samedi 18 août 2018

Voyage avec Charley

4 de couv' :
En 1960, deux ans avant de recevoir le prix Nobel de littérature, John Steinbeck entreprend, au volant de son mobile home, un voyage de onze semaines à travers l'Amérique, avec pour seul compagnon son chien Charley.
De la Pennsylvanie aux forêts du Maine, du Montana à la côte pacifique, le regard qu'il porte sur son pays est désenchanté, et c'est son désarroi, face à la montée de l'indifférence et au racisme endémique, qui s'exprime dans ces pages. Un récit de voyage qui sonne comme une cérémonie des adieux.

Au préalable, sur la photo de couverture : drôlement sympa, dynamique, mais correspond pas du tout au John Steinbeck de ce récit (alors âgé de 58 ans) ni à son chien (un caniche bleu).

Ce sera ici le seul défaut de ce livre, c'est dire s'il m'a plu.

En plus d'être un agréable compagnon de voyage/lecture, John Steinbeck ne manque ni de lucidité, ni d'humour et d'auto-dérision. L'Amérique de 1960 décrite ici amorce celle de maintenant, avec tout son plastique, ses distributeurs qui remplace le vrai, l'authentique, l'humain.
J'ai beaucoup aimé certaines de ses réflexions, très actuelles (hélas, surtout son interrogation sur la multiplicité d'emballage et les déchets induits) et que l'on peut transposer sur nos sociétés occidentales contemporaines. Oui, même à presque 60 ans d'écart.

Les différentes rencontres lors de son trajet sont chacune de vrais petits bijoux dans les descriptions et  dans les liens (éphémères, certes) tissés.

Sur le racisme du sud, point besoin de commentaires de sa part, les quelques anecdotes et les faits en eux-mêmes étant suffisamment violents (dans les mots) pour pouvoir s'en passer. La scène des "Cheerleaders" insultant une petite fille noire allant à une école de blancs (puis d'un père emmenant son fils, tous deux blancs, à cette même école) est incroyablement éloquente dans sa violence, sa médiocrité, sa grossièreté et sa laideur.
Mais je soupçonne Steinbeck, choqué par cette scène, d'avoir pris plaisir dans la description de "Nellie", la Cheerleader vedette dont on ne sait plus si chez elle prime la laideur physique ou la laideur morale. A peu près équivalent, je suppose. Sans compter la foule, à peine une imitation d'une meute de chiens enragés.

Au global, j'ai beaucoup apprécié cette lecture et la recommande chaudement !
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vendredi 17 août 2018

La peste écarlate

4 de couv' :
Un ancien professeur d'université erre en compagnie de ses petits-enfants, revêtus de peaux de bêtes, dans un paysage désolé. Celui de la baie de San Francisco, ravagée soixante ans auparavant par un terrible fléau. Nous sommes en 2013. Quelques hordes subsistent, et de rares survivants tentent de raconter le onde d'avant à des enfants qui ne savent même pas compter. La seule issue est de reprendre depuis les commencements la marche vers la civilisation perdue.

Je dois avouer que je suis un peu embêtée de donner un avis sur cette nouvelle, que je n'ai ni aimée ni détestée.
Elle a cependant ceci de particulier d'être une histoire post-apocalyptique écrite en 1912 et donc à une époque où ce genre d'histoires en était à ses premiers balbutiements (et encore...) autant dire donc que Jack London était un précurseur en la matière.

Pourtant, en réfléchissant bien, il y aurait beaucoup à dire sur cette nouvelle, dont l'histoire est en fait le récit, par un vieillard, de la façon dont la peste écarlate s'est propagée à travers le monde et a éradiquée la quasi-totalité de l'espèce humaine. Il est ici aussi beaucoup question de la nature humaine, de ce que pourrait être notre réaction face à un tel fléau. Car ne nous leurrons pas, selon Jack London, notre premier réflexe ne serait pas la solidarité, elle arriverait après la peur et les pillages (et quand on voit, encore de nos jours,  certaines scènes de pillage, parfois, après des ouragans ou des tremblements de terre, a-t-il vraiment tort ?).
La nature humaine, toujours, après ce désastre, et ce qu'il en est parmi les survivants quand des sociétés entières et leurs systèmes de valeur ont été éradiquées, laissant place à de nouveaux rapports de force.
Et la nature humaine, encore, à travers ces jeunes sauvageons que sont devenus les petits-enfants du narrateur.

