4 de couv' :
C'est dans un fait divers que Stendhal a puisé son inspiration pour Le rouge et le noir qui reste l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature romantique. L'histoire de Julien Sorel reproduit à peu près exactement celle d'Anthoine Berthet, condamné à mort et exécuté en 1828 pour tentative de meurtre sur la personne de Mme Michoud, chez qui il avait été précepteur.
Véritable tableau de la société française dans les dernières années de la Restauration, le rouge et le noir est aussi un grand roman d'amour : orgueilleux par timidité, sensible et révolté, Julien poursuit avec téncité le combat de son ambition, faisant fi des préjugés sociaux comme des règles de la morale.
Symbole du refus de l'ordre établi, mélange de froideur lucide et de passion exaltée, le personnage a des résonances bien actuelles.
J'ai décidément du mal avec les classiques. Sur celui-ci, je suis assez mitigée.
Les personnages m'ont tous parut sinon détestables, au moins inintéressants ou peu sympathiques (Julien Sorel, arrogant, ambitieux et hypocrite mais agissant, comme en photographie, comme un révélateur auprès de tous les personnages qu'il côtoie ; Madame de Rênal, miss sainte-nitouche ; Mathilde de la Mole, une gosse de riche capricieuse et manipulatrice (mais oui, d'accord, sensible, plus fragile qu'elle ne paraît de prime abord et dont la principale qualité, hélas un défaut à l'époque, est d'être intelligente et de caractère, et d'ambitionner vivre avec quelqu'un de son niveau qui ne l'engoncerait pas seulement dans le rôle de mère et d'épouse), et la plupart assez hautains voire brutaux.
Ayant du mal à m'intéresser à l'un des personnages, bien que tous intéressants à décortiquer individuellement et dans leurs interactions avec les autres, j'ai donc eu du mal à accrocher au roman et surtout à l'histoire.
Mais j'avais cependant sans cesse envie d'y revenir. Roman du XIXème et à l'écriture certes de qualité mais désuète par moments, j'ai beaucoup aimé la description des paysages et de la psychologie des personnages (quoique parfois un peu trop insistante parfois). Certaines situations un peu trop alambiquées (l'histoire de l'échelle par exemple) ou sur lesquelles je ne trouvais guère intéressant qu'on s'y attarde autant.
J'aurais aussi aimé des notes de bas de page car certaines anecdotes ou détails, bien qu'évidents à l'époque de l'écriture m'ont laissé en mode "de quoi s'agit-il précisément ?". Bref, beaucoup moins évidents pour les lecteurs de notre époque.
Cela étant, j'ai particulièrement apprécié les descriptions de l'époque, et surtout le contexte social. Et Stendhal est excellent dans la description des travers humains dans toute leur complexité.
Le comble, c'est que j'étais persuadée ne l'avoir jamais lu. Ce qu'ont démenti les nombreux passages relevés au crayon gris du début à la fin du livre. Et comble du comble, ce ne sont pas ceux-là que j'aurais relevés à présent.
Mon homme m'a dit avoir préféré La Chartreuse de parme. A essayer !
.
Petites réflexions personnelles sur mes différentes lectures. Mais juste mon opinion, mes impressions, pas un jugement. Je ne suis pas critique littéraire ! Juste une simple lectrice, qui prend plaisir (ou pas) au fil des pages, et qui a envie de vous le faire partager. Et qui est très curieuse de connaître votre opinion aussi !
samedi 30 mai 2020
dimanche 17 mai 2020
Arrêtez-moi là !
4 de couv' :
Quand un concours de circonstances transforme une banale journée de travail en un piège redoutable...
Parce qu'il a laissé ses empreintes là où elles n'auraient jamais dû être, un chauffeur de taxi désabusé se retrouve accusé d'enlèvement. Et sa voiture tout juste nettoyée (souvenir d'une étudiante ivre...) ne le rend que plus coupable aux yeux de la police. Il n'a d'autre choix que de trouver lui-même les preuves de son innocence...
Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. Par erreur, je croyais avoir choisi un roman humoristique, j'ai vite compris qu'il n'en était rien mais je ne fus vraiment pas déçue au final.
Par sa simplicité dans l'écriture, ce roman est implacable. Envers le personnage central, envers les policiers menant l'enquête, envers le système judiciaire américain et ne parlons pas des média, l'ensemble formant une effroyable machine à erreur judiciaire. Et à broyer l'individu.
Car la trame de ce roman est là. Ce chauffeur de taxi et le lecteur savent qu'il est innocent et jusqu'au bout, ce récit prend aux tripes, suscite le malaise et la maigre lueur d'espoir entraperçue, accentuant ce malaise, nous porte jusqu'à la fin, jusqu'aux toutes dernière lignes, stupéfiantes.
Très bon, vraiment.
.
Quand un concours de circonstances transforme une banale journée de travail en un piège redoutable...
Parce qu'il a laissé ses empreintes là où elles n'auraient jamais dû être, un chauffeur de taxi désabusé se retrouve accusé d'enlèvement. Et sa voiture tout juste nettoyée (souvenir d'une étudiante ivre...) ne le rend que plus coupable aux yeux de la police. Il n'a d'autre choix que de trouver lui-même les preuves de son innocence...
Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. Par erreur, je croyais avoir choisi un roman humoristique, j'ai vite compris qu'il n'en était rien mais je ne fus vraiment pas déçue au final.
Par sa simplicité dans l'écriture, ce roman est implacable. Envers le personnage central, envers les policiers menant l'enquête, envers le système judiciaire américain et ne parlons pas des média, l'ensemble formant une effroyable machine à erreur judiciaire. Et à broyer l'individu.
Car la trame de ce roman est là. Ce chauffeur de taxi et le lecteur savent qu'il est innocent et jusqu'au bout, ce récit prend aux tripes, suscite le malaise et la maigre lueur d'espoir entraperçue, accentuant ce malaise, nous porte jusqu'à la fin, jusqu'aux toutes dernière lignes, stupéfiantes.
Très bon, vraiment.
.
vendredi 15 mai 2020
Terreur Apache
4 de couv' :
1886. Arizona. Le chef apache Toriano s'enfuit de la Réserve et sème la terreur chez les colons. Walter Grein, éclaireur à la ténacité légendaire, est chargé de le capturer avant qu'il ne mette le pays à feu et à sang. Accompagné de sa troupe d'anciens soldats et d'Indiens, il se lance dans une poursuite haletante...
Transposé à l'écran sous le titre Le sorcier du Rio Grande, ce grand roman a surtout inspiré le chef-d'oeuvre de Robert Aldrich Fureur apache. Burnett y rend hommage à la beauté sauvage des paysages rocailleux, à la mélodie des villages en pisé. De l'art de la guerre des Apachesau quotidien des pionniers, du courage des uns aux faiblesses des autres, tout sonne juste dans ce texte passionnant, nourri de détails historiquement authentiques. Un western qui honore le genre, jamais politiquement correct, au style impeccable.
J'aime assez le style western en littérature, mais j'ai eu du mal à démarrer celui-ci. Dès les premières pages, on plonge dans le désespérément classique "gentils et valeureux cowboys, vraiment très méchants indiens" (ce qui m'a un peu désespérée : "ça va être comme ça tout du long ?").
Oui et non.
Il y a un peu de ça, mais pas complètement.
Les blancs non plus ne sont guère épargnés dans le portrait qu'il est fait d'eux : le politicien ignorant qui n'est là que pour appliquer les décisions de Washington (bien éloigné de la réalité du terrain), un militaire arrogant et va-t-en-guerre, un responsable des affaires indiennes idéaliste et sans réel pouvoir, un colonel au peu de caractère qui se fait bouffer par tout le monde, sont une partie de ces personnages.
Mais il faut dire que les indiens sont soit trop gentils et passifs et donc très obéissants, soit d'horribles monstres sanguinaires et/ou fourbes et mal attentionnés, et les rares à être considérés comme les égaux de notre héros et dont le portrait met en valeur leurs qualités... parlent "petit nègre".
