mardi 8 mai 2018

Crépuscule du tourment 2

4 de couv' :
Après des années passées à l’étranger, Amok revient au pays afin d’élever son fils dans un environnement préservé du racisme. Ce retour ravive d’amers souvenirs, des conflits familiaux, l’inconfort d’une appartenance sociale mal assumée.
En proie à un accès de violence, il bat sa compagne Ixora. Horrifié par son geste, il prend la fuite pour affronter son père dont il pense avoir hérité « le fauve caché dans l’âme des hommes de sa lignée ». Dans sa course, il est victime d’un accident de voiture qui le laisse semi-conscient : c’est par l’esprit qu’il traverse ses gouffres intérieurs, revisite son histoire intime et ses blessures secrètes.
Il s’agira pour lui de s’accepter pour être en mesure de transformer son lourd héritage. Épousant la structure d’un thème de jazz, donnant une voix aux vivants et aux morts, ce roman est celui de la reconquête de soi et de la rédemption.
Crépuscule du tourment 1, Melancholy mettait en scène quatre voix de femmes s’adressant au même homme : un chœur convergeant vers un centre muet. Crépuscule du tourment 2, Heritagepart de l’intériorité de cet homme, autour duquel gravitent d’autres figures masculines et les femmes de sa vie.


Après avoir lu le premier tome, j'étais impatiente de pouvoir emprunter ce livre et de le lire enfin. Mais une fois en main, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mon enthousiasme est retombé et j'ai eu du mal à l'ouvrir.

Quand enfin j'ai commencé à le lire, j'ai eu toutes les peines du monde à entrer dedans, à poursuivre ma lecture et pour tout dire, j'ai laissé tomber. Je ne sais pas si c'était le mauvais moment pour moi de faire cette lecture mais rien à faire.

Je n'ai pas accroché avec le personnage et autant j'ai adoré le premier tome et ses quatre parties qui se faisaient écho l'une de l'autre et donnait envie de connaître et comprendre cet homme, autant je l'ai trouvé creux, faible et égoïste. Nul doute que la suite, si je n'avais pas laissé tomber, m'aurait apporté des éclaircissements sur ce personnage, mais rien à faire, je n'arrivais pas à le suivre dans son cheminement intérieur.

Je suis donc déçue non pas du livre, mais de n'avoir pas réussi à aller plus loin et d'avoir tant peiné à m'y mettre alors que j'attendais cette lecture avec tant d'impatience au départ.
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dimanche 6 mai 2018

Alfie le chat du bonheur

4 de couv' :
Alfie est un chat errant. Sans foyer depuis que son ancienne maîtresse est décédée, il erre de rue en rue jusqu'au moment où il découvre Edgar Road... Là, Alfie sait immédiatement qu'il a trouvé son nouveau quartier de prédilection.
Mais les habitants ne sont pas franchement d'accord : la dernière chose dont ils ont besoin c'est bien d'un chat qui passe de maison en maison ! Alfie est donc chassé. Jusqu'au jour où certaines familles acceptent de le nourrir et de l'héberger à tour de rôle. Et quand l'adversité frappe, les habitants réalisent à quel point ils ont désormais besoin du petit félin.


Il y a des jours comme ça où on a envie de livres "pas prise de tête" et dont l'histoire nous fait juste du bien.

Autant vous le dire tout de suite, l'écriture de ce roman est d'un platitude absolue et l'histoire bien mignonne (pour ne pas dire cul-cul), mais cela m'a fait un bien fou, à une période bien chargée au travail, de lire ce genre de gentille petite histoire dont on sait à l'avance ce qu'il va repasser, malgré les vaines tentatives de l'auteur d'introduire un vague suspens.

Passé ceci, tout amoureux des chats devrait s'y retrouver et apprécier l'histoire d'Alfie, d'autant que le début du roman montre bien, ce que ne cessent de seriner les refuges et association de défense des animaux : non, vivre à l'extérieur pour un animal n'est pas naturel. Ils ne savent pas se débrouiller dehors et mention spéciale à l'auteure qui en peu de chapitres su montrer les dangers auxquels ils sont confrontés une fois abandonnés : accidents, bagarres avec d'autres animaux, agressions de personnes malveillantes (encore que je regrette que l'exemple donnés oient des SDF : les enfants sont loin d'être les exemplaires dans la façon de traiter les animaux), maladie, froid, faim...

