vendredi 25 septembre 2026

Les Vilaines

4 de couv' :
La nuit, dans le parc Sarmiento à Cordoba en Argentine, la Tante Encarne arpente les allées sur ses talons aiguilles en plastique et veille sur ses ouailles. Car, le soir, le parc devient le lieu d'un étrange balai et le territoire des prostituées trans. La Tante, figure divine et matriarcale, partage sa vie avec ces femmes aux parcours chaotiques et souvent fulgurants.
Les Vilaines est l'histoire sans misérabilisme du quotidien de ces femmes flamboyantes, de leurs rêves, leurs souvenirs, leur tendresse et leur solidarité de soeurs dans un monde qui les condamne.


Je déambulais une fois de plus dans ma librairie préférée (oui, je déambule beaucoup par là en ce moment et sur ce coup là, la faute à mon homme qui m'a offert un bon d'achat de 50 euros pour mon anniversaire. Je n'achète que des livres de poche, inutile de dire que j'ai fait une vraie razzia quand je me suis décidée à aller le dépenser, point bonus et cagnotte de carte fidélité incluses).

Bref, je déambulais un jour dans les rayons de la librairie quand je suis tombée sur cette couverture que j'ai littéralement adorée. J'étais ce jour-là en mode raisonnable et je ne me suis pas précipitée pour l'acheter, me disant que s'il était à la bibliothèque je l'emprunterais. Certes oui, mais pas immédiatement. Me titillais l'idée de l'acheter et de l'avoir pour moi. 
(là, on est d'accord que je ne parle que de la couverture : si elle existait en poster, je la mettrai sous cadre et bien en vue dans le salon tellement elle est belle et dégage un je ne sais quoi qui me ravit).

La lecture du quatrième de couverture m'avait convaincue de lire ce livre. En lire les premières lignes m'a convaincue de sa qualité.

Mon anniversaire étant passé par là (voir plus haut), je me suis  précipitée à la librairie le week-end suivant (à propos, je suis revenue avec six livres. Ou sept ?).

J'ai évidemment commencé par celui-là (avec un enthousiasme qui frôlait l'idôlatrie). Et je n'ai pas été déçue. L'écriture m'a tout de suite plue : sans fioriture, directe mais subtile, délicate et travaillée. L'histoire est en partie une suite de portraits avec un lien conducteur car toutes les protagonistes habitent ensemble et forment, cahin-caha, une famille de substitution à leur vraie famille, qui les a rejetées.
L'histoire est belle, un peu mystique sur certains aspects comme dans beaucoup de romans d'Amérique Latine, tragique bien souvent, mais belle.

Vraiment, j'ai adoré. Il va me rester longtemps en tête, celui-là.
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