Cet amas de caricature "westerniques", assez typique de l'époque où il a été écrit, m'a un peu gênée à la lecture, mais n'est pas ce qui ressort finalement le plus de l'histoire, qui, il faut le reconnaître, est drôlement bien ficelée et agréable à lire.
.
1886. Arizona. Le chef apache Toriano s'enfuit de la Réserve et sème la terreur chez les colons. Walter Grein, éclaireur à la ténacité légendaire, est chargé de le capturer avant qu'il ne mette le pays à feu et à sang. Accompagné de sa troupe d'anciens soldats et d'Indiens, il se lance dans une poursuite haletante...
Transposé à l'écran sous le titre Le sorcier du Rio Grande, ce grand roman a surtout inspiré le chef-d'oeuvre de Robert Aldrich Fureur apache. Burnett y rend hommage à la beauté sauvage des paysages rocailleux, à la mélodie des villages en pisé. De l'art de la guerre des Apachesau quotidien des pionniers, du courage des uns aux faiblesses des autres, tout sonne juste dans ce texte passionnant, nourri de détails historiquement authentiques. Un western qui honore le genre, jamais politiquement correct, au style impeccable.
J'aime assez le style western en littérature, mais j'ai eu du mal à démarrer celui-ci. Dès les premières pages, on plonge dans le désespérément classique "gentils et valeureux cowboys, vraiment très méchants indiens" (ce qui m'a un peu désespérée : "ça va être comme ça tout du long ?").
Oui et non.
Il y a un peu de ça, mais pas complètement.
Les blancs non plus ne sont guère épargnés dans le portrait qu'il est fait d'eux : le politicien ignorant qui n'est là que pour appliquer les décisions de Washington (bien éloigné de la réalité du terrain), un militaire arrogant et va-t-en-guerre, un responsable des affaires indiennes idéaliste et sans réel pouvoir, un colonel au peu de caractère qui se fait bouffer par tout le monde, sont une partie de ces personnages.
Mais il faut dire que les indiens sont soit trop gentils et passifs et donc très obéissants, soit d'horribles monstres sanguinaires et/ou fourbes et mal attentionnés, et les rares à être considérés comme les égaux de notre héros et dont le portrait met en valeur leurs qualités... parlent "petit nègre".
Cet amas de caricature "westerniques", assez typique de l'époque où il a été écrit, m'a un peu gênée à la lecture, mais n'est pas ce qui ressort finalement le plus de l'histoire, qui, il faut le reconnaître, est drôlement bien ficelée et agréable à lire.
.
jeudi 7 mai 2020
Le chameau sauvage
4 de couv' :
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance, mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.
J'avais ce livre dans ma pile à lire depuis de nombreuses années (l'édition de ce volume date de 2007, ça doit dater de là ou peu de temps après) et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt !
J'ai adoré l'écriture, les multiples digressions de l'auteur qui arrive toujours à retomber sur ses pieds dans sa narration (mieux que le personnage dans sa vie), j'ai suivi avec bonheur le personnage central dans ses pérégrinations diverses et variées, l'ai pris un peu en affection et fut contente pour lui à la fin.
Et le chameau sauvage dans tout ça ? Je n'en dirai rien, car il n'apparaît qu'à la toute fin justement. Une vraie philosophie de vie.
Un autre de cet auteur, vite !
.
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance, mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.
J'avais ce livre dans ma pile à lire depuis de nombreuses années (l'édition de ce volume date de 2007, ça doit dater de là ou peu de temps après) et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt !
J'ai adoré l'écriture, les multiples digressions de l'auteur qui arrive toujours à retomber sur ses pieds dans sa narration (mieux que le personnage dans sa vie), j'ai suivi avec bonheur le personnage central dans ses pérégrinations diverses et variées, l'ai pris un peu en affection et fut contente pour lui à la fin.
Et le chameau sauvage dans tout ça ? Je n'en dirai rien, car il n'apparaît qu'à la toute fin justement. Une vraie philosophie de vie.
