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vendredi 26 juin 2026

Cucul

4 de couv' :
Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne des romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.
Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis suur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...


Je ne sais plus trop comment j'ai entendu parler de ce roman : suggestion Booknode, Vendredi Lecture, Médiathèque de Brest ? Toujours est-il que le titre, puis le sujet, m'ont interpelée.
J'ai fini par l'emprunter ce week-end à la bibliothèque.

Si je n'ai rien trouvé de particulier à l'écriture et que j'ai trouvé le démarrage assez commun malgré le sujet, je dois avouer que ce roman m'a assez (agréablement) surprise.

Je m'attendais à une histoire distrayante, sans prise de tête, mais je ne m'attendais pas à autant de réflexions intéressantes sur la dark romance (que je boycotte par principe, en plus du fait que ça ne m'intéresse pas), la place de la femme dans la société, le quotidien des femmes - occidentales - de nos jours.

Certaines situations sont franchement drôle, l'héroïne est le type même de personnage déjanté que j'adore (mignonne mais sans plus, qui ne fait pas de chichis, maladroite au possible avec un sale caractère. Ah ben moi en fait).

Bref, un bon moment de lecture, qui nous amène à d'intéressantes réflexions sur de nombreux sujets.
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vendredi 5 juin 2026

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

4 de couv' :
États-Unis, années 1940. Glory, enceinte et déjà mère d'un petit garçon, souffre de l'absence de son mari, parti au front, de l'autre côté de l'Atlantique.À des centaines de kilomètres d'elle, Rita, femme et mère de soldat également, n'a pour compagnie que la fiancée de son fils.
Une lettre, envoyée comme une bouteille à la mer, va les réunir. Entre inconnues, on peut tout se dire. Les angoisses, l'attente des êtres aimés, mais aussi les histoires de voisinage, les secrets plus intimes et les recettes de cuisine. Les petites joies qui font que, dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve son chemin.

Ce roman fait beaucoup penser à "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", car il s'agit de romans épistolaires se déroulant pendant la seconde guerre mondiale.

Ce roman-ci se déroule au États-Unis, et non en Angleterre et est tout aussi prenant.

L'écriture, ou plutôt les écritures - car il s'agit de deux autrices - sont agréables à lire et ne sont guère différentes. Ce qui est amusant ici est qu'on apprend en toute fin de livre qu'elles ne se sont pas rencontrées, comme les personnages de ce roman.

Ce roman est assez addictif et même si j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Glory, non en raison de sa personnalité, mais de certains de ses actes, cela s'est finalement estompé. La correspondance ne se limite pas à ces deux femmes, mais s'étend à leur entourage, cassant ainsi le rythme et mettant en relief une histoire qui aurait pu tourner "plan-plan" si les autrices s'étaient contentées d'une correspondance entre deux personnages seulement.

On passe par toutes les émotions ou presque, dans ce roman. J'ai beaucoup pleuré (d'émotion, pas de tristesse) à la fin. J'ai failli pleurer dans le tram l'autre jour, sur un passage particulièrement émouvant. Sans compter la fois où j'ai failli louper mon arrêt et suis descendue au tout dernier moment (et ai continué mon chapitre en marchant, fait assez rare chez moi !).

Bref, vous l'aurez deviné, je l'ai vraiment beaucoup aimé !
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samedi 30 mai 2026

Les fabuleuses femmes du grand hôtel

4 de couv' :
Stockholm, 1901. Ottilia est embauchée au Grand Hôtel, l'établissement le plus prestigieux de la ville. La jeune femme quitte sa famille le coeur lourd mais empli d'espoir, consciente que ce travail lui offre une chance unique de commencer une nouvelle vie. Mais derrière la façade de luxe se cache une dure réalité : l'hôtel est en difficulté.
Pour le redresser, c'est une femme, Wilhelmina Skogh, qui est nommée à sa tête. Une décision qui fait trembler les fondations de cette vénérable institution. Lorsque le personnel masculin se rebelle, la nouvelle directrice doit s'entourer d'une équipe féminine.
Aux premières loges de cette révolution, Ottilia tente de faire sa place dans un monde où se croisent les destins d'humbles servantes et de riches héritières, leurs secrets et leurs amours. Un monde où, pour toutes ces femmes fabuleuses, les rêves semblent désormais à portée de main.


Je l'avoue, la couverture m'a tapé dans l'oeil. Le résumé m'a bien plu aussi, je n'ai donc guère hésité à l'acheter (j'ai une bibliothèque à lire gavée d'un nombre pas possible de livres en stock, et je continue à en acheter ou à en emprunter à la bibliothèque, sans compter ceux que je me fais offrir, c'est grave docteur ?).

Vraiment, j'ai adoré. Le personnage d'Ottilia n'est qu'un prétexte pour parler du Grand Hôtel de Stockholm et son évolution à partir du moment où Wilhelmina Skogh, qui a réellement existé, en a pris la direction. C'est donc une biographie romancée de ce personnage qui nous est présenté ici, mais on apprend surtout la vie dans cet hôtel qui est plutôt un palace d'ailleurs : https://grandhotel.se/en

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un livre que j'avais hâte retrouver sitôt ma journée de travail terminée, les 665 pages ont défilé à une vitesse !

