dimanche 31 mars 2013

Castilla Drive

4 de couv' :
Hey, miss détective,
Soigne mes blessures,
Coince celui qui m'a fait ça.
Ma vie a basculé,
Le long des trottoirs de Castilla Drive,
Quand nos regards se sont croisés.
Hey, miss détective,
Tu me montres la voie,
Cette chanson est pour toi,
Roule, roule, roule,
Toute la nuit
Tu l'entendras.
Tu es la détective,
Je suis le poète.


Ne vous fiez pas au quatrième de couverture, qui ne reflète absolument pas le ton donné à cette BD. Encore qu'il donne une bonne idée de ce qui y est raconté.
C'est peut-être le style de poème écrits par l'un des personnages, mais ce style n'a rien à voir avec celui donné à l'histoire, bien plus douce et romantique que ne le laisse supposer le début, soit une enquête policière.

La vie personnelle et la vie professionnelle du personnage central (j'ai hésité, là, on peut mettre au féminin ou pas ?) sont liées, et on se prend d'affection pour elle.

J'ai beaucoup aimé les dessins et en particulier les couleurs utilisée, qui donnent toute la tonalité de cet album.

Pour être honnête, je ne sais pas si j'aurais remarqué ce livre en librairie, le quatrième de couverture ne m'aurait pas attiré.

Cette BD est donc une bonne surprise pour moi et est bien placée dans mon classement pour le moment.
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samedi 30 mars 2013

Sept détectives

4 de couv' :
Londres, 1920. Une série de meurtres atroces frappe la ville. Non loin des corps, Scotland Yard retrouve une liste de sept noms ; ceux des sept plus grands détectives connus de par le monde, invités à participer à l'enquête... par le tueur lui-même. Malgré le scepticisme général face aux menaces du criminel, ces derniers acceptent de relever le macabre défi...


J'ai bien aimé l'ambiance, l'humour, les couleurs et les dessins de cet album (bien que, pour les dessins, la seule nana du groupe sensée être une vieille fille est plutôt une bombasse à forte poitrine, ce qui n'intéressera que le lectorat masculin. Bon d'accord, un lectorat masculin qui aime les dominatrices).

Mais l'histoire reste assez classique, son déroulement et son dénouement pas aussi bien amenés qu'on pourrait l'attendre d'un polar.
Ça manque de fluidité dans l'histoire, et à force de jouer le suspens, les clés du mystère ou indices sont annoncés par les personnages ou le narrateur avant d'être révélés, ce qui laisse le lecteur spectateur de l'enquête au lieu de lui donner la possibilité de s'y immerger.
Je reconnais que la BD reprend/parodie ? une façon de faire des grands classiques du polar (avec ZE dénouement que personne ou presque ne voit venir), mais je n'ai pas accroché.

Ou alors c'est qu'à force de lire des polars, je deviens exigeante (notez qu'avant, j'adorais les Mary Higgins Clark, que je considère maintenant comme la Barbara Cartland des polars, mais là je me répète. Et c'était avant).

En résumé, BD sympathique malgré tout, mais assez inégale, il y a pour moi un petit quelque chose qui manque.
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vendredi 29 mars 2013

Entre les deux, mon coeur balance

Dilemme du week-end : je ne travaille pas le vendredi. J'ai donc devant moi 4 jours de liberté (et de ménage, repassage, cuisine, vaisselle et oh, la corvée de litière du chat) pendant lesquels je peux me plonger dans la lecture.


Donc la question est :
Me plonge-je dans les inénarrables et cocasses aventures de Bertie, systématiquement miraculeusement sauvé du désastre par Jeeves, son très affuté et efficace majordome ?

Ou vais-je plutôt opter pour la délicate douceur poétique de la parfaite écriture de Stefan Zweig ?

Ou alors un bon vieux polar.


Ça me rappelle mon homme pendant un match de tennis de table qui n'arrivait pas à battre un adversaire car il voyait toutes ses failles et n'arrivait pas à choisir contre laquelle agir pour gagner. Qu'il a résumé ainsi au coach de l'équipe venu l'engueuler : "trop de possibilités".
Coach qui continue d'en rire 5 ans après : on la lui avait jamais faite, celle-là.


Bon, je me moque, je me moque, mais je n'ai toujours pas choisi...
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dimanche 24 mars 2013

Balancé dans les cordes

4 de couv' :
Tony est une jeune boxeur ; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Mais dans ce milieu, rien n'est jamais gratuit. La faveur demandée a un prix, celui du sang. Tony, qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers...


Peu importe que le quatrième de couverture nous annonce la fin de ce roman. Car le plus important ici ce n'est pas seulement l'histoire, mais la façon de la raconter.

