jeudi 30 octobre 2014

Dans l'ombre du danger

4 de couv' :
Traumatisée pendant l'adolescence par son père, un homme odieux et violent, Dawn Jones a quitté Shadows Falls cinq ans plus tôt pour se consacrer à sa passion - la restauration de voitures de collection -, espérant oublier les souvenirs douloureux liés à sa villenatale. Pourtant, lorsqu'elle apprend que le policier Bryan Kendall, son seul et unique amour de jeunesse, est accusé du meurtre de sa petite amie, elle décide immédiatement de retourner dans le Vermont pour lui venir en aide. Bryan, qui n'a jamais cessé de hanter ses nuits, est incapable de commettre un crime, elle en est persuadée. Mais à peine est-elle arrivée qu'un nouveau meurtre vient frapper la tranquille petite communauté. Et tandis que la peur gagne les habitants, Dawn, déjà fragilisée par un secret personnel que ce retour rend difficile à dissimuler, sent monter en elle une impression étrange et angoissante : celle d'être observée dans chacun de ses gestes par le tueur.


Je sèche un peu, là... Au moment de faire ce commentaire, deux mois après avoir lu ce livre : je me suis dit "mais ça parle de quoi déjà ?"

Finalement, je me rappelle à peu près l'histoire et mon ressenti, que voici de façon global : polar bien construit et efficace dans le suspense  et pour en faire un best-seller (bien que l'histoire d'amour soit somme toute assez convenue).
Polar à suspense de facture assez classique dans ce genre, un bon moment de lecture.

(désolée, peux pas faire mieux)
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dimanche 26 octobre 2014

Mais je fais quoi du corps ?

4 de couv' :
Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit l'appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de "soleil", et vite, et exige d'être livré à domicile.
Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard... pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura besoin su secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussa, pour se sortir de cette sombre affaire.



Bien que je ne sois pas fan des "héros" de roman qui sont des criminels, je dois avouer que dans le cas de ce polar, c'est aussi ce qui en fait tout l'intérêt : de par ses activités de dealer et d'oiseau de nuit, Fitz se trouve dans une situation délicate, obligé de mener lui-même l'enquête pour s'en sortir sans pouvoir évidemment faire appel aux forces de l'ordre.
Sans compter que le tout le plonge dans des situations cocasses rajoutant ainsi à ce polar bien mené et bien construit une touche d'humour qui relève le tout. Humour que j'ai d'autant plus apprécié qu'il m'a rappelé celui de la série de polars de Tim Cockey dont le personnage central est un croque-mort.

Mon seul regret est de n'avoir pas vu au moment de l'achat qu'il s'agissait d'une série, dont ce roman n'est pas le premier opus (j'aime bien prendre les choses dans l'ordre). Ce sera vite réparé, croyez-moi !
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jeudi 23 octobre 2014

La princesse effacée


4 de couv' :
Au sortir de la Révolution française, toute la famille royale a été décimée. Seule rescapée de la Terreur, Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, est détenue à la prison du Temple. Barras, député de la Convention, exige que Renée Chantereine, une simple femme du peuple, prenne soin de la descendante des Bourbons. En découvrant cette jeune fille totalement abandonnée et terrorisée, Chantereine prend pitié d'elle et, avec le temps, parvient à gagner sa confiance. Pour témoigner de son sort, grâce à l'aide de Chantereine, Marie-Thérèse compose ses Mémoires. Une complicité puis authentique amitié naît entre les deux femmes qui seront contraintes de se séparer quand Marie-Thérèse, une fois libérée, devra choisir de s'exiler. Il leur faudra attendre vingt ans pour qu'enfin elles se retrouvent.


Cette biographie romancée d'un personnage historique finalement peu connu a non seulement le mérite d'exister, mais le fait qui plus est sous un angle original. Ce sont ici deux mondes qui se rencontrent, l'une, adulte et issue du peuple devant réellement apprivoiser l'autre, enfant puis adolescente, de la défunte famille royale, devenue littéralement sauvage au fil des années d'incarcération.