Fabuleux, en effet.
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vendredi 29 mai 2026

Une rencontre au bord de l'eau

4 de couv' :
Flora Mac Kenzie a troqué sa vie londonienne pour ouvrir un charmant café sur l'île écossaise de Mure. Mais tandis que les nuits d'hiver se transforment en longues journées ensoleillées d'été, Flora s'interroge sur les absences de son petit ami Joel.
Que fait-il durant ses séjours interminables à New York ? Alors que Flora s'investit de plus en plus dans son café, Saif le médecin réfugié de l'^le va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.
Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?


J'avais envie d'une lecture-doudou. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers Jenny Colgan, et ce deuxième tome de la série "Au bord de l'eau", dont j'avais lu le premier il y a deux ans et demi.

J'ai particulièrement aimé ce tome. En dehors d'une écriture agréable, l'histoire aborde des sujets graves sans en faire trop dans le pathos.

Une belle réussite, vivement le tome suivant, qui fera partie de mes lectures de Noël (me suis fait une belle petite sélection, tiens).
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jeudi 30 avril 2026

Miss Alabama et ses petits secrets

4 de couv' :
Il est loin le temps où Maggie représentait fièrement l'Alabama, au concours de Miss America. À 60 ans, fatiguée, elle pense avoir connu le meilleur de la vie et s'apprête à mettre fin à ses jours, sur la pointe des pieds, sans gêner personne. Seulement il fallait que Brenda téléphone à ce moment-là. Deux places pour un spectacle de derviches tourneurs, dans huit jours, ça ne se refuse pas... Pour faire plaisir à son amie, Maggie accepte de retarder l'échéance d'une semaine. Et ces quelques jours vont lui montrer que l'existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu'elle ne le croyait...


Si j'ai trouvé le début un peu lent et assez conventionnel, je dois bien reconnaître que l'on finit par s'attacher aux personnages et à leur histoire.  Je ne m'attendais pas à un rebondissement en cours du roman, même si j'ai vite compris ce qui se cachait derrière ce mystère (la satisfaction égocentrique de trouver la clef du mystère avant les personnages).

Malgré le postulat de départ, l'atmosphère du roman est loin d'être triste ou pesante, bien au contraire.

J'ai beaucoup aimé les digressions de l'autrice dont certains chapitres rythment le roman en retraçant une partie de la vie de tel ou tel personnage, passé ou présent, ce qui donne du relief au personnage en question et à l'histoire dans son ensemble.

Par contre, j'ai du mal à comprendre la couverture : pourquoi autant de pommes ? Pas vu l'ombre d'un pépin ou d'une tarte ou tourte dans le roman... Ou alors, ça ne m'a pas frappée...

Une lecture bien distrayante et prenante pour ce début de printemps !
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jeudi 23 avril 2026

Le quartier des petits secrets

4 de couv' :
Le quartier des petits secrets, c'est celui de Clémentine, fleuriste délicate. De sa plus poche amie, Nicole, dont le café est une véritable institution. De cet homme qui commande les mêmes bouquets chaque semaine et de ce bouquiniste qui ne sort jamais. Et puis il y a l'adorable Viviane, bien sûr, qui s'échappe régulièrement de sa maison de repos pour passer un moment dans son jardin imaginaire - la boutique de Clémentine -, où elle coupe, tranche, éventre... Viviane dont les pertes de repères ne favorisent pas le commerce.
Pourtant, lorsque cette dernière ne se présente plus, Clémentine s'inquiète.
Une mauvaise chute cloue au lit la charmante nuisible qui, malgré sa faiblesse, trouve la force de dessiner une fleur étrange... que Clémentine ne parvient pas à identifier.
Quelle est donc cette variété qui semble tellement importante pour Viviane ? il n'en faut pas plus à la jeune femme pour commencer son enquête fleurie.


En cette période de deuil, j'ai eu envie la semaine dernière d'une lecture doudou, ou feel-good si vous tenez absolument à utiliser ce fichu anglicisme.
L'idée en passant les portes automatiques de la librairie était de trouver un livre pour changer complètement d'univers, d'ambiance, en trouvant une histoire qui serait totalement différente de ce que je vis actuellement.
Bref, l'idée était de me changer les idées. Et ben non. Enfin si, mais...

J'ai eu un doute et une hésitation en lisant le (la ?) quatrième de couverture, puisque ça parlait d'une vieille dame un peu sur le déclin. Puis le côté fleuriste en quête d'une fleur inconnue, une vie de quartier et d'amitié ont emporté mon choix.

Finalement, ce fut une bonne pioche, je ne me suis pas trompée. L'écriture est agréable, subtilement humoristique, et très douce. Les personnages sont attachants, l'autrice se permet des appartés dans les chapitres-portraits qui leur sont consacrés,  les méchants en prennent plein la tronche (et pas qu'au sens figuré mais chut), l'histoire est prenante, et tout est bien qui finit bien. Et c'est tout ce que je demandais à ce livre.

Allez savoir pourquoi, mais à la lecture en m'imaginant les personnages, ils sont petit à petit devenus des personnages de mangas (genre que je ne lis pourtant quasiment pas). Et ce fut bien plaisant de les imaginer ainsi !

