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vendredi 26 juin 2026

Cucul

4 de couv' :
Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne des romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.
Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis suur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...


Je ne sais plus trop comment j'ai entendu parler de ce roman : suggestion Booknode, Vendredi Lecture, Médiathèque de Brest ? Toujours est-il que le titre, puis le sujet, m'ont interpelée.
J'ai fini par l'emprunter ce week-end à la bibliothèque.

Si je n'ai rien trouvé de particulier à l'écriture et que j'ai trouvé le démarrage assez commun malgré le sujet, je dois avouer que ce roman m'a assez (agréablement) surprise.

Je m'attendais à une histoire distrayante, sans prise de tête, mais je ne m'attendais pas à autant de réflexions intéressantes sur la dark romance (que je boycotte par principe, en plus du fait que ça ne m'intéresse pas), la place de la femme dans la société, le quotidien des femmes - occidentales - de nos jours.

Certaines situations sont franchement drôle, l'héroïne est le type même de personnage déjanté que j'adore (mignonne mais sans plus, qui ne fait pas de chichis, maladroite au possible avec un sale caractère. Ah ben moi en fait).

Bref, un bon moment de lecture, qui nous amène à d'intéressantes réflexions sur de nombreux sujets.
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mercredi 27 mai 2026

Palmer dans le rouge

4 de couv' :
- Ange, il me semble que tu connaissais un détective privé...
- J'en ai croisé un en Corse, mais je ne le vous conseille pas : il posait trop de questions.

Je ne connaissais pas du tout cette série de bandes dessinées avant d'apprendre que Manu Larcenet a sorti ce tome. Inutile de rappeler à quel point je suis fan.

Nous avons un copaiin vignoble dans le bordelais et je dois dire que je me suis souvent demandé ce qu'il pense(rait) de cette bande dessinée.

Pour ma part, j'ai adoré. L'histoire et les personnages, les situations, les jeux de mots sont jubilatoires (mention spéciale à la retransmission radiophonique d'un match de foot, pour ma plus grande hilarité). J'ai souvent éclaté de rire.

Il faudra que je lise un autre tome de la série à titre de comparaison, mais pour moi ce fut un sans faute !
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dimanche 30 novembre 2025

Échec au destin

4 de couv' :
Quand la seconde épouse du souverain de Magens est retrouvée morte au pied de son balcon, la couronne vacille. Le drame fragilise une succession à haut risque dans ce royaume occitan qui doit sa survie à la protection de Rome.
Établir les circonstances du décès est une priorité car l'hérésie d'un suicide viendrait délégitimer le pouvoir du monarque. D'autant que les deux successeurs potentiels doivent à présent compter sur les ambitions de leur demi-frère, un temps éloigné de la cour pour devenir cardinal et à qui le roi confie l'enquête. Armé du plus puissanr des allés - le confessionnal -, le jeune prélat est rapidement plongé au coeur d'intrigues de palais, de luttes fratricides, d'insidieux antagonismes entre les pouvoirs spirituel et terrestre. Et le diabolique échec au roi de se transformer en un surprenant échec au destin.

Décidément, les romans de luis Llach se suivent et ne se ressemblent pas... pour le plus grand plaisir de la lectrice que je suis !

Nous voici donc dans un polar moyenâgeux se déroulant dans un royaume imaginaire. Polar très bien ficelé et très bien pensé, soit dit en passant.

Un polar avec la patte de Lluis Llach, et toujours son humour, subtil.

Personnellement, j'ai lu la plus grande partie du début du livre comme une fable ou un conte pour adultes. Je ne sais si c'était voulu par l'auteur ou si j'étais juste en avance sous l'influence de l'esprit de Noël, mais cela était drôlement plaisant.

Tout dans ce roman m'a plu, que ce soit les intrigues de cour, les descriptions, la variété de personnage;

Une fois de plus, une belle réussite !
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dimanche 16 novembre 2025

Obsolète

4 de couv' :
La femme, un produit sans grand avenir ?
2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l'humanité s'est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout recyclage.
Y compris celui des femmes.

Afin d'enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.
L'heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête. Mais qu'en sera-t-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n'est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n'est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées...

Convoquant tout autant le roman d'anticipation que la littérature de suspense, Sophie Loubière nous offre une plongée fascinante et terrifiante dans un monde rétrofuturiste visionnaire. Une oeuvre totale par une grande voix du roman noir français.


Une vraie réussite que ce roman. Aussi bien roman d'anticipation que polar (encore que la partie strictement polar démarre vraiment sur la dernière partie), il nous amène à de vraies réflexions sur notre mode de vie actuel et l'urgence de protéger la planète -... de nous-mêmes - et la place des femmes dans la société, quelle que soit l'époque. Et par ricochet, la place des hommes dans la société, qui finalement ne va pas tant que ça de soit. 

