jeudi 31 mars 2022

Le sourire de la petite juive


4 de couv' :
Un chanteur populaire sur le déclin, un critique redoutable craignant les représailles, une femme dépressive qui se réfugie dans la lecture de polars... Voilà quelques uns des résidents de la rue Hutchison qui nous décrit l'écrivaine Françoise Camirand. C'est dans l'observation de ses voisins, des gens d'origines et de cultures différentes, qui se frôlent san jamais vraiment entrer en contact, qu'elle trouve l'inspiration pour son prochain livre. Dans cette grande fresque bigarrée, toutefois un personnage se détache : celui de Hinda Rochel, une jeune juive hassidique qui confie à son journal intime sa révolte à l'idée de suivre le chemin qu'on a tracé pour elle.
Tous les thèmes chers à Abla Farhoud sont développés avec finesse dans ce roman qui tente de cernet l'énigme de ce qui nous unit et de ce qui nous sépare.


Une écriture agréable, une vie de quartier sous formes de chroniques ou de mini-biographies, avec cependant comme fil conducteur le journal de la petite Hinda Rochel et le personnage de la romancière (forcément...), fait qu'on s'attache à ce quartier et ses habitants.

Sans compter les expressions typiques de Québec qui m'ont ravie au plus haut point, ainsi que la façon de définir un appartement (renseignements pris, futurs lecteurs de ce roman, sachez qu'un 5 1/2 est un appartement avec salon, cuisine, 3 chambres et le 1/2 correspond à la salle de bain !)

Je me suis demandée tout au long du livre si l'autrice parle bien de ses voisins (comme suggéré en début de livre), s'ils sont bien tels qu'elle les a décrits et surtout si leur vie correspond bien à ce qu'elle en raconte et quelle en est la part imaginaire.

Et même si par moment, elle évoque régulièrement par ses personnages âgés la fuite du temps et l'approche de la mort, ce livre restera pour moi aussi sympathique que dépaysant.

Une belle petite découverte.
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