Et pour l'anecdote, oui, il y a un chat en couverture et pour une fois, il fait bien partie des personnages du roman, il n'est pas là que pour le décorum (et faire vendre).

J'en redemande, des comme ça.
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mercredi 31 décembre 2025

Le restaurant des recettes oubliées - tomes 1 et 2

4 de couv' :
Caché dans les ruelles de Kyoto se trouve le petit restaurant des Kamogawa, d'où s'échappent d'exquises odeurs de cuisine traditionnelle japonaise.
En plus de délicats repas faits maison, Nagare et sa fille Koishi proposent une expérience qui sort de l'ordinaire : cuisiner un plat que leurs clients ont en mémoire, mais dont la recette est depuis longtemps oubliée. Pour chaque nouveau plat, la famille Kamogawa enquête et propose à ses convives de déguster une nouvelle fois les mets savoureux qui ont marqué leur vie. Par la magie des émotions et de la nostalgie, ces délices perdus enfin retrouvés permettent de rêver à de nouveaux départs.








"Nous retrouvons vos plats."
Une mystérieuse publicité tenant sur une ligne dans une revue culinaire, pas de numéro de téléphone ni d'adresse claire : ceux qui souhaitent se rendre au restaurant Kamogawa doivent compter sur un soupçon de magie pour arriver à bon port !
Seuls les habitués et les clients guidés par le destin trouveront leur chemin jusqu'à la petite bâtisse cachée dans les ruelles de Kyoto, qui propose à ses convives  de recréer les délicieux mets qui ont marqué leur vie. Pour chaque nouveau plat, Nagare Kamogawa et sa fille Koichi offrent à leurs clients une plongée dans le goût inimitable du souvenir.









Lecture sympathique malgré une écriture assez plate, à laquelle je trouve autant de qualités que de défauts.

Chaque partie de ces deux livres correspond à un client et pourrait presque être une nouvelle. Idée sympathique si ce n'est que chaque histoire, donc indépendante l'une de l'autre,  se déroule exactement de la même manière (l'arrivée du client, l'accueil qui lui est fait, les questions posées, retour du client après enquête, découverte du plat, conclusion de l'histoire, chat inclus).
la construction est donc redondante, ce qui pourrait en lasser plus d'un, mais c'est aussi d'une certaine manière ce qui fait son charme.
Un troisième tome doit sortir le 6 janvier, je ne suis pas sûre de l'acheter, à voir si je peux l'emprunter à la bibliothèque...

L'originalité de chaque histoire tient surtout à la personnalité de chaque client, ce qui le ou la motive à retrouver telle ou telle recette, élaborée ou non. Le résultat les surprend souvent (le lecteur un peu moins sauf d'un point de vue culinaire), et leur fait envisager ou découvrir un pan de leur vie - passé, présent ou futur - sous un autre angle. Ce qu'il en découlera n'appartient qu'à eux, car le seul endroit où se déroule l'action du roman est le restaurant et ses environs proches.

Si vous êtes comme moi fan de gastronomie et de culture japonaise, vous adorerez lire les descriptions de plats (de saison !) proposés aux clients, les traditions liées aux saisons, ainsi que le lexique en fin de volume.
En dehors du principe de retrouver une recette d'antan, ces livres sont l'occasion pour l'auteur de rendre hommage à toute une tradition culinaire et au terroir japonais, riches et variés.

Un livre qui, s'il ne brille pas par l'écriture et l'originalité, vous met assurément l'eau à la bouche !
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vendredi 26 décembre 2025

Une seconde avant Noël

4 de couv' :
1851. À Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminées des hauts fourneaux couverts de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. Et pourtant...
Harold ne le sait pas encore, mais il est promit à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons très bien : le Père Noël...

Dès les premières lignes, un ravissement sans fin. Cette lecture m'a tellement enthousiasmée que je l'ai lu en une journée.

Romain Sardou a réussi à faire de ce livre un vrai conte à la Dickens, et surtout un vrai conte, qui peut enthousiasmer autant les adultes que les enfants.
Non seulement ce roman reprend tous les codes des contes pour enfants (et avec brio !), mais il est aussi parfaitement équilibré : l'histoire, l'humour, les moments difficiles, les moments d'allégresse, et surtout, ô surprise, alors qu'on croit que le personnage a touché le fond et qu'on se demande comment arrivé là, il pourrait s'en sortir, c'est justement grâce à cela que... Mais chut !

L'écriture est elle-même un enchantement et nous happe dans l'histoire dès les premiers mots. J'ai adoré les apartés où l'auteur s'adresse aux lecteurs, nous rendant complices, presque partie prenante de l'histoire.
Un sans faute !

Curieuse de nature quand quelque chose m'enthousiasme à ce point, après quelques recherches sur Internet, j'ai trouvé deux informations :
1) la version que j'ai lue est la première, sortie en 2006. L'auteur a remanié son texte et sorti une nouvelle version en 2020. Pour ma part, j'aime autant avoir lu la première version, mon côté puriste assumé !
2) est en préparation une comédie musicale qui doit paraître en décembre 2026. Quand j'ai découvert cela, les étoiles dans les yeux que j'avais récupérées à la lecture se sont mis à briller encore plus intensément...

