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vendredi 11 juillet 2025

L'emblème du croisé

4 de couv' :
La confession d'un ancien copain à l'agonie ravive chez Dave Robicheaux le souvenir d'une jeune femme, Ida Galveston, qui avait marqué sa jeunesse et celle de son demi-frère Jimmie. Pris de passion pour elle, Jimmie avait tenté, au péril de sa vie mais sans succès, de la soustraire à une clique de maquereaux. Ida avait alors disparu, probablement assassinée.
Décidés à rouvrir l'enquête, Dave et Jimmie se heurtent à des truands qui leur font comprendre qu'ils feraient mieux de se mêler de leurs affaires. Et derrière les hommes des basses oeuvres, il y a souvent des gens beaucoup plus respectables...


L'un des meilleurs Robicheaux de la série que j'ai lu jusqu'à présent. La qualité d'écriture est un vrai festin intellectuel et littéraire, je ne peux pas mieux dire. Moi qui ai du mal à lire ces derniers temps, je l'ai dévoré en moins d'une semaine, sachant que je ne suis pas encore en vacances...

Dave Robicheaux reste égal à lui-même, tourmenté par ses vieux démons, dont sa lutte perpétuelle contre l'alcoolisme (et pour aller mieux, il n'a pas choisi le métier le plus facile !) mais : il aperçoit une lueur au bout du tunnel... Et je n'en dirai pas plus.

Et au risque de me répéter, cette écriture, magnifique...
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samedi 15 février 2025

La proie

4 de couv' :
Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d'un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde. Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu'ils lâchent l'enquête.
À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l'ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Voeu pieux : par une belle journée d'août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service. La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contrecoeur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu'on lui ait jamais confiée. Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant...


Ce fut un véritable plaisir que de renouer avec une enquête de Griessel et Cupido, même plaisir qu'avec les premières enquêtes de la série.
Même si nos deux comparses ont - tout comme moi - vieilli, et que les nouvelles technologies sont passées par là (ce qui est intéressant pour moi et tout autre lecteur de ma génération et donc celle des personnages, c'est cette impression de vieillir ensemble),  et que l'espoir d'une nouvelle Afrique du Sud a fait place à une amère désillusion, l'un des thèmes centraux de ce roman, on retrouve l'excellente recette de l'auteur pour cette série de polar, recette qu'il arrive toujours à renouveler.
En y ajoutant un vieil ingrédient : quel bonheur ce fut pour moi de comprendre qui se cachait derrière l'identité de Daniel Darret !

Le fait que ce polar raconte deux histoires en parallèle qui, bien que très différentes, on se doute qu'elle vont se retrouver à la toute fin, ajoute à la tension.
D'autant qu'elles se jouent sur deux pays, l'Afrique du Sud et la France (Deon Meyer est un amoureux de Bordeaux et de la France et ça se voit) et donc deux continents, ce qui fait qu'on se demande avec bonheur, et sans doute aucun, comment l'auteur va retomber sur ces pattes (et nous avec).

Je vais me répéter, mais comme toujours Deon Meyer nous a concocté un scénario impeccable, parfaitement maîtrisé, les deux histoires en parallèle faisant mutuellement augmenter la tension jusqu'au dénouement,  haletant, où ce n'est quasiment qu'à la toute dernière page (hors épilogue) où on va savoir ce qui va arriver. Tirera ou ne tirera pas ?

Et surtout la question la plus importante, qui va tarauder Griessel tout au long de l'histoire : dira-t-elle oui ou non ? Son stress devient vite le nôtre tellement on s'est attaché au personnage ces dernières années, en lui souhaitant de connaître enfin le bonheur.

Pour connaître les réponses à ces questions, vous savez quoi faire...
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mercredi 29 janvier 2025

La femme au manteau bleu

4 de couv' : (attention, divulgâchage dès la première phrase !)
Le corps, soigneusement lavé à l'eau de Javel, d'une américaine experte en peinture de l'âge d'or hollandais a été abandonné sur un muret au panorama du col de Sir Lowry, à soixante kilomètres du Cap. Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade criminelle des Hawks, se demandent ce qu'elle était venue faire en Afrique du Sud. Personne, dans son entourage, ne semble au courant. Mais lorsqu'ils découvrent que son travail consistait à localiser des tableaux disparus, et qu'elle avait contacté un professeur d'histoire retraité ainsi qu'un détective privé, des pistes inattendues s'ouvrent à eux...


