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dimanche 26 juillet 2026

Chats sur ordonnance

4 de couv' :
Bienvenue à la Clinique psychologique Nakagyô. Un center de soins situé au coeur de Kyôto, au fond d'une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais... des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste vont en faire l'expérience.
Que leur révéleront ces être capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?
Drôle, subtil et réconfortant, ce roman best-seller au Japon vous délivrera peut-être les clés du bonheur !


Inutile de dire que les deux facteurs principaux qui m'ont fait emprunter ce livre à la bibliothèque sont le fait que ce roman parle de chats, et qu'il s'agisse d'un roman japonais. A défaut d'être objective dans mes choix littéraires, autant être honnête...

Pendant la lecture de ce livre, je me suis fait la réflexion que décidément les éditeurs français ont trouvé le filon - pour ne pas dire se sont fait une spécialité - avec les auteurs japonais dont les livres sont un assemblage de courtes histoires parlant des humains, de leurs difficultés, et donc de la nature humaine en général, et dont la vie va changer grâce à un déclic.
Ici le déclic est le fait de prendre en pension un chat pendant une durée déterminée par un psychologue. Le principe n'est pas loin de rappeler, bien que le contexte soit différent, "3 jours et 2 nuits avec un chat" de Kiyshi Shigematsu, que j'ai lu en début d'année.

Malgré une écriture un peu "plate", je dois reconnaître que je me suis laissée prendre au jeu de ces différentes histoires. Au fil des pages, nous en apprenons plus sur cette mystérieuse clinique, en particulier dans le tout dernier chapitre, où nous est révélé qui sont cet énigmatique psychologue et son assistante. J'ai hâte de lire la suite (car oui, il y en a une), pour en apprendre davantage.

Plaisante lecture en ce début de vacances.
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samedi 27 juin 2026

Mona et son manoir

4 de couv' :
Mona, la fille d'Anna Madrigal, a hérité par son mari, feu Lord Roughton, d'un château dans les Cotswolds : Easley House
C'est là, dans ce manoir perdu au milieu de la campagne anglaise et transformé en maison d'hôtes, qu'Armistead Maupin a rassemblé le petit monde des Chroniques de SanFrancisco et du 28, Barbary Lane pour un dénouement aussi érotique qu'inattendu.
(...)

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé une partie de la joyeuse troupe des Chroniques de San Francisco. Dans ce dernier tome en date, on retrouve Mona en Angleterre, dans les années 1990.

Le choix du lieu peut paraître surprenant par rapport aux autres tomes de la série, mais rappelons que l'auteur vit en Angleterre depuis 2019...

J'ai beaucoup apprécié ce tome, bulle de fraîcheur et de légèreté dans un lieu féérique qui aide à déconnecter du monde réel.

Une lecture drôle et sans prise de tête, voilà de quoi bien démarrer l'été.
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dimanche 7 juin 2026

Murena - tomes 11 à 13

4 de couv' :

Nos ancêtres n'aimaient pas cette sorte d'égalité qui donne les mêmes faveurs au bon et aux méchants. Aussi n'était-ce pas entre tous les citoyens qu'ils tiraient au sort les magistrats. Ils fausaient à l'avance un choix des meilleurs et des plus propres à remplir chaque fonction.





Ce n'est pas ce qu'on dit mais ce qu'on sent un seul jour mais continuellement. Tu n'as pas à craindre qu'un comportement si estimable ne dégénère en indignité : seul le sage apprécie ce qu'il a. Les insensés peinent sous le dégoût d'eux-mêmes.





À la vérité, L. Crassus encore tout jeune ne tira pas sa réputation d'un autre que lui-même. Il s'acquit un très grand titre par une fameuse et illustre accusation. À l'âge où l'on est ordinairement loué pour ses exercices, L. Crassus fit voir qu'il réussissait déjà au tribunal, alors qu'il aurait pu être méritoire de s'exercer chez lui.
CICÉRON
Traité des devoirs. II.





Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans cette série, dont j'avais parlé ici. Je l'avais lue jusqu'au tome 10, puis acheté le tome 11, que je n'ai pas lu tout de suite car je ne me rappelais pas bien l'histoire. J'avais l'intention de tout relire... Puis est sorti le tome 12... Puis le 13...
 
Ce week-end, je me suis décidée, avec enthousiasme, à tout reprendre depuis le début (et bien m'en a pris car visiblement, le tome 14 devrait sortir cette année).

J'aime toujours autant cette série, où l'histoire, l'Histoire, les graphismes, les personnages, les intrigues me plaisent tout autant qu'avant.

A ne réserver qu'aux adultes cependant, les scènes de nudité, de sexe et de violence étant fréquentes. Mais une belle reconstitution de la Rome de Néron, basée sur les faits ou des reconstitution au plus juste, loin des images toutes faites et fausses idées en tout genre.

A suivre jusqu'au bout !
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vendredi 29 mai 2026

Une rencontre au bord de l'eau

4 de couv' :
Flora Mac Kenzie a troqué sa vie londonienne pour ouvrir un charmant café sur l'île écossaise de Mure. Mais tandis que les nuits d'hiver se transforment en longues journées ensoleillées d'été, Flora s'interroge sur les absences de son petit ami Joel.
Que fait-il durant ses séjours interminables à New York ? Alors que Flora s'investit de plus en plus dans son café, Saif le médecin réfugié de l'^le va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.
Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?