Ma plus belle lecture de l'année et de Noël, une vrais réussite !
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mardi 23 décembre 2025

Les perce-neige s'éveillent sous les flocons

4 de couv' :
"Bienvenue au refuge du Perce-neige ! Venez découvrir la magie de notre ferme pédagogique en plein coeur du massif du Mont-Blanc."
Liia Josserand et son père sont très fiers de ce refuge, dans lequel les rennes sont élevé en liberté dans des pâturages verdoyants. Les fins de mois sont difficiles, mais jamais ils n'abandonneraient leurs animaux, et encore moins pour les vendre au chef étoilé qui voudrait les mettre à sa carte.
À quelques semaines des fêtes, le temps presse pour Barone Verroni : il veut du renne à son menu de Noël ! Aussi le cuisinier n'hésite-t-il pas à s'infiltrer incognito au refuge du Perce-neige pour en savoir plus sur cet élevage et convaincre cette étrange famille de lui vendre à bon prix un ou deux caribous.
La guerre semble inévitable, mais la présence d'un certain Nicolas Claus pourrait bien venir tout chambouler...


J'ai décidé il y a deux ou trois ans au moins de lire en décembre un livre en rapport avec Noël : contes traditionnels, livre se déroulant pendant la période de Noël, etc.
Cette année, j'ai opté pour une romance de Noël. Le choix ne semblait pas facile, ayant des stéréotypes bien ancrés en tête. Comprenez par là que pour moi une romance de Noël est forcément de bon ton, cousue de fil blanc et surtout cul-cul gnan-gnan.
J'ai donc fini par opter pour celui-ci, qui me paraissait se démarquer du lot.

Et ô combien : non seulement le résumé en quatrième de couverture promettait un livre plus original que les autres, mais dès les premiers chapitres, on se rend compte que les personnages vivent une situation plus complexe que ce qui était suggéré.

Loin d'être caricaturaux, ce sont surtout de beaux portraits humains avec leurs failles, défauts, sensibilité et force. On finit par tous les aimer et en faire presque notre bande de potes (sauf un, mais c'est le méchant de l'histoire).
Le cadre aussi est enchanteur, on se trouve dans ce refuge qui fait maison d'hôtes comme dans un cocon, une bulle de douceur et de beauté dont on ne veut plus ressortir.

L'histoire est bien pensée, bien construite, l'écriture est fluide et agréable, pleine d'humour bien dosé.

Juste ce qu'il faut pour finir l'année en beauté !
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samedi 20 décembre 2025

Le grand magasin des rêves - tomes 1 et 2

4 de couv' :
Il existe une ville où l'on ne peut se rendre que dans son sommeil. L'endroit le plus populaire de cette ville est le Grand Magasin des Rêves, qui semble un immense paquebot tout miroitant de lumières et haut de quatre étages où l'on propose et vend tous les rêves imaginables : rêves d'enfance, de voyage, de nourriture délicieuse, mais aussi cauchemars, songes prémonitoires ou consolateurs. La jeune Penny commence son travail à la réception du rez-de-chaussée, et c'est avec elle que nous allons découvrir l'univers chatoyant du Grand Magasin des Rêves, où, chaque nuit, une foule de dormeurs humains et animaux viennent choisir les rêves qu'ils désirent vivre.
Un roman pétillant comme un diabolo menthe pour les adultes qui ont gardé  le goût de l'enfance, et un succès prodigieux en Corée avec plus d'1 million de lecteurs qui ont aimé rêver en plein jour.






Cela fait un an que Penny a franchi pour la première fois les portes du Gran Magasin des Rêves, cet univers fabuleux où les dormeurs viennent chaque nuit choisir les rêves qu'ils désirent vivre.
Dans le "quartier des compagnies", les producteurs inventent sans relâche des rêves qui ressembleraient à une forêt tropicale, qui auraient l'odeur du riz cuit ou encore la couleur du bleu de la nuit : rêves primés ou rêves en solde, rêves de souvenirs, rêves de sieste ; ils sont tous de véritables création artistiques.
Penny découvre aussi le service des réclamations auquel s'adressent les rêveurs insatisfaits car certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains dormeurs ne reviennent jamais ? Penny va lever le voile sur les aspirations secrètes des rêveurs en quête d'expériences immersives fabuleuses et surtout un sens à leur vie.
Car s'il est vrai que le rêve permet de s'évader, il permet aussi de s'émanciper. Il réconcilie le dormeur avec lui-même en lui permettant de retrouver sa propre voix, parfois de manière imprévue.
Et donne au lecteur la liberté de rêver.



Cela faisait quelques temps déjà que j'avais remarqué ces livres en librairie. Juste posé là (enfin, en évidence), il m'a de suite tapé dans l'oeil : comment résister à de si belles couvertures ? Et en grande rêveuse - éveillée ou non - que je suis, ils ne pouvaient qu'éveiller ma curiosité. J'étais donc ravie de pouvoir les emprunter à la bibliothèque !

Curieusement, j'ai davantage aimé le deuxième que le premier : le tome un semble être plus une mise en bouche, une découverte de l'histoire, une proposition timide de l'autrice aux lecteurs en comparaison du deuxième, qui va plus dans les détails de ce monde et de cette entreprise du rêves. Attention, le premier tome est déjà réussi, et indispensable pour savoir dans quelle histoire l'autrice nous emmène, pour notre plus grand plaisir.

