque celui-ci, devenu vicaire et appelé en Afrique, lui confie sont chat Webster, il ne se doute pas un instant de la terrible emprise que le félin aura sur lui. Peu à peu, Lancelot est comme envouté par cet énorme matou pontifical et mystérieux.


J'ai trouvé ce livre à la braderie des médiathèques de Brest. En grande fan de "Jeeves" et donc de son auteur, il m'était impossible de passer à côté.

Cette nouvelle (60 pages, police de caractères moyens et lignes bien espacées) est plus pour moi sur la culpabilité et l'incertitude de ses choix de vie que sur l'emprise d'un chat sur son tout jeune nouveau maître.

Hilarant, peut-être pas, mais distrayant.
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mardi 30 juillet 2024

Very bad ping - premier set

4 de couv' :
A l'entraînement, en compétition, dans un parc public ou en camping... bienvenue dans les arcanes du ping-pong amateur, un monde fascinant où les jurons et coups bas volent autant que les raquettes.

J'ai adoré ! Mon homme et moi sommes ensemble depuis maintenant 30 ans, je connais donc le monde pongistique depuis notre rencontre. Je me suis totalement retrouvée là-dedans ! Pour ma plus grande hilarité, et celle de mon homme (à qui j'ai offert cette BD, que je lui ai piquée en douce. Chacun son tour).

J'ai retrouvé des attitudes, des situations que nous avons connues. En particulier la fois où, me draguant, il m'annonce qu'il est un sportif, puis qu'il s'agit de tennis de table, et que j'ai éclaté de rire (et de soulagement par la même occasion, j'ai cru être tombé sur un footeux, ça ne me disait rien du tout).

La difficulté à trouver une salle, les troisièmes mi-temps pain-charcotte-vin, les jurons en effet que ce soit à l'entraînement ou en match, les passionnés de la petite balle ronde et leur manière de l'exprimer, je peux vous dire que tout est vrai. Légèrement caricaturé car il s'agit ici d'un BD humoristique, mais les auteurs ont parfaitement mis en bulle le réel de ce sport.

Et si vous voulez en savoir plus sur ce sport, c'est par ici et .

Bref, une vraie réussite !
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dimanche 14 avril 2024

Les mémés, tome 4 - Fleurs de pavés

4 de couv' :
Mais puisqu'on vous dit que les Mémés, c'est que de l'amour !
Pas empotées pour un sou, Huguette, Paulette et Lucette, trois jolies fleurs des villes, reviennent bras dessus, bras dessous, pour de nouvelles aventures ! Il suffit de baisser le nez pour les voir s'épanouir au bord du trottoir, pétales au vent.
Mais prenez garde où vous mettez les pieds ! Elles n'hésiteront pas à vous jeter leur Caddie à la figure si vous marchez sur leurs plates-bandes...
Leur humour est direct, sans concession mais toujours dans le mille !


Petits rappels : ici, encore ici, et encore là.

Ah, ces chères mamies, pardon, Mémés, aussi tendres et drôles que cash !
Et malgré leur grand âge, pas un semblant d'essoufflement pour cette série qui nous fait partager leur quotidien, leurs interrogations, leur perplexité, leur philosophie (de bistrot).

Bref, des Mémés toujours aussi drôles et alertes, une série qui n'a pas pris une ride !
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samedi 13 avril 2024

Vikings dans la brume - Tome 2 - Valhalla Akbar

4 de couv' :
Le chef Arnulf et son "armée" de vikings poursuivent leur raid dans des contrées froides et glacées en quête de butin, mais en pure perte ! Dernière chance avant leur retour, un petit village nommé Troulabbé, habité par des Chrétiens qui comptent bien leur résister... Avant d'autres raids, plus au sud, de mondes inconnus !

Petit rappel : ici.

C'est avec joie et bonheur que j'ai retrouvé cette pitoyable - mais ô combien attachante - troupe de guerriers.

En quête désespérée de butin à ramener triomphalement à la maison, à peine arrivés que les voici repartis vers de nouvelles contrées, totalement inconnues.
Un choc des cultures - et du climat - qu'ils ne seront pas prêts d'oublier !

Une très belle réussite que ce deuxième tome, vivement le troisième !
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jeudi 30 novembre 2023

La huitième couleur

4 de couv' :
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d'une tortue.
À Ankh-Morpok, l'une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.
Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins ; mission périlleuse et qui va les conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu'aux rebords du disque.
Car Deuxfleurs appartenait à l'espèce la plus redoutable qui soit : c'était un touriste...

Les librairies ont parfois en stock  des livres estampillés "ce livre vous est offert par votre libraire. Ne peut être vendu."