L'ensemble est convenu et cousu de fil blanc, et ne résiste pas à certains poncifs sur les chats que je me permets de décrier ici : non, ne jamais donner de lait ni de thon en boîte à un chat, le premier peut leur occasionner des coliques, le deuxième, à cause du sel, des problèmes aux reins.

Voilà. Un bon moment lecture de beaux jours, à la plage ou à la campagne ou où vous voulez si vous n'êtes pas trop exigeants sur la qualité.
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vendredi 4 mai 2018

Le diable, tout le temps

4 de couv' :
De l'Ohio à la Virginie-Occidentale, de 1945 à 1965, des destins se mêlent et s'entrechoquent : un rescapé de l'enfer du Pacifique, traumatisé et prêt à tout pour sauver sa femme malade ; un couple qui joue à piéger les auto-stoppeurs ; un prédicateur et un musicien en fauteuil roulant qui vont de ville en ville, fuyant la loi...
La prose somptueuse de ce premier roman de D.R. Pollock contraste avec es actes terribles de ses personnages. Un univers qui rappelle ceux de Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac McCarthy.

Commande Kube de novembre ! Je voulais un roman qui fasse peur, (proximité de Halloween oblige même si je suis loin de cette fête commerciale d'importation, mais bon bref passons). Je voulais un roman à la Stephen King, mais d'un autre auteur, du même genre. Sauf qu'au lieu de cocher la case "fantasy/fantastique" j'ai coché la case "littérature étrangère" en oubliant que Stephen King a autant écrit de livre à suspens que de livres fantastiques voire d'horreur, ce qui était plus ce que je souhaitais au départ. Ma faute donc, et s'il y bien un suspens à la King, je n'ai pas eu le côté fantastique que je souhaitais.
J'ai donc validé ce choix, d'autant que j'avais failli l'acheter quelques semaines auparavant à la librairie.

Je serais moins enthousiaste que le quatrième de couverture qui est évidemment fait pour attirer le lecteur. Et qui m'a donné l'impression qu'il s'agissait de nouvelles et non d'un roman (oui, je suis en mode plantage total sur ce roman).

Une fois mes erreurs vues et reconnues, et si je dois reconnaître que l'auteur fait tout pour nous donner envie d'aller jusqu'au bout du livre parce que vraiment, on se demande comment tout cela va finir, je neveux pas dire que j'ai été réellement effrayée par cette lecture. Qu'il y ait du suspens oui, mais le côté effrayant passe surtout par la bizarrerie de certains personnages et quelques passages sanglants plus écoeurants qu'effrayants.
J'apprécie que l'auteur situe les différentes parties sur plusieurs années et que les vies des différents personnages finissent par se rejoindre pour former un tout, mais
Certes, il s'agit d'un premier roman, mais je l'ai trouvé assez moyen au final, le côté glauque et sanglant d'un roman n'étant pour moi qu'une facilité et ne suffisant pas pour en faire un bon roman à suspens et encore moins un vrai bon polar.

Merci cependant à Marie-Laure de la librairie Coiffard pour ce choix, vu que mes consignes n'étaient pas claires, difficile pour elle de faire mieux !
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mercredi 2 mai 2018

Ravel

4 de couv' :
Toute sa vie, Maurice Ravel (1875-1937) s'est présenté comme un artiste libre/ Tantôt à l'avant-garde de la modernité, tantôt garant d'une certaine tradition française, il a consacré son existence à essayer des formes musicales nouvelles, offrant des chefs-d'oeuvre à la postérité, au premier rang desquels le célèbre Boléro. Réservé voire secret sur sa manière de créer comme sur sa vie personnelle, attentif à la création de son temps, il fut un fervent défenseur de la musique de Debussy et de Stravinsky. Acteur privilégié d'une période riche en changements, il incarne mieux que nul autre les ruptures de son époque. Dandy mystérieux, les pages de sa vie nous conduisent de Paris à New York, du Pays basque au Belvédère, une maison conçue à son image : élégante et raffinée.