J'avais envie d'une lecture-doudou. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers Jenny Colgan, et ce deuxième tome de la série "Au bord de l'eau", dont j'avais lu le premier il y a deux ans et demi.

J'ai particulièrement aimé ce tome. En dehors d'une écriture agréable, l'histoire aborde des sujets graves sans en faire trop dans le pathos.

Une belle réussite, vivement le tome suivant, qui fera partie de mes lectures de Noël (me suis fait une belle petite sélection, tiens).
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mercredi 27 mai 2026

Palmer dans le rouge

4 de couv' :
- Ange, il me semble que tu connaissais un détective privé...
- J'en ai croisé un en Corse, mais je ne le vous conseille pas : il posait trop de questions.

Je ne connaissais pas du tout cette série de bandes dessinées avant d'apprendre que Manu Larcenet a sorti ce tome. Inutile de rappeler à quel point je suis fan.

Nous avons un copaiin vignoble dans le bordelais et je dois dire que je me suis souvent demandé ce qu'il pense(rait) de cette bande dessinée.

Pour ma part, j'ai adoré. L'histoire et les personnages, les situations, les jeux de mots sont jubilatoires (mention spéciale à la retransmission radiophonique d'un match de foot, pour ma plus grande hilarité). J'ai souvent éclaté de rire.

Il faudra que je lise un autre tome de la série à titre de comparaison, mais pour moi ce fut un sans faute !
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jeudi 30 avril 2026

Les Mémés, tome 6 - À la recherche du temps qui reste

4 de couv' :
Les Mémés sont de retour pour vivre pleinement leurs plus belles années !
Huguette, Paulette et Lucette ont encore de nombreuses berges devant elles et elles comptent bien en profiter !
Avec sa bande de sacrés mémés, Sylvain Frécon s'attaque à de nombreux sujets d'actualité et de société, mais toujours sous le prisme de l'impertinence, de la légèreté et du franchement drôle.

Je ne sais pas comment il y arrive, mais force est de constater que l'auteur de cette série arrive toujours à se renouveler. Il est clair qu'il a une certaine affection pour "ses" mémés, et nous avec !

Toujours drôles, surprenantes, émouvantes aussi, elles ne prennent pas (plus) une ride et gardent un esprit jeune, pour notre plus grande hilarité !

J'ai en particulier beaucoup aimé la promo même pas déguisée à Fluide Glacial et l'histoire de l'origine du "zizicoptère". Et surtout, en début d'album, la dédicace spéciale à l'ancienne éditrice de la série (partie vers d'autres aventures apparemment), des mémés à leur "fifille", qui m'a beaucoup émue. Avant même d'en commencer la lecture...

Encore une fois, bravo à l'auteur... Et à l'année prochaine avec un nouvel album j'espère !
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samedi 20 décembre 2025

Le grand magasin des rêves - tomes 1 et 2

4 de couv' :
Il existe une ville où l'on ne peut se rendre que dans son sommeil. L'endroit le plus populaire de cette ville est le Grand Magasin des Rêves, qui semble un immense paquebot tout miroitant de lumières et haut de quatre étages où l'on propose et vend tous les rêves imaginables : rêves d'enfance, de voyage, de nourriture délicieuse, mais aussi cauchemars, songes prémonitoires ou consolateurs. La jeune Penny commence son travail à la réception du rez-de-chaussée, et c'est avec elle que nous allons découvrir l'univers chatoyant du Grand Magasin des Rêves, où, chaque nuit, une foule de dormeurs humains et animaux viennent choisir les rêves qu'ils désirent vivre.
Un roman pétillant comme un diabolo menthe pour les adultes qui ont gardé  le goût de l'enfance, et un succès prodigieux en Corée avec plus d'1 million de lecteurs qui ont aimé rêver en plein jour.






Cela fait un an que Penny a franchi pour la première fois les portes du Gran Magasin des Rêves, cet univers fabuleux où les dormeurs viennent chaque nuit choisir les rêves qu'ils désirent vivre.
Dans le "quartier des compagnies", les producteurs inventent sans relâche des rêves qui ressembleraient à une forêt tropicale, qui auraient l'odeur du riz cuit ou encore la couleur du bleu de la nuit : rêves primés ou rêves en solde, rêves de souvenirs, rêves de sieste ; ils sont tous de véritables création artistiques.
Penny découvre aussi le service des réclamations auquel s'adressent les rêveurs insatisfaits car certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains dormeurs ne reviennent jamais ? Penny va lever le voile sur les aspirations secrètes des rêveurs en quête d'expériences immersives fabuleuses et surtout un sens à leur vie.
Car s'il est vrai que le rêve permet de s'évader, il permet aussi de s'émanciper. Il réconcilie le dormeur avec lui-même en lui permettant de retrouver sa propre voix, parfois de manière imprévue.
Et donne au lecteur la liberté de rêver.



