dimanche 13 septembre 2026

Le cercle des amateurs de puzzles

4 de couv' :
Clayton Stumper est une énigme à lui seul. Abandonné à la naissance devant le Cercle des amateurs de puzzle, il a été recueilli par sa fondatrice, Pippa Allsbrook, et élevé par ses membres, une joyeuse bande de sexagénaires férus d'énigmes en tout genre. Quelques vingt ans plus tard, le décès de Pippa offre à Clayton une chasse au trésor aux quatre coins de Londres pour découvrir le mystère de ses origines et, ce faisant, l'existence de son étrange famille.
TROUVER SA PLACE DANS LE MONDE EST SOUVENT LE PLUS GRAND DES CASSE-TÊTES.


Je ne sais plus par quel biais j'ai entendu parler de ce livre (Booknode, une newsletter, au hasard de mes déambulations en libraire ou bibliothèque ?). Toujours est-il que j'en ai gardé l'idée et ai fini par l'emprunter à la bibliothèque.

Ce fut en tout cas un bon moment de lecture. L'écriture, sans être exceptionnelle, est agréable à lire. Et l'auteur a eu la bonne idée d'alterner les chapitres consacrés à Clayton dans le présent et ceux consacrés à Pippa dans le passé, de façon à ce que tout se complète (comme un puzzle) au fil de la lecture et amène à l'aboutissement de sa quête avec logique.
Les personnages sont attachants et crédibles, l'humour subtil.

Sympathique lecture de cette fin d'été.
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lundi 31 août 2026

Le principe de réalité ouzbek


4 de couv' :
"Madame,
J'ai bien reçu votre lettre datée du 5 avril m'informant que ma candidature au poste de professeur de français et de philosophie au lycée de Tachkent (Ouzbékistan), en dépit de ses nombreuses qualités, n'avait pas été retenue. J'ai pris acte de vos regrets et de votre respect profond. Je suis cependant moi-même au regret le plus sincère de vous informer que je ne peux accepter votre refus. Ma décision est irrémédiable : je prendrai le poste, il faut que vous en soyez convaincue". Car il existe certaines circonstances qui imposent qu'une femme d'une trentaine d'années s'embarque avec son mari et ses deux enfants dans l'aventure de l'exil en terre ouzbèke.
Tiphaine le Gall, dans ce roman épistolaire à une seule voix, nous raconte un rêve d'ailleurs et de renouveau. Au fil de cette lettre inattendue et sensible se dessinent les hésitations et les espoirs d'une jeune femme partagée entre les élans de son coeur et ses doutes, résolue à faire de sa vie un roman.


Quelle écriture magnifique ! J'en étais arrivée à un point dans ma lecture que l'histoire racontée était moins importante que la façon de l'écrire.

Sur l'histoire, j'ai été induite en erreur par mon ressenti du quatrième de couverture. Je m'attendais à un échange épistolaire relativement comique entre la narratrice et sa correspondante (je m'agace, tu m'agace, nous nous agaçons).

En fait, de lettre, il n'y en a qu'une, qui fait tout le livre, donc pas de chapitres. Si le début paraît comique tellement semble saugrenue la fin de la première phrase (voir quatrième de couverture, donc), ce n'est pas l'ambiance générale du roman ni finalement le thème principal.
Je n'en dirai pas plus pour ne rien divulgâcher, mais ce roman est très introspectif, et l'autrice est tellement douée que ce n'est pas ennuyeux, et surtout, on s'y retrouve forcément tant elle sait décrire avec minutie et simplicité les sentiments humains les plus complexes.

La narratrice étant prof de français, nous avons droit à de nombreuses (mais pas trop) références littéraires et philosophiques, qui sont pour moi autant de petites cerises sur le gâteau.

L'autrice est brestoise, le premier salon littéraire de Brest se tient dans peu de temps, j'espère qu'elle sera présente pour la rencontrer, lui di re à quel point j'aime son écriture, et repartir avec une dédicace !

Une bonne surprise, une belle découverte !
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samedi 29 août 2026

Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par des chemins, à l'est par un cours d'eau

4 de couv' :
Après avoir découvert son existence dans un célèbre livre illustré intitulé Cent beaux jardins, le petit-fils du prince Genji part à la recherche du "jardin caché". Le récit de sa visite est une déambulation poétique à travers un paysage à la faune et la flore sublimées, dont la délicatesse évoque l'art extrême-oriental ancestral.
Ce livre rare et inclassable mêle le mystère d'un labyrinthe textuel à l'émerveillement d'un livre d'images.


