jeudi 2 février 2017

Mémoires d'un eunuque dans la cité interdite

4 de couv' :
Yu Chunhe, eunuque au palais de l'impératrice Xiaoding, nous livre ce témoignage exceptionnel sur la vie quotidienne des castrats et sur celle de leurs maîtres. Entré dans la Cité Interdite en 1898, à l'âge de Dix-sept ans, il y passera dix-huit années terrible, marquées par la guerre contre les étrangers, l'exil de la cour à Xian, la révolution et la chute de l'empire. Ses mémoires, riches en intrigues et portraits acerbes des familiers de la cour, nous ne apprennent bien plus qu'un livre d'histoire officielle. Description édifiante des moeurs d'une époque, de sa décadence et de sa corruption, les Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite constituent un document historique unique, mais sont avant tout le récit émouvant du destin tragique d'un adolescent vendu aux trafiquants d'enfants de Pékin qui fournissaient le palais impérial en eunuques.
Yu Chunhe révèle ce qui a souvent été occulté sur la vie privée de ces innocents, châtrés de force pour être ensuite emprisonnés entre les murs de la Cité Interdite où ils étaient traités en esclaves selon le caprice de leur maîtres.

La constante dans les quatrièmes de couverture, c'est qu'ils sont faits pour vendre. Celui-ci, s'il est exact dans le descriptif, je le trouve vraiment optimiste sur la qualité du livre.

Alors, certes, je le reconnais, c'est un bon témoignage sur le sujet des eunuques en Chine. Mais seulement une fois écarté le côté un peu trop guimauve du livre (sans compter la fin à l'eau de rose du moins si je ne me trompe pas sur celui-ci, vu que ça fait plus de six mois que je l'ai lu).
Donc, impression mitigée. Si vous voulez un lire sur ce sujet, oui, c'en est un très bon récit, mais avec trop de broderies dans la narration (mais on est prévenu dans la préface, au moins ne sommes-nous pas piégés).
(et en plus, je m'en suis rendue compte en cours de route, je l'avais déjà lu il y a plusieurs années. Pfff).

Ah oui, et sinon messieurs et autres âmes sensibles, on a un long et douloureux descriptif de l'émasculation du narrateur et de tout ce qu'il a pu ressentir physiquement, je vous conseille donc d'éviter ce passage.

Ce qui chez moi a donné ceci :
"- Yeurk !
- Oui, ma chérie ?
- Tu ne veux pas savoir.
- Oh, tu peux bien me dire...
- Je suis en train de lire un livre sur les eunuques et je suis en plein sur le passage (j'ai failli dire partie...) où on les lui coupe, tu veux vraiment que je te le lise à voix haute ?
- ... ... ... Non merci, ça ira comme ça..."
(le sexe fort, tu parles !)
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mercredi 1 février 2017

Toute la mémoire du monde

4 de couv' :
Née en Egypte en 1360 avant J.-C., Mérit est devenue éternelle grâce à un philtre d'immortalité. En quête de sagesse et de bonheur, forte de sa foi dans le sens de l'Histoire, elle va traverser les siècles, désireuse de comprendre la marche du monde, d'en être le témoin, la mémoire. Veillant au destin de ses filles et des illustres personnages que la vie lui fait rencontrer, elle s'engage auprès de ceux et celles qui se battent pour la liberté et l'égalité. Parfois mélancolique, souvent passionnée, elle nous entraîne dans un vertigineux et inoubliable voyage dans le temps.

Le mot de l'auteure : https://www.youtube.com/watch?v=Dix38UFmHJw

J'ai une affection particulière pour ce roman ou plutôt cette fresque parce que oui, 3500 ans d'histoire, ça fait une looooongue et belle h/Histoire.

Cela ne doit pas être évident de baser une histoire sur une si longue période, il y a forcément des choix à faire, et une fois ce principe posé, il est d'autant plus agréable de la lire.
J'ai adoré chaque partie historique décrite, les allées et venues de Mérit d'un pays ou d'un continent à l'autre, un peu moins la partie de la Grèce et ses philosophes que j'ai trouvée un peu longue, mais ceci uniquement parce que la philosophie et moi, ça n'a jamais été le grand amour. L'auteur a quand même réussi le tour de force à m'y intéresser malgré tout car on voit qu'elle aime le sujet et elle sait le partager.

Mérit change au fil du temps, de son expérience, de ses rencontres, de ses amours. Mais au fond reste la même ou au moins fait tout pour ne pas se perdre ni perdre de vue ses descendantes.

Je ne peux guère raconter davantage sans raconter toute l'histoire et honnêtement, ce serait dommage (et trop long).

