Ermites dans la Taïga - 4 de couv' :
Une famille de vieux-croyants démunis à l'extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis... 1938 : telle est l'incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l'aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d'entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme aussi, ce livre riche et multiple a rencontré lors de sa parution chez Actes Sud en 1992 un succès qui ne s'est jamais démenti. Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du "siècle", dans la sauvage solitude de la taïga.
Des nouvelles d'Agafia - 4 de couv' :
Née en 1945 dans la forêt sibérienne, Agafia est la dernière
survivante de la famille Lykov, retirée depuis 1928 dans la taïga pour une incroyable robinsonnade d'un demi-siècle, puis "découverte" en 1978 par un groupe de géologues. Vassili Peskov révéla cette aventure dans le livre Ermites dna sla taïga, qui s'achevait sur le désir d'Agafia de continuer à vivre solitaire et en autarcie. Par la suite, de nombreux lecteurs se sont interrogés sur le destin de cette femme courageuse qui avait choisi de ne pas revenir à la civilisation.
Dans ce récit, basé sur des voyages effectués de 1992 à 2008, on voit l'héroïne évoluer au fil des ans malgré elle, en raison notamment de l'involontaire notoriété que lui a apportée le livre de Peskov. Tandis que son amitié perdure avec Erofeï, de nouveaux candidats à la vie érémitique dans des conditions primitives et difficiles rejoignent Agafia, dont Sergeï, artiste peintre, et l'étonnante Nadia, venue elle aussi se perdre au fin fond de la Sibérie.
A la fois récit de vie d'une femme hors du commun et documentaire, cet ouvrage évoque dans leur absolue nécessité des notions comme la puissance de la foi et la relativité de la civilisation.
C'est vagabondant dans ma librairie préférée avec ma sempiternelle bonne résolution du "je jette juste un coup d'oeil mais n'achèterai rien cette fois" (hum...) que je suis tombée sur "des nouvelles d'Agafia, ermite dans la taïga". J'ai hésité, temporisé, d'autant que je ne trouvais pas "Ermites dans la taïga" dans le magasin, mais ai finalement cédé à l'envie. Non sans avoir commandé dans la foulée le premier opus.
J'ai toujours été curieuse, comme vous aussi je pense, de connaître des modes de vie différents du mien. Là, double plaisir : autre pays et... radicalement autre mode de vie même pour la majorité des habitants de ce pays.
Nous faisons donc connaissance avec cette famille atypique, leur foi et leur mode de vie... Autant qu'eux, prenant contact avec le siècle, font connaissance avec ces envoyés des temps modernes. Bien qu'accueillants, leur foi, leurs habitudes, leurs rites leur feront d'abord rejeter en bloc tout ce qui est proposé par leurs visiteurs. Ils se laisseront peu à peu apprivoiser par leurs visiteurs, sans pour autant renier ce qu'ils sont.
Petit à petit, des changements se font cependant, influence extérieure oblige. Certaines réticences tombent, au fil des cadeaux apportés par les géologues ou offerts via Vassili Peskov par ses lecteurs. Cadeaux parfois un peu empoisonnés d'ailleurs : le mode de vie des vieux-croyants impose une vie austère de dur labeur, alors oui, des chèvres c'est bien pour le lait et le fromage, mais ça veut dire veiller à leur alimentation (travail en plus) et... à les protéger des ours et des loups.
C'est un peu ce que j'ai regretté, bien qu'intéressant finalement : je pensais lire un récit plutôt ethnologique (on observe mais on n'interfère pas, ou le moins possible), ce qui n'est pas tellement le cas ici. Cela est d'autant plus flagrant dans le deuxième livre. Agafia est seule à présent, et se permet plus de libertés qu'avant, conséquence découlant de nécessités due à sa survie et découvertes diverses au fil des expériences vécues.
Autre reproche, mais cela est dû surtout au fait que bien que l'auteur avait des nouvelles d'Agafia par un biais ou un autre (courriers, appel des géologues ou autres), il ne pouvait accéder à son domaine qu'une fois par an (au mieux) et pour un court, voire très courts laps de temps. Courtes étapes dont il s'inspirait pour ses articles.