C'est donc une intéressante interrogation sur ce sujet que l'on retrouve ici, via l'imagination de l'auteur.

Par contre, dans l'édition que j'ai achetée se trouve une lecture (ou postface) de Michel Tournier écrite en 1993 (donc 20 ans avant les évènements décrits par Jack London) que j'ai trouvée absolument inutile et imbuvable. Il part de l'idée décrite dans cette nouvelle qui est de l'Histoire, éternel recommencement, en s'appuyant un peu trop lourdement sur la bible (Ancien et Nouveau Testament). Je dois avouer que même si on prend en considération le fait que j'ai fini par sauter certains passages (je ne sais même plus si je l'ai lue jusqu'au bout), cette lecture n'apporte rien à cette nouvelle.
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lundi 13 août 2018

La servante écarlate

4 de couv' :
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, "servante écarlate" parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Je n'ai pas été complètement emballée par ce roman pendant la lecture, mais je dois reconnaître que depuis deux semaines que je l'ai lu, il m'est arrivé régulièrement d'y repenser et d'y réfléchir, preuve s'il en est qu'il m'a beaucoup plus marquée que je ne le pensais (en plus, mon homme a lu dans le même temps "Newland" de Stéphanie Janicot, autant dire que sur le chemin du retour dimanche dernier nous avons eu une conversation des plus intéressantes !).

Il s'agit donc d'une dictature, pire, d'une dictature religieuse comme on ne souhaite pas en avoir. La religion n'étant comme tout toujours (et ici, entre autres sujets), que le prétexte pour établir cette dictature, poussant son paroxysme jusqu'au grotesque tant les rites créés sont absurdes (ceci étant bien une critique de ce pouvoir en place, pas du roman).

Le personnage de Defred est intéressant dans la mesure où elle a connu l'avant-dictature et nous le fait partager petit à petit, nous narre sa vie quotidienne à un moment où ce nouvel Etat vient de poser ses bases, déjà bien implantées, et où elle s'interroge sur l'avenir.
Il n'y a rien d'incomplet dans ce roman. Bien que la guerre contre les rebelles ne soit finalement qu'évoquée (qui sont-ils, comment sont-ils organisés, que veulent-ils réellement au final, etc.,) il est vrai que cela n'est pas le plus important ici. Et ce qui pourrait sembler un manque d'information se justifie admirablement par la vie cloisonnée et étriquée de Defred.

Je dois avouer que je n'ai pas fini de "décanter" ce roman, qui me revient par bribes, ce qui est une bonne surprise étant donné le peu d'enthousiasme ressenti lors de sa lecture.
A relire.
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dimanche 12 août 2018

La route étroite vers le Nord lointain

4 de couv' :
En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s'embrase et le précipite en Orient puis dans l'enfer d'un camp de travail japonais où les captifs sont affectés à la construction d'une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie. Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu'ils peuvent pour survivre - la camaraderie, l'humour, les souvenirs du pays. Au coeur de ces ténèbres, c'est l'espoir de retrouver Amy, l'épouse de son oncle avec laquelle il vivait une bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister.
Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d'un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.
Roman d'une rare intensité poétique sur l'absurdité de la condition humaine, La Route étroite vers le Nord lointain est aussi un cri contre la précarité de la mémoire et l'inacceptable victoire de l'oubli.

Ce roman va longtemps me rester en tête, c'est en tout cas pour le moment mon préféré de l'année.

Pourtant, le démarrage fut difficile en raison des nombreux retours en arrière entre les passés et le présent, les souvenirs du narrateur allant d'un personnage à l'autre, qui complique la mise en place de l'histoire pour le lecteur. Du moins pour moi. Mais ce n'est que le début et si on veut bien se donner la peine de passer outre la confusion et la perplexité induites, l'histoire devient vite plus fluide et chronologique et on se laisse porter par l'histoire. Ou plutôt les histoires. Et l'Histoire.