J'ai acheté ce livre pour différentes raisons : la couverture m'a attiré l'oeil dans mes déambulations dans la librairie, je connais peu voire pas du tout la littérature hongroise, l'auteur est prix Nobel de littérature, tout cela me donnait envie de le découvrir. Et il fait moins de 200 pages.

Ce livre est un ovni et me bouscule dans mon train-train de lectures habituelles, et c'est très bien ainsi.

Nous errons avec le personnage central dans sa recherche du fameux jardin, nous déambulons avec lui et dans la longueur des phrases de ce court roman (la première fait trois pages...).

L'écriture est très belle, et même si la plupart des phrases sont encore plus longue que le titre, on se laisse porter par sa qualité, sa musicalité.

Certaines séquences et le contexte restent pour moi un mystère, la phrase de conclusion aussi. J'ai eu du mal à situer l'époque où cela se passe (et m'interroge encore), mais ce n'est pas si important au final.

Un roman intrigant, qui laisse au lecteur sa libre interprétation  de l'ensemble et une très belle plume.
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dimanche 23 août 2026

Au nord de la frontière

4 de couv' :
Victor Landis est shérif dans une petite ville de Géorgie. Solitaire, il voue son existence au travail. Pour tout famille, il ne lui reste que son frère, Franck, qu'il  n'a pas vu depuis douze ans à cause d'une brouille. Lorsque Franck est retrouvé mort dans des circonstances étranges,  Victor découvre que ce dernier avait une femme et une fille dont il ignorait l'existence. C'est pour sa nièce qu'il doit en savoir plus. Il s'immerge alors au coeur des communautés isolées des Appalaches, où la drogue, les trafics en tout genre et la corruption sont omniprésents et où de jeunes adolescentes sont assassinées...

Si ce polar n'est pas mon préféré de cet auteur, j'en ai cependant apprécié la lecture. Malgré quelques longueurs et une fin qui m'a un peu dérangée sur le côté revanchard, j'ai retrouvé avec plaisir l'écriture et le développement d'un polar typique de cet auteur.

L'histoire est assez convenue, mais je me suis demandé une bonne partie du livre qui pouvait être derrière les meurtres de Franck et des adolescentes.

Un polar distrayant pour cet été.
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dimanche 2 août 2026

Au carrefour des étoiles

4 de couv' :
Au sommet d'une falaise escarpée du Wisconsin se dresse la ferme Wallace, inchangée depuis plus d'un siècle. D'aussi loin qu'on s'en souvienne, son propriétaire, Enoch Wallace, n'a lui non plus pas pris une ride. Et pour cause, la bâtisse, qui n'a de ferme que l'aspect, abrite un relais spatial où le temps s'écoule différemment. Des voyageurs galactiques y transitent quotidiennement, passant parfois quelques heures en compagnie du gardien des lieux et le régalant de leurs incroyables histoires. Mais depuis deux ans, l'agent fédéral Claude Lewis enquête sur cette anomalie. Le jour où il se décide à passer à l'action, il déclenche sans le sa voir une chaîne d'évènements aux conséquences dramatiques. Car dans ce petit coin d'Amérique oublié par la modernité, c'est rien de moins que le sort de l'humanité qui se joue...


Décidément, j'aime beaucoup cet auteur. Autant j'ai du mal avec les ouvrages de science-fiction car connaissant mal le genre, j'ai parfois du mal à faire le tri entre les bonnes oeuvres et les médiocres, et parmi les bonnes, ce qui peut le plus m'accrocher.
Simak est donc pour moi une valeur sûre du genre.

Et de tous ceux que j'ai lus jusqu'ici, celui-ci est mon préféré. Beaucoup de réflexions sur l'humanité, ou pour mieux dire, sur ce qu'est être humain.
Si vous vous attendez à beaucoup d'action et de rencontre avec des extra-terrestres, vous risquez d'être déçus. Mais le roman est prenant, ne manque pas de rythme, et l'écriture admirablement servie par une belle (nouvelle) traduction.

Sur le rythme de l'histoire, le roman a deux narrateurs au tout début du livre et les chapitres narratifs alternent parfois avec les extraits des journaux d'Enoch Wallace.
On en apprend tout au long du livre sur la vie dans cette station spatiale, la façon dont les extra-terrestres voyagent, les différentes langues et cultures que le personnage principal tente de s'approprier au fil du temps.
La fin m'a semblée peut-être un peu précipitée, mais logique.