Cela paraît donc assez répétitif au bout d'un moment : il se rend chez Agafia, apporte des cadeaux, récolte les dernières nouvelles, rapporte des cadeaux d'Agafia (et une liste de ce dont elle peut avoir besoin) et repart.
Mais je garde surtout de tout cela le portrait d'une femme attachante, intelligente, courageuse, avec un grand sens de l'humour. Qui méritait bien, en effet, d'être connue.
.
Petites réflexions personnelles sur mes différentes lectures. Mais juste mon opinion, mes impressions, pas un jugement. Je ne suis pas critique littéraire ! Juste une simple lectrice, qui prend plaisir (ou pas) au fil des pages, et qui a envie de vous le faire partager. Et qui est très curieuse de connaître votre opinion aussi !
jeudi 13 novembre 2014
dimanche 9 novembre 2014
Les mots du passé
4 de couv' :
Eté 2003, une terrible canicule assèche la France. Louis et son fils s'apprêtent à prendre la mer au large de La Charente afin de trouver un peu de fraîcheur. Soudain, un coup de téléphone les oblige à faire demi-tour. C'est Pierre, le père de Louis. Cet homme discret, voire effacé habituellement, éprouve soudain un besoin capital de parler à son fils...
Pierre et Louis vont alors remonter le temps jusqu'aux années sombres de l'occupation à Paris, ce qui aura des conséquences totalement inattendues et bouleversantes...
Malgré mes réticences (prix "Femme actuelle", mouais bof m'étais-je dit, dans la mesure où je ne corresponds pas vraiment au profil des lectrices de ce magazine) et quelques maladresses, des personnages et situations convenus, je dois admettre qu'on finit par se prendre à l'histoire, qu'on a du mal à lâcher tant on a envie de connaître la suite.
Avouons-le, j'ai été franchement rebutée par le style d'écriture de ce livre : trop de maladresses telles que mettre deux fois "tout de même" dans la même phrase, ne pas bien doser les sujets (exemple : dans un paragraphe de quatre courtes phrases, les trois premières commencent par "Pierre", sauf la quatrième où l'auteur se rappelle enfin que "il" existe ! Et parfois des séries de phrases se terminant toutes par des "!" ou des "?" Oui, les personnages sont choqués, surpris ou ont de grosses interrogations, mais le lecteur le sait déjà grâce aux paragraphes précédents, pas la peine d'en faire des tonnes.
Je suis sévère pour le coup et d'autant plus que je sens que l'auteur a un réel potentiel de bonne écriture s'il voulait bien élaguer un peu.
Parce que le livre est bon. Plus que ça même, j'ai adoré ! Moi qui avait du mal ces derniers temps à retrouver l'envie de lire, ce roman m'a réconciliée avec la lecture, tellement l'histoire est prenante et l'Histoire surtout, admirablement reconstituée.
Ce n'est pas qu'une histoire d'amour et de résistance qui se déroule sous nos yeux, mais toute une époque qui reprend vie. On s'y croirait presque (presque, parce que quand même, les années noires de la seconde guerre mondiale, confortablement installé dans son fauteuil au XXIe siècle, après un bon repas, hein...). J'ai vraiment eu du mal à décrocher (doit-on vraiment dormir, se nourrir, aller au travail ? Oui ? Crotte de zut !).
Car malgré toutes les défauts relatés plus haut, le roman est très bien construit, très bien dosé, équilibré.
Et à une époque où on nous en a tellement dit, redit, re-redit sur cette période qu'on n'écoute plus parfois que d'une oreille distraite car on a l'impression d'avoir tant et tout entendu, vu, lu sur le sujet ; et en cette période de commémoration : je le recommande vivement
Une belle histoire d'amour, un bel hommage aux héros de la résistance, une très bonne reconstitution historique, bref toute la recette pour un bon moment de lecture.
.
Eté 2003, une terrible canicule assèche la France. Louis et son fils s'apprêtent à prendre la mer au large de La Charente afin de trouver un peu de fraîcheur. Soudain, un coup de téléphone les oblige à faire demi-tour. C'est Pierre, le père de Louis. Cet homme discret, voire effacé habituellement, éprouve soudain un besoin capital de parler à son fils...
Pierre et Louis vont alors remonter le temps jusqu'aux années sombres de l'occupation à Paris, ce qui aura des conséquences totalement inattendues et bouleversantes...