Si j'ai particulièrement bien aimé l'histoire d'amour, je dois reconnaître que c'est la reconstitution de la vie quotidienne des prisonniers de guerre australiens dans le camp de travail japonais - qui prend d'ailleurs la plus grande part du roman - qui m'a davantage plue. D'autant plus que l'auteur ne s'est pas contenté de décrire ce quotidien, il a aussi évoqués de superbes portraits de certains prisonniers et ceux de leurs bourreaux. Tous englués, à des degrés divers, dans l'absurdité d'une idéologie et d'un respect de la hiérarchie jusqu'à l'extrême.
L'après-guerre de chacun aussi est évoquée et comment ils ont y sont survécu, ou pas, avec une perle d'humour et d'humanité qu'est la scène du restaurant.

Un beau roman, vraiment. Et un bel hommage à tous les soldats.
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samedi 11 août 2018

Retour de vacances

Je reviens de vacances cet après-midi (ne me souhaitez pas bon courage pour la reprise, non seulement je vais déprimer, mais en plus ce serait par anticipation car j'ai encore deux semaines de vacances devant moi) et après consultation des statistiques de ce blog, quelle ne fut pas ma surprise de voir que pour cette seule journée, il a été consulté 149 fois... Du Brésil.

Donc cher(s) lecteur(s) ou chère(s) lectrice(s) de ce pays qui est pour moi une destination de rêve depuis que j'ai vu il y a un an une émission de télévision à ce sujet, n'hésite(z) à te (vous) manifester.

Voilà, voilà. Et avec un peu de chance, j'arriverai peut-être à me faire inviter.
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lundi 30 juillet 2018

Sur les chemins noirs

4 de couv' :
Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.


Je ne connaissais de Sylvain Tesson que ses interventions dans la Grande Librairie (émission dont je suis fan, ça ne vous étonnera pas). Mon intérêt pour les récits est assez récent, je ne connaissais donc absolument rien de lui jusque là. Son parcours assez atypique m'a donné envie de découvrir ses livres. J'ai donc aussi acheté dernièrement "Bérézina" et "Dans les forêts de Sibérie". J'ai aussi lancé sur Recyclivre une alerte pour "l'axe du loup". Ce sont ceux qui m'intéressent le plus pour le moment, c'est déjà un bon début.

Après son très grave accident et sa relativement longue convalescence, Sylvain Tesson s'était imaginé durant celle-ci cette marche à travers la France (merci pour les cartes en début de livre !) en guise de thérapie. Physique et morale.

Nous le suivons donc à travers les paysages ruraux, transformés, pas en bien au fil des décennies et des décisions ministérielles qui ont provoqué, entre autres, désertification et chamboulement des pratiques. On n'est pas dans le "c'était mieux avant", mais plutôt dans l'idée que le résultat actuel n'est pas toujours bon, et qu'il serait temps d'arrêter l'escalade (et là je me rend compte de la pauvreté de cette phrase, mais si vous voulez mieux, lisez-le). Je partage largement son opinion sur la société actuelle.

Mais ce n'est pas ici un constat pessimiste. Son sens de l'humour, une bonne dose d'auto-dérision (car s'il peut être critique sur les autres, il sait l'être aussi sur lui-même), sa pugnacité, sa capacité à se réjouir de ce qui l'entoure et de ceux qui l'accompagnent sur certaines portions du trajet, et surtout la langue utilisée, allègent grandement ce qui aurait pu n'être qu'un triste état des lieux.

Une intéressante lecture, qui donne à réfléchir.