C'est avec bonheur que j'ai repris cette série de polars de Deon Meyer. Et avec un peu de perplexité aussi : habituellement, ses romans ne font pas moins de 350 pages (au moins), celui-ci n'en fait que 165 ! Un ovni de cette série en somme.

Mais exactement ce qu'il me fallait pour me replonger dans la série et me remettre en tête assez facilement le contexte, les personnages, l'ambiance. Juste ce qu'il me fallait pour cela (heureux hasard !).

Et aussi court que soit ce roman, voilà une enquête dense et bien menée, comme toujours.
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jeudi 26 décembre 2024

Justice de rue

4 de couv' :
Smokey Dalton retrouve dans un hôtel sordide celle qu'il considère comme sa nièce, la jeune Lacey, treize ans. Elle a été violée et battue. Dalton n'aura plus alors qu'un objectif en tête : démanteler un réseau de prostitution et d'esclavage qui sévit depuis des années...


Et voici le dernier tome de la série "Smokey Dalton" (ou du moins le dernier en date, sait-on jamais, l'autrice est peut-être en train de  nous concocter la suite... ?).

Cette enquête est pour Smokey la plus personnelle, où, oscillant entre devoir familial, colère vengeresse et besoin de justice, il lui faudra trouver la meilleure solution sans trébucher et tomber du mauvais côté. Et comme toujours, préserver sa couverture et celle de son fils adoptif.

Une enquête un peu différente des autres (bien qu'elles soient chacune uniques en leur genre), plus axée encore sur la famille qu'il s'est créée et les amis qui l'entourent. Une fin originale, peut-être un peu trop facile ? Une conclusion où pointe l'espoir.

Mais une très bonne enquête de ce cher Smokey.
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samedi 26 octobre 2024

Dernier tramway pour les Champs-Elysées

4 de couv' :
Qui a ordonné de tabasser le père Jimmie Dolan, un prêtre à la réputation sulfureuse ? Cette agression entraîne Robicheaux sur les traces de Junior Crudup un bluesman jamais ressorti de la prison d'Angola. Qu'est-il devenu ? Énigme d'autant plus troublante que la petite-fille du chanteur est sur le point d'être dépossédée de sa ferme par une société douteuse dont le patron, Merchie Flannigan, n'est autre que le mari de... L'ancien amour de Dave Robicheaux.

Comme toujours, j'ai retrouvé avec plaisir la sublime écriture de James Lee Burke, encore une fois admirablement bien servie par l'excellente traduction de Freddy Michalski.

Ce tome est l'un de mes préférés de la série. S'il est, dans les ruminations de Dave Robicheaux, assez sombre, la lumière est pourtant là, ne serait-ce que par l'amour et l'amitié que lui porte son entourage et son propre courage, qui l'empêche de retomber dans ses vieux travers.

Une bonne dose d'humour aussi, surtout dans une scène impliquant le personnage du tueur à gage, magnifique loser et être aussi torturé que notre héros. Sans oublier Clete et sa façon de très personnelle de régler (ou pas d'ailleurs) les problèmes...

Vraiment, je me suis régalée !
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vendredi 18 octobre 2024

Quatre jours de rage

4 de couv' :
Chicago, 1969. Smokey Dalton n'aspire qu'à une seule chose : une vie dans laquelle il ne serait pas obligé de regarder sans cesse par dessus son épaule. Si sa relation avec Laura Hathaway est toujours aussi confuse, il a en revanche récupéré son boulot d'inspecteur d'immeubles pour la compagnie Sturdy. Le sort le rattrape lorsqu'il découvre plusieurs cadavres - blancs ou noirs ? - emmurés dans la cave d'une maison... À cela, ajoutons que le leader des Black Panthers lui demande d'enquêter sur les violences policières qui ont conduit à la mort deux pacifistes noirs. Trop pour un seul homme, dites-vous ? Bien sûr que non : Smokey a de la ressources !


Quel plaisir de replonger dans l'écriture de Kris Nelscott et les enquêtes de Smokey Dalton ! A une époque, j'attendais avec impatience la sortie de ce livre, puis me suis découragée de le voir arriver sur les rayons des librairies, jusqu'au jour où j'ai découvert qu'un nouveau tome, après celui-ci, venait de paraître. Comme j'avais prêté tous les précédents à ma mère, qui ne les avait pas encore lus, je ne savais finalement plus si je l'avais déjà acheté (et donc prêté) ou pas. Finalement pas. Je l'ai donc acheté en bouquinerie, et le suivant je l'ai commandé dans ma librairie préférée en début de mois. Jai appris hier qu'ils viennent seulement de le récupérer... 