Une écriture sobre, une langue qui va à l'essentiel, mais suffisamment ciselée pour happer le lecteur dans l'histoire, tout en faisant ressortir une certaine poésie tellement les mots sont brillamment agencés pour en devenir mélodieux.

Au point qu'en faisant une petite sieste en début d'après-midi juste après l'avoir fini, mes rêves m'étaient racontés sur le style de l'auteur. Et j'ai aimé.

Je vous ai dit que ce roman m'a bien plus ?
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jeudi 21 mars 2013

Comme un roman

4 de couv' :
LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR
1. Le droit de ne pas lire
2. Le droit de sauter des pages
3. Le droit de ne pas finir un livre
4. Le droit de relire
5. Le droit de lire n'importe quoi
6. Le droit au bovarysme
7. Le droit de lire n'importe qui
8. Le droit de grappiller
9. Le droit de lire à haute voix
10. Le droit de nous taire

Il est ici question essentiellement du plaisir de la lecture, comment le transmettre, le retrouver, l'entretenir.

C'est évidemment le point de vue du lecteur, mais aussi de l'enseignant, ce qui rejoint un peu ce qui est dit dans "Chagrin d'école" mais en plus succinct.

Je me suis beaucoup retrouvée dans ce qu'il dit ici, que ce soit sur ce qui peut dégoûter quelqu'un (en particulier les élèves de collège et lycée) de la lecture que sur sa conception d'un lecteur et de ses droits.

Et puis c'est Pennac, donc le lire lui, quelque soit le sujet, c'est déjà à la base un plaisir à l'état pur de par sa verve, son humour, son humanité.
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mercredi 20 mars 2013

La religieuse

Pour ceux qui comme moi ont réussi à manquer la dernière version (en comédie musicale) des Misérables au cinéma, vous pouvez encore vous rattraper avec "La religieuse", adaptation du roman de Diderot.

Pour ceux qui, toujours comme moi, ont lu cette oeuvre au lycée et souhaiteraient du coup la relire, je suppose que nous partageons les mêmes interrogations : l'avais-je emprunté au CDI (peu éventuel, je n'y empruntais quasi jamais rien), l'avais-je emprunté à la bibliothèque (plus probable), ou l'avais-je acheté (possible) ? Et si oui à cette dernière interrogation : l'aurais-je laissé chez mes parents ?

Encore faut-il que je résolve cet éternel dilemme : le visionnage du film, avant ou après relecture du livre ?

Toujours est-il que relire Diderot ou Voltaire, m'essayer à Rousseau, ça me dirait bien.
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mardi 19 mars 2013

Birdy's

4 de couv' :
Cinq initiés ont disparu. Les Birdy's jouent cette immuable pièce où seuls les acteurs changent. C'est alors le temps du "LID". Pourtant, cette fois, ce fut différent...


La  première impression de cette BD est tactilement très agréable en raison du moelleux de la couverture.

Il y a d'ailleurs une certaine douceur dans les dessins et dans les couleurs. Ces dernières, bien qu'elles soient au centre de l'histoire  ne sont pas soutenues, ce qui renforce une certaine poésie de l'ensemble.

Une histoire originale, un personnage attachant, de l'humour.
Et malgré une apparente simplicité, une histoire plus profonde sur l'amour, la vie, la place de chacun dans la société où il vit, quelle qu'elle soit.
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lundi 18 mars 2013

Prodigieuses créatures

4 de couv' :
"La foudre m'a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai."
Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces "prodigieuses créatures" qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d'un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d'hommes. Elle trouve une alliée en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l'accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l'hostilité générale, leur meilleure arme.
Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses créatures, l'histoire d'une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l'une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.

Petite, j'étais fascinées par les dinosaures, c'est donc tout naturellement que j'ai acheté ce roman, et je ne regrette pas. Outre le fait que ces deux femmes ont réellement existé, et que ce qui est traité ici est non seulement la condition féminine et les conventions sociales de l'Angleterre au début du XIXe siècle, c'est aussi une belle histoire d'amitié entre deux femmes.
Sont intéressantes aussi les différentes versions de la genèse qui varient en fonction des découvertes, car, selon l'un des personnages, la géologie n'existe que pour confirmer  l'action divine.

J'ai particulièrement apprécié à la fin du roman le post-scriptum de l'auteure, qui a l'honnêteté de révéler la part réelle et la part romancée de son roman, qui semble finalement assez fidèle à la réalité. Il ne s'agit pas d'une biographie cependant, les faits sont réels mais romancés.

Une belle histoire, agréable à lire, qui a joliment agrémenté mon dimanche.
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dimanche 17 mars 2013

Prix du Télégramme 2013

Le prix des lecteurs du Télégramme est lancé pour cette année ! Comme l'année dernière, six titres sont en lice, et les votes se feront entre le 25 avril et le 5 mai.