Par contre, une question m'a taraudée tout le long du livre : les créateurs de Star Trek et leurs collaborateurs n'auraient-ils pas puisé dans ce livre certaines de leurs idées pour la série (téléportation, langue commune (dans la série, traducteur universel permettant de se comprendre mais le principe est le même), station spatiale carrefour de toutes les civilisations (Deep Space Nine)...) ?
Sachant que ce livre est sorti peu d'années avant la diffusion de la série...

Une belle lecture, dépaysante et imaginative.
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lundi 27 juillet 2026

Un océan d'amour

Résumé de l'éditeur :
Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes.Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayent bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincues que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

4 de couv' :
Ce livre ne contient que des idées pêchées au grand large par Wilfrid Lupano, selon des techniques artisanales respectueuses de l'environnement culturel, et mises en boîte à la sardinerie graphique Panaccione, Milan, Italie (Union européenne).
Ingrédients : océan (eau, sel, détrtus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopilants), Che Guevara (0,5 %), arôme artificiel de Vierge Marie.
Garanti sans dauphins, sans textes ni onomatopées.
Peut contenir des traces de pictogrammes.
À consommer de préférence avant que l'océan ne fasse plus rêver.
Valeurs énergétiques pour 100 grammes 
Valeur énergétique : plein.
Protéines (naufrages, tempêtes, action,  poésie, voyages).......... 65 g
Glucides (paysages sublimes, mélodrames sirupeux)................. 35 g
Lipides (humour gras, moralisme).........................................0 g


Une merveille de petit bijou que cette BD.

Aucun texte, mais une vraie aventure, des sentiments, de l'humour, avec une belle touche de poésie, que ce soit l'histoire ou les graphismes.
Les auteurs réussissent le tour de force, sans que ce soit indigeste, de mêler humour, émotion, suspens dans une histoire qui montre l'océan sous toutes ses facettes (petit patron pêcheur, bateau-usine, mer de détritus et déchets en tout genre, pirates, bateaux de croisières...). Mais chut, si vous voulez savoir ce qu'il en est et comment tout cela se mélange harmonieusement, lisez-le ! Et profitez de chaque page, cahqe dessin car le scénariste et le dessinateur ont été aussi inventifs l'un que l'autre.

Une merveille, je vous dis !
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dimanche 26 juillet 2026

Chats sur ordonnance

4 de couv' :
Bienvenue à la Clinique psychologique Nakagyô. Un center de soins situé au coeur de Kyôto, au fond d'une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais... des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste vont en faire l'expérience.
Que leur révéleront ces être capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?
Drôle, subtil et réconfortant, ce roman best-seller au Japon vous délivrera peut-être les clés du bonheur !


Inutile de dire que les deux facteurs principaux qui m'ont fait emprunter ce livre à la bibliothèque sont le fait que ce roman parle de chats, et qu'il s'agisse d'un roman japonais. A défaut d'être objective dans mes choix littéraires, autant être honnête...

Pendant la lecture de ce livre, je me suis fait la réflexion que décidément les éditeurs français ont trouvé le filon - pour ne pas dire se sont fait une spécialité - avec les auteurs japonais dont les livres sont un assemblage de courtes histoires parlant des humains, de leurs difficultés, et donc de la nature humaine en général, et dont la vie va changer grâce à un déclic.
Ici le déclic est le fait de prendre en pension un chat pendant une durée déterminée par un psychologue. Le principe n'est pas loin de rappeler, bien que le contexte soit différent, "3 jours et 2 nuits avec un chat" de Kiyshi Shigematsu, que j'ai lu en début d'année.

Malgré une écriture un peu "plate", je dois reconnaître que je me suis laissée prendre au jeu de ces différentes histoires. Au fil des pages, nous en apprenons plus sur cette mystérieuse clinique, en particulier dans le tout dernier chapitre, où nous est révélé qui sont cet énigmatique psychologue et son assistante. J'ai hâte de lire la suite (car oui, il y en a une), pour en apprendre davantage.

Plaisante lecture en ce début de vacances.
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vendredi 24 juillet 2026

Tant que le café est encore chaude, tome 5 : La douceur du café

4 de couv' :
Ouvrir ce livre, c'est savourer, une fois de plus, la poésie d'une série d'une rare délicatesse qui continue d'émouvoir le monde entier.
"Yû" signifie "douceur" en japonais. Megumi pourra-t-elle donner ce prénom à sa fille sans l'accord de son mari disparu ? Yûki, un petit garçon de sept ans, ravalera-t-il les larmes versées devant ses parents lui annonçant leur divorce ? Mochizuki saura-t-il se faire pardonner de n'avoir pas voulu bénir le mariage de sa fille ? Tsumugi osera-t-elle offrir des chocolats à son amie Ayame le jour de la Saint-Valentin et lui déclarer son amour, dix ans plus tard ?
Au Funiculi Funicula, lieu de tous les regrets et de tous les espoirs, faire la paix avec son passé est possible. Le temps d'une tasse de café, tous ces personnages en feront l'expérience. Et vous aussi !