Revoici donc une nouvelle enquête de Smokey Dalton, qui comme à son habitude, d'une activité des plus normale, va plonger dans une histoire des plus complexes. Cette fois, il lui faudra mener un vrai travail de recherche pour démêler les tenants et aboutissants de l'histoire, en toute discrétion, car le contexte de l'époque ne l'aide guère ne lui facilite guère la tâche.

Si le démarrage pourrait paraître lent à certains, le fait est qu'entre les suppositions de départ et la conclusion, l'enquête prend une tournure à laquelle on ne s'attend vraiment pas. Et comme toujours pour cette série de polars, félicitations à l'autrice d'avoir si bien dépeint le contexte de l'époque.

Encore une fois, une belle réussite.
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jeudi 26 septembre 2024

Loin des humains

4 de couv' :
Jacques Lafleur a été égorgé d'un coup de sécateur dans le jardin de sa soeur Jeanne, chez qui il s'était réfugié après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse. Pourtant, cet éternel vagabond semblait avoir trouvé la paix quelque temps auparavant dans la maison de son frère Pierre, spécialistes des serpents. Mais les choses s'étaient gâtées et Jacques était reparti dans ses errances. Pour quelle raison ? C'est ce que se demande le capitaine Félix Dutrey, qui va tenter de percer le mystère qui entoure la victime et de reconstituer le puzzle de son assassinat. Ce puzzle, quelqu'un d'autre va aussi en assembler les morceaux, dans l'ombre, à partir d'une découverte fortuite faite dans un tas d'ordures.


J'ai acheté ce livre un peu par hasard lors de la dernière braderie des médiathèques de Brest. Dans la section polar, j'étais surtout à la recherche de livres édités chez Rivages/Noir, excellentissimes maison d'édition et collection. J'en ai trouvé deux qui m'intéressaient particulièrement, dont celui-ci. Bizarrement en polars, il est rare que je lise des auteurs français, à part pour les polars historiques. Envie de dépaysement sans doute ou de lire des polars qui ne seraient pas trop ancrés dans mon petit réel de française....

J'ai eu un peu de mal au début : déjà parce que visiblement il s'agit du tome deux d'une série (beaucoup d'allusions à une enquête précédente), même si ce n'est finalement guère gênant pour la compréhension de cette histoire ; ensuite par la personnalité du personnage principal, Félix Dutrey, que je trouve un peu injuste avec son entourage ce qui lui complique la vie. Enfin, avec l'écriture car sur certains passages il s'agit de phrases courtes, style d'écriture dont je ne raffole pas (j'ai tendance à les trouver collées bout à bout), mais qu'au fil des pages j'ai fini par apprécier (cela étant, toute l'écriture du livre n'est pas ainsi, comme je le disait précédemment, seulement certains passages).

L'originalité est dans les chapitres des livres, qui chacun retrace le cheminement de cinq personnages du roman : les trois policiers qui mènent l'enquête, le défunt, et un cinquième, qui au départ n'avait, n'aurait jamais rien dû, à voir quoique ce soit avec l'affaire.
Deux histoires en parallèle en quelque sorte, liée par hasard à ce meurtre.

L'histoire est bien trouvée, bien racontée, l'évolution de l'enquête bien menée jusqu'à la découverte du meurtrier que je n'avais pas mais vraiment pas deviné. Et la fin... perturbante...

Au final, une bonne surprise, un auteur à suivre.
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vendredi 31 mai 2024