Et ceci sans militantisme exacerbé voire lourdingue. Ces sujets tiennent visiblement à coeur l'autrice, qui les déploient et les défend avec grâce, subtilité et intelligence, le tout dans une écriture, que dis-je, une langue parfaite.

L'histoire est aussi intelligente, bien construite qu'inventive et parfaitement équilibrée.
Le monde futur que l'autrice a créé est admirablement bien pensé, imaginatif et cohérent. Les personnages aussi sont bien pensé et forment une société, des familles que l'on prendrait plaisir à connaître. Tout est fait pour que leur monde soit au plus près d'un monde idyllique, mais aucun ne croit qu'il l'est. Le simple fait qu'une femme ayant atteinte les cinquante ans doive se retirer du monde entraîne des bouleversements pour chacun et si ce concept même semble dur pour les lecteurs, il l'est dans le roman autant pour les hommes que les femmes.

Sur la partie polar, rien à redire tellement cela semble (tristement) logique...

Sur l'histoire je n'en dirai pas plus, car il faut vraiment lire ce livre pour l'apprécier pleinement.

Oui, décidément, une belle réussite.
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vendredi 17 octobre 2025

Holly

2 de couv' :
Dans une jolie maison victorienne d'une petite ville du Midwest, Emily et Rodney Harris, anciens professeurs d'université, mènent une vie de retraités actifs. Malgré leur grand âge, les années semblent n'avoir pas de prise sur eux.
À quelques pas de leur demeure, on a retrouvé le vélo de Bonnie Dahl, récemment disparue. Elle n'est pas la première à se volatiliser dans ce périmètre. Chose étrange : à chaque fois, il s'agit de jeunes gens.
Quels secrets inavouables cachent les murs tapissés de livres des époux Harris ?
Sur l'insistance de la mère de Bonnie, Holly Gibney accepte de reprendre du service. Elle est loin d'imaginer ce qui l'attend : une plongée dans la folie humaine, là où l'épouvante n'a pas de limite.

En partie en raison d'un challenge Booknode et en partie aussi et surtout parce que j'en avais envie, je voulais lire un Stephen King ce mois-ci. J'ai donc opté pour celui-ci, disponible dans ma bibliothèque de quartier.
Je pensais qu'il s'agissait d'un tome à part de la série "Mr Mercedes" où on y retrouvait un des personnages de la série mais c'est au bout de la trentième page que je me suis rendue compte qu'il s'agissait du troisième tome d'un autre série, qui fait suite à celle de "Mr Mercedes". Tant pis...

Cela n'a d'ailleurs pas été dérangeant, l'auteur en disant suffisamment des deux tomes précédents pour qu'on s'y retrouve, et assez peu pour donner envie de les lire sans rien gâcher.

Si l'histoire en elle-même est assez horrible - et tout le long du roman, on continue d'apprendre petit à petit les dessous de l'histoire, jusqu'à l'écoeurement - il n'y a rien de fantastique ici.
C'est un bon polar, à la fois à la Columbo et à la Stephen King.
A la Columbo car comme dans la série, on sait dès le début le nom des coupables. Mais ce n'est qu'au cours de la lecture qu'on en connaît les motivations réelles. Horribles, qui sont distillées en procurant un certain malaise - à la Stephen King, donc - et absurdes.

Ce roman reprend la trame classique des polars comme je les aime : une évolution lente, patiente, le portrait psychologique du personnage central, une certaine ambiance. Mais avec la patte de Stephen King, qui confirme son talent d'écrivain, et maintenant d'écrivain de polars.

Une assez belle réussite pour la grande lectrice de polars que je suis.
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samedi 6 septembre 2025

Le disparu de Larvik

4 de couv' :
Sofie Lund emménage avec sa fille dans une maison récemment héritée de son grand-père. Elle s'attache d'abord à effacer toute trace de celui-ci, tant ses souvenirs sont douloureux, mais, dans la cave, elle découvre un vieux coffre-fort fixé au sol par des boulons. Avec l'aide de sa voisine Line, la fille de l'inspecteur William Wisting, Sofie parvient à l'ouvrir. Ce qui se cache à l'intérieur la terrifie et permet à Wisting de rouvrir une affaire qui depuis longtemps le tourmente... Mais pour suivre cette piste, il devra affronter les réticences de sa hiérarchie et, plus que jamais, s'en remettre à son instinct de flic.


Livre offert par mon homme à sa sortie en poche (il y a quatre ans...) !