Un autre de cet auteur, vite !
.
samedi 2 mai 2020
La cloche silencieuse
Pas de 4 de couv' !
Ceci est un collector. L'édition que je possède, trouvée à l'adolescence un été dans le grenier de mes parents, date de 1936. Et n'est plus éditée de nos jours, à ma grande frustration car il s'agit d'une série. J'ai fait des recherches sur Internet pour trouver les autres tomes, je ne retrouve pour le moment que des versions en anglais (re-frustration).
Par contre vous pouvez trouver celui-ci pour des prix allant de 2 à 15 euros suivant l'état.
Je ne vous présente pas la collection "Le Masque", les lecteurs les moins avertis savent qu'il s'agit d'un polar.
Nous avons donc ici un polar à l'anglaise, dont les protagonistes utilisent les moyens modernes de l'époque (oui, même l'avion).
Si le style peut sembler délicieusement suranné, je trouve que ce roman n'a rien à envier aux Agatha Christie, l'intrigue étant cohérente, le dénouement (classique de l'époque !) se trouvant à la toute dernière ligne, la galerie de personnages étant un délice. Mention spéciale à Mimi, piquante héroïne qui a la particularité dans ce polar très british d'être française ! Piquante et très moderne, car rien ne lui fait peur et sa sagacité lui vaut d'avoir facilement trois trains d'avance sur ses homologues anglais.
J'avais adoré le lire et le relire à l'adolescence, j'ai adoré le relire aujourd'hui. Si les éditions du Masque avait la bonne idée (si ce n'est déjà le cas) de créer une collection spéciale dédiée aux polars qui un temps a fait leurs beaux jours et de les rééditer, ne serait-ce que de façon restreinte et provisoire, les livres d'Elaine Hamilton seraient en tête de liste de mes achats !
.
Ceci est un collector. L'édition que je possède, trouvée à l'adolescence un été dans le grenier de mes parents, date de 1936. Et n'est plus éditée de nos jours, à ma grande frustration car il s'agit d'une série. J'ai fait des recherches sur Internet pour trouver les autres tomes, je ne retrouve pour le moment que des versions en anglais (re-frustration).
Par contre vous pouvez trouver celui-ci pour des prix allant de 2 à 15 euros suivant l'état.
Je ne vous présente pas la collection "Le Masque", les lecteurs les moins avertis savent qu'il s'agit d'un polar.
Nous avons donc ici un polar à l'anglaise, dont les protagonistes utilisent les moyens modernes de l'époque (oui, même l'avion).
Si le style peut sembler délicieusement suranné, je trouve que ce roman n'a rien à envier aux Agatha Christie, l'intrigue étant cohérente, le dénouement (classique de l'époque !) se trouvant à la toute dernière ligne, la galerie de personnages étant un délice. Mention spéciale à Mimi, piquante héroïne qui a la particularité dans ce polar très british d'être française ! Piquante et très moderne, car rien ne lui fait peur et sa sagacité lui vaut d'avoir facilement trois trains d'avance sur ses homologues anglais.
J'avais adoré le lire et le relire à l'adolescence, j'ai adoré le relire aujourd'hui. Si les éditions du Masque avait la bonne idée (si ce n'est déjà le cas) de créer une collection spéciale dédiée aux polars qui un temps a fait leurs beaux jours et de les rééditer, ne serait-ce que de façon restreinte et provisoire, les livres d'Elaine Hamilton seraient en tête de liste de mes achats !
.
vendredi 1 mai 2020
L'oeil du Daruma
A l'automne 1876, alors que le jeune empereur Mutsuhito ouvre le Japon au monde occidental, les réformes audacieuses se succèdent, brisant les traditions féodales.
Retiré dans son pavillon de thé, loin de la capitale, Ikegaku médite devant un brasero fumant. Soudain il tombe, foudroyé. Meurtre ?
Un samurai sans maître, un moine errant, un daimyo rebelle et une courtisane bien curieuse... Tous se retrouvent confrontés à la mort d'un seigneur qui aimait trop le thé vert.