Cela faisait quelques temps déjà que j'avais remarqué ces livres en librairie. Juste posé là (enfin, en évidence), il m'a de suite tapé dans l'oeil : comment résister à de si belles couvertures ? Et en grande rêveuse - éveillée ou non - que je suis, ils ne pouvaient qu'éveiller ma curiosité. J'étais donc ravie de pouvoir les emprunter à la bibliothèque !

Curieusement, j'ai davantage aimé le deuxième que le premier : le tome un semble être plus une mise en bouche, une découverte de l'histoire, une proposition timide de l'autrice aux lecteurs en comparaison du deuxième, qui va plus dans les détails de ce monde et de cette entreprise du rêves. Attention, le premier tome est déjà réussi, et indispensable pour savoir dans quelle histoire l'autrice nous emmène, pour notre plus grand plaisir.

Tout est bienveillance dans ces livres : des personnages les uns envers les autres, de l'autrice envers ses lecteurs. On s'y sent bien et on s'y amuse tout du long.
Le livre parfait en toute saison, et surtout celle de Noël, le Père Noël étant l'un des personnages (oubliez-en l'image traditionnelle cependant...)

Un vrai petit bonbon de lecture, à déguster avec gourmandise et sans modération !
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vendredi 19 décembre 2025

Le crime de Le Floch

4 de couv' :
Qui a pu tuer de si barbare manière Cornec, chef des Jacobins de Guérande ? Retiré sur ses terres de Ranreuil, Nicolas Le Floch est rattrapé par l'Histoire. Au coeur de la Bretagne des légendes et des sortilèges, alors que l'insurrection chouanne se prépare et que le procès de Louis XVI touche à sa fin, le commissaire des Lumières doit démêler l'écheveau compliqué d'un crime, qui peut embraser la province et menacer sa famille. Il devra aussi éprouver ses convictions, entre sa volonté d'apaisement et son dévouement à la monarchie, autant que sa fidélité conjugale quand il croise la route d'une séduisante aristocrate liée aux seigneurs bretons en révolte. Du marais de la Brière aux mystères du Mont-Saint-Michel, plongé dans une intrigue mortelle, accusé par les révolutionnaires, il joue maintenant sa liberté et sa vie...


Ce nouvel opus de la série des Nicolas Le Floch m'a particulièrement plu. Bien que la fin soit ouverte sur l'avenir, je pense que ce tome signe, et de très belle façon, la fin de la série. Mais si l'auteur veut nous faire un tome du style dix ou vingt plus tard ou un clin d'oeil avec la série de Donatien Lachance...
(ici et ici)

Car figurez-vous que l'auteur s'est permis, pour mon plus grand bonheur de lectrice, de faire de ce tome un crossover et un prequel avec sa propre série. De là à espérer qu'il va la reprendre bientôt, le pas est vite franchi...

Cerise sur le gâteau pour la bretonne que je suis, ce livre coche - égoïstement - toutes les cases pour moi : contrairement à toutes les autres enquêtes de Nicolas Le Floch, celle-ci ne se passe pas à Paris mais sur ses terres bretonnes et nous avons même le plaisir de rencontrer Chateaubriand, en visite chez une connaissance commune. Chateaubriand étant au centre de mes vacances d'été que j'ai passées à Combourg, en lisant une partie du tome 2 de "Mémoires d'outre-tombe"...

Sur l'enquête en elle-même, parfaite comme toujours. Bretagne vu par un parisien oblige, on n'échappe pas à quelques clichés mais comme ces derniers viennent de personnages extrémistes dans leurs actions et leur politique (vu cette époque troublée, rien d'étonnant), ça passe car ce n'est pas l'ensemble de la Bretagne qui est présentée ainsi. Et connaissant la rigueur historique de Laurent Joffrin, je suppose qu'ils ont existé (à vérifier, je ne l'ai pas encore fait).
C'est plein de rebondissements, truffés de connaissances historiques et donc comme toujours d'un minutieux travail préparatoire, ce dont je suis reconnaissante à l'auteur.

Bref, une fois de plus une très belle réussite !
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Alors, le prochain tome, Nicolas ou Donatien ? Je parie sur le p'tit jeune...
Ou autre idée, un vingtième tome dont l'enquêteur principal serait Donatien Lachance, mettant un terme à la série des Le Floch et réamorçant celle des Lachance (non, je ne suis pas totalement prête à lâcher Nicolas comme cela, vingt ans qu'on vieillit ensemble, crévindieu !).
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dimanche 26 octobre 2025

Lettres d'amour de Kamakura

4 de couv' :
Dans sa petite papeterie de Kamakura, Hatoko accueille toujours les clients avec une tasse de thé hôjicha choisie pour eux. Aujourd'hui, son âme d'écrivain public, restée plusieurs années en sommeil, se réveille. Avec enthousiasme, elle reprend le pinceau pour répondre aux demandes de ceux qui viennent la voir. Hatoko écoute chacun avec douceur, choisit avec attention l'encre, le papier, le pinceau et la calligraphie, car elle excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres. Elle rédige une lettre d'adieu d'une mère à sa fille, goûte aux daifuku d'un Yakuza Intello, calligraphie des lettres de désir ou d'espoir. Sa famille s'est agrandie et ses journées sont parfois tumultueuses, mais elle n'hésite pas à braver une tempête de neige pour remettre ne lettre et à prendre la mer sur les traces d'un amour ardent et et interdit.
C'est un bonheur de retrouver Kamakura, les promenades dans les temples ousous les caméliasen fleur, avec la bienveillance contagieuse de Hatoko et sa confiance dans le pouvoir des mots pour faire éclore en nous la grâce de vivre.