Et un bon choix, car j'ai vraiment bien aimé ce livre et cette enquête.

Ce roman est - je suppose - le plus proche de ce qu'est réellement une enquête policière, car y est bien détaillé le travail minutieux de l'étude d'un dossier. Certains y trouveront des longueurs et je peux les comprendre même si ça ne m'a pas gênée. 

Est intéressant le parallèle de l'enquête avec la vie privée de l'inspecteur, ou plutôt celle de sa fille, puisqu'elle est le lien involontaire avec un indice qui va relancer l'enquête sur laquelle lui et son équipe sont dans l'impasse depuis des mois.

Livre - et visiblement série - bien sympathique.
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dimanche 31 août 2025

Siglo

4 de couv' :
À Siglufjördur, "Siglo" pour les intimes, un drame vient troubler la vie pourtant si paisible de ce petit port de pêche du nord de l'Islande. Ari Thor, l'inspecteur, l'inspecteur de la police locale, est appelé au beau milieu de la nuit. Le corps d'une adolescente a été retrouvé gisant dans la rue pricipale. Suicide par défenestration ? Meurtre ? Très vite l'enquête se complique et le temps presse : on annonce une tempête de neige qui pourrait paralyser toute la ville.


Ce livre m'a été offert par mon homme... il y a 4 ans (oui, je suis très en retard sur mes lectures). Il l'a choisi sur les conseils de la libraire du rayon polar de ma librairie préférée qui a fait ce qu'elle a pu vu que s'il savait que j'aime lire des polars, il ne se rappelait pas ce que j'avais déjà lu (et ce n'est pas faute de lui envoyé de multiples fois un lien vers ce blog, mais bon bref passons).

Nous voici donc avec le dernier tome en date d'une série dont je n'avais rien lu jusqu'ici... Mais ce ne fut pas dérangeant au final.

Ce polar est assez classique et s'il ne se démarque pas du lot, je dois reconnaître que j''ai beaucoup aimé l'histoire et la façon de mettre en place l'évolution de l'enquête. Enquête qui prend un tour inattendu suite à un imprévu, mais je ne peux guère en dire plus sans divulgâcher la fin.

Chouette polar, je vais très certainement reprendre la série à son début.
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dimanche 3 novembre 2024

Une famille presque normale

4 de couv' :
Une famille suédoise tout ce qu'il y a de normal; ces Sandell...
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n'oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normal en apparence, du moins, comme toutes les familles qu'un meurtre sordide s'apprête à faire basculer dans l'horreur...

Très bon polar, avec une approche assez originale puisque tout est vu depuis le point de vue de cette famille et non par le point de vue extérieur d'un enquêteur.

Chaque partie du livre est consacrée à l'un des membre de la famille et la façon dont il ou elle vit cette histoire (le père, la fille, la mère).
Chaque version, similaire aux autres, est cependant suffisamment différente des autres pour ne pas donner une impression de répétition barbante. D'abord parce que leurs perceptions et leurs personnalités sont totalement différentes, ensuite parce que cela induit qu'ils n'ont pas vécu certains évènements commun de la même manière, avec la même perception.

Et ce n'est qu'à la toute fin que l'on sait enfin qui a commis le meurtre.

Je dois reconnaître que j'ai eu du mal à lâcher ce livre, très bien construit, cohérent, sans fausse note, assez agréable à lire.

Un très bon premier roman.
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dimanche 14 juillet 2024

Billy Summers

4 de couv' :
Vétéran décoré de la guerre d'Irak, meilleur tireur d'élite au monde, Billy Summers est le plus habile des tueurs à gages. Cependant, il n'accepte ses missions que si la cible mérite de mourir. Avant de prendre définitivement sa retraite pour se consacrer à l'écriture, il doit effectuer un dernier contrat. Mais les choses tournent mal.

Je suis un peu dubitative au sujet de ce roman. J'ai l'impression d'une rencontre qui ne s'est pas faite et suis donc un peu déçue.

L'écriture, déjà : d'habitude avec les romans de Stephen King, je suis happée dès la première phrase mais là, rien. Pas d'étincelle, de sensation d'immersion immédiate.

J'ai eu un peu de mal avec le déroulé du livre. Si je reconnais la très grande originalité du récit, car au fil du roman le personnage central se retrouve dans des situations très différentes les unes des autres, je n'ai hélas pas accroché. 
Même si je reconnais cette qualité-là de l'auteur de ne pas s'être contenté de l'histoire de la dernière mission d'un tueur à gages qui tourne mal, j'ai eu l'impression de plusieurs histoires mises bout a-à bout et certes plutôt bien assemblées, mais rien à faire, je n'ai pas réussi à accrocher.