Cinquième tome de la série "Tant que le café est encore chaud", cette fois encore l'auteur parvient à trouver de nouvelles histoires à raconter, bien que le principe soit toujours un peu le même : des regrets de n'avoir pas su ou pu exprimer des sentiments ou pensées à une personne à présent disparue, la difficulté de le faire et, parfois, un entretien qui ne se déroule pas comme prévu.

Malgré une écriture assez "plate",  des histoires plaisantes à lire, on se laisse porter. Apparemment, il y a un sixième tome, pas encore traduit en français...
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samedi 18 juillet 2026

Trash - vilaines histoires et filles coriaces

4 de couv' :
Ce dernier recueil inédit en français de Dorothy Allison nous permet de replonger avec délectation dans son style incandescent et empli de douceur, et dans cette manière si singulière et touchante de nommer les choses et de raconter des histoires "trash". Ces récits, écrits pour la plupart dans les années 1980, ont été rassemblés par l'autrice elle-même. On y trouve en germe toutes les thématiques que la romancière lesbienne et issue du prolétariat white trash du Sud des États-Unis a traitées dans son oeuvre : la misère sociale, les relations avec les femmes de sa famille, la violence de son beau-père, la sexualité, le rapport à la nourriture, la maladie de sa mère... Des histoires tour à tour jubilatoires et bouleversantes qui nous touchent en plein coeur.


Décidément, j'adore cette autrice. Ne serait-ce que pour l'écriture, simple, mais belle et agréable à lire, avec laquelle elle réussi à faire passer les pires évènements sans jamais tomber dans le pathos. La vie telle qu'elle est les évènements tels qu'elle les a vécus, sans que ce soit juste que les faits - ce qui évite tout description "clinique" des moments évoqués - ni jamais larmoyant. Et souvent, malgré tout, lumineux, plein d'espoir ,et doté un certain humour, subtil. Délicatesse est aussi un adjectif qui me vient à l'esprit.
Sauf dans les scènes de cul, où là elle se lâche plus voire totalement. Son écriture s'adapte aux situations aussi, il faut dire...

Comme pour "Deux ou trois choses dont je suis sûre" j'ai beaucoup apprécié en début de livre la note de traduction qui nous explique certains choix orthographiques (et militants) de la traductrice.  Sans elle, je n'aurais pas autant apprécié cette lecture. L'avoir lu m'a permis de passer outre certains aspects (j'ai toujours beaucoup de mal avec "iels" par exemple) qui m'auraient davantage gênées sans elle.

J'ai encore davantage apprécié l'introduction de Dorothy Allison elle-même qui explique l'origine de ces nouvelles ou récits, et l'évolution de leur écriture.

Chaque chapitre est différent des autres dans ce qu'il raconte mais, autobiographie oblige, forme un tout cohérent et complémentaire. Malgré certains évènements à l'état brut (mais comme je le disais plus hauts, décrits avec intelligence et délicatesse), il en ressort beaucoup d'amour malgré tout. Pour la jeune femme qu'elle était alors, et surtout pour les femmes de sa famille.

Et ça, pour moi, c'est le plus beau.
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vendredi 10 juillet 2026

Motl fils du chantre

4 de couv' :
Avec le regard d'enfant du petit Motl, les tâches imposées par une vie de misère deviennent de véritables aventures. Des générations de juifs d'Europe orientale, immigrés en Europe occidentale ou en Amérique, se sont identifiés à Motl. Un grand classique de la littérature yiddish.

Comme souvent, c'est en me promenant dans les rayons de ma librairie préférée (qui soit dit en passant a récemment refait l'ensemble de ses rayonnages, je déambule encore plus qu'avant...) que j'ai trouvé ce livre.
J'ai un peu hésité à l'acheter, mais la curiosité l'a emporté.

Honnêtement, je suis un peu déçue de ce livre. Il faut dire que j'ai commencé à le lire comme un roman, or initialement il n'est pas sorti sous forme de roman mais de feuilleton et ce format s'en ressent fortement à la lecture. Cela a donc faussé ma lecture et ma première impression de ce livre.
Qui plus est, je n'ai pas compris tout de suite que Motl raconte sa petite vie au lecteur comme si chaque chapitre était une rencontre entre lui et un voisin ou ami. Je suis bêtement passée à côté pendant une partie du livre et si je n'avais pas mis autant de temps de temps à le comprendre, je l'aurais davantage apprécié.