Malgré mes réticences (prix "Femme actuelle", mouais bof m'étais-je dit, dans la mesure où je ne corresponds pas vraiment au profil des lectrices de ce magazine) et quelques maladresses, des personnages et situations convenus, je dois admettre qu'on finit par se prendre à l'histoire, qu'on a du mal à lâcher tant on a envie de connaître la suite.
Avouons-le, j'ai été franchement rebutée par le style d'écriture de ce livre : trop de maladresses telles que mettre deux fois "tout de même" dans la même phrase, ne pas bien doser les sujets (exemple : dans un paragraphe de quatre courtes phrases, les trois premières commencent par "Pierre", sauf la quatrième où l'auteur se rappelle enfin que "il" existe ! Et parfois des séries de phrases se terminant toutes par des "!" ou des "?" Oui, les personnages sont choqués, surpris ou ont de grosses interrogations, mais le lecteur le sait déjà grâce aux paragraphes précédents, pas la peine d'en faire des tonnes.
Je suis sévère pour le coup et d'autant plus que je sens que l'auteur a un réel potentiel de bonne écriture s'il voulait bien élaguer un peu.
Parce que le livre est bon. Plus que ça même, j'ai adoré ! Moi qui avait du mal ces derniers temps à retrouver l'envie de lire, ce roman m'a réconciliée avec la lecture, tellement l'histoire est prenante et l'Histoire surtout, admirablement reconstituée.
Ce n'est pas qu'une histoire d'amour et de résistance qui se déroule sous nos yeux, mais toute une époque qui reprend vie. On s'y croirait presque (presque, parce que quand même, les années noires de la seconde guerre mondiale, confortablement installé dans son fauteuil au XXIe siècle, après un bon repas, hein...). J'ai vraiment eu du mal à décrocher (doit-on vraiment dormir, se nourrir, aller au travail ? Oui ? Crotte de zut !).
Car malgré toutes les défauts relatés plus haut, le roman est très bien construit, très bien dosé, équilibré.
Et à une époque où on nous en a tellement dit, redit, re-redit sur cette période qu'on n'écoute plus parfois que d'une oreille distraite car on a l'impression d'avoir tant et tout entendu, vu, lu sur le sujet ; et en cette période de commémoration : je le recommande vivement
Une belle histoire d'amour, un bel hommage aux héros de la résistance, une très bonne reconstitution historique, bref toute la recette pour un bon moment de lecture.
.
jeudi 6 novembre 2014
Hypothermie
4 de couv' :
Au bout de la corde bleutée, le cadavre de Maria. Un suicide ? Erlendur n'y croit pas.
Il rouvre le dossier. La vie de la jeune femme est un théâtre d'ombre : médiums, insomnies glacées, terreurs nocturnes, les morts vivaient à ses côtés. Quand elle était enfant, son père s'est noyé sous ses yeux. En Islande, on murmure que les secrets les mieux gardés demeurent au fond des lacs...
Un bon polar noir comme je les aime, bien construit, dont la progression de l'enquête se fait à pas mesurés, des donnés qui se recoupent et composent un tableau d'ensemble cohérent. Des personnages au profil psychologique bien campé.
J'ai apprécié aussi dans le texte, l'alternance entre l'enquête menée par Erlendur et les commentaires de la défunte, qui viennent compléter l'enquête, donnant ainsi au lecteur une autre version de l'histoire et un temps d'avance sur Erlendur, qui finit par retrouver ces éléments, par la logique.
Un sans faute !
.
Au bout de la corde bleutée, le cadavre de Maria. Un suicide ? Erlendur n'y croit pas.
Il rouvre le dossier. La vie de la jeune femme est un théâtre d'ombre : médiums, insomnies glacées, terreurs nocturnes, les morts vivaient à ses côtés. Quand elle était enfant, son père s'est noyé sous ses yeux. En Islande, on murmure que les secrets les mieux gardés demeurent au fond des lacs...
Un bon polar noir comme je les aime, bien construit, dont la progression de l'enquête se fait à pas mesurés, des donnés qui se recoupent et composent un tableau d'ensemble cohérent. Des personnages au profil psychologique bien campé.