Ce ne serait qu'une biographie platement romancée si l'auteure n'avait eu l'intelligence de bien exposer le contexte historique et l'enjeu et symbole politique que représentera pour tous Marie-Thérèse toute sa vie. Une vie qui de fait ne lui appartiendra finalement pas beaucoup.
De même a-t-elle eu l'intelligence de ne pas occulter, sans trop insister dessus, l'aspect psychologique de ce personnage.

Et bien que les retrouvailles entre les deux protagonistes ne sont que pure invention de l'auteure vu qu'elles n'ont en réalité pas eu lieu (appelons cela "licence poétique"), elles permettent tout au moins de savoir ce qu'il est advenu de cette pauvre princesse à l'âge adulte.

Un bon moment de lecture, qui ravira les fans de la petite et grande histoire.
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dimanche 19 octobre 2014

Angelopolis

4 de couv' :
Ils sont les gardiens du mal et depuis, manoeuvrent dans l'ombre pour dominer le monde. Evangéline est la seule qui pourrait les en empêcher... si elle n'était pas l'une des leurs. Son choix scellera la destinée de tous. De Paris aux montagnes bulgares en passant par les mystères occultes des palais des tsars, une course-poursuite effrénée s'engage entre anges et humains. Parmi eux, Verlaine, un des meilleurs chasseurs d'anges, finit par découvrir le moyen de neutraliser ces créatures. Un dilemme s'impose à lui : sauver Evangéline, dont il est éperdument amoureux, ou préserver le monde des hommes. Alors que le combat ultime contre les anges déchus approche, quel camp choisira Evangéline ? Qui gagnera la bataille millénaire entre le Bien et le Mal ?


J'ai été plutôt déçue par cette suite de "La Malédiction des anges". D'accord, dix ans ont passé et les personnages ont évolué, mais le charmant Verlaine du tome précédent est passablement fatigué et désabusé par son métier de chasseur d'anges sans que soit bien détaillée cette transition. L'organisation à laquelle il appartient m'a parue, adversaires obligent, aussi impitoyable que ceux qu'elle pourchasse. Quant à Evangéline, ce qu'elle a fait durant ces dix années, est plutôt rapidement évoqué par comparaison. Comme si l'auteure était pressée de démarrer sur ces dix années après, ne voulant pas s'encombrer de détails.

Mais ce n'est pas cela qui m'a en fait déçue : l'auteure reprend les mêmes recettes que précédemment, soit des révélations distillées au fur et à mesure qui se veulent des rebondissements plus ou moins bien amenés. Plus ou moins bien soit parce que ça en fait trop, soit parce qu'on voyait venir.
Les mélanges historiques m'ont laissée dubitative : d'accord, pourquoi pas broder sur la famille impériale de Russie et la révolution de 1917, mais j'ai trouvé là aussi par moment que ça en faisait un peu trop. Même si l'intrigue autour des (allez, encore eux !) des oeufs de Fabergé m'a assez séduite.

Quant au dénouement, je l'ai trouvé un peu précipité, j'aurais aimé plus de détail sur cet aspect des anges et de la possibilité d'un tel revirement. Et le revirement des sentiments finaux de Verlaine, trop brutaux.

Cela étant, ce livre reste un bon divertissement surtout pour l'été, mais est décidément livre ciblé pour ados. Les adultes qui veulent un bon roman fantastique ou de fantasy devraient plutôt se tourner vers Tolkien et Robin Hobb ou autres valeurs sûres.

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dimanche 21 septembre 2014

Mon Amérique

4 de couv' :
Après Espaces Sauvages, Jim Fergus nous raconte ici six années de "pérégrinations par monts et par vaux" à travers les Etats-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythiques et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux sauvages ou domestiques, l'amitié, la culture indienne, ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane. On retrouve dans ces histoires itinérantes, classées par saisons, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille Femmes Blanches et de Marie Blanche.


