dimanche 29 septembre 2019

Orléans

4 de couv' :
"Et je me promis qu'un jour, quand je saurais écrire la vérité dans sa simplicité nue, je la dirais dans un roman d'humiliation comme il existe des romans d'initiation."

Un chef d'oeuvre, vraiment. Les frileux du Goncourt ont dénaturé la sélection de cette année en le retirant de la liste.
Tant pis pour eux.

Contrairement à ce qui a été dit, il ne s'agit pas d'une énième diatribe contre ses parents, même si la première partie relate abondamment ce qu'il a subit.

Contrairement à ce que j'ai entendu ça et là, je trouve que la deuxième partie vaut autant que la première, les deux se complétant et se répondant parfaitement.

C'est avant tout un superbe hommage à la littérature, qu'on la lise ou l'écrive (et dans son cas, les deux à la fois), ce qu'elle peut nous apporter au quotidien, soutien, consolation, lumière, connaissance, simple plaisir de lecture. Une élévation de soi, de l'âme, de sa conscience.
Un enrichissement certain.

En tant que lecteur/lectrice, on ne peut que se retrouver dans ce qui y est dit.
C'est un lecteur qui parle à d'autre lecteurs de sa passion de la littérature, qui rend hommage non seulement à la littérature, mais aussi aux auteurs, à ses auteurs préférés, et indirectement, à nos auteurs préférés, qui ne sont pas forcément les siens, mais qu'importe.
Son amour de la littérature fait écho au nôtre.

Une belle écriture, un humour subtil, sous forme d'auto-dérision, un certain regard (attendri ?) de l'homme mûr de maintenant sur l'enfant et l'adolescent d'alors (et là aussi, on ne peut que se reconnaître dans ces portraits de l'enfance et de l'adolescence).

Cet hommage est une marque de reconnaissance, un remerciement pour tout ce que ces auteurs lui ont apporté.

Chapeau bas, vraiment.
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