C'est autant avec curiosité que bonheur que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque. Curiosité car il s'agit du troisième tome de "La papeterie Tsubaki" dont j'avais les deux premiers tomes il y a déjà quatre ans. Bonheur car j'avais beaucoup aimé suivre la vie de la narratrice et avait hâte de la retrouver.

J'ai eu un peu de mal au démarrage : je ne me rappelais guère les deux tomes précédents, et j'ai eu du mal à me remettre dans le contexte. D'autant que quelques années ont passé et que Hatoko et son mari ont eu ensemble deux enfants. Quatre ans après ma dernière lecture de cette série, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver.
Autre point qui m'a un peu agacée pendant la lecture est le découpage du texte. Le côté une phrase = un paragraphe hache trop la lecture et je me suis rappelée que j'avais déjà eu ce sentiment précédemment.
Cela est d'autant plus perturbant quand un des personnages parle, je me suis fait avoir plusieurs fois avec cette présentation : avec un paragraphe pour sa première phrase, puis un autre pour la deuxième, puis la troisième, je ne savais parfois plus si tel paragraphe était la suite d'un monologue ou quand on repassait à la narration.

Malgré cela, j'ai réellement aimé ce roman et ai retrouvé Hatoko, sa vie, sa gourmandise, son empathie et sa vie quotidienne de japonaise avec bonheur.

Pour chaque lettre écrite, nous avons sa version calligraphiée en japonais, ce qui est agréable et appréciable car nous découvrons ainsi différentes écritures.
Je suppose que dans la version japonaise du roman, ces passages du livre ne font l'objet que de la version calligraphiée, ce qui doit en rehausser la lecture pour les lecteurs japonais. Je trouve le fait de laisser la version japonaise des lettres un vrai respect de l'ouvrage, de l'autrice et des lecteurs. Car l'objet de ce livre n'est pas que le contenu des lettres, mais leur écriture et l'outil choisi en fonction de son auteur présumé. De même que le choix du thé pour accueillir chaque client : tout en harmonie.

Un très agréable moment de lecture, espérons qu'il y ait une suite...
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jeudi 18 septembre 2025

Le mystère de l'armoire de fer

4 de couv' :
En ce début d'été 1792, pourquoi a-t-on occis de si terrible manière le deuxième valet du roi ? Nicolas Le Floch, l'agent préféré de Louis XVI, comprend qu'un ennemi redoutable cherche à percer le secret de "l'armoire de fer" dissimulée aux Tuileries, où le roi a enfermé ses papiers les plus compromettants. Un enlèvement, une fuite extraordinaire, une fausse évasion et un vrai chantage, les péripéties s'enchaînent. La lutte entre tous les courants révolutionnaires atteint son paroxysme. Plus que jamais, le couple royal est menacé. Au fil d'une intrigue haletante, Nicolas va mettre sa vie et celle de sa famille en danger. Au cours de cet été, le destin de la Révolution va basculer au milieu d'un déploiement de cruauté et d'héroïsme.


Nouvel opus des enquêtes de Nicolas Le Floch, et suite des évènements de la Révolution Française. Une fois encore, Laurent Joffrin, tout en respectant l'esprit de la série nous donne ainsi un magistral - et très agréable - cours de cette partie de notre Histoire. Et ce, sans aucun parti pris. Les faits, rien que les faits, à chacun de se faire son opinion et c'est très bien ainsi.
On ressent et comprend mieux l'ambiance de l'époque et comment on en est arrivé là, car à la fin du livre il est clair qu'on est en train de glisser vers la Terreur.

Je trouve que ce tome marque un tournant dans la vie de Nicolas Le Floch, autant que dans notre Histoire (bravo, Monsieur Joffrin), car s'il reste fidèle au roi, à la famille royale, à la royauté et à la monarchie, certains secrets de l'armoire de fer ébranlent certaines de ses certitudes.

La suite sort le 2 octobre, j'ai hâte de l'emprunter à la bibliothèque...
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vendredi 12 septembre 2025

Le secret de Marie-Antoinette

4 de couv' :
Le 22 juin 1791, la famille royale fuit Paris. Elle est reconnue à Varennes et Nicolas Le Floch assiste impuissant à son arrestation. Mais sa mission n'est pas terminée. Imprudente, la reine a laissé derrière elle un lourd secret, une lettre codée qui peut précipiter la chute de la monarchie. Elle charge Nicolas de la récupérer au coeur du Paris révolutionnaire, au milieu de tous les dangers d'une situation politique explosive.
La saga continue dans la tourmente de la Révolution, mettant à rude épreuve son courage et ses fidélités monarchistes, tandis que son ami Bourdeau a pris le parti des idées nouvelles. Aux Tuileries, dans les clubs révolutionnaires, au Palais-Royal, Nicolas affronte les manoeuvres ourdies par les ennemis de la couronne. Il renoue avec Laure de Fitz-James, son ancienne maîtresse aux relations ténébreuses, risque une nouvelle fois une dangereuse infiltration dans une société secrète royaliste liée à l'Angleterre et rencontre une jeune révolutionnaire experte en navigation, qui l'épaule dans cette entreprise hasardeuse.
À l'heure où les opinions se radicalisent, toute erreur peut lui être fatale. Nicolas va devoir choisir son camp...