Autant je ne suis pas fana de chasse et pêche, autant j'ai j'ai adoré ce livre ! Je dois avouer que j'avais lu (encore) un peu (trop) rapidement le résumé de ce livre, pour n'en retenir que le côté balades dans les espaces sauvages américains, et je n'ai pas été déçue du tout.
Car non seulement ce livre m'a permis de m'ouvrir l'esprit sur la réalité de la chasse, qui lorsqu'elle est pratiquée par des gens responsables recèle un fort potentiel écologique, bien plus en accord avec le milieu naturel que ce dont je préjugeais, mais il a répondu et dépassé mes attentes sur ce livre.

Car elle est finalement bien secondaire, cette chasse. J'en retiens surtout la nature, grandiose, admirablement décrite par Jim Fergus et si bien partagée avec ses lecteurs qu'on en respire les mêmes odeurs, ressent le froid ou la chaleur selon les saisons évoquées (avec en plus le confort de notre fauteuil ou canapé), admirant les mêmes paysages et animaux.
Un auteur sans concessions sur les sujets ou personnes abordées, avec une grande tendresse pour ses compagnons de chasse humains comme canins, une passion pour cette activité sans compter une belle touche d'humour.

Donc, oui, je vous confirme que vous n'échapperez pas à mes commentaires sur "Espaces Sauvages", car je compte bien prolonger un jour le plaisir ressenti à la lecture de "Mon Amérique".
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dimanche 14 septembre 2014

Chrysis

4 de couv' :
Paris, 1925. Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'Ecole des beaux-arts pou travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans desplaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.
Lié à l'oeuvre de Chrysis Jungbluth par une histoire personnelle qu'il nous conte en préambule, Jim Fergus a romancé ici plusieurs années de la vie de cette héroïne passionnée et passionnante, à une époque unique de l'histoire du XXe siècle, où tout semblait permis.


Roman sympathique et un bon moment de détente, mais sans plus, pas mon préféré de Jim Fergus. Les plus : l'évocation du Montparnasse des années folles, la genèse d'un tableau.
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dimanche 7 septembre 2014

Plein gaz

4 de couv' :
Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n'existe qu'une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir...
Inspiré par le désormais classique Duel, de Richard Matheson, adapté au cinéma par Steven Spielberg dans son premier film, Plein Gaz marque la première collaboration entre Stephen King et Joe Hill.


Le choix de ce livre est une erreur de casting.

Je m'explique : encore sous le charme de 22/11/63, je voulais lire le dernier Stephen King en date. Recherche rapide (trop) sur le site de la bibliothèque, réservation, réception du mail tant attendu m'annonçant sa disponibilité et me voici devant la bibliothécaire, ouvrant des yeux tout ronds devant un "pavé"... d'à peine plus d'une centaine de pages. Oh, tiens, il ne l'a pas écrit tout seul en plus, c'est qui l'autre ? Ah... le fiston...

Passé la surprise un peu déçue, je m'attaque à cette nouvelle. Après tout, pourquoi pas.

Au final, cela m'a bien plu, bien que :
- trop court pour le sujet, j'aurais bien aimé que le suspens monte en intensité au fil d'une bien plus longue lecture (comme "marche ou crève",  mon premier Stephen King, que j'avais adoré !)
- ce n'est pas du Stephen King, sans être totalement d'un autre auteur : logique me direz-vous, mais je veux tout simplement dire que l'écriture n'est pas suffisamment marquée pour qu'on en redemande.
- la nouvelle commence sur une présentation des membres du gang et de leur hiérarchie, façon "sons of Anarchy". Ça y fait un peu trop penser justement (oui, même - surtout ? - pour moi qui n'en ai vu que deux ou trois épisodes de la troisième ou quatrième saison, horaires de programmation aberrants obligent).