Jolie Blon's Bounce

4 de couv' :
La mort violente d'une enfant provoque très souvent une tragédie familiale. Une adolescente prénommée Amanda a été tuée de deux balles, violée et abandonnée dans un champs de canne à sucre. Puis une prostituée, fille d'un mafieux local, subit le même sort. Très vite, les soupçons se portent sur un musicien noir, le chanteur de blues Tee Bobby Hulin. Bien que Robicheaux ne le porte pas dans son coeur, il ne croit pas à sa culpabilité.
Or l'avocat de Hulin n'est autre n'est autre que Perry Lassalle, qi appartient ç une riche famille de planteurs de New Iberia. Les Lassalle, Robicheaux les connaît et surtout, il connaît la sinistre réputation de l'homme qui fut leur contremaître : un être sadique nommé Legion Guidry.
Comme dans Sunset Limited et Purple Cane Road, Dave Robicheaux va trouver en travers de sa route une incarnation diabolique qui semble douée d'ubiquité. Peu à peu, son enquête se transforme en duel contre un véritable génie du mal...
Le titre de cette onzième aventure de Dave Robicheaux, policier à New Iberia, Louisiane, fait référence, comme souvent chez Burke, à la musique du Sud : Jolie Blon's Bounce est une chanson de 1946, et l'un des protagonistes de l'histoire est un chanteur de blues cajun.


Un vrai bonheur que de me replonger dans une enquête de Dave Robicheaux, héors avec ses failles et ses contradictions, mais surtout avec la beauté de cette écriture, de cette langue (et encore une fois, bravo et merci à Freddy Michalski !).

Je me suis littéralement délectée de cette magnifique écriture, vraiment, cet auteur fait partie de mes favoris, et en littérature, et dans les auteurs de polars. 

Et ce Robicheaux, avec sa façon bien à lui de mener l'enquête. Et le bonheur de suivre l'évolution de la vie d'Alafair...

Pur moment (s) de bonheur littéraire !
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mercredi 27 décembre 2023

Étranges rivages

4 de couv' :
De retour sur les terres de son enfance, le commissaire Erlendur est hanté par le passé : la disparition de son frère, et d'autres affaires restées sans réponse. Il se plonge dans l'histoire de cette jeune mariée perdue sur un chemin de montagne soixante ans plus tôt. Pourquoi n'a-t-elle pas croisé le groupe de soldats anglais égaré ? Sous la glace des fjords d'Islande, le passé ne meurt jamais.

Cela fait longtemps que je n'avais lu un aussi bon polar !

On retrouve avec plaisir ce cher Erlendur, les deux tomes précédents étant centrés sur les enquêtes menées par ses collègues (ici et ici), pendant qu'Erlendur suivait celle-ci (et oui, donc, enfin on sait ce qu'il faisait pendant que ses collègues se démenaient à Rykjavik !).

Bref, ce tome, avec "La femme en vert", restera l'un de mes préférés. Désolée de ne pas en dire plus, mais ce serait en dire trop.

C'est aussi la dernière enquête d'Erlendur, que l'on quitte avec... élégance.

Superbe !
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dimanche 29 octobre 2023

Mato Grosso

4 de couv' :
Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d'humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s'enfonce jusqu'à s'y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L'amour qui rend fou et la mort... Incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?
Ian Manook nous entraîne dans un Brésil luxuriant jusqu'à l'étouffement, peuplé d'aventuriers, de trafiquants et de flics corrompus, avec ce roman qui ensorcelle et prend à la gorge.

Comme j'ai particulièrement aimé la série des Yeruldegger (ici, ici, et ici), j'ai voulu lire un autre roman du même auteur. Rien que de très banal dans ce choix.

Ce que j'apprécie particulièrement dans ce roman-ci, c'est que l'auteur a su se renouveler et si on retrouve évidemment sa "patte", on a sous les yeux une histoire totalement différente.

La façon dont l'histoire est construite ; le fait que ce ne soit pas un polar "classique" ; que cela se déroule sur un huis-clos ; le narrateur, anti-héros aux antipodes de Yeruldegger ; l'antagonisme entre les deux personnages dont on ne sait plus qui dit la vérité ou plutôt chacun avec sa version de la réalité au point qu'on ne sait plus ou est la frontière entre le réel et l'imaginaire (car le point de départ de leurs retrouvailles est le livre écrit par Haret).

En partie huis-clos entre deux hommes, c'est aussi dans un monde d'hommes qu'évoluent les personnage. Les femmes, qui y sont présentes, font au mieux pour survivre dans ce monde-là et sont loin d'être bien traitées ou en tout cas n'ont guère de marges de manoeuvre...

J'ai particulièrement aimé l'ambiance, cet auteur est décidément incroyablement doué pour nous retranscrire les émotions et sensations ressenties par ses personnages. La descriptions des paysages est tout bonnement splendide, on s'y croirait.
Pour l'ambiance, je suis assez d'accord avec la quatrième de couverture : il fait chaud, il fait lourd, c'est étouffant (mais pas au point de dégoûter le lecteur !). Le danger se trouve partout, que ce soit en pleine jungle ou en ville et dans les deux cas, il est difficile à percevoir. Il existe, on le sait, mais pas sous quelle forme...