Je crois que décidément j'aurais toujours une affection particulière pour cette série. C'est donc avec bonheur que j'ai retrouvé les protagonistes, mais avec angoisse aussi, vu l'époque, et le rôle joué par Nicolas Le Floch auprès du couple royal. D'autant que ce tome commence par la fuite à Varennes (et où on espère, bien qu'on en sache l'issue, qu'ils vont réussir, tout en pestant autant que Nicolas...).
J'ai particulièrement aimé ce tome, autant pour l'intrigue (mention spéciale à la course-poursuite en bateau) que pour la reconstitution historique.
A travers l'histoire de ce livre, l'auteur réussit de façon magistrale une leçon d'Histoire pédagogique sans alourdir le récit. Ce qui n'est pas chose aisée, tant la période est complexe !

J'ai aussi beaucoup aimé le chapitre du repas chez Monsieur de Noblecourt...

Donc bravo, et merci, à l'auteur. Laurent Joffrin était décidément le meilleur choix pour succéder à Jean-François Parot, autant pour le respect de l'oeuvre que pour l'Histoire.
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dimanche 7 septembre 2025

La librairie Morisaki

4 de couv' :
Takako a le coeur brisé lorsque Hidaki, l'home qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles avec une autre. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas vu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu.


C'est avec circonspection que j'ai pioché ce livre dans ma pile - pardon, bibliothèque -  à lire. Déjà, parce que je ne me rappelais pas l'avoir acheté, et encore moins quand. Sûrement pris alors que j'en achetais d'autres, en mode compulsif.
Inutile de rappeler qu'un lecteur va automatiquement s'intéresser à un livre parlant de librairie (déjà que - du moins pour moi -, lire un livre est un cocon, alors un livre dont l'action se situe dans une librairie, c'est le summum du paradis des lecteurs !)

Aparté : il faudra cependant m'expliquer cette tendance qu'ont les maisons d'éditions à rajouter des chats sur les couvertures, qui ne sont même pas à peine évoqués dans le roman. C'est quoi cette manie ? C'est comme les bébés dans des publicités pour des produits qui ne les concernent pas, c'est plus vendeur ? (je le sais, que la réponse à cette question est "oui", pas la peine de me le confirmer...).

Puis relire le résumé m'a rappelé que le thème (reprendre sa vie en main après une rupture amoureuse et la perte d'un emploi, qui plus est avec cette chance incroyable que cela se passe dans une librairie) m'intéressait tout autant. Le fait que l'histoire se déroule dans une librairie étant évidemment un plus. Le summum étant que cette librairie se trouve dans le quartier des libraires de Tokyo : 150 librairies dans un même quartier ! Le plus grand quartier de librairies au monde... Le paradis des lecteurs (oui, qui savent livre le japonais, mais quand même).

Mais revenons au roman en lui-même. Certes, on a tous lu des livres parlant de nouvelle vie, de nouveau départ, de nouvelle chance. Comme vous le savez, je ne suis pas la dernière.
Mais chaque fois, c'est différent. Ici la différence tient au fait que la dépression subie par Takako y est décrite sans tabou, que sa chance lui vient de l'amour que lui porte sa famille et lui offre donc cette place dans la librairie, ce qui la remettra sur les rails.
Le changement de vie est finalement le thème central de ce livre, via d'autres personnages qui se racontent, reviennent, repartent, se trouvent. Et beaucoup d'amour et d'amitié, saupoudrés de façon subtile et délicate et non de façon dégoulinante comme cela peut parfois être le cas dans d'autres romans.

J'ai donc beaucoup aimé ce livre pour son approche du thème "nouvelle vie", et le portrait de ses personnages, traité avec intelligence et qui nous rappelle qu'il faut aller au delà des apparences, c'est aussi ainsi que leur est offerte une nouvelle chance.
Et cerise sur le gâteau : ce livre est truffé de références littéraires, sur lesquelles je ocmpte bien me pencher.

A voir si la suite est aussi réussie.
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samedi 6 septembre 2025

Le disparu de Larvik

4 de couv' :
Sofie Lund emménage avec sa fille dans une maison récemment héritée de son grand-père. Elle s'attache d'abord à effacer toute trace de celui-ci, tant ses souvenirs sont douloureux, mais, dans la cave, elle découvre un vieux coffre-fort fixé au sol par des boulons. Avec l'aide de sa voisine Line, la fille de l'inspecteur William Wisting, Sofie parvient à l'ouvrir. Ce qui se cache à l'intérieur la terrifie et permet à Wisting de rouvrir une affaire qui depuis longtemps le tourmente... Mais pour suivre cette piste, il devra affronter les réticences de sa hiérarchie et, plus que jamais, s'en remettre à son instinct de flic.


