A ceux qui s'interrogent sur le secret qui dort dans leurs yeux, certains poètes prétendent que les chats ont la clé de nos soucis et de nos peines. Ceux-là le savent qui choisissent de louer les faveurs d'un chat pour seulement trois jours et deux nuits dans cette animalerie de Tokyo.
Les chats ne se séparent jamais de leur couverture à laquelle ils sont habitués dès l'enfance et qui leur permet de se sentir partout chez eux. De toutes races et tous poils, on les appelle les Blanket Cats et ce sont des félins exceptionnels.
Le chat de location est un être de passage et n'a pas de maître. Invité imprévisible dans les foyers qui l'accueillent, il devient le médiateur silencieux des émotions humaines, ange gardien ou chat réconciliateur avec les autres ainsi qu'avec soi-même. Car les chats prennent leurs missions très à coeur et savent lire en nous comme dans un livre ouvert.
Inutile de lire que la couverture de ce livre m'a tout de suite tapée dans l'oeil, l'image correspond exactement à ce que je suis et mon quotidien. Ajoutez à cela que nous sommes dans ma famille des mamies à chats (oui, des deux côtés, c'est dire si mon cas est désespéré : on ne peux rien contre la génétique). Et que je suis autant irrémédiablement attirée par les livres avec des chats que sur les livres/librairies/bibliothèques/marque-page, etc.
Enfin, je râlais récemment parce que beaucoup de livres montrent un chat en couverture, alors qu'on n'en voie pas l'ombre d'un se faufiler dans l'histoire. Là au moins j'étais sûre d'en trouver...
Si le fil conducteur de ce livre est une animalerie où on peut louer un chat pour trois jours et deux nuits, il s'agit de nouvelles : on suit à chaque fois un chat et surtout la famille ou la personne chez qui il arrive.
Chaque histoire est radicalement différente des autres, ce que j'ai apprécié particulièrement, et renvoie à l'être humain et ses tourments ou travers. Dans chaque histoire, le chat sert de catalyseur à ceux qui l'ont loué pour leur révéler ce qu'ils ne s'avouaient pas, ne voyaient pas, n'admettaient pas qui allait de travers dans leur vie. Et les replace sur les bons rails.
Chaque histoire est radicalement différente des autres, ce que j'ai apprécié particulièrement, et renvoie à l'être humain et ses tourments ou travers. Dans chaque histoire, le chat sert de catalyseur à ceux qui l'ont loué pour leur révéler ce qu'ils ne s'avouaient pas, ne voyaient pas, n'admettaient pas qui allait de travers dans leur vie. Et les replace sur les bons rails.
Une histoire se démarque des autres, qui est aussi ma préférée, où on est dans la tête d'un des chats : "Le chat qui voyageait".
Une autre fait un peu écho à la mini-série "Adolescence" (que j'ai regardée hier, c'est après coup seulement que je me suis rendue compte de la similitude des deux histoires, même si elles partent dans des directions très différentes) : "Le chat qui n'avait pas de queue".
Je ne résiste pas à l'envie de vous donner les titres des chapitres :
Le chat qui ne supportait pas le pollen
Le chat qui était assis sur le siège passager
Le chat qui n'avait pas de queue
Le chat qui en remplaçait un autre
Le chat de celui que personne n'aimait
Le chat qui voyageait
Le chat qui réalisait un rêve
Un bon moment de lecture, qui remue un peu par moments.
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