Avec le regard d'enfant du petit Motl, les tâches imposées par une vie de misère deviennent de véritables aventures. Des générations de juifs d'Europe orientale, immigrés en Europe occidentale ou en Amérique, se sont identifiés à Motl. Un grand classique de la littérature yiddish.
Comme souvent, c'est en me promenant dans les rayons de ma librairie préférée (qui soit dit en passant a récemment refait l'ensemble de ses rayonnages, je déambule encore plus qu'avant...) que j'ai trouvé ce livre.
J'ai un peu hésité à l'acheter, mais la curiosité l'a emporté.
Honnêtement, je suis un peu déçue de ce livre. Il faut dire que j'ai commencé à le lire comme un roman, or initialement il n'est pas sorti sous forme de roman mais de feuilleton et ce format s'en ressent fortement à la lecture. Cela a donc faussé ma lecture et ma première impression de ce livre.
Qui plus est, je n'ai pas compris tout de suite que Motl raconte sa petite vie au lecteur comme si chaque chapitre était une rencontre entre lui et un voisin ou ami. Je suis bêtement passée à côté pendant une partie du livre et si je n'avais pas mis autant de temps de temps à le comprendre, je l'aurais davantage apprécié.
Les personnages m'ont un peu agacée aussi, car presque caricaturaux ce qui n'est pas étonnant puisque finalement on est ici dans le burlesque.
J'ai plus apprécié la dernière partie du livre, où il est question de leur parcours d'immigrants et force est de constater que depuis l'époque où ce livre a été écrit, les choses n'ont guère changé...
L'écriture en revanche m'a plue, j'ai bien aimé le rythme, la vivacité, qui retraduit bien celle d'un enfant.
Sentiments mitigés, donc, dûs plus au fait que je me suis fourvoyée en début de lecture qu'à la qualité réelle de l'oeuvre.
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