Ajoutez à ça la prose magnifique de cet auteur, vous aurez entre les mains l'un des meilleurs romans de cet auteur, bien que bien moins connu que les autres.
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vendredi 14 juillet 2023

Le vallon des Parques

4 de couv' :
Vichy, 1943.
Aux portes de la ville, plusieurs fillettes ont été sauvagement assassinées. Dans les fermes de la montagne bourbonnaise, on évoque un animal ou des truands profitant du désordre. Voire même un aliéné. Les autorités se perdent en conjectures.
Pour André Lange, directeur de la police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, trouver le meurtrier serait  l'occasion de revenir en grâce aux yeux des maîtres du nouveau régime. Son adjoint, le commissaire Montford,  n'a pas les mêmes ambitions ni les mêmes amitiés. Pour manoeuvrer entre les exigences de Lange, celles de l'occupant et les mauvais coups de la Milice, Montford compte sur Adèle Bréal, une belle femme qui ne dédaigne pas l'affection de certains officiers nazis. Elle est la seule qui pourrait  avoir accès à certains documents sensibles.
Alors que les policiers progressent dans l'enquête, un secret très étrange, lié à des tablettes d'argile issues du site archéologique de Glazel, va les mettre en danger et  de mort. Fétiches gaulois tout autant que nordiques, ces objets intéressent au plus haut point l'Ahnenerbe, l'institut nazi chargé de prouver la supériorité aryenne.
A l'heure de la chute de Stalingrad, les SS cherchent par tous les moyens et dans tous les pays l'arme qui pourrait modifier le cours de la guerre...

En encore un quatrième de couverture qui vous résumé la quasi-totalité de l'histoire... (soupir)

Sentiments mitigés sur ce roman...

On ne peut que reconnaitre l'excellent travail de reconstitution historique, basé très visiblement sur un gros travail de recherche sur la période, ce qui donne un portrait de la société et des rouages administratifs de l'époque absolument remarquable. Là, chapeau bas.
L'auteur réussit particulièrement à nous faire ressentir toute l'ambiguïté de l'époque, la difficulté de s'approvisionner en tout, la peur, la méfiance et l'organisation des institutions sous l'occupation. J'y ai même découvert qu'un parti collaborationniste de l'époque s'appelait... le Rassemblement National Populaire... (ça, c'est fait).

Ce qui m'a gênée dans ce roman ?
Tout d'abord (et cela cadre parfaitement avec la reconstitution historique donc c'est plutôt positif finalement), les personnages principaux : tous naviguent en eaux troubles. Ce sont des être humains donc imparfaits, mais je peux être une lectrice très basique parfois et j'ai parfois besoin de "suivre" un lien (en dehors du ou des fils conducteurs de l'histoire), donc le plus souvent l'un des personnages. Or même les plus positifs s'embarquent dans des problèmes qui peuvent nuire à leur enquête. Ce qui certes nous permet de voir un autre versant de cette époque.

L'écriture ensuite, à laquelle je n'ai pas accroché dès la première page du roman. Chacun ses goûts, mais j'avais la désagréable impression de phrases ajoutées les unes à la suite des autres sans "lien" (au sens culinaire du terme si je peux me permettre cette douteuse analogie) qui permettrait une meilleure fluidité de lecture.
Ce n'est pas tout le temps comme cela, l'écriture est généralement agréable dans l'ensemble du livre, mais cela ressort parfois dans certains paragraphes et m'a plutôt agacée par moments.

Les transitions : on est constamment, à chaque début de chapitre ou de paragraphe, en train de se demander à qui "il" fait référence. L'auteur a la manie de commencer chaque chapitre ou paragraphe par "il" et ce sont les phrases suivantes, en donnant le contexte, qui nous font deviner de quel personnage il s'agit. Certes, il ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles, mais quand dans un même chapitre un paragraphe parle d'un des héros, puis le suivant d'un gars de la milice, c'est un peu perturbant de devoir se "recaler" constamment dans la bonne perspective.
Une façon pour l'auteur, me direz-vous, de mettre le lecteur dans le contexte de l'époque : difficile en effet, dans ces temps troublés, de savoir à qui on a affaire...