Livre offert par mon homme à sa sortie en poche (il y a quatre ans...) !

Et un bon choix, car j'ai vraiment bien aimé ce livre et cette enquête.

Ce roman est - je suppose - le plus proche de ce qu'est réellement une enquête policière, car y est bien détaillé le travail minutieux de l'étude d'un dossier. Certains y trouveront des longueurs et je peux les comprendre même si ça ne m'a pas gênée. 

Est intéressant le parallèle de l'enquête avec la vie privée de l'inspecteur, ou plutôt celle de sa fille, puisqu'elle est le lien involontaire avec un indice qui va relancer l'enquête sur laquelle lui et son équipe sont dans l'impasse depuis des mois.

Livre - et visiblement série - bien sympathique.
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dimanche 31 août 2025

Siglo

4 de couv' :
À Siglufjördur, "Siglo" pour les intimes, un drame vient troubler la vie pourtant si paisible de ce petit port de pêche du nord de l'Islande. Ari Thor, l'inspecteur, l'inspecteur de la police locale, est appelé au beau milieu de la nuit. Le corps d'une adolescente a été retrouvé gisant dans la rue pricipale. Suicide par défenestration ? Meurtre ? Très vite l'enquête se complique et le temps presse : on annonce une tempête de neige qui pourrait paralyser toute la ville.


Ce livre m'a été offert par mon homme... il y a 4 ans (oui, je suis très en retard sur mes lectures). Il l'a choisi sur les conseils de la libraire du rayon polar de ma librairie préférée qui a fait ce qu'elle a pu vu que s'il savait que j'aime lire des polars, il ne se rappelait pas ce que j'avais déjà lu (et ce n'est pas faute de lui envoyé de multiples fois un lien vers ce blog, mais bon bref passons).

Nous voici donc avec le dernier tome en date d'une série dont je n'avais rien lu jusqu'ici... Mais ce ne fut pas dérangeant au final.

Ce polar est assez classique et s'il ne se démarque pas du lot, je dois reconnaître que j''ai beaucoup aimé l'histoire et la façon de mettre en place l'évolution de l'enquête. Enquête qui prend un tour inattendu suite à un imprévu, mais je ne peux guère en dire plus sans divulgâcher la fin.

Chouette polar, je vais très certainement reprendre la série à son début.
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samedi 26 juillet 2025

La crevette et l'anémone

2 de couv' :
Au début du XXe siècle, dans une petite ville bourgeoise et puritaine du bord de mer, Eustache et Hilda s'abandonnent aux plaisirs des jeux de plage. Eustache, délicat et sensible, est totalement dominé par sa soeur aînée Hilda, maternelle et passionnée. Un jour, Hilda pousse Eustache à aborder l'étrange Miss Fothergill, vieille et défigurée, qui se promène le long de la falaise. Eustache, qui vit dans une sorte de cocon où rien de ce qui est laid n'a sa place, est terrifié à l'idée de cette rencontre. Pourtant, il y sera contraint, et sa vie ainsi que celle de sa famille en seront bouleversées.
Ce volume, complété de La Lettre d'Hilda, met en scène les principaux protagoniste d'une trilogie omanesque qui conduit Eustache et Hilda de l'enfance à la maturité. La sensibilité et la finesse si caractéristique de l'oeuvre de L.P. Hartley sont ici amenées à leur point culminant.


Il me semble que j'ai découvert ce livre il y a quelques années grâce à La Kube à travers un coffret sur la littérature anglaise. S'agissant d'une trilogie, j'ai préféré attendre la parution des deux autres tomes avant de commencer le premier. De ce que j'ai compris à l'époque, jusqu'ici jamais le troisième tome n'avait été traduit en français et de fait il a fallu attendre un certain temps pour ne pas dire un temps certain avant qu'enfin on réussisse à le voir en librairie. J'ai donc attendu tout ce temps avant commencer ce tome.

Mention spéciale à la maison d'édition qui apporte un soin tout particulier à la qualité de ses livres. En dehors d'une très jolie couverture, le papier utilisé autant pour la couverture que pour les pages (très douces, très agréables au toucher) ajoutent encore au plaisir de la lecture. C'est donc un ouvrage de qualité autant pour l'extérieur que l'intérieur.

J'ai suivi avec bonheur l'histoire de ces deux enfants, en particulier le point de vue d'Eustache, car je pense qu'on a tous été un peu comme lui, avec ses peurs, ses interrogations, ses incompréhensions,  son attachement à son petit monde.

L'écriture de l'auteur (merci et bravo à la traductrice), est toute en finesse, précision et délicatesse. Je me suis laissée portée par l'écriture et l'histoire, et j'ai hâte de poursuivre cette trilogie (pas tout de suite, je pars en vacances demain et une fois n'est pas coutume, je ne prends aucun livre dans mes bagages. Par contre, au retour, je risque d'être un peu plus chargée...).