Ce livre m'a donc été offert il y a fort longtemps par un copain (de mon homme), qui travaillait à l'époque dans ce qui allait par la suite devenir ma librairie favorite.
Le livre a été imprimé en 2003, cela faisait donc pile 20 ans (et deux déménagements) qu'il attendait gentiment que je m'y intéresse.
Cette année encore, j'ai fait le challenge Booknode de l'année. L'un des thèmes est "lire un livre de Fantasy", et j'ai terminé par celui-là. Parce que oui, j'ai le second tome de "Justicière" des Archives de Roshar à lire, mais chaque tome faisant environ 800 pages, j'ai eu la flemme. Me reste aussi la dernière partie de la série de l'Assassin royal. 6 tomes. Et pas pressée de terminer cette série que j'ai tant aimée.

Je me suis donc (enfin !) rabattue sur ce livre de 266 pages, pastiche de Fantasy, même s'il est le premier tome de la série du Disque-Monde... sur 35. Me disant que je ne lirais que celui-là de toute façon.

Si je n'ai été guère emballée par le prologue, m'inquiétant ainsi de la suite, je n'ai pas pu décrocher du reste du livre.
Quelle épopée ! Vraiment, on sait d'où on part, mais le lecteur n'a aucune idée de là où les aventures de nos anti-héros vont l'emmener, pour notre plus grande hilarité.
Vous avez déjà fait ces rêves étranges où vous passez d'un endroit ou d'un situation à l'autre avec plus ou moins de lien entre eux ? Ben c'est ça. C'est jubilatoire, on se laisse porter, pire, on n'a qu'une envie, se laisser porter justement, jusqu'au bout de l'histoire. Qui semble ne jamais s'arrêter.
Mention spéciale à la scène où notre pitoyable magicien, pour se sortir d'un danger, arrive sur un autre, puis un autre, puis un autre... Avec une sorte de fatalisme de loser absolument jubilatoire (pour le lecteur).

Je n'exclue donc pas de lire quelques autres tomes de la série...
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mercredi 29 novembre 2023

Heurs et malheurs du sous-majordome Minor

4 de couv' :
Mal-aimé, méprisé, mais bien décidé à forcer son destin, le jeune et délicat Lucien Minor, dit Lucy, quitte sans regret sa bourgade natale pour aller prendre l'improbable poste de sous-majordome au château von Aux, lugubre forteresse sise au coeur d'un massif alpin.
Très peu sollicité, Lucy a tout le loisir de découvrir que ces lieux inquiétants, en apparence inhabités, recèlent les plus noirs secrets, et de faire la connaissance d'une population locale haute en couleur : voleurs invétérés, fous à lier, aristocrates dépravés, mais surtout Klara, dont il tombe, à ses risques et périls, éperdument amoureux.
Commence alors un conte grinçant dont les protagonistes incarnent une étrange humanité, toute pétrie de mensonges, de désirs malins et de perversité.

De tous les romans de Patrick deWitt, je crois que celui-ci est mon préféré.

La narration, le découpage des chapitres, la situation, les personnages, tout cela fait penser à un conte. Un conte pour adultes cela dit, à ne surtout pas lire à vos enfants (ou vous serez très embarrassés sur le passage de la salle de bal).

C'est drôle, original, inventif, étrange voire inquiétant et comme souvent avec cet auteur, un peu absurde aussi. Une vraie bouffée d'air frais.
Mention spéciale au traducteur, en particulier pour le titre, rien que pour le mot "heurs", tellement rarement utilisé de nos jours !

Le personnage principal est un tout jeune homme de 17 ans qui démarre dans la vie comme on part à l'aventure, et s'attire toutes sortes de problèmes, le plus souvent malgré lui, parfois à cause de ses mensonges (mention spéciale à une scène du début avant le démarrage du train).

Un de mes préférés de cette année, voire le préféré tellement il m'a enthousiasmée !
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samedi 21 octobre 2023

Samuel Titmarsh et le grand diamant des Hoggarty

4 de couv' :
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne.
Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satiremorale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.


Ce livre est en effet une peinture au vitriol d'une certaine classe sociale de l'époque victorienne où tout n'est qu'apparence et vanité. Notre héros, sorte de Candide britannique du XIXe siècle, trop honnête pour ce milieu va d'enchantements en déconvenues nimbé d'une certaine perplexité sur ce qu'il ne saisit pas (du moins, pas tout de suite).

Et je suis sûre que ce portrait ne se limite pas à la société victorienne, et sera hélas toujours d'actualité quelque soit le pays ou l'époque. Un roman qui restera toujours d'actualité en somme.

Très bien écrit, très bon rendu d'une certaine société tellement imbue d'elle-même et engoncée dans ses a priori de classe qu'elle en devient sa propre victime et de ceux qui en profitent, un bon roman à découvrir !
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