A nouveau une commande Kube, avec pour thème la biographie d'une personne ayant marqué son temps et le domaine qui est le sien, quelque soit ce domaine. Avec pour consigne d'éviter les personnalités publiques trop évidentes comme De Gaulle, Simone Veil ou autres, j'avais envie de lire la biographie de quelqu'un auquel je n'aurais pas pensé spontanément.
Inutile de dire que lorsque j'ai reçu cette proposition, j'étais ravie ! Comme une grosse majorité de gens, j'adore le Boléro de Ravel, mais je n'avais pas eu la curiosité de m'intéresser plus que cela à sa vie. De plus, je ne connais pas grand chose à la musique classique, je suis juste une amatrice (peu éclairée) dans ce domaine.

L'auteur réussit le tour de force de racontera vie d'un personnage public qui était on ne peut plus discret sur sa vie privée. On sait peu de choses de lui finalement, mais cela suffit cependant à apporter quelques éclaircissements sur son oeuvre.

Pour le coup, l'auteur n'a eu d'autre choix que de se concentrer davantage sur l'aspect professionnel de la vie de Ravel. Malheureusement pour moi, il semble s'y connaître bien davantage que moi dans ce domaine et je dois avouer que les détails techniques m'ont un peu rebutée. De même, je regrette qu'il n'y ait pas eu davantage de présentation de certaines personnalités de l'époque quand elles sont mentionnées. J'ai donc parfois eu un peu de mal à me repérer dans le contexte de certaines parties, tout en ayant le plaisir de découvrir le monde musical de l'époque (ce qui est déjà pas si mal).

Je regrette aussi, et là c'est purement égoïste, que ne soit pas jointe à ce livre, une "compil" des oeuvres majeures de Ravel qui suivrait la progression du livre. La néophyte que je suis aurais trouvé cela vraiment sympa pour m'y retrouver et mieux comprendre l'évolution de l'oeuvre dans son ensemble.

Cela étant, pour la curieuse que je suis, ce fut une intéressante découverte.
Merci donc à Margot, de la librairie 7ici, pour ce choix !
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lundi 30 avril 2018

Sarah Thornhill

4 de couv' :
Insouciante et tumultueuse, Sarah Thirnhill, fille d'un ancien bagnard, a grandie long du fleuve Hawkesbury, dans une Australie encore sauvage. Quand sa famille s'oppose à son union avec Jack, son amant métis, il la quitte. Désespérée, Sarah cherche à comprendre la réaction de ses proches. Quel secret sanglant peut-il donc lier les Thornhill aux aborigènes de la région ?

De nouveau, une commande Kube ! Ma demande cette fois si ma mémoire ne me fait pas défaut  : une belle histoire, de beaux personnages, de l'évasion.
Contrat rempli une fois de plus, merci à Aurélie de la librairie Page et Plume !

Le contexte géographique, culturel et historique me plaisait en théorie, et m'a formidablement plu à la lecture.

Loin d'être une simple histoire d'amour, ce roman est plus complexe qu'il ne laissait supposer de prime abord, et la fin, en forme de rédemption, nous surprend par son originalité et la nouvelle vision apportée à l'ensemble du roman.

Une belle histoire, cruelle le plus souvent, mais ô combien forte, étroitement mêlée à la dure colonisation de l'Australie. A lire et relire !
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samedi 28 avril 2018

Neverhome

4 de couv' :
Dansla ferme de l'Indiana qui l'a vue grandir, Constance jouit d'un bonheur tranquille auprès de son compagnon. Mais lorsque le guerre de Sécession éclate et que Bartholomew est appelé à rejoindre les rangs de l'Union, c'est elle qui, travestie en homme, prend sans hésitation la place de cet époux à lassant fragile.
Ayant perdu la trace de son régimentaires une bataille féroce où elle a été blessée, Constance quitte son uniforme et reprend le chemin de la ferme à travers des paysages dévastés, guidée par l'amour infini qu'elle porte à son bien-aimé mais hantée par la violence de son expérience.
Abondant en rencontres avec les monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, ce roman magistral propose une impressionnante méditation informe d'épopée sur la fragilité des certitudes et l'inconstance de toute réalité.


Je suis toujours curieuse, lorsque je suis dans ma librairie préférée, de jeter un oeil sur les dernières parutions des éditions Babel. J'y trouve toujours des livres profondément humains, qui me font sortir de ma zone de confort dans mes lectures. Et une fois de plus, je n'ai pas été déçue.
Difficile de dire plus et mieux que le quatrième de couverture, mais il est vrai que tout comme pour "Wild" et évidemment pour des raisons différentes, j'ai adoré suivre les péripéties de Constance (même si le postulat de départ m'a paru aussi intéressant que tiré par les cheveux vu l'époque).