C'est un roman ambitieux, dense, beau par les sentiments qui en ressortent. L'humanité, ses travers, sa cruauté, sa folie, sa force et dans ce qu'elle a finalement de meilleur.

Un roman qui m'a marquée et pour lequel je garderai longtemps une affection particulière.
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mardi 31 janvier 2017

La conjuration florentine

4 de couv' :
Le pape Alexandre VI Borgia a décidé de se débarrasser du moine Savonarole, qui dénonce la corruption du Vatican. Il missionne un jeune novice, Stefano Arezzi, dont la foi frise le fanatisme. Mais Stefano découvre Florence, ses charmes, ses moeurs et ses complots. Il y rencontrera la belle et influente Antonella, le jeune Machiavel, et Savonarole lui-même, dont le charisme le fera douter de ses certitudes.

Offert à Noël (2015, c'est vous dire le retard que j'ai pris sur ce blog....) par mon homme (merci chéri !) qui connaît bien ma prédilection pour les polars historiques, et bien que prometteur, ce roman m'a moyennement emballée.

J'ai adoré la reconstitution historique d'autant que je connais assez peu l'Italie de cette époque. Toute cette partie découverte historique m'a plutôt emballée, mais un peu moins le manque de repère dans le temps : j'ai parfois eu un peu de mal à savoir si telle ou telle action se déroulait sur des jours ou des semaines pour découvrir finalement qu'il s'agissait parfois de mois.

Le personnage principal est jeune, donc plus facilement manipulable (ah, le manque d'expérience en tout, qui plus est affublé d'une foi aveugle...). Il se voit donc confier une mission pour laquelle il n'est guère (que très peu) préparé, ce qui d'emblée me l'a rendue assez peu crédible, sauf sur le côté homme de paille.

C'est donc lui qui sert de fil conducteur dans l'histoire, mais je n'ai pas accroché avec ce personnage et donc le reste de l'histoire d'où un sentiment mitigé.
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lundi 30 janvier 2017

Un père pour mes rêves

4 de couv' :
Fruit d'un brève liaison, pendant la seconde guerre mondiale, entre une jeune femme maorie et un GI de passage, Mark, surnommé "Yank" (le Yankee), doit apprendre à endurer le mépris dont sa communauté néo-zélandaise accable sa mère depuis le retour au pays de son mari, archétype du guerrier maori. Maltraité par son beau-père, Yank se console en s'inventant un père fortuné aux allures de John Wayne ou d'Elvis Presley, son idole. Mais quand son vrai père, Jess Hines, se manifeste, il comprend, à sa grande déception, que la réalité est toute autre.
À l'âge de vingt ans, devenu musicien professionnel, Yank part en Amérique, à la rencontre de Jess. Aux côtés de cet homme profondément engagé dans la lutte pour les droits civiques, il prend conscience du sort terrible que l'Amérique du Ku Klux Klan réserve à la communauté noire et découvre que l'oppression n'a pas qu'un seul visage.
Porté par une écriture puissante et volontiers subversive, ce roman résonne des intonations de Martin Luther King et rend un hommage bouleversant d'humanité à tous les damnés de la terre.

J'ai tout simplement adoré ce roman.
En retraçant sa jeunesse, le narrateur évoque avec une nostalgie objective la société maorie dans laquelle il a grandi. Il fait de sa famille, ses amis, ses voisins de beaux portraits qu'on finit soi-même par chérir.
L'innocence et l'arrogance de sa jeunesse mêlés à la découverte de ses origines le mènera à retrouver son père et prendre de plein fouet non seulement un choc des générations, mais aussi un choc des cultures. Et faire de lui un homme. Un homme complet, celui qui nous raconte son histoire.

Vraiment, un très beau roman.
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dimanche 29 janvier 2017

Les ombres du Rochambeau

4 de couv ' :
Juin 1919. Alors que l'Europe tente de se reconstruire après le carnage de la Grande Guerre, Célestin Louise, désormais simple civil, décide de commencer une nouvelle vie avec sa fiancée. Ensemble ils embarquent à bord du Rochambeau, un paquebot à destination de New York. Mais un journaliste portugais est assassiné dans sa cabine et, à la demande du commandant, Célestin se rend sur la scène de crime...

Des aveux même de l'auteur, "Le crime de l'Albatros" aurait dû être le point final des aventures de Célestin Louise.
Pour des raisons diverses et variées évoquées dans la préface, l'auteur se résout à écrire cet ultime opus et là non vraiment, pas de suite - je vous rassure, je ne dévoile rien, Célestin Louise ne meurt pas à la fin).

