Petites réflexions personnelles sur mes différentes lectures. Mais juste mon opinion, mes impressions, pas un jugement. Je ne suis pas critique littéraire ! Juste une simple lectrice, qui prend plaisir (ou pas) au fil des pages, et qui a envie de vous le faire partager. Et qui est très curieuse de connaître votre opinion aussi !
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dimanche 29 mai 2011
Mon classement et résultat du prix
Il ne m'a pas été facile de choisir entre les deux premiers. Autant je savais lesquels je mettais en tête, autant j'ai eu du mal à les départager.
Mais puisqu'il fallait une raison pour les départager, j'ai privilégié (comme je fais toujours en cas d'indécision) les nouveaux auteurs. C'est à dire que ceux qui sont déjà dans le métier depuis un certain temps (et par "certain temps", entendez-là un certain nombre de livres), seront mis en position secondaire. Il faut bien avoir des critères parfois.
Je rappelle au passage que pour ce prix des lecteurs, on ne vote que pour nos trois préférés. Je rappelle aussi que je n'ai pu en lire que 8 sur les 10.
Donc voici mon choix :
1 - Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
2 - La délicatesse
3 - Terre des affranchis
And the winner is : La Délicatesse, de David Foenkinos. Et c'est bien fait pour lui !
Paris-Brest (19/09/2010)

4 de couv' :
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest.
J'ai eu un peu de mal à accrocher ce roman. D'une manière générale, les histoires de familles qui sont ou se veulent issues d'une sorte de petite bourgeoisie et dont le seul intérêt est de préserver les apparences et un semblant de dignité quelles que soient les circonstances, ça m'ennuie un peu. Dans le même ordre d'idée, je n'aime pas les caricatures qui peuvent en être faites (livres ou films), mais là je m'éloigne.
Je n'ai pas accroché aux personnages, tous aussi antipathiques les uns que les autres (famille, je vous hais ?) mais je pense que c'est voulu ainsi, même si je ne suis pas sure que c'était l'intention de l'auteur concernant son narrateur (mais là, c'est perso, je n'aime pas ce genre d'homme et puis c'est tout).
Je n'ai pas retrouvé dans ce roman ma propre perception de Brest ni même du cercle des officiers où j'ai déjà eu l'occasion de me rendre pourtant.
Voilà, petite déception donc pour ce livre.
L'est long, le titre (19/09/2010)

4 de couv' :
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu'elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l'occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates »… Aussi fantasque que son titre, drôle, tendre et incroyablement attachant : un premier roman comme on en a pas vu depuis longtemps et qu'on a hâte de passer de main en main.
J'ai adoré ce livre. Là aussi, tout est délicatesse : dans l'écriture, les rapports des personnages les uns avec les autres, les sentiments.
Les choses sont (d)écrites avec finesse, humour (english, of course !), simplicité et tout ceci dans un contexte historique bien particulier.
J'avais hâte de le lire depuis longtemps, j'étais ravie de le voir dans la sélection, je n'ai pas été déçue. Et comme pour "La délicatesse" : je 'lavais emprunté à la bibliothèque, j'ai fini par l'acheter.
Une vraie ruine pour mon portefeuille, ces prix littéraires...
PS : pour ceux qui râleraient sur la longueur du titre en fait il n'est pas complet : littéralement, il pourrait être traduit pas "Le cercle littéraire des amateurs des tourtes aux épluchures de patates". Et pour en connaître la "recette" (ou plutôt la raison de sa création)... chut ! Lisez-le vous-même !
Taxi (18/09/2010)

