dimanche 31 mai 2026

La Cuisinière des Kennedy

4 de couv' :
Elle ne paye pas de mine, cette modeste tombe d'un cimatière du Vaucluse avec ses quelques bouquets, très simples. L'assemblée est clairsemée pour l'enterrement d'Andrée Imbert - 1907-1999.
Pourtant, parmi les chrysanthèmes, un egrande couronne de fleurs détonne :
"Avec toute l'affection et la gratitude de la famille Kennedy".
Comment la défunte, orpheline de l'assistance publique de Marseille, s'est-elle retrouvée à servie cette illustre famille ? Présidents, sénateurs, ministres : ils ont tous goûté à la cuisine de cette femme au destin incroyable, qui embauma l'Amérique de thym et de sarriette... Et fut témoin, côté fourneaux, d'une considérable portion d'Histoire...

J'avais hésité à acheter ce livre pour moi, puis je me suis dit qu ej'allais l'emprunter à la bibliothèque, ce que je n'ai pas fait quand j'ai réalisé que ce pourrait être une idée de cadeau pour l'anniversaire de ma mère. Ce fut donc pour elle que je l'ai acheté, elle n'a pas eu l'occasion de le lire... Pourtant, il lui aurait bien plus...

À moi il a bien plu en tout cas. Le personnage principal de ce livre est Andrée Leufroy, enfant trouvée, qui petit à petit apprend à cuisiner et en fait son métier tout au long de sa vie, améliorant sa condition au fil des emplois : cuisinière (vite réputée) chez des particulier, dans le café de son mari, un restaurant, pui sà nouveau chez des particuliers (et au passage un certain écrivain dont je vous laisse découvrir qui au fil de la lecture), tous ces emplois qui vont l'amener aux États-Unis puis chez les Kennedy.
Si la première partie du livre parle d'Andrée de sa naissance à sa rencontre avec les Kennedy, retraçant au passage, méthodiquement, la condition des enfants de l'assistance publique, la seconde partie insiste davantage sur la famille Kennedy, mais sans occulter la vie privée d'Andrée.
L'autrice a eu la bonne idée, afin de faire patienter le lecteur, de ponctuer le livre de courts chapitres de la vie de la famille Kennedy, en parallèle de celle d'Andrée, afin de ne pas trop frustrer le lecteur...

Il est surprenant pour une femme de cette époque qu'elle ait ainsi pu vivre sa vie loin de sa famille, ce qui n'était absolument pas envisageable pour les femmes de sa génération. Il lui en a fallu du courage et de la détermination, pour parvenir à ses fins, et un sacré caractère ! Le reste n'appartient qu'à elle et sa famille, dont elle était visiblement très aimée.

Sur les Kennedy, je trouve l'autrice (ou Andrée ?) peu critique. On évoque le fait que l'une des filles Kennedy soit en institution, on omet complètement de rappeler pourquoi. Sont évoqués les médicaments pris par JFK, blâmant à juste titre le médecin qui les lui prescrivait, et JFK et le reste de la famille sont peint de façon plutôt idyllique. Cela étant, l'autrice a l'honnêteté d'évoquer différents problèmes, sans s'appesantir, mais sans tomber du coup dans le travers des ragots de mauvaise presse.

Tout un pan de l'Histoire, vu de l'intérieur de cette famille et du point de vue, a priori, d'Andrée, les chapitres étant entrecoupés de ses souvenirs, racontés à son petit-fils, ce qui donne du rythme au livre et à l'écriture.

Un chouette moment de lecture en ce qui me concerne.
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samedi 30 mai 2026

Les fabuleuses femmes du grand hôtel

4 de couv' :
Stockholm, 1901. Ottilia est embauchée au Grand Hôtel, l'établissement le plus prestigieux de la ville. La jeune femme quitte sa famille le coeur lourd mais empli d'espoir, consciente que ce travail lui offre une chance unique de commencer une nouvelle vie. Mais derrière la façade de luxe se cache une dure réalité : l'hôtel est en difficulté.
Pour le redresser, c'est une femme, Wilhelmina Skogh, qui est nommée à sa tête. Une décision qui fait trembler les fondations de cette vénérable institution. Lorsque le personnel masculin se rebelle, la nouvelle directrice doit s'entourer d'une équipe féminine.
Aux premières loges de cette révolution, Ottilia tente de faire sa place dans un monde où se croisent les destins d'humbles servantes et de riches héritières, leurs secrets et leurs amours. Un monde où, pour toutes ces femmes fabuleuses, les rêves semblent désormais à portée de main.