Enfin, le prologue se passe au temps des romains. Si dans la dernière partie du livre, on comprend pourquoi, une allusion à ce passage précisément aurait permis de "boucler la boucle" plus fermement. Là-dessus, je suis restée un peu sur ma faim (oui je pinaille, et alors ?)

Cela étant, un excellent travail de reconstitution historique, un roman ambitieux avecdes choix d'auteur bien affirmés qui lui permettent de sortir du lot.
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vendredi 30 juin 2023

Purple cane road

4 de couv' :
Elle s'appelait Mae Robicheaux, née Guillory. Elle avait quitté son foyer pour fuir un mari alcoolique, alors que son fils n'était encore qu'un gamin. Elle était devenue serveuse dans une boîte de purple cane road et, un jour, avait trouvé la mort à quelques kilomètres de là, dans des circonstances jamais éclaircies.
C'est le meurtre d'un petit maquereau nommé Zipper Clum qui fait remonter toute l'histoire à la surface, et c'est ainsi que Dave Robicheaux se met en quête des assassins de sa mère.

J'ai assez souvent parlé ici de la série des Dave Robicheaux pour que vous sachiez à quel point ce type de polars fait partie de mes préférés et je crois bien que jamais je ne me lasserai de vanter la splendide écriture de James Lee Burke.

Mais il faut bien reconnaître que ce tome-ci est un de mes préférés, tant la qualité est bien au-dessus des autres.
L'histoire ne tourne pas qu'autour de l'enquête sur la mort de Mae Robicheaux, comme souvent l'auteur nous ramène une autre intrigue, au dénouement aussi surprenant qu'évident, sans oublier les méandres de la politique et des réalités sociales de Louisiane.

Et cette description des paysages, du temps qu'il fait, la psychologie des personnages...

Rien à redire, une fois de plus. Rien à ajouter. Si : merci, monsieur Burke.
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mardi 14 mars 2023

Sunset limited

4 de couv' : 
Le père de Megan Flynn avait eu le tort de chercher à défendre les exploités. Il l'avait payé de sa vie. Cloué à la porte d'une grange comme un oiseau de malheur. Les années ont passé, Megan est devenue une photographe de presse célèbre. Son frère Cisco a réussi dans le cinéma. Tous deux reviennent au pays, un retour qui va rallumer des brasiers mal éteints. Depuis la guerre de Sécession, la haine et le sang imprègnent la terre de Louisiane. le cimetière de la puissante famille Terrebone en garde encore la trace. Quel terrible secret Lila Terrebone cherche-t-elle à noyer dans l'alcool ? Où Cisco Flynn a-t-il trouvé l'argent pour financer son film ? Et pourquoi des hommes peu recommandables gravitent-ils dans son entourage ?
Entre un ex-taulard au faciès difforme et un tueur qui semble avoir le don d'ubiquité, Dave Robicheaux cherche la vérité. Une quête qui le conduira jusqu'aux racines du mal.


Toujours ce même plaisir de lire l'écriture de James Lee Burke. Même si j'ai trouvé cette fois que les descriptions des paysages frôlaient la caricature à force d'analogies, cette langue, magnifiquement traduite par Freddy Michalski.

Les recettes de la série sont toujours les mêmes, celles des grands classiques des polars noirs, et fonctionnent toujours. Et c'est aussi un peu pour ça que je la suis.

Un bonbon à déguster comme une gourmandise de la planète polar.
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samedi 19 novembre 2022

Cadillac Juke-Box


4 de couv' :
Les marais de Louisiane dégagent parfois des relents de haine dont on voudrait bien se débarrasser définitivement, quitte à trouver un bouc émissaire sur lequel faire porter la responsabilité de toute la communauté. C'est ce rôle peu enviable que l'on assigne à Aaron Crown en l'accusant du meurte d'un militant des droits civiques dans les années soixante. Du fond de la prison d'Angola où il purge sa peine, Crown demande à Dave Robicheaux de l'aider à retrouver la liberté.
Mais dans le climat électrique qui entoure l'élection du prochain gouverneur, la résurgence de sombres affaires peut coûter à Buford Larose sa candidature et Robicheaux va jouer les trouble-fête en prenant la défense d'un homme que tout accable. Dave veut découvrir ce qui s'est passé il y a trente ans. Il va devoir aussi affronter les souvenirs d'une époque où les vapeurs de l'alcool brouillaient sa mémoire.