Tout est bienveillance dans ces livres : des personnages les uns envers les autres, de l'autrice envers ses lecteurs. On s'y sent bien et on s'y amuse tout du long.
Le livre parfait en toute saison, et surtout celle de Noël, le Père Noël étant l'un des personnages (oubliez-en l'image traditionnelle cependant...)

Un vrai petit bonbon de lecture, à déguster avec gourmandise et sans modération !
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vendredi 19 septembre 2025

La petite échoppe des jours heureux

4 de couv' :
Dans un ancien quartier de Séoul envahi par les boutiques à la mode, une petite laverie offre à certains habitants un havre de paix.
Un jour, quelqu'un y oublie son carnet sur une table. Un par un, des clients commencent à écrire dans ce journal leurs joies, leurs chagrins et leurs espoirs. Un homme âgé qui ne sait pas comment réparer sa relation avec son fils : une mère menacée d'expulsion ; une jjeune femme prisonnière d'une relation toxique... Des voisins qui n'étaient autrefois que des visages anonymes choisissent de répondre et, peu à peu, de s'entraider. La laverie devient le lieu de rencontres précieuses qui vont bouleverser la vie de ceux qui en poussent la porte.

Cadeau d'anniversaire de mon homme cette année.

Bien que l'écriture ne m'ait guère emballée (assez plate, quelques maladresses), je me suis laissée prendre au jeu de ces différentes histoires des habitants d'un quartier qui vont finir par se retrouver et devenir amis au fil de leurs visites à cette laverie.

L'autrice insiste beaucoup (mais pas trop) sur le bien-être ressenti par les personnages au parfum qui se dégage de la laverie et de leurs vêtement. Me rappelle une pub ou deux, tiens...
Hasard de trajet à pied, je suis passée hier soir devant une laverie et je dois reconnaître que le parfum qui s'en dégageait était particulièrement agréable et apaisant (on excusera mon état de fatigue après une journée de travail dont une matinée de manifestation).

Et pour une fois qu'il y a bien un chat dans une des histoires, il n'apparaît pas sur la couverture... Et le chien ? Oui, il fait bien partie des protagonistes.

Ce fut donc une lecture bien sympathique et agréable, et qui tombait bien ces temps-ci...
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dimanche 7 septembre 2025

La librairie Morisaki

4 de couv' :
Takako a le coeur brisé lorsque Hidaki, l'home qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles avec une autre. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas vu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu.


C'est avec circonspection que j'ai pioché ce livre dans ma pile - pardon, bibliothèque -  à lire. Déjà, parce que je ne me rappelais pas l'avoir acheté, et encore moins quand. Sûrement pris alors que j'en achetais d'autres, en mode compulsif.
Inutile de rappeler qu'un lecteur va automatiquement s'intéresser à un livre parlant de librairie (déjà que - du moins pour moi -, lire un livre est un cocon, alors un livre dont l'action se situe dans une librairie, c'est le summum du paradis des lecteurs !)

Aparté : il faudra cependant m'expliquer cette tendance qu'ont les maisons d'éditions à rajouter des chats sur les couvertures, qui ne sont même pas à peine évoqués dans le roman. C'est quoi cette manie ? C'est comme les bébés dans des publicités pour des produits qui ne les concernent pas, c'est plus vendeur ? (je le sais, que la réponse à cette question est "oui", pas la peine de me le confirmer...).

Puis relire le résumé m'a rappelé que le thème (reprendre sa vie en main après une rupture amoureuse et la perte d'un emploi, qui plus est avec cette chance incroyable que cela se passe dans une librairie) m'intéressait tout autant. Le fait que l'histoire se déroule dans une librairie étant évidemment un plus. Le summum étant que cette librairie se trouve dans le quartier des libraires de Tokyo : 150 librairies dans un même quartier ! Le plus grand quartier de librairies au monde... Le paradis des lecteurs (oui, qui savent livre le japonais, mais quand même).

Mais revenons au roman en lui-même. Certes, on a tous lu des livres parlant de nouvelle vie, de nouveau départ, de nouvelle chance. Comme vous le savez, je ne suis pas la dernière.
Mais chaque fois, c'est différent. Ici la différence tient au fait que la dépression subie par Takako y est décrite sans tabou, que sa chance lui vient de l'amour que lui porte sa famille et lui offre donc cette place dans la librairie, ce qui la remettra sur les rails.
Le changement de vie est finalement le thème central de ce livre, via d'autres personnages qui se racontent, reviennent, repartent, se trouvent. Et beaucoup d'amour et d'amitié, saupoudrés de façon subtile et délicate et non de façon dégoulinante comme cela peut parfois être le cas dans d'autres romans.

J'ai donc beaucoup aimé ce livre pour son approche du thème "nouvelle vie", et le portrait de ses personnages, traité avec intelligence et qui nous rappelle qu'il faut aller au delà des apparences, c'est aussi ainsi que leur est offerte une nouvelle chance.
Et cerise sur le gâteau : ce livre est truffé de références littéraires, sur lesquelles je ocmpte bien me pencher.