Du début à la fin l'histoire est prenante et riche en rebondissements, et la narration à la première personne du singulier nous rend d'autant plus proches de Constance et de son introspection.
Ce n'est pas juste l'histoire d'une femme partant en guerre, qui sera finalement la toile de fond, c'est avant tout une histoire humaine.

J'ai aimé ses dialogues avec sa mère décédée, ses interrogations sur la vie et sa vie en particulier, ses rencontres, les différents personnages avec chacun leur part d'ombre ou de bizarreries (la guerre, encore).

Une magnifique lecture, une de mes préférés de cette année 2017.
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jeudi 26 avril 2018

Wild

4 de couv' :
Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend? Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junk, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.


A nouveau une commande Kube où ma demande était de m'évader si je me souviens bien.

Ben là, pari gagné, contrat largement rempli !

J'ai tout simplement adoré ce récit. J'ai basculé entre "elle est complètement immature, la preuve, elle décide de cette incroyablement longue randonnée, surtout pour une débutante, et ceci sans se préparer, en se basant sur un livre, et sans se renseigner auprès de gens plus expérimentés" et "wouah ! Quel courage et quelle volonté !!!!" pour ensuite embrayer sur "non mais elle est inconsciente de tous les dangers qu'elle coure, là ?"

Pour le coup et là le commentaire est on ne peut plus personnel, surtout concernant le physique : comment arrive-t-elle à marcher les pieds dans un tel état ? Sans compter le poids du sac qui m'aurait flingué le dos rien qu'à tenter de le soulever (non, soyons honnête, rien qu'à l'imaginer).

Il y a donc un fond de quête dans ce récit : se retrouver soi-même, se prouver quelque chose à soi-même, reprendre sa vie en main, passer à autre chose. En mieux.

J'ai admiré sa pugnacité autant que les superbes paysages décrits.

Là où l'auteure réussit un tour de force, est qu'elle ne se contente pas de décrire ce périple qui aurait pu être à la lecture aussi laborieux au final que ce qu'elle a vécu (avec l'avantage de le lire confortablement installé dans un bon canapé) et qu'elle l'entrecoupe de passages sur son enfance, son adolescence, sa vie d'adulte et ce qui l'a poussée à partir. Et nous fait mieux comprendre le pourquoi de ce coup de tête plus ou moins bien préparé.

Une lecture poignante, haletante, magnifique.

Donc un grand merci à Ayla, de la librairie La Nuit des Temps !
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mardi 24 avril 2018

Cet été-là

4 de couv' :
Sur la Grand-Place de ce village irlandais, l'échange fut discret. Quelques mots, un regard furtif, un sourire et la belle Ellie s'enfuit. Florian Kilderry, lui, hésite un instant, avant de repartir. Ellie est la seconde femme d'un fermier aimant mais solitaire, Florian un photographe nomade qui rêve d'ailleurs. Fugitif et brillant, leur amour durera un été...


Commande Kube de juillet (oui, je les ai lus dans le désordre) où je demandais une belle histoire d'amour.

Impression mitigée sur celui-ci. Déjà, j'ai commencé avec une erreur de "casting". Quand j'ai vu le titre du livre proposé, je me suis précipitée sur Internet voir de quoi il en retournait. Cela me plaisait bien, j'ai validé, et ensuite seulement me suis rendue compte que si je ne m'étais pas trompée de titre... Je me suis trompée d'auteur... Car oui, il existe un autre roman avec le même titre (note à moi-même : voir pour un emprunt à la bibliothèque).

J'ai donc regardé le bon résumé et : "Ah, c'est en Irlande, bon pourquoi pas. Mmmmmm... Ça ressemble pas un peu à "Sur la route de Madison ?" Un peu en effet, à ceci près qu'ici, le mari est présent, et les personnages plus jeunes et plus indécis.

Là où j'étais mitigée sur ce roman qui en temps normal m'aurais particulièrement plu, c'est que je venais de finir "Entre deux océans" et que je ressentais l'envie d'être aussi ravie par cette nouvelle lecture que par la précédente or l'ambiance, le lieu, l'époque, tout était trop différent pour que ce soit le cas. Erreur de casting derechef.