Je l'avoue, la couverture m'a tapé dans l'oeil. Le résumé m'a bien plu aussi, je n'ai donc guère hésité à l'acheter (j'ai une bibliothèque à lire gavée d'un nombre pas possible de livres en stock, et je continue à en acheter ou à en emprunter à la bibliothèque, sans compter ceux que je me fais offrir, c'est grave docteur ?).

Vraiment, j'ai adoré. Le personnage d'Ottilia n'est qu'un prétexte pour parler du Grand Hôtel de Stockholm et son évolution à partir du moment où Wilhelmina Skogh, qui a réellement existé, en a pris la direction. C'est donc une biographie romancée de ce personnage qui nous est présenté ici, mais on apprend surtout la vie dans cet hôtel qui est plutôt un palace d'ailleurs : https://grandhotel.se/en

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un livre que j'avais hâte retrouver sitôt ma journée de travail terminée, les 665 pages ont défilé à une vitesse !

Fabuleux, en effet.
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vendredi 29 mai 2026

Une rencontre au bord de l'eau

4 de couv' :
Flora Mac Kenzie a troqué sa vie londonienne pour ouvrir un charmant café sur l'île écossaise de Mure. Mais tandis que les nuits d'hiver se transforment en longues journées ensoleillées d'été, Flora s'interroge sur les absences de son petit ami Joel.
Que fait-il durant ses séjours interminables à New York ? Alors que Flora s'investit de plus en plus dans son café, Saif le médecin réfugié de l'^le va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.
Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?


J'avais envie d'une lecture-doudou. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers Jenny Colgan, et ce deuxième tome de la série "Au bord de l'eau", dont j'avais lu le premier il y a deux ans et demi.

J'ai particulièrement aimé ce tome. En dehors d'une écriture agréable, l'histoire aborde des sujets graves sans en faire trop dans le pathos.

Une belle réussite, vivement le tome suivant, qui fera partie de mes lectures de Noël (me suis fait une belle petite sélection, tiens).
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jeudi 28 mai 2026

Un bébé à livrer


4 de couv' :
Que se passe-t-il si la cigogne qui apporte le bébé se casse l'aile ? Surtout si elle repasse le bébé à deux autres bras cassés : un lapin pas super malin et un canard encore moins futé. Heureusement, un petit cochon un peu grognon veille...

J'avais tellement aimé "Le grand méchant renard" que je n'ai pas pu résister à me procurer cette bande dessinée.

Si je ne retrouve pas la même poésie cette fois-ci, je retrouve le même humour, d'autant que l'auteur s'est lâché et a clairement laissé libre cours à son imagination. Une imagination débridée qui va crescendo dans le délire.
J'ai beaucoup rit en tout cas (et ça fait un bien fou).

J'adorerais hâte de me procurer "Il faut sauver Noël", avec le même trio improbable ! Hélas, impossible à trouver pour le moment...
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mercredi 27 mai 2026

Palmer dans le rouge

4 de couv' :
- Ange, il me semble que tu connaissais un détective privé...
- J'en ai croisé un en Corse, mais je ne le vous conseille pas : il posait trop de questions.

Je ne connaissais pas du tout cette série de bandes dessinées avant d'apprendre que Manu Larcenet a sorti ce tome. Inutile de rappeler à quel point je suis fan.

Nous avons un copaiin vignoble dans le bordelais et je dois dire que je me suis souvent demandé ce qu'il pense(rait) de cette bande dessinée.

Pour ma part, j'ai adoré. L'histoire et les personnages, les situations, les jeux de mots sont jubilatoires (mention spéciale à la retransmission radiophonique d'un match de foot, pour ma plus grande hilarité). J'ai souvent éclaté de rire.