A voir si la suite est aussi réussie.
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jeudi 27 mars 2025

Le café des au revoir

4 de couv' :
Savourer le présent jusqu'à la dernière goutte : c'est ce que propose le café des au revoir.
"Je voulais que tu saches que mon bonheur, c'est à toi que je le dois". Ce sont les paroles de Monji, décidé à tout dire à sa femme plongée dans le coma. Comme lui, ceux qui fréquentent le café Funiculi Funicula espèrent y réparer le passé. Une tasse de café leur permettra de voyager dans le temps et d'adresser à l'absent le message d'amour qu'ils n'ont pas su formuler à l'époque. Ainsi, Hikari, qui se sent coupable de n'avoir pas répondu à la demande en mariage de son petit ami, disparu depuis ; Michiko, hantée par le souvenir de son père qu'elle a rejeté ; Sunao, qui pleure son chien adoré... Sauront-ils dire au revoir à leurs aimés et, ce faisant, se réconcilier avec eux-mêmes ? Car pour honorer la mémoire des absents, il faut d'abord trouver la paix en soi.
Initiée avec Tant que le café est encore chaude, la suite d'une série au succès international, un roman plein de poésie et d'émotion.


Pour ceux qui n'auraient pas suivi, petite session de rattrapage ici, , et encore .

Il faut être honnête : arrivé au quatrième tome de cette série dont on connaît bien à présent tous les principes, il n'y a plus le plaisir de la découverte du début, et il est difficile pour l'auteur de renouveler les histoires.

Cependant, la magie opère encore et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé cette "série doudou" avec laquelle j'ai démarré ce printemps.

Par contre, si quelqu'un pouvait me dire pourquoi on voit des chats sur la couverture, alors qu'il n'y en a pas dans l'histoire...
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samedi 28 décembre 2024

Contes pour jeunes filles intrépides des quatre coins du monde

4 de couv' :
Oubliez les princesses apeurées, les jeunes filles pauvres qui cherchent un mari fortuné, les orphelines courbant sous le joug d'une marâtre, les épouses soumises : les héroïnes dont Praline Gay-Para a rassemblé les histoires ont en commun leur ingéniosité, leur indépendance, leur courage, leur audace. Jeunes ou plus âgés, filles de roi, de tisserand, de bûcheron ou de mendiant, elles prennent en main leur destinée et accordent le monde et la vie à leurs rêves. Leurs aventures nous font voyager dans le monde entier, de la Sibérie au Soudant, de la Corée à l'Arménie.
Praline Gay-Para choisit des contes avec amour,  se les approprie, les interprète, les modifie si l'envier ou le besoin s'en font sentir, et les raconte avec verve et talent... perpétuant à l'écrit une tradition orale millénaire. Au lecteur du XXIe siècle, à son tour, de s'en emparer !


Qui dit période de Noël, dit lectures de Noël et assimilées.  Quoi de mieux donc qu'un livre de contes ?

Alors, 24 contes en 171 pages, cela donne forcément de courtes histoires, ce qui donne envie de les développer davantage tant parfois elles paraissent résumées, mais quel bonheur de les lire, de les découvrir surtout ! Quiconque a un peu de curiosité  culturelle ne peut qu'aimer passer d'un pays, voire d'un continent à l'autre à la rencontre de chaque histoire.

Les héroïnes sont audacieuses, drôles, malignes, courageuses et on prend réellement plaisir à suivre leurs pérégrinations.

Chaque histoire est un vrai petit bonbon de bonheur à savourer avec gourmandise, je réitèrerai l'expérience, l'autrice n'étant pas à son coup d'essai sur les contes.

A savourer sans modération !
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vendredi 27 décembre 2024

Les recettes des dames de Fenley

4 de couv' :
Angleterre, 1942. La résistance féminine s'organise... Derrière les fourneaux !
Prenez des femmes déterminées, des prisonniers de guerre et des hommes malveillants, ajoutez quelques recettes excentriques, saupoudrez d'une bonne dose d'humour typiquement british... Après le succès de la La Chorale des dames de Chilbury, Jennifer Ryan nous ouvre l'arrière-cuisine de la Seconde Guerre mondiale : un régal !
Épuisée par le conflit, ravagée par le Blitz, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, l'Angleterre de Chruchill invite les ménagères à participer à un concours de cuisine via les ondes de la BBC. La gagnante deviendra la première femme à coanimer une émission radiophonique.
Lancées à corps perdu dans la compétition, quatre participantes vont révéler des trésors d'habileté et de ruse. Car l'enjeu est de taille, et ce concours, qui avait pour but de resserrer la communauté, risque de la diviser...


Autant j'avais aimé La Chorale des dames de Chilbury, autant ce roman-ci m'a un peu déçue.

Il est clair que l'autrice reprend les mêmes ficelles que dans le roman précédent. A propos, il ne s'agit pas d'une série de livres, bien que tous (il y a un troisième livre) parlent de femmes dans une période donnée de la seconde guerre mondiale.

Je n'ai pas accroché du tout à l'écriture, que j'ai trouvé assez mauvaise, surtout au début du livre. Les personnages sont assez marqués et du coup un peu trop caricaturaux. L'histoire est assez convenue, parfois mièvre.
Le plus sympa, ce sont les recettes qui ponctuent chaque chapitre, même si je dois dire que j'eusse aimé qu'on convertisse ou explique à quoi correspond "une tasse", qui certes est un système de mesure classique en Angleterre, mais pas ici. je dois reconnaître que j'ai sauté la plupart des recettes. Merci à l'autrice d'avoir précisé en fin de livre qu'elles ont vraiment existé !