C'est toujours un vrai plaisir de lire la superbe écriture de James Lee Burke. Et si je lis ses polars plus pour cela que pour l'intrigue policière (excellente au demeurant), on peut dire qu'il arrive toujours à se renouveler. Oui, les personnages principaux sont toujours les mêmes, avec leurs défauts, failles et qualités évidemment, l'ambiance reste la même, les intrigues se ressemblant (toujours les bas-fonds de Louisiane, ses grands et petits mafieux, ses politiques naviguant en eaux troubles, le passé et des autres et ses méchants très cruels, etc.) mais ce n'est pourtant jamais une redite des tomes précédents.

Et surtout, les magnifiques descriptions de paysages, ses odeurs, la pluie, la chaleur, la moiteur, le vent sur la peau, les orages électriques et j'en passe, si parfaitement décrits qu'on a l'impression d'y être.

Décidément, je ne suis jamais lassée de lire cette série.
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lundi 15 août 2022

Le brasier de l'ange


4 de couv' :
Les Fontenot ont été métayers de la famille Bertrand pendant plusieurs générations, mais Moleen, l'actuel propriétaire, veut les expulser. Alors que la plantation Bertrand est déjà envahie de bulldozers, la vieille Bertie Fontenot soutient qu'elle possède un titre de propriété sur ces terres où, selon la légende, Jacques Lafitte aurait enterré de l'or.
Au même moment, Sony Boy Marsallus, un chien fou dont les exploits au Salvador et auGuatemala lui ont valu une réputation de "survivant indestructible", confie à Dave Robicheaux son journal intime en lui demandant de le garder au cas où il lui arriverait malheur. Or c'est Della, la petite amie de Marsallus, qui est victime de tueurs particulièrement barbares.
Dave mène l'enquête auprès de sa collègue Helen Soileau et de son vieux complice Clete Purcel, et plus il s'efforce d'atteindre la vérité, plus elle lui échappe et plus la menace se précise contre lui et sa famille.


Difficile de faire ici un commentaire qui ne soit pas une redite de ce que j'ai déjà dit précédemment, à savoir sur "Dixie City".

Sur l'histoire en elle-même, la tension va crescendo, avec une pointe mystique que l'on trouvait déjà dans "Dans la brume électrique  des morts confédérés", et notre héros se retrouve progressivement pris dans un étau. Et comme toujours, il essaye de régler les choses à sa manière mais ne fait que les empirer, jusqu'à ce que...

Encore une fois, une histoire admirablement servie par une langue magnifique.
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samedi 6 août 2022

Les anges de New York


4 de couv' :
Malgré l'avis de sa hiérarchie, Franck Parish, inspecteur au NYPD, s'entête à enquêter sur le meurtre d'une adolescente, victime, pense-t-il, d'un tueur en série. Contraint de consulter une psychothérapeute après la mort de sa partenaire, Franck va lui livrer l'histoire de son père, figure éminente des Anges de New York, ces flics d'élite qui, dans les années 1980, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Une histoire bien différente de la légende communément admise.
À travers la police de New York, Ellory s'attaque de nouveau à la mythologie américaine.
Avec ce récit d'une rare profondeur, il nous offre un thriller au suspense omniprésent et le portrait déchirant d'un homme en quête de justice et de rédemption.


Bon polar, bien qu'il soit assez classique dans le genre (le héros alcoolique qui lutte contre son addiction et ses démons), et qu'il ne soit pas mon préféré de cet auteur.

Cela étant, bien construit, une enquête minutieuse suivie pas à pas "comme si on y était" (amateurs de polars bien musclés avec énormément d'action, passez votre chemin), et une fin qui tranche avec le reste du ton du roman, ce qui peut sembler surprenant mais est plutôt bienvenu et bien trouvé.
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mercredi 27 avril 2022

Le chant de l'assassin


4 de couv' :
1972. En prison depuis plus de vongt ans, EvanRiggs n'a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, un jeune musicien nommé Henry Quinn, est libéré, il lui demande de la retrouver. Mais lorsque Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu'elle est devenue. Malgré tout, Henry s'entête. Il a fait une promesse, il la tiendra. Il ignore qu'en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va s'approcher d'un secret que les habitants de Calvary veulent dissimuler. À tout prix.