Ellie et son mari sont deux personnages touchants et on ne peut que leur souhaiter le meilleur. J'ai par contre eu du mal à accrocher avec celui de Florian, trop "sur sa planète" et surtout trop dilettante, indécis sur sa propre vie (ce qui est mignon à 20 ans le devient beaucoup moins quand on atteint et dépasse les 25).
J'ai eu l'impression d'un loupé également sur le personnage de Miss Connulty, que je trouve intéressant mais peu fouillé. Comme si l'auteur partait dans une direction, puis renonçait, puis y revenait finalement. Ou alors je n'est pas été assez réceptive.

J'ai l'impression d'être passée à côté de ce roman, auquel je trouve des qualités, mais ce n'est pas celui-là que j'aurais dû choisir après "entre deux océans", et surtout pas embrayer l'un après l'autre dans la même journée. Je voulais poursuivre le moment de grâce ressenti à la fin de cette lecture, j'aurais dû attendre le lendemain (note pour moi-même, une fois de plus : ne pas entamer un roman dans la même journée après en avoir fini un autre. Grrmblbl).

Un beau moment de lecture cependant. Merci à Margaux !
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dimanche 22 avril 2018

Une vie entre deux océans

4 de couv' :
Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l'île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu'au jour où un canot vient s'échouer sur le rivage. A son bord, le cadavre d'un homme, ainsi qu'un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d'être parents, Isabel demande à Tom d'ignorer les règles, de ne pas signaler "l'incident". Une décision aux conséquences dévastatrices...


Commande Kube d'août ! Où je demandais une belle histoire d'amour.

Je ne fus pas déçue. Je m'attendais à ce que le libraire choisie par Kube me propose une histoire d'amour plus classique, entre un couple donc. C'est effectivement le cas ici, mais aussi de l'amour que des parents peuvent porter à leur enfant, adopté ou non.

L'auteur est tout au long du roman dans l'empathie avec ses personnages et même si j'ai horreur du mensonge, je dois reconnaître que je me suis attachée au personnage d'Isabel.

Rarement une histoire et ses personnages, servis par une douce écriture, m'auront autant séduite.;Je ne suis pas surprise qu'il ait été adapté au cinéma, mais juste de n'avoir entendu parler ni du livre ni du film avant de commencer cette lecture.

Donc un grand merci à Virginie, de la Librairie de Paris, pour me l'avoir sélectionné, ce fut pour 2017 ma meilleure lecture de l'année !
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samedi 21 avril 2018

La quiche fatale

4 de couv' :
Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Cotswolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.
Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.

J'ai découvert le feuilleton tiré de cette série de livres il y a quelques mois maintenant, que j'ai tout de suite adorée. Je l'ai dans la foulée fait découvrir à mon homme qui l'a adorée tout autant. Il faut dire que nous adorons tous deux les polars à l'anglaise, qu'ils soient en livre (Agatha Christie), en série (Barnaby) ou en films (ah, les enquêtes de Prudence et Bélisaire !).

Mon homme trouva donc judicieux de m'offrir le premier tome de la série, "La quiche fatale". Vu que c'était Noël, j'ai évité de me mettre en mode bougon "mais tu ne sais donc pas que je n'aime pas lire un livre dont j'ai vu le film/téléfilm/série ?"

Cela étant, si on met de côté les inévitables différences notables dues à l'adaptation télévisuelle qui m'a un peu perturbée entre ce que je lisais et les images que j'avais en tête (une Agatha livresque aux cheveux châtains et non blonde à l'écran, une disposition de sa maison légèrement inversée, un prêtre âgé et blanc et non le jeune beau black de la série, la femme de ménage âgée et mariée et non une sémillante jeune mère célibataire, etc.), et surtout le fait que je connaissais déjà l'histoire, on se laisse porter.
Par l'histoire, l'ambiance, les personnages les situations improbables et surtout le caractère absolument impossible mais ô combien délectable de notre héroïne.

Vraiment, un très bon moment de lecture pour qui aime les ambiances so british et recherche de quoi se détendre (avec un bon thé et des biscuits et/ou muffins faits maison à portée de main of course !).
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