J'ai apprécié aussi dans le texte, l'alternance entre l'enquête menée par Erlendur et les commentaires de la défunte, qui viennent compléter l'enquête, donnant ainsi au lecteur une autre version de l'histoire et un temps d'avance sur Erlendur, qui finit par retrouver ces éléments, par la logique.
Un sans faute !
.
dimanche 2 novembre 2014
Le premier appelé
4 de couv' :
Septembre 1941 : l'Ukraine est un immense champ de bataille sur lequel s'engouffrent à marche forcée les troupes du Reich. Pourtant, une section ne donne subitement plus de nouvelles. Qu'ont fait ces douze hommes pendant une journée entière avant de regagner les lignes ?
Juin 2003 : un double meurtre dans la forêt de Fontainebleau, un mystérieux tueur d'origine russe ; subitement le temps semble s'effacer en semant le feu et la mort.
Pour comprendre ce qui lui arrive et pour empêcher un déchainement de sang, la commissaire Delmas devra vite remonter le fil de l'histoire.
Un très bon polar, bien construit, bien mené, bien écrit auquel on accroche dès le début.
Un bon équilibre entre données historiques et monde actuel, mais aussi un très bon équilibre entre les différents protagonistes qui se lancent dans une course contre la montre pour atteindre leurs buts et surtout, surtout, ne pas se faire rattraper par les autres.
Et par protagonistes, entendez trois groupes soit, grossièrement : les policiers, les voleurs et les meurtriers.
Un bon suspense, une bonne intrigue, les rebondissements qu'il faut au moment où il le faut, un bon dénouement. Oui, on peut dire que j'ai aimé.
.
Septembre 1941 : l'Ukraine est un immense champ de bataille sur lequel s'engouffrent à marche forcée les troupes du Reich. Pourtant, une section ne donne subitement plus de nouvelles. Qu'ont fait ces douze hommes pendant une journée entière avant de regagner les lignes ?
Juin 2003 : un double meurtre dans la forêt de Fontainebleau, un mystérieux tueur d'origine russe ; subitement le temps semble s'effacer en semant le feu et la mort.
Pour comprendre ce qui lui arrive et pour empêcher un déchainement de sang, la commissaire Delmas devra vite remonter le fil de l'histoire.
Un très bon polar, bien construit, bien mené, bien écrit auquel on accroche dès le début.
Un bon équilibre entre données historiques et monde actuel, mais aussi un très bon équilibre entre les différents protagonistes qui se lancent dans une course contre la montre pour atteindre leurs buts et surtout, surtout, ne pas se faire rattraper par les autres.
Et par protagonistes, entendez trois groupes soit, grossièrement : les policiers, les voleurs et les meurtriers.
Un bon suspense, une bonne intrigue, les rebondissements qu'il faut au moment où il le faut, un bon dénouement. Oui, on peut dire que j'ai aimé.
.
jeudi 30 octobre 2014
Dans l'ombre du danger
Traumatisée pendant l'adolescence par son père, un homme odieux et violent, Dawn Jones a quitté Shadows Falls cinq ans plus tôt pour se consacrer à sa passion - la restauration de voitures de collection -, espérant oublier les souvenirs douloureux liés à sa villenatale. Pourtant, lorsqu'elle apprend que le policier Bryan Kendall, son seul et unique amour de jeunesse, est accusé du meurtre de sa petite amie, elle décide immédiatement de retourner dans le Vermont pour lui venir en aide. Bryan, qui n'a jamais cessé de hanter ses nuits, est incapable de commettre un crime, elle en est persuadée. Mais à peine est-elle arrivée qu'un nouveau meurtre vient frapper la tranquille petite communauté. Et tandis que la peur gagne les habitants, Dawn, déjà fragilisée par un secret personnel que ce retour rend difficile à dissimuler, sent monter en elle une impression étrange et angoissante : celle d'être observée dans chacun de ses gestes par le tueur.
Je sèche un peu, là... Au moment de faire ce commentaire, deux mois après avoir lu ce livre : je me suis dit "mais ça parle de quoi déjà ?"
Finalement, je me rappelle à peu près l'histoire et mon ressenti, que voici de façon global : polar bien construit et efficace dans le suspense et pour en faire un best-seller (bien que l'histoire d'amour soit somme toute assez convenue).
Polar à suspense de facture assez classique dans ce genre, un bon moment de lecture.