L'enquête s'annonce rude, dans un Japon en pleine tourmente. Sur l'île de Kyushu, la révolte gronde.
Nous voici dans un polar qui nous immerge dans le Japon du XIXème siècle. L'auteur, dont c'était ici le premier roman, a eu la délicatesse dans son avant-propos de nous faire un topo de cette période, une liste des personnages (bien utile pour se repérer, surtout pour tous les lecteurs ne sont pas familiarisés avec les noms japonais (et même quand on l'est, on l'apprécie grandement, croyez-moi)), sans compter la carte et en fin de roman, le lexique.
En dehors d'une reconstitution historique parfaite, ce polar est doté de personnages bien trouvés et bien définis (avec l'enquêteur de l'histoire qui est évidemment un alcoolique fini : est-ce que les auteurs de polar pourraient tous se mettre d'accord pour ne pas tomber dans ce poncif ?). L'intrigue est parfaite.
S'agissant d'un premier roman est que si l'écriture ne sort pas du lot, au moins est-elle bonne et pleine de promesses et pas désagréable à lire.
Mon seul bémol est qu'il ne fait que 189 pages (carte, liste, avant-propos et lexique inclus). Cela étant, même si cela semble court pour un polar, ça n'en reste pas moins bon.
Il s'agira pour moi maintenant de voir ce que l'auteur a écrit par la suite et de me laisser tenter !
.
lundi 13 avril 2020
La panthère des neiges
4 de couv' :
- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
- Qui est-ce ?
- La panthère des neiges. Une ombre magique !
- Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
- C'est ce qu'elle fait croire.
Difficile d'écrire un livre quand on doit rester de longues heures à l'affût pour prendre la moindre image (photo ou film) d'un animal. De longues heures à attendre sans que rien en se passe.
Rien ? Pas si sûr.
Car il en ressort de ces heures l'apprentissage de la patience, de l'observation. En ressort aussi par les pensées qui vagabondent alors que le corps, lui, doit demeurer absolument statique, des aphorismes, la capacité de profiter de l'instant présent, des petites choses et surtout celle de dire enfin au revoir aux êtres aimés et partis.
En ressort aussi la volonté de l'auteur de pratiquer ce sens de l'observation, nouveau pour lui, à son retour en France ou en tout lieu où il se rendrait désormais. Et d'y encourager le lecteur qui ne s'y serait jamais adonné jusqu'ici.
.
Rien ? Pas si sûr.
Car il en ressort de ces heures l'apprentissage de la patience, de l'observation. En ressort aussi par les pensées qui vagabondent alors que le corps, lui, doit demeurer absolument statique, des aphorismes, la capacité de profiter de l'instant présent, des petites choses et surtout celle de dire enfin au revoir aux êtres aimés et partis.
En ressort aussi la volonté de l'auteur de pratiquer ce sens de l'observation, nouveau pour lui, à son retour en France ou en tout lieu où il se rendrait désormais. Et d'y encourager le lecteur qui ne s'y serait jamais adonné jusqu'ici.
.
vendredi 10 avril 2020
Le café de luxe pour beaux messieurs
4 de couv':
Au fil des ans, Mma Ramotswe a retrouvé beaucoup d'objets perdus, mais jamais en core ne lui avait-on demandé de d'aider une personne à se trouver elle-même. Deux frère et soeur au grand coeur ont recueilli une femme amnésique et confié à Mma Ramotswe le soin de découvrir son identité. Pendant ce temps, la venue au monde de son bébé ne peut ralentir Mma Makutsi dans sa quête de réussite professionnelle. À peine vient-elle d'être promue partenaire à part entière de l'Agence n°1 des dames détectives qu'elle lance une nouvelle entreprise à son compte : Le café de luxe pour beaux messieurs.
Quel plaisir de retrouver la douceur de ma traditionnelle lecture de printemps !