Les mots me manquent pour dire à quel point j'ai adoré cette lecture, que ce soit l'écriture, l'histoire et la manière dont elle a été construite, admirable.

Le roman raconte sur deux époques différentes, mises en parallèle,  la même histoire. Les chapitres alternent et se font écho : un pour le passé (années trente et quarante), un pour le présent (qui se situe en 1972).
Chaque chapitre fait écho à l'autre et suit la même progression, la même trame narrative, redonne au lecteur les mêmes sensations. La tension va crescendo et au même rythme pour chaque époque jusqu'au'à chaque dénouement.
Pour un épilogue apaisé. À se dire que le pire acte qui ait pu être fait à une époque se révèle finalement être le meilleur (et involontaire) cadeau et que malgré tout ce marasme, il en ressort quelque chose de bien.

Magnifique.

samedi 19 février 2022

Dixie city


4 de couv' :
Les trafiquants de drogue de la Nouvelle-Orléans sont devenus la cible d'un tueur fou, et Batist est accusé du dernier meurtre commis. Afin de payer sa caution, Dave Robichaux accepte de retrouver l'épave d'un sous-marin allemand coulé au large de New Iberia dont il est le shérif adjoint.
La recherche de cette épave va faire renaître des haines anciennes, enfouies depuis un demi-siècle. Racisme, sadisme, antisémitisme, perversité, corruption politique et  policière sont les contrepoints d'une quête-enquête complexe, brutale et rapide. Burke, que le Los Angeles Times salue comme "notre meilleur styliste contemporain", nous fait plonger au coeur des ténèbres humaines, à l'image de Dave acharné à explorer les profondeurs de la "grande salée" pour sauver son ami.


Quel plaisir de retrouver la parfaite écriture de James Lee burke qui sait à merveille (et au passage, mention spéciale au traducteur , Freddy Michalski) nous restituer chaque odeur, chaque élément naturel (de la moiteur à la pluie en passant par l'atmosphère lourde d'un orage, la fraîcheur qui s'ensuit, le moindre rayon de soleil ou souffle du vent sur la peau...), l'accent traînant du sud des Etats-Unis (du moins c'est ainsi que je le lis), les sentiments de chaque personnage.

Tout est épidermique dans son écriture et là où certains se perdraient en de longues descriptions qui en oublieraient le but de leur phrase, lui sait parfaitement tout nous transmettre en quelques mots simples... mais ô combien travaillés.

Une belle réussite, une fois de plus.
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mardi 30 novembre 2021

Les temps sauvages


4 de couv' :
Quand le vent du Nord s'abat sur les steppes enneigées d'Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin...
Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller où il confirme son talent pour la construction d'intrigues qui mêlent problématiques contemporaines, personnages charismatiques et descriptions foisonnantes des paysages, des coutumes.
Dépaysement garanti.

Après Yeruldelgger, que j'ai adoré, je n'ai évidemment pas pu résister à acheter ses suites.
J'ai du mal à comprendre pourquoi ce tome n'a reçu qu'un seul prix littéraire, alors qu'il est encore meilleur que le premier !

Si on retrouve notre héros et sa fine équipe, l'enquête déborde aussi des frontières mongoliennes et est donc menée en parallèle par nos amis et ceux qui rejoignent l'enquête puis notre joyeuse troupe.

Je n'en dirai pas plus pour ne pas divulgâcher et si j'ai trouvé certaines scènes outrancièresdans leur violence, et que certains lecteurs risquent le lien entre les deux enquêtes plausibles mais sans plus (moi je trouve que ça tient la route), pour ma part, j'ai encore tout simplement adoré !

Dommage que ce ne soit qu'une trilogie.
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lundi 1 novembre 2021

Yeruldelgger


4 de couv' :
Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose.

J'avais beaucoup entendu parler de ce polar mais comme pour tout roman ayant beaucoup de succès, je l'ai évité, de peur d'être déçue.

Et je pense que j'ai bien fait, car j'ai vraiment adoré. En dehors des enquêtes et de leur très bonne construction, c'est aussi tout un pays que l'on découvre : ses traditions, ses paysages. Quant aux personnages, l'amitié qui les relie donne envie au lecteur d'en faire partie et nous accroche d'autant plus à la lecture de ce premier tome. Même si j'avais  compris l'intrigue dans ses grandes lignes, le dénouement m'a plutôt réjouie.

Une série à suivre sans modération.
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