Les personnages m'ont un peu agacée aussi, car presque caricaturaux ce qui n'est pas étonnant puisque finalement on est ici dans le burlesque.
J'ai plus apprécié la dernière partie du livre, où il est question de leur parcours d'immigrants et force est de constater que depuis l'époque où ce livre a été écrit, les choses n'ont guère changé...

L'écriture en revanche m'a plue, j'ai bien aimé le rythme, la vivacité, qui retraduit bien celle d'un enfant.

Sentiments mitigés, donc, dûs plus au fait que je me suis fourvoyée en début de lecture qu'à la qualité réelle de l'oeuvre.
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dimanche 5 juillet 2026

Galatée

4 de couv' :
Depuis l'antiquité, le mythe de Pygmalion et Galatée n'a de cesse de fasciner et d'inspirer des artistes. Mais ce récit millénaire du sculpteur misanthrope, épris de la statue qu'il vient de réaliser, demeure inachevé : lorsque Galatée est transformée en être vivant par les dieux, elle est réduite au silence par les hommes. Enfin, il est temps pour elle de devenir la narratrice de sa propre histoire et ainsi de choisir elle-même son destin.

Difficile de résister à l'envie de lire cette nouvelle quand on a adoré "Circé" et "Le chant d'Achille", de la même autrice.

Au delà de la mythologie, cette nouvelle aborde tous les aspects de la vie de couple avec un homme autoritaire et ne souffrant pas la contradiction, au point de créer sa propre femme idéale. Mais elle n'en est pas moins femme, ou pour mieux dire, un être doué de conscience et d'intelligence...

Court, mais intéressant.
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samedi 4 juillet 2026

Le destin d'Anjali

4 de couv' :
Anjali a dix ans quand on la marie à un homme qu'elle n'a jamais vu. Et à peine seize quand elle se retrouve veuve et condamnée à être brûlée vive pendant la crémation de son époux. Ainsi l'exigent les cruelles coutumes encore en vigueur en Inde à l'orée des années 1920.
Après une évasion spectaculaire, la jeune fille trouve refuge - du moins le croit-elle - auprès d'une femme qui se révèle être une dangereuse entremetteuse. Ce ne sera là que la première étape d'un voyage extraordinaire, et souvent effrayant.
Car dans un pays sous contrôle britannique, mais qui connaît déjà de violents soubresauts indépendantistes, quel peut être le destin d'une femme en quête de liberté ?


J'ai rarement lu un quatrième de couverture plus faux :
1) évasion certes, mais pas spectaculaire (sauf sur le fait d'avoir réussi à s'évader car c'était mal parti pour qu'elle réussisse...)
2) la femme rencontrée n'est pas du tout entremetteuse
3) quel voyage ? A part un trajet en train entre son évasion et le point d'arrivée, il n'y en a plus après. Ceci, dans les 65 premières pages du roman qui en compte 468.
Voilà pour le coup de gueule.

A part cette petite contrariété (a posteriori car je n'ai pas relu le quatrième de couverture avant d'entamer ce roman), ce fut pour moi un excellent moment de lecture. Malgré quelques petites maladresses, l'écriture est fluide et agréable, l'histoire bien construite, assez pédagogique sur la période où se déroule l'action et la vie en Inde, et le dépaysement garanti ! Avec ce roman, j'ai retrouvé le goût de la lecture tel que je l'avais il y a quelques années, au point d'acheter un autre livre de l'autrice, qui vient de sortir en poche.

Un vrai bonheur de lecture !
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samedi 27 juin 2026

Mona et son manoir

4 de couv' :
Mona, la fille d'Anna Madrigal, a hérité par son mari, feu Lord Roughton, d'un château dans les Cotswolds : Easley House
C'est là, dans ce manoir perdu au milieu de la campagne anglaise et transformé en maison d'hôtes, qu'Armistead Maupin a rassemblé le petit monde des Chroniques de SanFrancisco et du 28, Barbary Lane pour un dénouement aussi érotique qu'inattendu.
(...)

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé une partie de la joyeuse troupe des Chroniques de San Francisco. Dans ce dernier tome en date, on retrouve Mona en Angleterre, dans les années 1990.

Le choix du lieu peut paraître surprenant par rapport aux autres tomes de la série, mais rappelons que l'auteur vit en Angleterre depuis 2019...