Il faudra que je lise un autre tome de la série à titre de comparaison, mais pour moi ce fut un sans faute !
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mardi 26 mai 2026

J'étais roi à Jérusalem

4 de couv' :
Musicien, employé de mairie, buveur, coureur, croyant incertain, Wasif Jawhariyyeh est un joyau aux multiples facettes comme le siècle dernier savait en inventer, témoin d'un temps où chrétiens, juifs, musulmans se disaient tous des "gens de Terre sainte", des habitants d'une ville "qui mélangeait, qui mangeait ensemmble tous les dialectes de la Méditerranée". Au son du oud, Wasif fait revivre la voix de Jérusalem, les saveurs et les plus vives couleurs de son passé oublié.
Confidences douces-amères d'un petit musicien à l'étoffe de grand personnage, J'étais roi à Jérusalem raconte un homme simple qui tire des autres l'amour et l'amitié comme on tire le vin, et nous montre la mixité d'une jérusalem moderne, loin d'une archéologie qui la fige, de fantasmes ou d'antagonismes qui l'enferment en destin du monde. À travers les mots de Wasif, la ville retrouve son soleil sa poésie, et penche sur lui un sourire qui vaut mille pardons.

J'ai eu envie de lire ce livre comme j'ai toujours envie de lire ceux de Carine Fernandez. Alors certes ce n'est pas la même autrice ni donc la même écriture, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'assimiler les deux.
Question écriture, c'est le même plaisir en tout cas : très agréable, fluide, on se laisse porter avec plaisir.

Le sujet du roman n'est pas tant la biographie de Wasif Jawhariyyeh, qui l'a déjà faite lui-même par ailleurs, que l'histoire de Jérusalem et par extension d'Israël au cours du vongtièmesiècle.

Une approche originale, et pédagogique.
Une belle biographie historique et romancée.
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jeudi 30 avril 2026

Les Mémés, tome 6 - À la recherche du temps qui reste

4 de couv' :
Les Mémés sont de retour pour vivre pleinement leurs plus belles années !
Huguette, Paulette et Lucette ont encore de nombreuses berges devant elles et elles comptent bien en profiter !
Avec sa bande de sacrés mémés, Sylvain Frécon s'attaque à de nombreux sujets d'actualité et de société, mais toujours sous le prisme de l'impertinence, de la légèreté et du franchement drôle.

Je ne sais pas comment il y arrive, mais force est de constater que l'auteur de cette série arrive toujours à se renouveler. Il est clair qu'il a une certaine affection pour "ses" mémés, et nous avec !

Toujours drôles, surprenantes, émouvantes aussi, elles ne prennent pas (plus) une ride et gardent un esprit jeune, pour notre plus grande hilarité !

J'ai en particulier beaucoup aimé la promo même pas déguisée à Fluide Glacial et l'histoire de l'origine du "zizicoptère". Et surtout, en début d'album, la dédicace spéciale à l'ancienne éditrice de la série (partie vers d'autres aventures apparemment), des mémés à leur "fifille", qui m'a beaucoup émue. Avant même d'en commencer la lecture...

Encore une fois, bravo à l'auteur... Et à l'année prochaine avec un nouvel album j'espère !
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Miss Alabama et ses petits secrets

4 de couv' :
Il est loin le temps où Maggie représentait fièrement l'Alabama, au concours de Miss America. À 60 ans, fatiguée, elle pense avoir connu le meilleur de la vie et s'apprête à mettre fin à ses jours, sur la pointe des pieds, sans gêner personne. Seulement il fallait que Brenda téléphone à ce moment-là. Deux places pour un spectacle de derviches tourneurs, dans huit jours, ça ne se refuse pas... Pour faire plaisir à son amie, Maggie accepte de retarder l'échéance d'une semaine. Et ces quelques jours vont lui montrer que l'existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu'elle ne le croyait...


Si j'ai trouvé le début un peu lent et assez conventionnel, je dois bien reconnaître que l'on finit par s'attacher aux personnages et à leur histoire.  Je ne m'attendais pas à un rebondissement en cours du roman, même si j'ai vite compris ce qui se cachait derrière ce mystère (la satisfaction égocentrique de trouver la clef du mystère avant les personnages).

Malgré le postulat de départ, l'atmosphère du roman est loin d'être triste ou pesante, bien au contraire.

J'ai beaucoup aimé les digressions de l'autrice dont certains chapitres rythment le roman en retraçant une partie de la vie de tel ou tel personnage, passé ou présent, ce qui donne du relief au personnage en question et à l'histoire dans son ensemble.