J'ai trouvé les personnages, excepté Billy Summers, plus abouti, trop convenus ou caricaturaux, ou tombant comme des cheveux sur la soupe. Le personnage féminin est lui d'une grande intelligence, comme si tous les auteurs ou scénaristes des Etats-Unis  devaient absolument en mettre un à chaque histoire. Si ce pays regorge à ce point de génies, il faudra m'expliquer l'élection (passée et visiblement hélas future)de Trump à la présidence des USA...

J'ai bien aimé les clins d'oeil à Shining qui sera la (plus que légère) touche de fantastique de ce roman, même si je l'ai trouvée là aussi un peu décalée par rapport au reste du roman. Mais j'aime assez que les auteurs se permettent ce genre de familiarité et complicité avec les lecteurs.

Sentiment mitigé donc, mais je pense que nombre de lecteurs y trouveront leur compte. Ce qui est déjà le cas, vu le succès du roman, adapté en film.
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mardi 16 avril 2024

Le jour où Kennedy n'est pas mort

4 de couv' :
C'est l'une des histoires les plus connues au monde - et l'une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quandsoudain...
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean Boyd, dans des circonstances inexpliquées.
Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s'est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un milieu aussi dangereux que complexe : le coeur sombre de la politique américaine.

Difficile pour un auteur de se lancer dans une sorte d'uchronie... Et désolée de le dire, je l'ai trouvé plutôt ratée.
Si le but est de décrire l'Amérique de cette époque si Kennedy n'avait pas été assassinée, oui, d'accord, mais sinon, cet aspect ne présente guère d'intérêt pour l'histoire finalement.

On se demande certes dès le début à quoi est dû le fait que, contre toute logique historique, l'assassinat n'a pas eu lieu. Et en effet on a la réponse en toute fin du roman et je n'en dirai évidemment pas plus.

Mais cette lecture ne m'a guère enthousiasmée : on nous accroche avec l'enquête - d'un journaliste - qui a priori n'a pas lieu d'être, il trouve des indices plus ou moins improbables et ses atermoiements personnels m'ont plus d'une fois donné envie de le baffer.

Rien à dire sur l'écriture (encore que j'aurais préféré une autre traduction du titre dont l'original est "three bullets"), mais l'enquête ne m'a guère passionnée. Sans compter le portrait au vitriol de Kennedy qui le fait nettement dégringoler de son piédestal, déjà bien branlant par ce que l'on sait de lui de nos jours. L'auteur s'est évertué à rendre ce que cela pouvait donner au quotidien, et concernant ce qui est dit du patriarche de la famille, s'il est sans concession à son sujet, il est vrai qu'il est difficile de faire autrement.

Donc impression en demi-teinte en ce qui me concerne, il y a décidément trop de livres en rapport avec la mort de Kennedy sur le marché. Et si d'habitude je tombe plutôt bien (ici et ici par exemple), là, bof...
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jeudi 15 février 2024

Panique en Armorique

4 de couv' :
Finistère sud. Une nuit épaisse de novembre, un incendie criminel détruit un élevage de poulets en batterie. Quand l'attentat est revendiqué par des militants déjantés de la cause animale, l'enquête revient au (charmant) capitaine Chauvigny.
Non loin, la commissaire retraitée Lola Jost et sa meilleure amie, la jeune strip-teaseuse américaine Ingrid Diesel, sont en vacances. Intrigué par les évènements, et histoire de s'occuper un peu, le duo décide de jouer les détectives sous le nez des gendarmes.
Mais très vite la tension monte : leP-DG de Poulets Dorés est retrouvé mort, pendu par les pieds et électrocuté comme ses volailles...

J'ai eu un peu de mal à démarrer sur ce nouveau tome des aventures de Lola Jost et Ingrid Diesel.
Déjà parce que ce que j'ai toujours aimé dans cette série est le Paris de carte postale et que cette fois, l'histoire se passe dans le Finistère sud. C'est sympa et devrait me flatter mais en ce qui me concerne, zéro dépaysement.
Ensuite parce que je n'aime ni le titre, ni la couverture, tellement différents de l'esprit des autres tomes...

J'ai donc eu du mal au démarrage, au point de laisser le livre de côté pendant une semaine. Puis je l'ai repris dimanche dernier. Et n'ai pu finalement le lâcher que vers 2h00 du matin.

Si ce n'est pas mon tome préféré, je dois avouer qu'il m'a bien divertie et qu'on ne comprend vraiment l'intrigue qu'à la toute fin.

Sentiments mitigés donc, mais finalement relativement positif.
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vendredi 26 janvier 2024

La fille du train

4 de couv' :
Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8h04 le matin, le 17h56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il la trompe, avant qu'il la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe-t-il ?Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...