J'ai beaucoup apprécié ce tome, bulle de fraîcheur et de légèreté dans un lieu féérique qui aide à déconnecter du monde réel.

Une lecture drôle et sans prise de tête, voilà de quoi bien démarrer l'été.
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vendredi 26 juin 2026

Cucul

4 de couv' :
Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne des romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.
Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis suur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...


Je ne sais plus trop comment j'ai entendu parler de ce roman : suggestion Booknode, Vendredi Lecture, Médiathèque de Brest ? Toujours est-il que le titre, puis le sujet, m'ont interpelée.
J'ai fini par l'emprunter ce week-end à la bibliothèque.

Si je n'ai rien trouvé de particulier à l'écriture et que j'ai trouvé le démarrage assez commun malgré le sujet, je dois avouer que ce roman m'a assez (agréablement) surprise.

Je m'attendais à une histoire distrayante, sans prise de tête, mais je ne m'attendais pas à autant de réflexions intéressantes sur la dark romance (que je boycotte par principe, en plus du fait que ça ne m'intéresse pas), la place de la femme dans la société, le quotidien des femmes - occidentales - de nos jours.

Certaines situations sont franchement drôle, l'héroïne est le type même de personnage déjanté que j'adore (mignonne mais sans plus, qui ne fait pas de chichis, maladroite au possible avec un sale caractère. Ah ben moi en fait).

Bref, un bon moment de lecture, qui nous amène à d'intéressantes réflexions sur de nombreux sujets.
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dimanche 21 juin 2026

La disparue de la réserve de Blackfeet

4 de couv' :
Juin 2017, réserve des Blackfeet, Montaana. Ashley Loring Heavyrunner, vingt ans, se rend à une fête. Sa famille ne la reverra plus. Le police ne s'en inquiète pas. Sa soeur Kimberley se charge de naviguer dans le flot des rumeurs pour démêler les faits. Car, sur ces terres indigènes, au coeur des montagnes, les mères et les soeurs doivent résoudre seules les disparitions des femmes de leur communauté.
Sourde à toutes les demandes, la police ignore l'ampleur des histoires, où chaque famille connaît des disparitions. Avec acharnement, Kimberley persévère, organise des battues, interroge les témoins, luttant pour qu'Ashley ne soit pas oubliée comme tant d'autres avant elle.
Être une femme amérindienne dans une réserve, c'est avoir dix fois plus de risques de se faire tuer que la moyenne aux États-Unis. La journaliste Anaïs Renevier brise le silence qui entoure ces affaires et dessine les contours d'une crise nationale meurtrière.


C'est par une newsletter des éditions 10/18 que j'ai entendu parler de cette série de livres, qui retrace les histoires d'enquêtes criminelles célèbres aux États-Unis. Je dois reconnaître que sur le moment, j'ai trouvé cela un peu morbide de créer une collection dédiée à ce ty pe de sujet. Mais moins hypocrite aussi car au final un certain nombre de livres traitent des mêmes sujets.

C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai choisi ce livre. Curiosité pour la façon dont le sujet serait traité. L'autrice est journaliste, et ce livre est vraiment construit comme une enquête journalistique. Elle est claire dans ses propos, méthodique, vulgarise parfaitement le moindre élément un peu complexe, et agréable à lire.

Sur le contenu du livre, je ne dirai pas grand chose de risque de tout divulgâcher à ceux qui comme moi ne connaissaient pas cette histoire, son évolution et ses répercussions. Disons qu'en dehors du cas d'Ashley Loring Heavyrunner, c'est la condition féminine, en particulier dans les réserves américaines - héritières d'un lourd passé génocidaire - dont il est aussi question.

Petit (tout petit) bémol technique : j'aurais préféré que les cartes se trouvent en début d'ouvrage plutôt qu'à la fin, ou au moins qu'il y ait dans le textes des notes de bas de page indiquant les pages où se trouvent ces cartes, le glossaire, etc.

Par contre, une bonne idée que ce QR code qui renvoie au dossier de l'affaire : vidéos, articles, avis de rechercher du FBI, etc. Dossier très, très complet.

Un très bon travail de journaliste, qui donne envie de continuer à suivre le sujet.
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samedi 20 juin 2026

Roméo et Juliette

Pas 4 de couv ! 
(et en même temps, on la connaît l'histoire, y compris quand on fait tout pour qu'on la fasse pas divulgâchée...)


J'avais tellement adoré "Tout est bien qui finit bien" que j'avais acheté quelques Shakespeare d'avance (deux par volumes, donc quatre pièces).
Puis j'ai lu "Hamlet", qui m'a profondément déçue.