Et pour en savoir plus, voici un petit bonus (de 47 minutes, quand même).
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dimanche 29 juillet 2018

Le journal intime d'Hendrick Groen, 83 ans 1/4

4 de couv' :
"Vieux mais pas encore morts !" Dans cette maison de retraite d'Amsterdam, a direction ne voit pas d'un bon oeil l'initiative d'Hendrick Groen, 83 ans 1/4, et de ses amis. Leur idée ? Faire l'hospice buissonnier : au zoo, au casino, bref, sortir un peu du train-train infantilisant, prendre quelques bols d'ai frais pour se sentir vivants. Entre rigolades, chamailleries, jalousies, Hendrick consigne jour après jour dans son journal intime les tribulations du club, les cuites d'Evert et la beauté d'Eefje. Pour retenir le bonheur. Et la mémoire, encore un peu.

Ceci est le cas typique du quatrième de couverture qui en fait trop pour vendre et ne tient donc pas ses promesses.

Je m'attendais à une lecture, drôle à en éclater de rire, à un scénario enlevé voire relevé, et j'ai tout au plus souri (certes, assez souvent) mais en retire surtout un sentiment de tristesse. Bref, je m'attendais à "le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire", je me suis retrouvée avec une version un peu fadasse de "Et puis Paulette".
Autre remarque : "l'hospice buissonnier" évoqués dans le quatrième de couverture sous-ented qu'ils doivent faire le mur pour vaquer à leurs occupations, ce qui n'est pas le cas puisqu'ils ont sortie libre (c'est une maison de retraite, pas une prison !). On s'attend donc à les voir faire le mur en recourant à divers stratagèmes mais non. Ils organisent tranquillement leurs petites sorties.

Ceci, pour le quatrième de couverture.

Pour le roman en lui-même, je trouve original d'aborder le thème de la vieillesse sous l'angle d'un journal intime d'un charmant monsieur qui porte sur son entourage un regard attendri, respectueux mais non dénué de malice. C'est une sympathique bande de copains qu'il s'est constitué là, et l'on s'attache vite à chacun d'entre eux, leurs personnalités étant complémentaire. Mais la vieillesse est là, bien installée et leur joue de sales tours... Qu'ils accueillent non pas avec résignation, mais philosophie. Ainsi va la vie.

En résumé, une lecture plaisante dont la seule déception me vient (une fois de plus) d'un quatrième de couverture qui induit (encore) en erreur les lecteurs.

Je vous le conseille cependant.

PS : il s'agit ici de ma deuxième lecture du défi Booknode !
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samedi 28 juillet 2018

No home

4 de couv' :
XVIIIe siècle, Côte-de-l'Or, au plus fort de la traite des esclaves. Nées en pays fanti et ashanti, Effia et Esi sont demi-soeur mais ne se connaissent pas. La sublime Effia est contrainte d'épouser un anglais, le capitaine du fort de Cape Coast, où, dans les cachots, sont enfermés les futurs esclaves. Parmi eux, Esi. Elle sera expédiée en Amérique. Ses enfants et petits-enfants seront continuellement jugés sur la couleur de leur peau. La descendances d'Effia, métissée et éduquée, perpétuera le commerce triangulaire familial et devra survivre dans un pays meurtri pour des générations.
Yaa Gyasi nous conte le destin d'une famille à l'arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable.

Une très belle idée que d'avoir évoqué dans ce roman l'esclavage, dès ses débuts, sous forme de saga familiale et historique, et par le biais de deux arbres généalogiques évoqués en parallèle, côté africain et côté américain.
Deux arbres généalogiques, l'histoire de deux pays, pour ne pas dire continents, au fil des siècles. On suit avec intérêt chaque pan de cette famille dont chacun ignore tout de l'autre.

Mention spéciale à l'auteure (ou l'éditeur ?) qui a eu la bonne idée de placer en début de roman (emplacement idéal pour ne pas le louper) les arbres généalogiques de chaque famille.Il est parfois difficile sans cela de s'y retrouver (mais ce n'est pas insurmontable non plus).

Une belle lecture de ce début d'été.