(désolée, peux pas faire mieux)
.
dimanche 26 octobre 2014
Mais je fais quoi du corps ?
4 de couv' :
Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit l'appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de "soleil", et vite, et exige d'être livré à domicile.
Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard... pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura besoin su secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussa, pour se sortir de cette sombre affaire.
Bien que je ne sois pas fan des "héros" de roman qui sont des criminels, je dois avouer que dans le cas de ce polar, c'est aussi ce qui en fait tout l'intérêt : de par ses activités de dealer et d'oiseau de nuit, Fitz se trouve dans une situation délicate, obligé de mener lui-même l'enquête pour s'en sortir sans pouvoir évidemment faire appel aux forces de l'ordre.
Sans compter que le tout le plonge dans des situations cocasses rajoutant ainsi à ce polar bien mené et bien construit une touche d'humour qui relève le tout. Humour que j'ai d'autant plus apprécié qu'il m'a rappelé celui de la série de polars de Tim Cockey dont le personnage central est un croque-mort.
Mon seul regret est de n'avoir pas vu au moment de l'achat qu'il s'agissait d'une série, dont ce roman n'est pas le premier opus (j'aime bien prendre les choses dans l'ordre). Ce sera vite réparé, croyez-moi !
.
Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit l'appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de "soleil", et vite, et exige d'être livré à domicile.
Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard... pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura besoin su secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussa, pour se sortir de cette sombre affaire.
Bien que je ne sois pas fan des "héros" de roman qui sont des criminels, je dois avouer que dans le cas de ce polar, c'est aussi ce qui en fait tout l'intérêt : de par ses activités de dealer et d'oiseau de nuit, Fitz se trouve dans une situation délicate, obligé de mener lui-même l'enquête pour s'en sortir sans pouvoir évidemment faire appel aux forces de l'ordre.
Sans compter que le tout le plonge dans des situations cocasses rajoutant ainsi à ce polar bien mené et bien construit une touche d'humour qui relève le tout. Humour que j'ai d'autant plus apprécié qu'il m'a rappelé celui de la série de polars de Tim Cockey dont le personnage central est un croque-mort.
Mon seul regret est de n'avoir pas vu au moment de l'achat qu'il s'agissait d'une série, dont ce roman n'est pas le premier opus (j'aime bien prendre les choses dans l'ordre). Ce sera vite réparé, croyez-moi !
.
jeudi 23 octobre 2014
La princesse effacée
4 de couv' :
Au sortir de la Révolution française, toute la famille royale a été décimée. Seule rescapée de la Terreur, Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, est détenue à la prison du Temple. Barras, député de la Convention, exige que Renée Chantereine, une simple femme du peuple, prenne soin de la descendante des Bourbons. En découvrant cette jeune fille totalement abandonnée et terrorisée, Chantereine prend pitié d'elle et, avec le temps, parvient à gagner sa confiance. Pour témoigner de son sort, grâce à l'aide de Chantereine, Marie-Thérèse compose ses Mémoires. Une complicité puis authentique amitié naît entre les deux femmes qui seront contraintes de se séparer quand Marie-Thérèse, une fois libérée, devra choisir de s'exiler. Il leur faudra attendre vingt ans pour qu'enfin elles se retrouvent.
Cette biographie romancée d'un personnage historique finalement peu connu a non seulement le mérite d'exister, mais le fait qui plus est sous un angle original. Ce sont ici deux mondes qui se rencontrent, l'une, adulte et issue du peuple devant réellement apprivoiser l'autre, enfant puis adolescente, de la défunte famille royale, devenue littéralement sauvage au fil des années d'incarcération.
Ce ne serait qu'une biographie platement romancée si l'auteure n'avait eu l'intelligence de bien exposer le contexte historique et l'enjeu et symbole politique que représentera pour tous Marie-Thérèse toute sa vie. Une vie qui de fait ne lui appartiendra finalement pas beaucoup.
De même a-t-elle eu l'intelligence de ne pas occulter, sans trop insister dessus, l'aspect psychologique de ce personnage.
Et bien que les retrouvailles entre les deux protagonistes ne sont que pure invention de l'auteure vu qu'elles n'ont en réalité pas eu lieu (appelons cela "licence poétique"), elles permettent tout au moins de savoir ce qu'il est advenu de cette pauvre princesse à l'âge adulte.