Mais : j'avais envie d'une lecture légère et j'ai fini par me prendre au jeu.
Oui, on se doute que les difficultés rencontrées vont être surmontées, certains passages se voulant des coups de théâtre sont tellement évidents dans ce type de livre qu'on s'y attend, voire qu'on les espère et on n'est pas déçus, et tout est bien qui finit bien (bon à la fin du livre, on est toujours en 1942, hein, la guerre est loin d'être terminée...).

Juste la lecture qu'il me fallait en ce moment, une vraie lecture de Noël (qui se passe en été, mais évitons de s'attarder sur les détails...).
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dimanche 2 juin 2024

Le café où vivent les souvenirs

4 de couv' :
Sur le flanc du mont Hakodate, au nord du Japon, le café Dona Dona est réputé pour sa vue imprenable sur le port de la ville. Mais surtout, comme au café Funiculi Funicula, à Tokyo, il est possible pour ses clients d'y vivre une expérience extraordinaire : voyager dans le passé, le temps d'une tasse de café.
On y rencontre Yayoi, une jeune fille qui en veut à ses parents défunts d'avoir fait d'elle une orpheline ; Todoroki, un comédien qui se languit de son épouse et de leurs rêves communs ; Reiko, submergée par la disparition de sa soeur ; Reiji, qui réalise trop tard à quel point il aime son amie d'enfance... Autant d'âmes sincères et émouvantes qui, en retrouvant un pan de leur passé, apprennent à regarder le présent autrement et à envisager l'avenir avec plus de sérénité.
Avec sa voix singulière et le talent de conteur qui ont fait son succès dans le monde entier, Toshikazu Kawaguchi signe un nouveau roman plein de sensibilité et de finesse, aussi réconfortant qu'un bon café chaud.

Au risque de me répéter en enfonçant une porte ouverte, il est difficile de poursuivre une série et de se renouveler.

Ici, même si je pense qu'à terme la série risque à terme de s'essouffler un peu, je trouve que c'est plutôt réussi, tout simplement parce que même si chaque client recherche la même chose que les précédents et que le principe de base ne change pas, on touche à l'humain. Et c'est bien ce qui fait la beauté et le succès de la série.
Et il faut dire que l'équipe du café est une chouette bande d'amis qu'on prend plaisir à côtoyer au fil des saisons !

Petit avertissement cependant : si vous avez l'impression de ne pas vous rappeler des personnages des romans précédents, c'est que comme moi, vous avez fait l'erreur de survoler le quatrième de couverture et avez "zappé" le passage (la première phrase, bravo) où il est bien spécifié que le café où se déroule ce roman n'est plus le Funiculi Funicula à Tokyo, mais le Dona Dona à Hakodate.

J'étais donc plutôt mal partie avant de comprendre mon erreur ("Dona Dona ?") et de reprendre les données à zéro. Je n'en ai que plus apprécié la lecture par la suite.

Finalement, ce roman n'est pas tant sur le côté magique d'un voyage dans le passé, avec comme pointe de piment un temps très limité pour le faire, que l'acceptation de la mort d'un être cher, et de la vie telle qu'elle est réellement en fait, pas celle qu'on aurait souhaitée.

Un chouette moment de lecture !
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mardi 23 avril 2024

Nous irons tous au paradis

4 de couv' :
Quelle idée, à son âge, de monter à l'échelle pour cueillir des figues ! Elner Shimfissle, octogénaire et bonne fée du quartier, vient de faire successivement la rencontre d'un nid de guêpes et une chute de deux mètres... Alors que la nouvelle de son décès se répand, entraînant chez ses voisins, ses proches, diverses questions sur le sens de la vie, Elner, elle fait un petit tour de paradis. À la grande surprise des médecins, l'adorable mamie en revient pourtant? Avec des choses à dire. À tout le monde. Et pas qu'un peu... !


Où on retrouve avec plaisir certains des personnages de "Toute la ville en parle". Après recherche sur Internet, il semble que je ne les ai pas lus dans l'ordre, mais cela n'est guère dérangeant.

En dehors de cela, lecture sympathique et dépaysante, mais sans plus.

Parfait pour le printemps, que j'aime entamer avec des lectures plus légères par rapport au reste de l'année, mais l'écriture ne m'a guère enthousiasmée. Qui plus est, la fin semble être une association d'idées trouvées au fil de l'eau par l'autrice et mises bout à bout.
Ce qui est raccord avec le reste de l'histoire et la conclut en beauté cependant.

A réserver quand on veut une lecture "pas prise de tête".
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vendredi 10 novembre 2023

Une saison au bord de l'eau

4 de couv' :
Assistante juridique à Londres, Flora MacKenzie était loin d'imaginer qu'on lui confierait un jour une mission à Mure, la petite île écossaise de son enfance. Une île qu'elle a quittée brutalement après la mort de sa mère, quelques années plus tôt.
De retour dans la ferme familiale, Flora réapprend peu à peu à cohabiter avec son père et ses trois frères. Elle redécouvre aussi toute la beauté de Mure, avec sa côte sauvage et sa longue plage de sable blanc.
Un matin, Flora découvre par hasard le vieux carnet de cuisine de sa mère. De tourtes en gâteaux, la jeune femme s'en donne à coeur joie, sans réaliser un seul instant que ces merveilleuses recettes sont sur le point de changer sa vie...