Mon seul regret : l'absence de traduction du titre.
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samedi 14 juillet 2018

Lady B

4 de couv' :
Maya Angelou a raconté son extraordinaire vie dans de nombreuses autobiographies, qui ont remporté un vif succès. Aujourd'hui, elle en partage enfin l'aspect le plus intime : sa relation avec sa mère.
Pour la première fois, Maya Angelou révèle les joies et les difficultés qu'elle a connues du fait d'être la fille de Vivian Baxter, une femme d'une détermination à toute épreuve. Quand son mariage commença à battre de l'aile, Vivian, qui habitait en Californie, envoya Maya, alors âgée de trois ans, et son frère aîné vivre chez leur grand-mère à Stamps, en Arkansas. Pendant de longues années, Maya vécut avec le sentiment d'avoir été abandonnée, mais ses retrouvailles avec sa mère, dix ans plus tard, marquèrent le début d'une histoire encore jamais racontée. Dans Lady B, Angelou relate avec beaucoup d'émotion le long cheminement menant à leur réconciliation. Lady B explore la façon dont, au fil des ans s'est opérée la guérison et développé l'amour entre les eux femmes, amour qui permit à Maya Angelou de se hisser hors d'abîmes insondables pour atteindre des sommets insoupçonnés.


Pour quiconque n'a jamais rien lu de Maya Angelou, je recommande chaudement ce livre, qui est une bonne introduction à ses écrits autobiographiques.

Mais pour moi qui les ai déjà lu, je dois reconnaître qu'il ne m'a rien apporté de plus. Il s'agit surtout des souvenirs les plus marquants de la relation entre Maya Angelou et sa mère et même si on voit bien toute l'admiration qu'elle ressentait pour elle et à quel point elle a marqué sa vie, je n'ai pas ressenti une émotion aussi forte que celle décrite en quatrième de couverture.

Par contre, quelpersonnage ! Maya Angelou avait de qui tenir, on comprend sa vie quand on lit celle de sa mère, qui aurait bien mérité sa biographie à elle.

Sentiments mitigé donc, mais j'insiste, à lire quand on ne connaît rien de Maya Angelou (bon, il y a quelques "spoilers" évidemment, mais ses autres livres entrent forcément plus en détails et les rendent d'autant plus intéressants).
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vendredi 13 juillet 2018

Ma pile à lire…

Petit rappel : je rangeais autrefois ma pile à lire dans une simple caisse (photo ci-contre) qui a fini par déborder ce qui fait que j'avais acheté une petite bibliothèque (trois étagères) pour y mettre tous ces livres.
Qui déborde à son tour (il y en au-dessus, par terre, bref un vrai bazar, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous). Au point que je me suis interdit récemment tout achat de livre jusqu'à épuisement du stock (juste après avoir découvert RecycLivre, si c'est pas malheureux, ça, ma pauv'dame !).
Je me suis même interdit de renouveler ma carte de bibliothèque (je pourrais presque en ouvrir une en cumulant les livres lus et non lus. Et pourtant, j'en ai revendu une partie, donné d'autres à une association pour leur vide-grenier. Et là, je ne parle que de MES livres...).

J'essaie donc d'être raisonnable mais je n'ai pas tant que ça de mérite finalement car arrivée à saturation. Car oui, la lectrice indécrottable que je suis a ressenti ces derniers temps un trop plein, une saturation et un énoooorme découragement les dernières fois que je me suis rendue dans ma librairie préférée. Pire, un désintérêt total pour l’ensemble des rayons, y compris ceux où je traîne le plus souvent. Aucune excitation sur les dernières sorties, seules les éditions Babel réussissent à susciter un vague intérêt.

C’est bien simple, après ma décision d’arrêter d’acheter des livres et de ne pas renouveler ma carte de bibliothèque, j’ai même ressenti du soulagement.
Moi.

(soupir)

Le challenge Booknode est donc pour moi une façon ludique de me remettre « sur les rails ».

Enfin voilà, mes prochaines lectures seront celles de ma pile à lire désormais, et vu ce que j'ai en stock, on ne me verra pas de sitôt dans une librairie, sauf pour acheter un cadeau. Ah ben tiens oui, mon beau-frère vient d'avoir son brevet des collèges, c'est l'occasion (indécrottable, je vous dis...).

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