C'est donc à reculons que je me suis mise à lire Roméo et Juliette, en partie pour un challenge Booknode.

Au final, je ne regrette pas : j'ai autant aimé "Roméo et Juliette" que "Tout est bien qui finit bien". Lire cette pièce a été un pur délice tant on frôle la perfection que ce soit pour l'écriture ou l'intrigue.

Et, oui, mon vocabulaire est bien pauvre en comparaison. Pour vous en remettre, lisez cette pièce !
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vendredi 19 juin 2026

La forêt de flammes et d'ombres

4 de couv' :
Tokyo, décembre 1944. Embauché dans un centre de tri postal, Ren Mizuki y rencontre deux autres étudiants qui partagent sa passion pour la culture et l'art européens : Yuki, qui deviendra sa compagne, peintre elle aussi, et Bin, un violoniste promis à une carrière internationale, quirestera à jamais son frère d'élection. En 1945, Ren est appelé en Mandchourie dans l'enfer des combats. Défiguré, lutilé, il en rentre persuadé qu'il ne pourra plus jamais tenir un pinceau. L'amour de Yuki sera-t-il capable de renverser un destin ?
À travers une histoire particulièrement émouvante, Akira Mizubayashi continue d'explorer ses thèmes familiers : le désastre des nationalismes fauteurs de guerre, l'art, recours essentiel contre la folie des hommes.


Ce livre m'a été offert par mon homme, pour qui m'offrir des livres est parfois un stress : il ne sait pas ce que j'ai déjà lu (ou en attente, j'ai quand même une BAL d'environ 240 bouquins...), n'est pas sûr des auteurs que j'aime (ou pas) et encore moins ce qui pourrait potentiellement me plaire. C'est muni de ce peu de renseignements qu'il est allé demandé conseil à ma librairie préférée. Il m'a donc trouvé cette pépite qui venait de sortir (donc assuré que je ne l'avais pas) d'un auteur japonais (il avait bien repéré mon engouement pour les auteurs japonais), qui fut décidément une bonne pioche.

Bonne pioche par ce que je ne connaissais pas l'auteur et n'avait jamais entendu parler de ce livre, donc une bonne surprise.

J'ai beaucoup aimé lire ce livre dont l'histoire m'a autant plue, touchée, que surprise (mention spéciale à Hannah, dont j'ai deviné le secret de longévité, révélé en fin de livre, petite note d'humour en forme de pirouette d'un auteur à ses lecteurs). Une histoire qui se déroule de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours (et même un peu plus, mais chut) avec des sauts dans le temps qui ne sont pas dérangeants pur le lecteur. Ce qui est évoqué ici sont les moments forts de la vie des personnages, et après tout, c'est ce que nous retenons tous de nos vies finalement...

C'est une belle histoire, subtile, empreinte de douceur et de culture. Une histoire d'amour, d'amitié, de famille.
Une belle découverte !
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dimanche 7 juin 2026

Murena - tomes 11 à 13

4 de couv' :

Nos ancêtres n'aimaient pas cette sorte d'égalité qui donne les mêmes faveurs au bon et aux méchants. Aussi n'était-ce pas entre tous les citoyens qu'ils tiraient au sort les magistrats. Ils fausaient à l'avance un choix des meilleurs et des plus propres à remplir chaque fonction.





Ce n'est pas ce qu'on dit mais ce qu'on sent un seul jour mais continuellement. Tu n'as pas à craindre qu'un comportement si estimable ne dégénère en indignité : seul le sage apprécie ce qu'il a. Les insensés peinent sous le dégoût d'eux-mêmes.





À la vérité, L. Crassus encore tout jeune ne tira pas sa réputation d'un autre que lui-même. Il s'acquit un très grand titre par une fameuse et illustre accusation. À l'âge où l'on est ordinairement loué pour ses exercices, L. Crassus fit voir qu'il réussissait déjà au tribunal, alors qu'il aurait pu être méritoire de s'exercer chez lui.
CICÉRON
Traité des devoirs. II.





Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans cette série, dont j'avais parlé ici. Je l'avais lue jusqu'au tome 10, puis acheté le tome 11, que je n'ai pas lu tout de suite car je ne me rappelais pas bien l'histoire. J'avais l'intention de tout relire... Puis est sorti le tome 12... Puis le 13...
 
Ce week-end, je me suis décidée, avec enthousiasme, à tout reprendre depuis le début (et bien m'en a pris car visiblement, le tome 14 devrait sortir cette année).