Ce livre m'a été prêté par ma mère, qui lui a été prêté par un de mes oncles. J'ai l'habitude de prêter mes livres à ma mère, mais si en plus elle commence à me refourguer ceux de toute la famille, pourquoi ai-je donc un abonnement à la bibliothèque ? Et je ne vous parle même pas des boutures de plantes de toutes sortes...

Ce roman, j'en avais évidemment beaucoup entendu parler à sa sortie. Et comme pour tout livre qui connaît un énorme engouement, je ne me suis pas précipitée dessus, de crainte d'être déçue. Là pour le coup, j'ai bien dû le lire.

La façon d'aborder l'histoire me plaisait bien, mais je dois reconnaître que j'ai été assez - agréablement - surprise de son déroulement, et par ses personnages, que l'on apprend à découvrir au fil des pages. 
C'est probablement plus cela qui en a fait le succès que l'histoire en elle-même finalement car une fois arrivée à la fin et le coupable confondu, j'ai trouvé que c'était finalement assez banal. Façon puzzle reconstitué patiemment.

L'intérêt réside davantage dans le fait qu'il s'agit d'un roman choral : Rachel, Megan, et une autre femme dont je ne dirai rien car tout le début du roman se fait à deux voix. Celle de Rachel et de ce personnage se fait dans le présent. Celle de Megan, dans un passé relativement proche, éclairant ainsi les petites zones d'ombres, les questions que se pose Rachel et l'entourage de Megan.

Par ce biais, l'autrice non seulement explore la psychologie humaine mais aussi démontre ce que l'on laisse à voir de soi n'est rien à côté de ce qu'on est vraiment, de ce qui se passe vraiment dans nos vies. Au présent comme au passé.

On a ici trois voix de femmes, et donc un point de vue quasi exclusivement féminin de cette histoire. Je dis quasi car finalement l'autrice, par les interactions que ses personnages ont avec les hommes qui les entoure, réussit quand même à faire ressortir les opinions et sentiments de ces hommes.

Je trouve que ceux-ci n'ont pas forcément le beau rôle dans l'histoire, mais finalement les personnages féminins ne sont guère plus reluisants non plus.

Je ne peux pas m'empêcher de comparer de comparer ce livre à ceux de Mary Higgins Clark. C'est très féminin, très "on ne sait pas à qui faire confiance" et on ne sait très vite plus quoi penser des personnages de l'histoire, en particulier les hommes. A la différence près que les personnages féminins ne sont pas des "wonder woman" du travail en puissance, ce qui les rend plus réalistes, plus humaines aussi...

Un bon polar, efficace, je comprend l'engouement qu'il a suscité.
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vendredi 15 septembre 2023

Le livre du roi

4 de couv':
Le Livre du roi est un trésor pour lequel certains sont prêts à voler, et même à tuer. En 1955 à Copenhague, un étudiant se lie d'amitié avec un étrange professeur, passionné de sagas islandaises... ancien propriétaire du fameux manuscrit. Désireux de récupérer ce bien inestimable, ils se lancent dans un quête effrénée à travers l'Europe. Ils vont vivre une aventure qui marquera leur vie à jamais.


Pour être tout à fait honnête, j'avais acheté ce livre à cause de l'auteur et pas spécialement pour le sujet, bien que tout roman qui a les livres pour thème central m'attire inévitablement.

Comme beaucoup de lecteurs français, j'ai eu un peu de mal au démarrage. Si débarquer à Copenhague et découvrir cette ville avec le narrateur, m'a plu d'emblée, les multiples références littéraires, passé le premier intérêt, m'ont un peu rebutée.
Beaucoup de références à des classiques islandais, beaucoup de noms d'auteurs inconnus, sur des périodes multiples et variées (dont un hommage en passant au propre père de l'auteur), sont trop de données à assimiler en même temps pour la lectrice françaises que je suis. Mention spéciale cependant aux notes en fin de livre sur les auteurs islandais.
Je dois reconnaître qu'au bout d'un moment, je n'ai fait que survoler toutes ces références finissant hélas par m'en désintéresser.

Mais pas découragée. Je suis partie du principe que ce roman, était écrit par un islandais et donc en premier lieu pour les islandais qui eux doivent se délecter, avec bonheur et fierté, de toutes ces références littéraires. D'autant qu'à l'époque où se déroule ce roman, les originaux de ces monuments de la littérature islandaise se trouvaient à Copenhague et non dans leur pays.

Passé ces premiers chapitres, l'action commence enfin,  et une fois lancée, il m'était difficile de décrocher des aventures des personnages principaux, Indiana Jones de la littérature à la poursuite du trésor littéraire de leur pays.

