vendredi 12 mai 2017

La Reine des Lectrices

4 de couv' :
Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçants des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genêt et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.


Malgré les commentaires dithyrambiques ayant entourés ce livre à sa sortie, et bien que j'ai attendu un délai raisonnablement long avant de l'entamer, je l'ai trouvé décevant. Bien qu'écrit par un comique, j'ai tout au plus souri à de très rares passages n'ai trouvé cet humour dont on insiste tant en quatrième de couverture ni décalé (seule la situation l'est), ni grinçant, et pas si "so british" que cela (admettez qu'il ne suffit pas d'être britannique pour avoir ce fameux sens de l'humour, tout comme il ne suffit pas d'être français pour être un dieu ou une déesse de la cuisine).

Je m'attendais à un récit plus enlevé, plus rythmé, à des situations improbables à la Wodehouse et des incidents diplomatiques en cascades rattrapés de justesse en coulisses par l'entourage de la Reine, mais rien de tout cela, ou à peine survolés.

Par rapport à toute la pub faite sur ce livre, ça tombe à plat et c'est gentillet, sans plus.
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