Un bon moment de lecture, qui ravira les fans de la petite et grande histoire.
.
dimanche 19 octobre 2014
Angelopolis
4 de couv' :
Ils sont les gardiens du mal et depuis, manoeuvrent dans l'ombre pour dominer le monde. Evangéline est la seule qui pourrait les en empêcher... si elle n'était pas l'une des leurs. Son choix scellera la destinée de tous. De Paris aux montagnes bulgares en passant par les mystères occultes des palais des tsars, une course-poursuite effrénée s'engage entre anges et humains. Parmi eux, Verlaine, un des meilleurs chasseurs d'anges, finit par découvrir le moyen de neutraliser ces créatures. Un dilemme s'impose à lui : sauver Evangéline, dont il est éperdument amoureux, ou préserver le monde des hommes. Alors que le combat ultime contre les anges déchus approche, quel camp choisira Evangéline ? Qui gagnera la bataille millénaire entre le Bien et le Mal ?
J'ai été plutôt déçue par cette suite de "La Malédiction des anges". D'accord, dix ans ont passé et les personnages ont évolué, mais le charmant Verlaine du tome précédent est passablement fatigué et désabusé par son métier de chasseur d'anges sans que soit bien détaillée cette transition. L'organisation à laquelle il appartient m'a parue, adversaires obligent, aussi impitoyable que ceux qu'elle pourchasse. Quant à Evangéline, ce qu'elle a fait durant ces dix années, est plutôt rapidement évoqué par comparaison. Comme si l'auteure était pressée de démarrer sur ces dix années après, ne voulant pas s'encombrer de détails.
Mais ce n'est pas cela qui m'a en fait déçue : l'auteure reprend les mêmes recettes que précédemment, soit des révélations distillées au fur et à mesure qui se veulent des rebondissements plus ou moins bien amenés. Plus ou moins bien soit parce que ça en fait trop, soit parce qu'on voyait venir.
Les mélanges historiques m'ont laissée dubitative : d'accord, pourquoi pas broder sur la famille impériale de Russie et la révolution de 1917, mais j'ai trouvé là aussi par moment que ça en faisait un peu trop. Même si l'intrigue autour des (allez, encore eux !) des oeufs de Fabergé m'a assez séduite.
Quant au dénouement, je l'ai trouvé un peu précipité, j'aurais aimé plus de détail sur cet aspect des anges et de la possibilité d'un tel revirement. Et le revirement des sentiments finaux de Verlaine, trop brutaux.
Cela étant, ce livre reste un bon divertissement surtout pour l'été, mais est décidément livre ciblé pour ados. Les adultes qui veulent un bon roman fantastique ou de fantasy devraient plutôt se tourner vers Tolkien et Robin Hobb ou autres valeurs sûres.
.
Ils sont les gardiens du mal et depuis, manoeuvrent dans l'ombre pour dominer le monde. Evangéline est la seule qui pourrait les en empêcher... si elle n'était pas l'une des leurs. Son choix scellera la destinée de tous. De Paris aux montagnes bulgares en passant par les mystères occultes des palais des tsars, une course-poursuite effrénée s'engage entre anges et humains. Parmi eux, Verlaine, un des meilleurs chasseurs d'anges, finit par découvrir le moyen de neutraliser ces créatures. Un dilemme s'impose à lui : sauver Evangéline, dont il est éperdument amoureux, ou préserver le monde des hommes. Alors que le combat ultime contre les anges déchus approche, quel camp choisira Evangéline ? Qui gagnera la bataille millénaire entre le Bien et le Mal ?
J'ai été plutôt déçue par cette suite de "La Malédiction des anges". D'accord, dix ans ont passé et les personnages ont évolué, mais le charmant Verlaine du tome précédent est passablement fatigué et désabusé par son métier de chasseur d'anges sans que soit bien détaillée cette transition. L'organisation à laquelle il appartient m'a parue, adversaires obligent, aussi impitoyable que ceux qu'elle pourchasse. Quant à Evangéline, ce qu'elle a fait durant ces dix années, est plutôt rapidement évoqué par comparaison. Comme si l'auteure était pressée de démarrer sur ces dix années après, ne voulant pas s'encombrer de détails.