Donc ne pas se décourager par le début, persister car s'il est parfois inégal, ce roman reste un bon Arnaldur Indridason (et quel bonheur de lire un polar où les personnages se débrouillent seuls, sans informatique, portable ou GPS pour résoudre les énigmes ou se sortir d'affaire !).
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mercredi 16 août 2023

Les femmes de la Principal

4 de couv' :
Lorsqu'en 1893 le phylloxéra s'abat sur les vignes catalanes, Maria a vingt ans et, pour son malheur, quatre frères. L'avenir de la famille se jouera désormais à Barcelone, où le patriarche a commencé d'établir ses fils. Nulle place pour une fille dans ce plan : Maria restera au village pour porter haut les couleurs de la famille, condamnée à dépérir auprès des ceps infectés. Pour prix du sacrifice, lui reviendra en héritage l'intégralité du domaine - sa somptueuse bâtisse, la Principal, ses dépendances et d'innombrables arpents de vignes -, qu'avec une intelligence et une opiniâtreté sans égales elle parviendra, contre toute attente, à faire prospérer. Comme après elle sa fille, puis sa petite fille.
Courant sur plus d'un siècle, Les femmes de la Principal est une saga familiale pleine de secrets et de passions dominée par trois femmes fières, excentriques et inoubliables.


Si vous pensez lire seulement une saga familiale, passez votre chemin. Car d'accord, c'est le cas, mais bien plus survolé que ce qui est promis en quatrième de couverture.
La façon dont les femmes de la famille vont prendre en charge et faire prospérer la propriété familiale est certes évoquée régulièrement dans le roman, mais pas en profondeur. Qui plus est pas forcément de façon chronologique, en particulier au début.

D'autant plus que le vrai fond de l'histoire est une enquête policière qui va prendre petit à petit le pas sur le reste. Avec un certain équilibre cependant.

Une histoire prenante, servie par une plume magnifique, un humour certain (mention spéciale à la scène chez le notaire), une imagination foisonnante. Bref, si ce n'est pas mon préféré, un très bon Lluis Llach !
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mardi 30 mai 2023

Crime prémédité, vampire recherché

4 de couv' :
"SAUVEZ-MOI !"
C'étaient les dernières paroles que l'agent Loan, un vampire ô combien séduisant, et accessoirement mon ancien tuteur à l'Agence, m'avait adressés.
À moi, Esther Parmentier, sorcière sans pouvoir et toujours stagiaire !
Puis il avait disparu.
Malgré la neige qui tombait dru et les Créatures déchaînées à ma poursuite, je me lançai sur sa piste.

Décidément, je suis devenue accro à cette série (et ce dès le premier tome), à mon grand désespoir car ce troisième tome est aussi le dernier.

On retrouve avec bonheur les différents protagonistes et leurs failles, maladresses, ou caractère de cochon (ce qui est disséminé entre chaque personnages est dangereusement -pour elle- concentrée dans notre héroïne), l'humour de l'autrice, son style inimitable. Elle s'est amusée à écrire chaque histoire, et nous de la lire.

Je comprends cependant que ce soit le dernier tome, avec une série, on tourne vite en rond et on prend le risque de ne pas se renouveler, donc de décevoir les lecteurs au bout d'un moment. Je pense que l'autrice a fait le bon choix, d'autant qu'en tant qu'autrice, elle a sûrement envie d'aller vers d'autres horizons.

Elle a écrit d'autres romans que cette série, je vais sûrement me laisser tenter !
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mercredi 3 mai 2023

Trafic sanglant, vampires sur les dents

4 de couv' :
Moi, Esther Parmentier, sorcière stagiaire au service de l'Agence, j'étais sur les dents... L'agent Loan, le plus séduisant vampire que la Terre ait jamais porté, daignait faire son retour.
Après s'être évaporé sans même un au revoir dès que notre précédente enquête avait été résolue !
Et il avait besoin de mes compétences pour dénoncer un sombre trafic au sein de la communauté vampirique ?
Eh bien, ça n'allait pas se passer comme ça ! D'autant qu'un nouvel agent très intrigant, Wolfang Strøm, venait de rejoindre notre équipe...


J'avais tellement aimé le premier tome qu'en commençant celui-ci je craignais d'être un peu déçue. Déjà, parce qu'il n'y a plus la découverte du monde, de l'agence et des personnages, ensuite parce qu'on peut parfois être déçu d'une série quand elle commence de façon aussi flamboyante que celle-ci.