Tous sont au rendez-vous : Mma Ramotswe et sa philosophie de la vie, Mme Makutsi et son manque de subtilité habituel, leurs maris (un peu dépassés par leurs épouses), l'esprit avisé de Mma Potokwané, cet adolescent attardé qu'est Charlie et même Violet Sephoto arrive encore à faire des siennes sans rencontrer un seul de ces protagonistes.
Un bien beau début de printemps !
.
Au fil des ans, Mma Ramotswe a retrouvé beaucoup d'objets perdus, mais jamais en core ne lui avait-on demandé de d'aider une personne à se trouver elle-même. Deux frère et soeur au grand coeur ont recueilli une femme amnésique et confié à Mma Ramotswe le soin de découvrir son identité. Pendant ce temps, la venue au monde de son bébé ne peut ralentir Mma Makutsi dans sa quête de réussite professionnelle. À peine vient-elle d'être promue partenaire à part entière de l'Agence n°1 des dames détectives qu'elle lance une nouvelle entreprise à son compte : Le café de luxe pour beaux messieurs.
Quel plaisir de retrouver la douceur de ma traditionnelle lecture de printemps !
Tous sont au rendez-vous : Mma Ramotswe et sa philosophie de la vie, Mme Makutsi et son manque de subtilité habituel, leurs maris (un peu dépassés par leurs épouses), l'esprit avisé de Mma Potokwané, cet adolescent attardé qu'est Charlie et même Violet Sephoto arrive encore à faire des siennes sans rencontrer un seul de ces protagonistes.
Un bien beau début de printemps !
.
samedi 4 avril 2020
Le Grand Livre
4 de couv' :
Quoi de plus naturel, au XXIe siècle, que d'utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l'idée qu'ils se font du passé ?
Kivrin Engle, elle, a choisi l'an 1320, afin d'étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu'aucun de ses contemporains n'a encore visitée : le Moyen Âge.
Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrit, le directeur d'études de Kivrin ; l'archéologue Lupe Montoya ; le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s'inquiète tant pour elle.
Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu ! Tout, mais pas le pire...
Oui, c'est bien de ce livre que je parlais ici.
En dehors du fait qu'il s'agit d'une erreur de casting en cette période de confinement due à une nouvelle sorte de grippe, problème rencontré par les personnages de ce roman, ce ne fut certes pas une erreur de casting pour ce qui est du plaisir de lire !
702 pages dévorées en seulement 5 jours (je suis en télétravail), impossible de lâcher le livre le soir tant que mes yeux ne se fermaient pas tout seuls, c'est dire si j'ai aimé.
Certains y trouverons peut-être des longueurs, moi pas. Si je dois admettre que l'idée que Kivrin est acceptée un peu trop facilement au sein d'une famille noble, le reste tient plutôt bien la route. L'humour, malgré l'aspect dramatique du sujet ,est bien présent dans ce roman et permet d'alléger ou plutôt d'éviter une ambiance qui aurait pu être trop pesante.
Une bonne imagination, bien travaillée et documentée, une écriture fluide et agréable sont les qualités non moins importantes de ce roman.
A recommander, vraiment, et oui, même en ce moment finalement.
.
vendredi 3 avril 2020
Petit traité sur l'immensité du monde
4 de couv' :
Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.
Où on retrouve avec plaisir la prose de Sylvain Tesson, qui traite ici du vagabondage en homme cultivé, et d'expérience puisque ce livre est ponctué d'anecdotes sur ses voyages.
Anecdotes que j'ai reconnues avec bonheur pour certaines, qui m'ont mis l'eau à la bouche pour les autres.
Une belle approche du vagabondage sous toutes ses facettes et acceptions, un vrai bonheur de lecture.
.
Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.
Où on retrouve avec plaisir la prose de Sylvain Tesson, qui traite ici du vagabondage en homme cultivé, et d'expérience puisque ce livre est ponctué d'anecdotes sur ses voyages.
Anecdotes que j'ai reconnues avec bonheur pour certaines, qui m'ont mis l'eau à la bouche pour les autres.
Une belle approche du vagabondage sous toutes ses facettes et acceptions, un vrai bonheur de lecture.
.
Inscription à :
Articles (Atom)