Par contre, j'ai du mal à comprendre la couverture : pourquoi autant de pommes ? Pas vu l'ombre d'un pépin ou d'une tarte ou tourte dans le roman... Ou alors, ça ne m'a pas frappée...

Une lecture bien distrayante et prenante pour ce début de printemps !
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jeudi 23 avril 2026

Le quartier des petits secrets

4 de couv' :
Le quartier des petits secrets, c'est celui de Clémentine, fleuriste délicate. De sa plus poche amie, Nicole, dont le café est une véritable institution. De cet homme qui commande les mêmes bouquets chaque semaine et de ce bouquiniste qui ne sort jamais. Et puis il y a l'adorable Viviane, bien sûr, qui s'échappe régulièrement de sa maison de repos pour passer un moment dans son jardin imaginaire - la boutique de Clémentine -, où elle coupe, tranche, éventre... Viviane dont les pertes de repères ne favorisent pas le commerce.
Pourtant, lorsque cette dernière ne se présente plus, Clémentine s'inquiète.
Une mauvaise chute cloue au lit la charmante nuisible qui, malgré sa faiblesse, trouve la force de dessiner une fleur étrange... que Clémentine ne parvient pas à identifier.
Quelle est donc cette variété qui semble tellement importante pour Viviane ? il n'en faut pas plus à la jeune femme pour commencer son enquête fleurie.


En cette période de deuil, j'ai eu envie la semaine dernière d'une lecture doudou, ou feel-good si vous tenez absolument à utiliser ce fichu anglicisme.
L'idée en passant les portes automatiques de la librairie était de trouver un livre pour changer complètement d'univers, d'ambiance, en trouvant une histoire qui serait totalement différente de ce que je vis actuellement.
Bref, l'idée était de me changer les idées. Et ben non. Enfin si, mais...

J'ai eu un doute et une hésitation en lisant le (la ?) quatrième de couverture, puisque ça parlait d'une vieille dame un peu sur le déclin. Puis le côté fleuriste en quête d'une fleur inconnue, une vie de quartier et d'amitié ont emporté mon choix.

Finalement, ce fut une bonne pioche, je ne me suis pas trompée. L'écriture est agréable, subtilement humoristique, et très douce. Les personnages sont attachants, l'autrice se permet des appartés dans les chapitres-portraits qui leur sont consacrés,  les méchants en prennent plein la tronche (et pas qu'au sens figuré mais chut), l'histoire est prenante, et tout est bien qui finit bien. Et c'est tout ce que je demandais à ce livre.

Allez savoir pourquoi, mais à la lecture en m'imaginant les personnages, ils sont petit à petit devenus des personnages de mangas (genre que je ne lis pourtant quasiment pas). Et ce fut bien plaisant de les imaginer ainsi !

Et pour l'anecdote, oui, il y a un chat en couverture et pour une fois, il fait bien partie des personnages du roman, il n'est pas là que pour le décorum (et faire vendre).

J'en redemande, des comme ça.
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mardi 21 avril 2026

La dernière maison juste avant la forêt

4 de couv' :
C'est une suite d'histoires qui se croisent pour n'en former qu'une. Celle d'un homme qui se croit beau alors qu'il est vraiment très laid, celle d'une jeune femme louée pour un anniversaire, et celle d'une famille totalement déjantée dans une demeure peuplée de créatures surnaturelles. Le tout imbriqué dans une suite d'évènements sulfureux et tragi-comiques.
Bref, une histoire complètement délirante.

Après les fées, un peu de magie...

J'avais acheté ce livre un peu par curiosité mais aussi après l'avoir feuilleté.

De ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'avais juste envie d'originalité, de me laisser porter et de me plonger ailleurs que dans la réalité. Mission accomplie, merci aux auteurs !

J'ai été happée dès les premières pages. L'histoire autant que les dessins et les couleurs m'ont enthousiasmée, fait rire et même émue parfois.
Cette histoire est franchement déjantée et je n'en dirai pas plus, je n'aime pas divulgacher. Par contre, scènes de c*l (hilarantes) obligent, ne pas laisser traîner à portée des enfants...

Une lecture enthousiasmante, imaginative, drôle, émouvante, qui m'a bien déconnectée du réel et qui nous a fait un bien fou, à mon cerveau et moi. Une vraie soupape de décompression bienvenue.
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