Le roman le plus sombre de la série, comme en présage le titre, avec l'originalité de se passer quasi en huit-clos puisque sur un paquebot. Et "quasi" parce qu'un paquebot, c'est grand et ouvre un large choix de possibilités pour un polar (et c'est je suppose pour l'auteur, un beau terrain de jeu). Une bonne idée donc, pour un roman "en plus" dans cette série.
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samedi 28 janvier 2017

Le crime de l'albatros

4 de couv' :
Printemps 1919, l'armistice a été signé six mois plus tôt. Célestin Louise, démobilisé, rejoint Paris et les célèbres Brigades du Tigre. Tandis que ses collègues enquêtent sur un certain Landru, Célestion est chargé d'éclaircir les circonstances de la mort d'Alexandre Mekinoff, un producteur de cinéma russe retrouvé poignardé dans ses studios de l'Albatros. Très riche et grand amateur de femmes, Mekinoff avait de nombreux ennemis. Mari jaloux, maîtresse délaissée ? Célestin n'y croit pas. Son intuition lui souffle que la vérité se trouve dans le passé militaire de la victime. Il va devoir revenir sur les champs de bataille dévastés et affronter les souvenirs de cette guerre qu'il essaie d'oublier...


Où l'on retrouve Célestin Louise dans la France d'après-guerre, le début des années folles. La guerre encore présente cependant, dans les souvenirs autant qu'avec ses anciens compagnons d'armes et leurs traumatismes physiques ou mentaux.
Une enquête assez classique, une reconstitution historique comme toujours réussie, sur fond d'industrie cinématographique française bien balbutiante. Mais une fin douce-amère - en deux épilogues -, à l'image de cette époque.

Et la fin de cette série se dit-on et ça aurait d'ailleurs dû être le cas, oui mais voilà...

PS à l'attention de l'auteur : "Mékinoff", pour un producteur de cinéma ? Petit rigolo, va !
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vendredi 27 janvier 2017

Millenium

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomvist,brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millenium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie  qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée.
Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va devenir le meilleur atout du journaliste pour élucider l'affaire.
L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

2367 pages de pur bonheur (oui, j'ai compté).
Des polars hyper bien construits avec pour base des sujets maîtrisés (on sent les connaissances de l'auteur et ses recherches) mais largement vulgarisés et sans être rebutants ni ennuyeux. Et heureusement, car le début du tome 1 traite de questions économiques, domaine qui m'a toujours rebutée. L'auteur réussit le tour de force à m'y intéresser (et c'est peu dire).

Une galerie de personnages crédibles (bien que l'auteur aille jusqu'à l'extrême limite de leurs personnalités mais sans basculer dans le grotesque), leur environnement tout autant. Les plus grignous des lecteurs diront que le personnage de Lisbeth Salander est celui qui tient le moins la route car elle est "trop" en tout.
Ouiiiii !!!! Et c'est bien pour ça que ça marche ! (Lisbeth est mon héroïne et je l'adore !) Elle est la pierre angulaire, le coeur même de cette trilogie : au final, tout tourne autour d'elle, elle bouscule (bien souvent malgré elle) tout et tous autour d'elle, l'élément déclencheur d'une suite d'évènement, le grain de sable de rouages un peu trop bien huilés et polissés.
Difficile d'en dire plus sans tout révéler.
Mais croyez-moi, en commençant le tome 1, je ne m'attendais pas à tout ce qui allait m'amener au dénouement du tome 3.

Quant au tome 4, comme un peu tout le monde d'ailleurs, je reste dubitative. Je trouve cette trilogie parfaite telle qu'elle est, le tome 4 n'est pas de l'auteur de départ, les critiques sont partagées... Un jour peut-être. Mais pas tout de suite.
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dimanche 3 juillet 2016

Bientôt sur vos écrans...



Suite à une interruption momentanée (mais qu'a duré un temps certain) de l'animation de ce blog, due à :
1) un bête détail technique aussi absurde qu'incompréhensible du moins jusqu'à récemment dont il me semble que ce serait une version obsolète de la version actuelle de mon navigateur ;
2) un début d'année on ne peut plus merdique avec le décès de notre chat, Calynn, chouette puce de 17 ans et qui aurait pu continuer de vivre à nos côtés encore quelques années tellement elle ne faisait pas son âge, s'il n'y avait pas eu cette fichue grosseur inopérable sur son pancréas.
Puis le décès d'un ami d'enfance de mon homme que, il faut bien le dire, nous avions perdu de vue ces dernières années mais ça fait quand même pas du bien et ça a été dur à avaler ça aussi.
Puis l'hospitalisation mi-mars de ma maman avec retour chez elle vers fin avril, avec dans l'intervalle tous mes week-ends passés à Quimperlé (cherchez les trajets entre Brest et Quimperlé sur le site de la SNCF et rigolez un bon coup puis plaignez-moi un peu aussi). Et elle va mieux, juste elle accuse son âge et commence enfin à admettre qu'à 82 ans, on ne vit plus comme à 20.
Ajoutez à cela pour ma pomme 3 bronchites dont une qui a trouvé judicieux de se faire accompagner d'allergie et d'asthme et vous aurez une idée des derniers mois que nous venons de passer.