Une belle découverte d'un auteur hélas peu traduit en France qui mériterait pourtant qu'on s'y intéresse davantage.
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vendredi 11 juillet 2025

L'emblème du croisé

4 de couv' :
La confession d'un ancien copain à l'agonie ravive chez Dave Robicheaux le souvenir d'une jeune femme, Ida Galveston, qui avait marqué sa jeunesse et celle de son demi-frère Jimmie. Pris de passion pour elle, Jimmie avait tenté, au péril de sa vie mais sans succès, de la soustraire à une clique de maquereaux. Ida avait alors disparu, probablement assassinée.
Décidés à rouvrir l'enquête, Dave et Jimmie se heurtent à des truands qui leur font comprendre qu'ils feraient mieux de se mêler de leurs affaires. Et derrière les hommes des basses oeuvres, il y a souvent des gens beaucoup plus respectables...


L'un des meilleurs Robicheaux de la série que j'ai lu jusqu'à présent. La qualité d'écriture est un vrai festin intellectuel et littéraire, je ne peux pas mieux dire. Moi qui ai du mal à lire ces derniers temps, je l'ai dévoré en moins d'une semaine, sachant que je ne suis pas encore en vacances...

Dave Robicheaux reste égal à lui-même, tourmenté par ses vieux démons, dont sa lutte perpétuelle contre l'alcoolisme (et pour aller mieux, il n'a pas choisi le métier le plus facile !) mais : il aperçoit une lueur au bout du tunnel... Et je n'en dirai pas plus.

Et au risque de me répéter, cette écriture, magnifique...
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jeudi 27 mars 2025

Le café des au revoir

4 de couv' :
Savourer le présent jusqu'à la dernière goutte : c'est ce que propose le café des au revoir.
"Je voulais que tu saches que mon bonheur, c'est à toi que je le dois". Ce sont les paroles de Monji, décidé à tout dire à sa femme plongée dans le coma. Comme lui, ceux qui fréquentent le café Funiculi Funicula espèrent y réparer le passé. Une tasse de café leur permettra de voyager dans le temps et d'adresser à l'absent le message d'amour qu'ils n'ont pas su formuler à l'époque. Ainsi, Hikari, qui se sent coupable de n'avoir pas répondu à la demande en mariage de son petit ami, disparu depuis ; Michiko, hantée par le souvenir de son père qu'elle a rejeté ; Sunao, qui pleure son chien adoré... Sauront-ils dire au revoir à leurs aimés et, ce faisant, se réconcilier avec eux-mêmes ? Car pour honorer la mémoire des absents, il faut d'abord trouver la paix en soi.
Initiée avec Tant que le café est encore chaude, la suite d'une série au succès international, un roman plein de poésie et d'émotion.


Pour ceux qui n'auraient pas suivi, petite session de rattrapage ici, , et encore .

Il faut être honnête : arrivé au quatrième tome de cette série dont on connaît bien à présent tous les principes, il n'y a plus le plaisir de la découverte du début, et il est difficile pour l'auteur de renouveler les histoires.

Cependant, la magie opère encore et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé cette "série doudou" avec laquelle j'ai démarré ce printemps.

Par contre, si quelqu'un pouvait me dire pourquoi on voit des chats sur la couverture, alors qu'il n'y en a pas dans l'histoire...
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dimanche 23 mars 2025

Vikings dans la brume - Tome 3 - Même pas morts

4 de couv' :
C'est la rentrée pour Reidolf, le redoutable chef Viking, et sa bande de bras cassés ! Quand on raid, on ne compte pas et les voici partis à la conquête de nouveaux butins.
Mais même chez les vikings, la famille, c'est sacré, et lorsqu'un chef concurrent a l'outrecuidance d'enlever  des membres du clan de Reidolf, ce dernier va montrer de quel bois il se chauffe !
Entre crise de foi et crise de rire, les frères Lupano nous livrent un 3e tome hilarant !


Difficile avec une série de réussir à garder le même niveau de qualité et à ravir toujours autant ses lecteurs. Et bien pari réussi !

Les tribulations, désillusions et le côté un peu blasé par moment de toute la troupe n'ont fait que décupler mon hilarité.

Et j'ai (re)découvert l'origine des plus grandes légendes de ce monde (à quoi ça tient, parfois...).

Vivement le tome 4 !
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mercredi 29 janvier 2025

La femme au manteau bleu

4 de couv' : (attention, divulgâchage dès la première phrase !)
Le corps, soigneusement lavé à l'eau de Javel, d'une américaine experte en peinture de l'âge d'or hollandais a été abandonné sur un muret au panorama du col de Sir Lowry, à soixante kilomètres du Cap. Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade criminelle des Hawks, se demandent ce qu'elle était venue faire en Afrique du Sud. Personne, dans son entourage, ne semble au courant. Mais lorsqu'ils découvrent que son travail consistait à localiser des tableaux disparus, et qu'elle avait contacté un professeur d'histoire retraité ainsi qu'un détective privé, des pistes inattendues s'ouvrent à eux...


C'est avec bonheur que j'ai repris cette série de polars de Deon Meyer. Et avec un peu de perplexité aussi : habituellement, ses romans ne font pas moins de 350 pages (au moins), celui-ci n'en fait que 165 ! Un ovni de cette série en somme.

Mais exactement ce qu'il me fallait pour me replonger dans la série et me remettre en tête assez facilement le contexte, les personnages, l'ambiance. Juste ce qu'il me fallait pour cela (heureux hasard !).