En résumé : trop bref, pas assez original, aurait mérité d'être plus étayé. Une désagréable impression que papa aide le fiston à se lancer (et si ce dernier a du talent, en a-t-il vraiment besoin ?) ou qu'ils se sont fait plaisir, tout simplement.
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dimanche 31 août 2014

Rosa Candida

4 de couv' :
Le jeune Arnljotur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa Candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljotur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte.
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljotur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.


J'ai refermé ce livre avec l'impression de n'y avoir rien compris. On passe d'une situation à une autre sans lien réel entre elles si ce n'est la volonté du personnage central de se rendre à cette roseraie. Seule chose d'ailleurs où il fait preuve d'une rare détermination tant il a l'air de subir sa vie, ou plutôt les autres. J'ai d'ailleurs eu envie de le secouer une bonne partie du roman.
Il est plus incapable de communiquer proprement : en dehors du fait qu'il se retrouve dans des endroits où il ne parle pas la langue, ou à peine, il n'est pas plus doué avec ceux de sa propre langue, venant presque parfois à dire le contraire de ce qu'il pense !

Sur l'écriture, je l'ai trouvée assez plate, juste descriptive. Et je ne parle pas de description emphatique, mais juste "je fais ceci, elle réagit comme cela", etc.

Je suis tellement passée à côté de ce roman que je me suis demandée si le texte se voulait au départ humoristique, poétique ou empathique vis-à-vis du narrateur.

Donc grosse frustration pour moi de n'avoir pas réussi à apprécier un roman qui semble pourtant faire l'unanimité !
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dimanche 24 août 2014

Les enquêtes de Louis Fronsac

La conjuration des importants - 4 de couv' :
Paris, décembre 1642, le commissaire de police du quartier de Saint-Avoye a été assassiné  dans une pièce entièrement close. Louis Fronsac, jeune notaire audacieux, mène l'enquête avec son ami de toujours, Gaston de Tilly, que l'on vient de nommer commissaire à Saint-Germain-l'Auxerrois.
Au même moment, autour de la duchesse de Rambouillet, de Marie de Robutin-Chantal et du prince de Marcillac, s'agitent les Importants. Cherchent-ils simplement à influencer la régente Anne d'Autriche, et sont-ils responsables de la mort du roi ?
Alors que Louis Fronsac recherche autant la vérité que l'aide du jeune duc d'Enghien qui tente d'arrêter les troupes espagnoles, le dus de Beaufort et sa maîtresse, Mme de Montbazon, trament leur criminelle conspiration.
Et si la cabale des Importants n'était qu'une intrigue de façade pour tenter d'assassiner le Sicilien Mazarin ?
Récits d'aventures et énigmes criminelles au coeur du Paris du XVIIe siècle. Un jeune notaire audacieux se retrouve emporté dans le vent de l'histoire.

La conjecture de Fermat - 4 de couv' :
En ce mois d'octobre 1643, alors que la régence est affaiblie et que se négocie la fin de la guerre de Trente Ans, le pouvoir est en émoi. Quelqu'un intercepte les dépêches codées expédiées aux ambassadeurs français. Y a-t-il un traître au bureau du chiffre ? Pire les répertoires confidentiels servant à la codification sont-ils entre les mains de l'Espagne ? le cardinal Mazarin va de mander à l'ancien notaire, Louis Fronsac, d'enquêter. Au coeur des réseaux secrets de Paris, il aura bien du mal à distinguer amis et adversaires. Pour qui travaille l'ancienne espionne de Richelieu surnommée la Belle Gueuse ? Quels mystères abritent les sous-sols de l'hôtel de Guise ? Quant à Pierre de Fermat, sera-t-il capable de fournir un code inviolable à Antoine Rossignol, chef du bureau du Chiffre ?
Dans cette nouvelle aventure menée tambour battant, où il paraît n'y avoir que des traîtres et des faux-semblants, Louis Fronsac parviendra-t-il à sauver le congrès de Münster ?