Et oui, je sais, il y a plus grave, c'est juste que ce blog est bien passé au tout dernier plan ces derniers mois.

Suite à tout cela donc vous avez été privés de mes dernières lectures soit une trentaine d'ouvrage si j'ai bien fait le compte. Je vais rattraper mon retard, mais va falloir être patients car là le seul moyen pour moi de me connecter à mon propre blog, c'est en me connectant sur l'ordi de Monsieur (et même là, techniquement, ça a été chouïa bor***lique mais passons), auquel je refile le mien en échange pendant ce temps.

Valà, valà.

A bientôt.

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Enfin j'espère...
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vendredi 27 novembre 2015

Petite anecdote en passant


J'étais en début de semaine en formation sur Morlaix. Vingt minutes d'attente avant mon train de retour, je m'installe donc sur un siège dans la gare et sors mon livre de mon sac. Réaction du jeune gars assis près de moi (charmant, ah si j'avais vingt ans de moins, etc.) :

"Ouah, mais c'est un livre, ce truc ?

- Oui, Oui, c'est vrai, c'est un pavé, mais là j'arrive au bout...

(précision : page 100 sur plus de 800. Re-précision : grands yeux ronds de mon interlocuteur)

... car ce n'est que le troisième tome, il y en avait quand même deux autres avant celui-là.

(Re-re-précision : re-gros yeux ronds de mon interlocuteur, qui à ce moment de la conversation se lève car son train arrivait et me dit en plaisantant :)

- Bon ben, bon courage alors !

- Du tout, que du bonheur !"


Pour info, je viens de dépasser la 400ème page de ce tome et compte le finir ce week-end. Avec un peu de chance, c'est donc dimanche dans la journée ou, si j'ai traîné dans la lecture (mais dois-je vraiment faire le ménage et autres joyeusetés du genre ?), la semaine prochaine que vous saurez ce que je pense de ce polar suédois (oups, me suis trahie).
Encore que - voir anecdote ci-dessus - vous vous en doutez déjà.
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jeudi 26 novembre 2015

L'Etoile du Temple

4 de couv' :
Aaron Mayerson, le grand lapidaire juif installé à Troyes, doit polir le fabuleux diamant que la République de Venise offre au roi de France, Philippe le Bel, pour en faire son allié contre Gênes. Sur les terres du lapidaire, après une nuit de tempête, on trouve le cadavre torturé du Templier Agnetti. Il transportait la pierre. Elle demeure introuvable.
Rachel Mayerson parviendra-t-elle à empêcher un piège diabolique de se refermer sur son père ? Jean le Pieux, le bâtard fanatique - bailli du comte de Champagne -, aura-t-il raison de ses ennemis jurés, les juifs et les Templiers, deux communautés dont les destinées se trouvent mystérieusement proches en cette année 1306 ?


J'aime beaucoup les polars historiques et en particulier ceux se déroulant au Moyen-Âge, mais j'ai été déçue par celui-ci.
J'aime bien farfouiller à la bibliothèque dans le rayon polar (bon, d'accord, dans tous les rayons) et je l'avais choisi car cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un Maud Tabachnik et que contrairement à ce que j'avais lu d'elle jusqu'ici, il s'agissait d'un polar historique sur une de mes périodes préférées du genre.

Mais j'ai eu du mal à accrocher sur le personnage central, Rachel, qui ne me semble guère crédible au vu de la condition féminine de l'époque et des différents interdits imposés par sa religion très bien décrits ici. Dans son attitude, elle fait plus femme de ce siècle que de celui où elle évolue et la plupart des hommes qui l'entourent ont tendance à laisser faire, ce qui ne me semble guère réaliste. Oui, d'accord, parce qu'ils l'aiment et la respectent, mais malgré tout je trouve que ça ne va pas dans le contexte historique.

Le polar en lui-même est assez inégal, on avance dans la lecture sans avancer dans l'enquête. Je trouve que l'auteure s'est plus intéressée à l'aspect historique qu'au côté polar, dont le final m'a moyennement plu.

Par contre, parlant du contexte historique, j'ai apprécié la description du quotidien de la communauté juive de l'époque et des persécutions dont ils étaient victimes, car dans les autres polars situés au Moyen-Âge, ils sont généralement rapidement évoqués, qui plus est par des personnages chrétiens.
Ce roman a au moins le mérite de remettre les choses en place à ce sujet.
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