Et aussi court que soit ce roman, voilà une enquête dense et bien menée, comme toujours.
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vendredi 10 janvier 2025

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu (BD)

Tome 1 - Chili con carnage - 4 de couv' :

Mais qu'est-ce qui peut bien pousser maître Byron Peck, avocat crapuleux au barreau de Los Angeles, à quitter son biotope pour venir suffoquer dans le désert de l'Arizona ?

Et qui est ce Knut Hoggaard, cet imposant Danois qui l'accompagne et ne s'exprime que par de vagues borborygmes caverneux ?

Ces deux individus aux moeurs discutables n'ont pourtant pas l'air d'être là par hasard. Pas plus que Margot de Garine, jeune aristocrate franco-russe qui voyage en solitaire et semble abonnée aux attaques de trains... À bien y réfléchir, ça fait beaucoup de nouveaux arrivants pour une région dont la densité de population taquine habituellement le zéro !

Il ne serait pas étonnant que cette histoire finisse par sentir la poudre...



Tome 2 - Sur la piste de Madison - 4 de couv' :

Lorsqu'on a échappé deux fois à une mort certaine, la prudence suggèrerait qu'on lève un peu le pied. Mais Maître Peck est très impatient de devenir veuf et de remettre la main sur les fameuses lettres dérobées par son épouse.

L'indestructible M. Hoggaard, légitime propriétaire desdits documents et ex-amant de la dame, partage le même état d'esprit : pas de repos pour les braves tant que l'infâme Margot n'aura pas payé pour ses crimes !

Mais cette dernière n'a peut-être pas encore donné toute la mesure de sa perfidie et sa prochaine victime pourrait bien être ce mystérieux Indien qui a surpris tout le monde en subtilisant le trésor des Mexicains...




Tome 3 - Le mystère de la femme araignée - 4 de couv' :

Depuis la nuit des temps, si l'on en croit la légende navajo, la femme araignée veille sur les hommes du haut du Spider Rock, et enseigne aux femmes l'art ancestral du tissage.

Mais Margot n'a besoin de personne pour tisser sa toile mortelle. Et pour elle, il est urgent de prendre le large car le nombre d'hommes trahis et d'amants éconduits qui ont juré sa perte ne cesse de grossir.

Au fin fond du canyon de Chelly, sous la houlette de Byron Peck, c'est une véritable conjuration internationale qui se met en place pour anéantir celle qui a volé les lettres de James Madison, si compromettantes pour l'industrie de l'armement.

Mais Margot a de la ressource. Et sur les terres de la mystérieuse Spider Woman, elle va trouver de précieuses alliées...



Tome 4 - La loi du plus fort - 4 de couv' :

C'est quand même incroyable comme de simples manuscrits poussiéreux peuvent susciter des espoirs aussi contradictoires : Byron veut les révéler au monde, Margot les vendre aux marchands d'armes. Quant aux Navajos, ils ont aussi leur petite idée... Sur un point au moins, tout le monde s'accorde : les lettres de Madison prendront toute leur valeur à Washington D.C., la toute jeune capitale fédérale en chantier, théâtre de toutes les intrigues et de tous les business du Nouveau Monde.

C'est là que vont se retrouver l'ensemble de nos protagonistes, à l'heure où le Congrès se laisse griser par la juteuse captation des Terres indiennes que la loi Dawes vient de rendre possible. Une dernière manche dont l'issue ne peut désigner qu'un seul vainqueur... Et ce vainqueur, ce ne sera pas l'honneur, car tous les coups sont permis.





Après la lecture de "Blanc autour", je me suis intéressée au travail des auteurs en particulier du scénariste, Lupano - dont je suis déjà fan de la série du "Traquemage" de "Vickings dans la brume" (ici et ici), sans oublier "Le singe de Hartlepool" - et je suis tombée sur cette série-ci.
Je me suis donc précipitée pour réserver les 4 tomes auprès de la bibliothèque. Et je n'ai pas regretté tant cette série de bandes dessinées est de qualité !

J'ai absolument tout aimé, rien n'est à jeter : le scénario, les personnages, les dessins, les décors, les couleurs et l'humour ! J'ai rarement autant éclaté de rire à la lecture d'une bande dessinée.
Chaque groupe de personnages sauf un, est une équipe de bras cassés sans scrupules pour lesquels tous les coups (de feu mais pas seulement) sont permis pour atteindre leur objectif. Et la subtilité de l'humour empêche de sombrer franchement dans la caricature.

La qualité de cette série tient aussi au travail de documentation préalable évident des auteurs : si l'humour prédomine, ils n'hésitent pas à étriller au passage les États-Unis de l'époque (et par ricochet, de maintenant...) : la société et le gouvernement américains, l'esclavage, les actions du ku-klux klan, la ségrégation, la façon dont ont été traitées les Nations Indiennes, en particulier les enfants dans les institutions religieuses qui devaient les éduquer... Tout ceci, avec intelligence et subtilité.

Certes, j'ai bien dû rendre les livres à la bibliothèque... Mais je pense que ma librairie de BD préférée va bientôt recevoir ma visite pour me voir repartir avec l'intégrale...