Passé cet a priori, j'ai été vite rassurée : l'écriture et le ton du roman sont toujours aussi bons, on a de nouveaux personnages, et on continue d'en apprendre plus sur les mondes dont sont issues les créatures... En particulier l'agent Loan (révélations en fin de tome !).
Et fermé ce tome, on se rend compte qu'on en a encore beaucoup à apprendre, sans compter, à la toute dernière ligne, l'accroche vers le tome suivant (il y a un seul exemplaire dans le réseau des médiathèques de Brest et nous sommes deux à l'avoir réservé. Grmpff).

Bref, encore une fois, une belle réussite !
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samedi 29 avril 2023

Cadavre haché vampire fâché


4 de couv' :
J'étais à peine recrutée par l'agence comme sorcière stagiaire que je devais faire équipe avec l'agent Loan.
L'agent Loan... Un vampire séduisant et méprisant qui me prenait pour une quiche. Pourtant, son enquête sur les disparitions d'adolescents n'avançait pas d'un pouce. J'allais lui montrer, moi, Esther Parmentier, qu'une stagiaire valait autant qu'un agent recruté !


Je ne sais plus comment j'ai entendu parlé de ce roman jeunesse. Peut-être par VendrediLecture, probablement par Booknode, où je participe au challenge lecture 2023 ("lisez un livre avec une créature imaginaire (sorcière, loup-garou...)". Là, pour le coup, j'ai toute la panoplie complète dans ce roman, goules incluses).
Toujours est-il que j'ai adoré le lire, une vraie bouffée de fraîcheur hilarante pendant mes vacances ! Tout ce dont j'avais besoin ((et vous n'avez pas fini d'en bouffer, du Parmentier, j'ai déjà réservé le tome 2).

On retrouve ici tous les ingrédients d'une série pour ado : une anti-héroïne un peu seule (gauche, ronde, complexée et surtout incroyablement spontanée, laquelle spontanéité est lourdement aggravée d'un caractère de cochon façon pieds dans le plat, pour notre plus grande hilarité), une organisation secrète, que nous découvrons avec elle, une pincée de fantastique et un groupe de bras cassés auprès desquels elle fera ses preuves et en fera sa bande de potes, une aventure sans temps morts.

Recette maintes et maintes fois utilisée, certes, mais ici drôlement bien aboutie et bien écrite.
J'ai totalement et immédiatement adhéré à l'humour de l'autrice (comme je l'ai souvent dit ici, "l'humour à la c**, c'est mon rayon"), certaines scènes me faisant penser à un manga.
S'agissant d'un roman jeunesse, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en dehors du résumé, dont j'y suis allée sans a priori et j'en ressors ravie !

Et en dehors de l'humour et du côté fantastique qui m'ont séduit (grande fan de Buffy je suis, ça aide), je dois reconnaître que l'intrigue se tient parfaitement, et qu'elle prend de l'étoffe tout au long du livre avec un dénouement parfaitement bien amené. Si le lecteur est un peu, comme la narratrice, en mode "découverte" au début, l'autrice réussit à lui faire découvrir et intégrer le monde qu'elle a créé.

Hâte de lire la suite (à propos, dès que j'ai fini le deuxième tome, je réserve le troisième) !
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jeudi 27 avril 2023

Terminus Malaussène - Le cas Malaussène tome 2


4 de couv' :
Je ne savais pas que les enfants avaient failli se faire tuer dans le volume précédent.
Quand j'ai appris que c'était Pépère qui avait fait le coup, j'ai pigé un truc : qui ne connaît pas Pépère ne sait pas de quoi l'être humain est capable.


En préambule, petits rappels ici et ici.

Ceci est donc l'opus final de la série d'aventures de la famille la plus improbable de la littérature française.

Et quel final ! Quelle maestria !

Je l'ai lu quasi d'une traite dans la même journée, et je suis allée de surprises en surprises, d'éclats de rires en éclats de rires, de révélations en révélations, de rebondissements en rebondissements. Et cette langue, que seul Daniel Pennac sait manier aussi admirablement, est un pur délice !

Si j'ai deviné assez vite qui est le fameux Pépère - et j'ai été ravie de poursuivre la lecture jusqu'à la toute fin pour en avoir confirmation - je n'en avais pas deviné tous les aspects de sa personne, ni son identité...

Le tout émaillé, avec humour, de rappels des tomes précédents, titres à l'appui, des personnages eux-mêmes.

Bref, cet ultime tome est à la série ce que le bouquet final est à un feu d'artifice : le point culminant d'une véritable réussite !