4 de couv' :
Portant chacune sur un aspect particulier de la vie sociale, économique ou politique en Egypte, ces cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays à un moment clé (avril 2005-mars 2006) du règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat. Tout y est, en effet : les difficultés quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l'administration, l'omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système politique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage... Consignés en dialecte égyptien avec un humour décapant et un admirable sens de la mise en scène, ces échanges librement reconstitués par l'auteur, sinon entièrement inventés par lui, relèvent à la fois de la création littéraire et de l'enquête de terrain. S'ils font connaître les griefs des « gens d'en bas », ils laissent aussi entrevoir les raisons pour lesquelles le pouvoir en place tient bon mal-gré sa décrépitude et son impopularité. C'est sans doute cette combinaison inédite de lucidité politique, de tendresse pour les plus faibles et d'humour qui explique la diffusion de Taxi, dans sa version originale, à plus de cent mille exemplaires.
Je n'ai pas accroché. Je n'ai pas trouvé d'humour particulier, décapant encore moins. Pour moi, c'est une retranscription de dialogues dans un taxi, je n'y ai rien trouvé de particulier donc déception car je trouvais l'idée de départ drôlement sympa. Surtout pour découvrir ce pays de l'intérieur.
Il n'est pas non plus dans mes favoris, dommage...
La peine du menuisier (17/09/2010)
4 de couv' :
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Malheureusement pour l'auteur, je fais partie, tout comme la narratrice, d'une famille de taiseux. Ces gens qui ne disent pas les choses, ce qui fait qu'elles pèsent sur vous pire qu'une chape de plomb. C'est d'ailleurs ce que j'ai ressenti en lisant ce livre. Car comme souvent chez les taiseux, c'est la douleur, la peine, la tristesse qui prédomine et les musèle.
Je reconnais donc manquer d'objectivité pour en parler. L'écriture est agréable, je le reconnais, mais l'histoire est triste, lourde et me touche de trop près pour aimer ce genre de roman.
Ce n'est donc pas un de mes favoris dans la sélection mais je le répète, je ne peux pas être objective.
A vous de juger... D'ailleurs, si vous l'avez lu et aimé, n'hésitez pas à me le dire, et pourquoi, ça m'intéresse !
La délicatesse (14/09/2010)
4 de couv' :
Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise. La délicatesse est le huitième roman de David Foenkinos. Il a publié notamment Le potentiel érotique de ma femme et les séparations. Ses livres sont traduits en plus de quinze langues.
"La délicatesse", que voilà un titre bien trouvé ! Ce roman est en effet tout en délicatesse. Une vraie poésie, une jolie histoire d'amour, de l'humour et une pirouette en guise de fin.
J'ai adoré, il fait partie de mes chouchous. Je l'avais emprunté à la bibliothèque, j'ai fini par l'acheter, c'est dire !
Démon (13/09/2010)

4 de couv' :
Quelles furent les dernières pensées de Franz et Elena? C'est la question qui obsède Pierre, après que son père, Lev Rotko, lui a raconté un soir de novembre 2001 ce qu'il lui avait obstinément caché durant des années : le destin de ses parents, Franz et Elena, des Juifs russes assassinés par les nazis, son exil en 1953, et tous les malheurs communs aux êtres pris dans la tourmente de la guerre. Pour Pierre, cette révélation est comme une déflagration : la guerre, qu'il connaît bien pour avoir sillonné, en tant que grand reporter, l'Afrique de l'Ouest, fait cette fois effraction dans son histoire intime. II veut vraiment connaître Franz et Elena? Alors il lui faut éprouver la vie avec la peur, la vie avec la mort. Du jour au lendemain, Pierre part pour Grozny, qui se révèle tragiquement parfaite pour faire l'expérience de l'abandon. Et Démon est le roman de cette expérience. Dans ce livre au souffle épique défilent tour à tour le massacre des Juifs d'Ukraine, la mort de Staline, l'attaque des Twin Towers vue par Poutine, un attentat meurtrier dans un théâtre de Moscou. Thierry Hesse transforme notre actualité en histoires. En mettant en scène des dizaines de personnages, de lieux, d'époques, il nous prouve qu'il sait aussi transformer notre Histoire en roman, comme avant lui Tolstoï ou Vassili Grossman.
Pour être honnête, je me rappelle assez peu de ce roman. Je sais l'avoir assez aimé dans l'ensemble, mais ma période de lecture de ce prix littéraire (à laquelle a succédé celle du prix Cezam) remonte à quelques mois et j'ai un peu de mal à me le remémorer.
En tout cas, une fois entrée dans le roman, j'ai aimé. Pas toujours facile à suivre car il y a des allers-retours entre les différentes parties historiques, mais justement le fond historique des... histoires (celle du narrateur et celle de sa famille) m'a bien plu.
Et nous ramène à l'histoire de nos propres familles dans l'Histoire.
Une certaine part d'humanité finalement...
A noter aussi que le fait de passer d'une période historique à l'autre attise la curiosité du lecteur, on a hâte de connaître la suite pour chaque.
Le Télégramme - Prix littéraire 2010 (12/09/2010)
Oui, je sais, je suis hyper en retard, surtout que ça fait quelques mois à présent que l'on connaît les résultats.
Mais ça ne va pas m'empêcher d'en parler !
Voici dont la sélection de cette année. Vous noterez au passage que deux des livres sélectionnés font aussi partie de la sélection du prix Cezam, donc vous savez déjà ce que j'en pense, donc je ne vais pas en reparler.
Qui plus est, je n'ai pas réussi à lire deux des livres de la sélection, mon vote s'est donc fait sur 8 livres au lieu de 10... Et c'est un de mes chouchous qui a gagné...
Donc voilà :
Démon, de Thierry Hesse
Terre des Affranchis, de Liliana Lazar
La délicatesse, de David Foenkinos
Le passé est une terre étrangère, de Gianrico Carofiglio (non lu)
Courbatures, de Paul Fournel (non lu)
La peine du Menuisier, de Marie Le Gall
Taxi, de Khaled Al Khamassi
Le cirque chaviré, de Milena Magnani
Le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Paris-Brest, de Tanguy Viel
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