On peut dire pis que pendre de ce genre de livre mais le fait est que ce genre de lecture dite légère est on ne peut plus réconfortante en cette saison (et drôlement agréable au printemps, qui est plutôt la période à laquelle je lis ce type de roman).

L'écriture est agréable, l'histoire plus profonde que ce qu'on peut en attendre et formidablement divertissante. On n'échappe évidemment pas à une trame assez convenue et typique de ces romans, mais quel dépaysement (l'autrice est définitivement une amoureuse des îles écossaises et sait le faire partager) et quelle détente !
On l'aura compris, je suis prête à emprunter la suite...

Par contre, à éviter si on souhaite suivre un régime : ça parle énormément de bouffe là-dedans, sans compter les recettes de l'autrice en fin de volume.

Ce qui a donné les dialogues suivants avec mon homme le premier jour de lecture.
20h : "Je crois que j'ai un peu trop mangé, je suis ga-vée !"
22h30 : " J'ai faim !" " Comment ça tu as faim, tout à l'heure tu disais que tu étais gavée ?" "Oui, mais ils ne font que parler de bouffe ou de cuisiner dans ce livre ! Donc, j'ai faim."
23h45 : mon homme me surprend dans la cuisine, la main sur la tranche de pain que j'étais en train de beurrer. "Ils ont ouvert un restaurant : peux pas lutter !" Zéro crédibilité de ma part, éclat de rire bien réel de la sienne.

Donc à tous ceux qui voudraient le lire, bonne lecture. Ou dégustation. Ou lecture-dégustation...
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dimanche 3 septembre 2023

Toute la ville en parle

4 de couv' :
Rien en ressemble davantage à un petit village américain qu'Elmwood Spring, Missouri. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère.
Mais c'est ailleurs que les choses se passent. Là-haut. Sur la colline. Derrière son arche de bois sculpté, le cimetière de Still Meadows bruisse de ragots. Loin de jouir d'un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière...
Et tout irait pour le mieux dans ce monde, et dans l'autre, si d'inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté...

Ce roman pourrait être résumé ainsi : l'histoire d'une petite ville américaine, de sa fondation à nos jours. On s'attache très vite  aux personnages et à l'histoire, qui au tout début fait un peu penser à "La petite maison dans la prairie" pour l'ambiance et la vie à la fin du XIXème siècle. Mais la comparaison s'arrête là.

C'est l'histoire d'une petite ville en effet, et son évolution au fil du temps et des générations. La première partie va de 1889 à la fin des années 1910. Toutes les autres parties du roman sont par décennie, et ainsi traverse-t-on le temps avec les personnages et leurs descendants.
C'est ainsi que l'on traverse l'histoire des Etats-Unis, même si je regrette que la population décrite soit exclusivement blanche et manque franchement de métissage pour coller à des époques plus récentes... (ou alors j'ai loupé quelque chose).

Si expliqué ainsi, cela semble tomber à plat, il n'en est absolument rien à la lecture ! Car c'est avec bonheur que l'on suit tout l'histoire avec une écriture agréable à lire, et juste ce qu'il faut d'humour pour relever le tout. On sent que l'autrice s'est prise d'affection pour ses personnages, et nous avec.
On se perd parfois un peu dans les noms et la généalogie, mais ce n'est guère dérangeant (un arbre généalogique en annexe du roman aurait cependant été une bonne idée, je vous conseille donc, un peu par jeu, de le faire vous-même au fil de la lecture).

Un très bon moment de lecture pour toute l'année, quand on a envie de lire quelque chose d'un peu léger.
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mardi 25 juillet 2023

Il y a un robot dans le jardin

4 de couv' :
Sympathique loser dont la vie part doucement mais sûrement en vrille, Ben, 30 ans, découvre un matin un robot dans son jardin. Pas un de ses androïdes ménagers rutilants comme tous les couples bien comme il faut ont chez eux, mais un petit machin tout cassé, terriblement attachant, se prénomme Tang. Décidé à tout faire pour le réparer, Ben se met en quête de son concepteur, et les voilà tous deux embarqués dans une folle aventure autour du monde, au terme de laquelle on se demandera finalement qui a réparé qui...

Soyons honnête, j'ai mis ici la catégorie "science-fiction", non seulement en raison des robots et androïdes que l'on croise incessamment dans ce livre, mais surtout car l'histoire se passe dans un futur proche, où les androïdes sont les hommes/femmes à tout faire de ce monde. En un peu moins flippant que dans "Humans" cela dit.

C'est en vérité plus un roman de détente, avec histoire d'amour et voyage autour du monde à la clef, qu'un vrai roman de science-fiction.

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui m'a fait passer un excellent moment, avec des personnages auxquels je me suis vite attachée.
Et on ne peut lâcher ce livre sans avoir envie de savoir si nos deux personnages vont réussir à aller au bout de leur quête.

Livre trouvé par hasard, un hasard qui a bien fait les choses en ces premières journées de vacances d'été...
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