" En deux mille et quelques pages, ils m'auront tout fait "
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dimanche 12 février 2023

Le carnaval des ombres


4 de couv' :
1958. Un cirque ambulant, avec son lot d'attractions et de bizarreries, vient de planter son chapiteau dans la petite ville de Seneca Falls, dans le Kansas. Sous les regards émerveillés des enfants et des adultes, la troupe déploie un spectacle fait d'enchantements et d'illusions. Mais l'amosphère magique est troublée par une découverte macabre : sous le carrousel gît le corps d'un inconnu, présentant d'étranges tatouages, des points presque invisibles. Arrivé sur les lieux, l'agent spécial du FBI Michael Travis se heurte à une énigme qui tient en échec ses talents d'enquêteur. Les membres du cirque, dirigés par le mystérieux Edgar Doyle, ne sont guère enclins à livrer leurs secrets. On parle de magie, de conspiration. Mais l'affaire va bientôt prendre un tour tout à fait inattendu.

Je ne peux pas dire que ce roman fait partie de mes préférés de cet auteur. Je l'ai trouvé assez inégal.

La première partie semble centrée, comme souvent avec Ellory, sur le passé du personnage central et le lien avec le présent. Et cette partie s'appuie essentiellement sur son portrait psychologique, très troublant, au point qu'on frise parfois la folie, voire le fantastique façon Stephen King, mais pas aussi bien.
La seconde partie est plus sur l'enquête en elle-même, qui est menée de façon brouillonne et en quelque sorte "sous influence" (je n'en dirai pas plus), mais évolue suffisamment habilement pour qu'on finisse par se demander quelle est la véritable influence exercée sur l'enquêteur. Et pourquoi, ce qu'on ne saura qu'à la toute fin.

J'ai trouvé pas mal de longueurs dans ce roman (765 pages), surtout dans les dialogues, même si je comprends que ceux-ci soient nécessaires pour cette aspect d'influence d'un personnage sur un autre. Mais ces parties-là ne m'ont guère enthousiasmée, pour ne pas dire lassée.

Si le personnage central trouve finalement toutes les réponses à ses questions, y compris celles qu'il ne s'est jamais posées, je trouve que l'histoire reste assez classique, y compris dans les thèmes abordés.

Petite déception, donc.
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vendredi 15 juillet 2022

Meurtre au village


4 de couv' :
De vieilles dames oisives peuvent-elles se convertir en détectives amateurs ? C'est ce que pensent Miss Stone - l'auteur se met directement en scène - et plusieurs de ses amies lorsque l'on découvre un matin de février lady Milicent morte dans son lit et que le médecin refuse le permis d'inhumer. Forte de l'expérience acquise au cours de sa carrière dans une agence de renseignements londonienne, Miss Stone part en campagne et découvre avec stupéfaction, au fur et à mesure qu'elle progresse dans l'entourage de la morte, qui s'amusait de son vivant au vilain petit jeu du chantage, des gens encombrés de quelques cadavres. Qui a clos la bouche venimeuse de lady Milicent avant qu'elle ne salisse une réputation apparemment sans tache ?
Le lecteur va de surprise en surprise jusqu'à la conclusion très inattendue.


Ce livre fait partie d'un lot de livres trouvé dans le grenier de mes parents à l'adolescence dont celui-ci.
Inutile de dire qu'à l'époque il a fait partie de mes lectures de routine de l'été, c'est donc avec bonheur que je me suis replongée dedans cette semaine.

Nous avons ici un polar à l'anglaise, digne des Agatha Christie, avec une forme d'humour anglais particulièrement marqué (notre narratrice peut parfois être franchement féroce même avec ses meilleures amies, qui le lui rendent bien. Je n'aimerais pas en faire partie...).

J'adore les histoires de village anglais où chacun a ses petits secrets, ou plutôt, ses placards remplis de cadavres et autres choses plus ou moins avouables. Rien ne me réjouit autant que cette apparente respectabilité un peu guindée qui craquèle, se fissure, pour finir en lambeaux !
Si la mentalité et l'attitude de certains personnages pourraient passer pour suranné, je n'en aime que plus ce type de romans. Et n'oublions pas que la présente édition date de 1961 et que nos personnages principaux sont surtout de charmantes et sémillantes retraitées.

Sur l'aspect polar, si notre narratrice mène elle-même l'enquête, elle doit quand même à un (gros) coup de pouce pour trouver la personne ayant commis le meurtre... et dont le mobile est finalement assez convenu (mais chut).

Et pour l'anecdote, toujours sur cette édition, j'ai eu la surprise de (re)constater foultitude de coquilles, fautes d'orthographe ou de conjugaison, sans compter deux paragraphes mélangés ! Autant cela peut m'agacer en temps normal, autant cela m'a plutôt amusée cette fois.

Bref, encore une agréable lecture d'été.
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