Mais ce n'est pas cela qui m'a en fait déçue : l'auteure reprend les mêmes recettes que précédemment, soit des révélations distillées au fur et à mesure qui se veulent des rebondissements plus ou moins bien amenés. Plus ou moins bien soit parce que ça en fait trop, soit parce qu'on voyait venir.
Les mélanges historiques m'ont laissée dubitative : d'accord, pourquoi pas broder sur la famille impériale de Russie et la révolution de 1917, mais j'ai trouvé là aussi par moment que ça en faisait un peu trop. Même si l'intrigue autour des (allez, encore eux !) des oeufs de Fabergé m'a assez séduite.
Quant au dénouement, je l'ai trouvé un peu précipité, j'aurais aimé plus de détail sur cet aspect des anges et de la possibilité d'un tel revirement. Et le revirement des sentiments finaux de Verlaine, trop brutaux.
Cela étant, ce livre reste un bon divertissement surtout pour l'été, mais est décidément livre ciblé pour ados. Les adultes qui veulent un bon roman fantastique ou de fantasy devraient plutôt se tourner vers Tolkien et Robin Hobb ou autres valeurs sûres.
.
dimanche 21 septembre 2014
Mon Amérique
4 de couv' :
Après Espaces Sauvages, Jim Fergus nous raconte ici six années de "pérégrinations par monts et par vaux" à travers les Etats-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythiques et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux sauvages ou domestiques, l'amitié, la culture indienne, ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane. On retrouve dans ces histoires itinérantes, classées par saisons, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille Femmes Blanches et de Marie Blanche.
Autant je ne suis pas fana de chasse et pêche, autant j'ai j'ai adoré ce livre ! Je dois avouer que j'avais lu (encore) un peu (trop) rapidement le résumé de ce livre, pour n'en retenir que le côté balades dans les espaces sauvages américains, et je n'ai pas été déçue du tout.
Car non seulement ce livre m'a permis de m'ouvrir l'esprit sur la réalité de la chasse, qui lorsqu'elle est pratiquée par des gens responsables recèle un fort potentiel écologique, bien plus en accord avec le milieu naturel que ce dont je préjugeais, mais il a répondu et dépassé mes attentes sur ce livre.
Car elle est finalement bien secondaire, cette chasse. J'en retiens surtout la nature, grandiose, admirablement décrite par Jim Fergus et si bien partagée avec ses lecteurs qu'on en respire les mêmes odeurs, ressent le froid ou la chaleur selon les saisons évoquées (avec en plus le confort de notre fauteuil ou canapé), admirant les mêmes paysages et animaux.
Un auteur sans concessions sur les sujets ou personnes abordées, avec une grande tendresse pour ses compagnons de chasse humains comme canins, une passion pour cette activité sans compter une belle touche d'humour.
Donc, oui, je vous confirme que vous n'échapperez pas à mes commentaires sur "Espaces Sauvages", car je compte bien prolonger un jour le plaisir ressenti à la lecture de "Mon Amérique".
.
dimanche 14 septembre 2014
Chrysis
4 de couv' :
Paris, 1925. Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'Ecole des beaux-arts pou travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans desplaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.
Lié à l'oeuvre de Chrysis Jungbluth par une histoire personnelle qu'il nous conte en préambule, Jim Fergus a romancé ici plusieurs années de la vie de cette héroïne passionnée et passionnante, à une époque unique de l'histoire du XXe siècle, où tout semblait permis.
Roman sympathique et un bon moment de détente, mais sans plus, pas mon préféré de Jim Fergus. Les plus : l'évocation du Montparnasse des années folles, la genèse d'un tableau.
.
Paris, 1925. Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'Ecole des beaux-arts pou travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans desplaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.
Lié à l'oeuvre de Chrysis Jungbluth par une histoire personnelle qu'il nous conte en préambule, Jim Fergus a romancé ici plusieurs années de la vie de cette héroïne passionnée et passionnante, à une époque unique de l'histoire du XXe siècle, où tout semblait permis.
Roman sympathique et un bon moment de détente, mais sans plus, pas mon préféré de Jim Fergus. Les plus : l'évocation du Montparnasse des années folles, la genèse d'un tableau.
.
Inscription à :
Articles (Atom)