Autant le dire tout de suite, j'ai pris cette série non pas dans le désordre, mais certes pas dès le début. Si l'envie vous prend de la démarrer, ne faites pas comme moi et vérifiez !

Je retrouve donc ici avec bonheur tout ce qui me plaît dans les polars historiques : l'Histoire, la grande, agréablement vulgarisée via ce type de romans, sur fond d'intrigue policière plutôt assez bien maîtrisée ici, le tout agrémenté des intrigues de cour qui ne sont pas aussi anecdotiques que de prime abord tant elles attisent des relations diplomatiques ou de politique intérieure déjà fort tendues.

Bref, je recommande cette série à tous les amateurs de polars historiques !
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dimanche 17 août 2014

Brest secret et insolite

4 de couv' :
Un hôpital caché dans le rempart du port de commerce, un sous-marin de poche allemand, un fantôme dans un manoir, les latrines des bagnards à l'arsenal la plus vieille église de Brest, la maison natale de l'écrivain Victor Ségalen, des chefs-d'oeuvres funéraires, une porte d'une caserne remontée, une rue enfouie sous une autre...
Brest réserve bien des surprises et n'a pas fini de livrer ses secrets !


Une fois n'est pas coutume, je voudrais remercier l'auteur de ce livre.
En effet j'ai grâce à lui découvert des petites perles en effet bien secrètes car pour certaines, je n'en soupçonnais même pas l'existence avant de feuilleter ce livre. Et pourtant, elles se trouvaient bien là, insoupçonnée... sur le chemin que j'emprunte parfois à pied pour rentrer du boulot !
Qu'à cela ne tienne, j'ai donc refait ce trajet, livre en main cette fois, pour :
1) trouver les sites en question et ce ne fut pas facile vu que visiblement la mairie de Brest répugne à les mettre en valeur (franchement, au moins une plaque explicative auprès de ces sites, ce n'est pas demander la lune !)
2) savoir de quoi il s'agit exactement (plaque explicative, etc., etc.)

En dehors de son intérêt touristique certain (oui, l'office de tourisme de Brest a l'intelligence de le vendre et de le mettre en vitrine), ce livre s'adresse tout aussi bien aux brestois de souche qu'aux nouveaux arrivants, pour peu que ces derniers se dotent d'un plan de la ville et ne dédaignent pas marcher un peu.

Comme je le disais plus haut, je regrette que la ville de Brest ne mette pas mieux son patrimoine en valeur. En effet, tout ce qui peut être dit et fait sur la seconde guerre mondiale aura droit à sa plaque (et honnêtement, ce qui fait un peu gauche voire franchement à gauche aussi).
Et quand vous discutez avec certains brestois, toujours la même rengaine : Brest, ville détruite pendant la seconde guerre mondiale, pas de patrimoine historique et gnagnagni et gnagnagna (et le château, la Tour Tanguy, c'est du XXIème siècle, peut-être ? Ah oui, pardon, ce sont parmi les rares sites historique (re?)connus dans cette ville).

Ce à quoi je réponds : raison de plus ! Le peu qui est resté debout, il FAUT le mettre en valeur, l'indiquer, l'expliquer. Avant ce livre, je passais tous les jours, à bus et à pied, devant deux adorables fontaines, située un peu en retrait de la route. Une fois sur place, point de plaque.
Les ruines situées un peu plus loin ? Idem. Ce qui les entoure ? Itou. Sans compter la porte/Arc de triomphe situé au-dessus de la Porte de la Brasserie et dont je m'étais toujours demandée par quel hasard il se trouvait là.... J'avais constamment sous les yeux le patrimoine historique brestois, me demandant ce que c'était, ne trouvant l'information nulle part, et surtout pas sur place (des plaques, je vous dis !).

Ce livre corrige donc admirablement cette négligence ou omission, et nulle doute que les services municipaux chargés du patrimoine historique brestois sauront s'en servir comme référence  pour valoriser leur ville.

N'est-ce pas ?
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