Pour la sélection, c'est par ici. Vous remarquerez que j'en ai déjà lu un, "Prison avec piscine" puisqu'il est également sélectionné pour le prix Cezam.
J'en ai donc réservé 3 sur les 5 restants, mais il va falloir attendre un peu, je suis troisième voire quatrième sur la liste d'attente et encore, je crois que ce n'est qu'une estimation...
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vendredi 15 mars 2013

Tag

Je me suis fait taguée par Lydie B il y a une douzaine de jours : le "défi" est de répondre aux questions par des titres de livres, qu'on les ai lus ou nom. Exercice moins évident qu'il n'y paraît, je vous l'assure !
Donc voici le résultat. Je précise que mes réponses sont en rapport avec le titre des livres, pas leur contenu.


Décris-toi :

La longue marche des femmes.

Parce que je suis née en 1971 avec tout ce que ça implique de luttes féministes dont nous bénéficions toutes de nos jours. Ma mère elle, est née en 1934, à une époque où les femmes n'avaient pas de droit de vote. Ajoutez à cela qu'elle et mon père n'étaient guère sortis des années cinquante-soixante niveau mentalité, inutile de dire que je mesure d'autant plus le chemin parcouru par les femmes au cours des siècles. Et qu'il n'est pas fini.
Et parce qu'il est nécessaire de conserver une certaine vigilance pour éviter tout retour en arrière.


Comment te sens-tu ?

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

Parce que j'adore lire et que dans la vie et les livres, c'est un peu la même chose : il y a tant à découvrir !






Décris où tu vis actuellement :

Cours Dajot.

Parce que j'habite Brest, tout bêtement. Pas ce quartier là cependant.






Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ?

Carav'ânes du Népal.

Pas seulement le Népal, mais l'Asie en général, j'ai même plusieurs points de chute : Chine, Japon, Hong-Kong et fut un temps, l'Inde. Mais je ne me limiterais pas à ces pays-là, le Vietnam et la Thaïlande m'attirent beaucoup aussi.







Ton moyen de transport préféré :

Métronome.

Parce que je me déplace essentiellement via les transports en commun. Même si, dans mon cas, il ne s'agit pas de métro, mais du bus et du tram.




Toi et tes amis, vous êtes ?

Un peuple de promeneurs.

Pas un qui habite dans la même ville voire la même région pour ne pas dire le même pays que les autres.




Comment est le temps ?

Les trois lumières.

Parce que comme toujours par ici, le temps est très changeant ! Pluie ce matin, soleil ce midi, fort vent à présent.
Et la journée est loin d'être terminée...



Ton moment préféré de la journée :

L'Heure et l'Ombre.

L'Heure : le week-end, celle de se lever et se dire "tout ce temps libre pour faire ce dont j'ai envie comme j'en ai envie !"
L'Ombre : en semaine, le soir quand je sors du travail et me dirige vers l'arrêt du bus qui va me ramener chez moi et vers mon chéri !


Qu'est la vie pour toi ?

Une seconde vie.

Parce que rien n'est jamais figé à tout jamais, et que la vie peut prendre de multiples directions.




Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ?

Va, vis et deviens.
(là, je triche un peu, c'était un film avant d'être un livre)

Ce qui rejoint ma réponse précédente. Chacun est maître de sa propre vie, on fait au mieux et ce qu'on peut avec ce qui nous est donné, et pas en fonction de ce qu'on attend de nous (là, ça rejoint ma réponse à la première question). Ne pas se laisser enfermer. Mais toujours dans le respect des autres.



Ta peur :

La route.

J'ai une peur panique dès que je suis derrière un volant. J'ai réussi à avoir le permis, mais je suis incapable de ne pas être stressée dès que je suis au volant (et incapable de ne pas m'arrêter de respirer, ce qui n'aide rien). J'ai essayé de reprendre des leçons il y a quatre ans, résultat pas probant du tout. Et je ne sais pas vraiment d'où ça vient. Gonflant !


Ta pensée du jour :

Courir.

Week-end bien occupé !





Comment aimerais-tu mourir ?

Bonheur fantôme.

Sereine et apaisée, donc.
Autant dire dans mon sommeil car si je vois la mort venir, je serai loin d'être apaisée !
Banal, non ?




La condition actuelle de ton âme :

Le privilège des rêveurs.

Parce que j'aime laisser mon imagination vagabonder, m'inventer des histoires. Pas étonnant que je me laisse portée par celles des autres !





Voilà, à votre tour maintenant, quiconque en a envie peut (doit !) s'y coller !
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