J'aime toujours autant cette série, où l'histoire, l'Histoire, les graphismes, les personnages, les intrigues me plaisent tout autant qu'avant.

A ne réserver qu'aux adultes cependant, les scènes de nudité, de sexe et de violence étant fréquentes. Mais une belle reconstitution de la Rome de Néron, basée sur les faits ou des reconstitution au plus juste, loin des images toutes faites et fausses idées en tout genre.

A suivre jusqu'au bout !
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samedi 6 juin 2026

Marelle à Harlem

4 de couv' :
Publié en 1971 sous le titre Just Give Me a Cool Drink of Water 'fore I Diiie, le premier recueil de Maya Angelou se présente à nous comme une oeuvre de jeunesse : nombre des poèmes qui le composent ont été écrit avant la parution de Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, le livre qui l'a rendue célèbre.
Si Marelle à Harlem marque l'entrée de Maya Angelou en poésie, il porte déjà sa signature d'autrice. Elle y révèle une parole intime et militante, passant de son histoire d'amour avec celui qu'elle nomme le Zorro Man à la relation douloureuse que lesAfricains-Américains entretiennent avec une société raciste dominée par les Blancs. Avec force, humour et non sans rage, elle traduit son expérience de femme noire et libre en un puissant discours pour défendre les aspirations de sa communauté.


Dire que je suis une grande fan de Maya Angelou est assez inutile, redondant et surtout bien en-dessous de la réalité. Comme je l'ai déjà dit précédemment, cela faisait longtemps que je trépignais d'impatience à l'idée de voir ses recueils de poèmes (enfin !) publié en France donc cela ne surprendra personne que je me précipité à la librairie à chaque sortie de l'un d'entre eux (et dans le cas de celui-ci, j'ai loupé l'annoncé de sortie, je suis tombée dessus par avance et m'y suis précipitée tout pareil).

J'apprécie tout particulièrement que les éditions Seghers les publient en version bilingue, tant la traduction me paraît parfois frustrante. Attention, je ne critique pas le travail du traducteur, mais les poèmes prennent pleinement tout leur sens dans leur langue originale comparée à la version en français. Question de sensation, de contexte (ou de psycho-rigidité de ma part aussi peut-être).
L'ensemble est en tout cas magnifique, j'ai passé une partie de ma soirée d'hier à en lire la plupart à haute voix haute (ce que le traducteur encourage le lecteur à faire dans sa postface, mais que j'avais fait spontanément, c'est dire s'il a raison).

Un magnifique moment de lecture !
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vendredi 5 juin 2026

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

4 de couv' :
États-Unis, années 1940. Glory, enceinte et déjà mère d'un petit garçon, souffre de l'absence de son mari, parti au front, de l'autre côté de l'Atlantique.À des centaines de kilomètres d'elle, Rita, femme et mère de soldat également, n'a pour compagnie que la fiancée de son fils.
Une lettre, envoyée comme une bouteille à la mer, va les réunir. Entre inconnues, on peut tout se dire. Les angoisses, l'attente des êtres aimés, mais aussi les histoires de voisinage, les secrets plus intimes et les recettes de cuisine. Les petites joies qui font que, dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve son chemin.

Ce roman fait beaucoup penser à "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", car il s'agit de romans épistolaires se déroulant pendant la seconde guerre mondiale.

Ce roman-ci se déroule au États-Unis, et non en Angleterre et est tout aussi prenant.

L'écriture, ou plutôt les écritures - car il s'agit de deux autrices - sont agréables à lire et ne sont guère différentes. Ce qui est amusant ici est qu'on apprend en toute fin de livre qu'elles ne se sont pas rencontrées, comme les personnages de ce roman.

Ce roman est assez addictif et même si j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Glory, non en raison de sa personnalité, mais de certains de ses actes, cela s'est finalement estompé. La correspondance ne se limite pas à ces deux femmes, mais s'étend à leur entourage, cassant ainsi le rythme et mettant en relief une histoire qui aurait pu tourner "plan-plan" si les autrices s'étaient contentées d'une correspondance entre deux personnages seulement.

On passe par toutes les émotions ou presque, dans ce roman. J'ai beaucoup pleuré (d'émotion, pas de tristesse) à la fin. J'ai failli pleurer dans le tram l'autre jour, sur un passage particulièrement émouvant. Sans compter la fois où j'ai failli louper mon arrêt et suis descendue au tout dernier moment (et ai continué mon chapitre en marchant, fait assez rare chez moi !).

Bref, vous l'aurez deviné, je l'ai vraiment beaucoup aimé !
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