vendredi 21 février 2025

Les Mémés, tome 5 - Punks à chiens

4 de couv' :
God save the Mémés !
Huguette, Paulette et Lucette remettent le couvert !
Pressque en phase avec leur temps, elle portent un regard plein d'humour sur le monde qui les entoure : le coiffeur, le supermarché, le bout de la rue... leur vaste univers, quoi ! Et sans fausse pudeur, loin de là..
Une recette à base d'énergie, d'une pointe de cynisme et d'une grande rasade de bonne humeur.
A consommer sans modération.


Quel bonheur pour moi de retrouver mes chères Mémés, aussi trash que tendres (si, si je vous jure, de vraies Mams Goudig ou Mams Goz à la sauce rock n' roll) qui m'ont procurés de bons éclats de rire salvateurs lors d'une semaine de travail bien chargée.

Des situations improbables mais tellement bien amenées, une façon décalée de voir la vie, ne pas s'en laisser compter et rester moderne autant que possible, des chutes hilarantes tellement on ne s'y attend pas : vraiment, à chaque tome qui passe, l'auteur sait se renouveler et ne nous lasse pas, pour notre plus grande hilarité !

Yes, Mémé is not dead ! Bravo !

mardi 18 février 2025

Une femme debout

4 de couv' :
République dominicaine, 1963. Sonia Pierre voit le jour à Lecheria, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle organise, à treize ans, une grève pour faire valoir leurs droits. Rare habitante du batey à suivre des études, elle deviendra avocate et consacrera son existence à combattre l'injustice.
Cette vie de lutte pour les droits humains fera d'elle une grande figure féministe, distinguée par de nombreuses récompenses, pressentie pour le prix Nobel de la pais. Mais si sa riche existence la mène à croiser les grands de ce monde, elle ne s'éloigne jamais des siens, parfois au péril de sa santé et de sa sécurité, tant son courage et son intégrité dérangent...


Comme on peut s'en douter, déambulant dans ma librairie préférée, c'est cette couverture qui m'a attiré l'oeil et en voyant le nom de l'autrice, je n'ai guère hésité avant de tendre la main pour lire la quatrième de couverture et ajouter ce livre à ma pile d'achats du jour (ou plutôt du mois, c'est déjà bien suffisant).

Si j'ai renoué avec plaisir avec l'écriture de l'autrice, je suis un peu plus mitigée sur le contenu du livre : je trouve que cette biographie, réel hommage à Sonia Pierre, survole un peu ce qui en aurait dû en être davantage le centre, à savoir son action, de façon concrète.

L'autrice retrace très bien le parcours de ses parents et ce qui les a amenés d'Haïti à la République Dominicaine, leur installation là-bas, tout ce qui fait qu'ils ne peuvent en repartir, les conditions de vie, les premières années de Sonia Pierre jusqu'à la fin de ses études...
Puis on fait un bon dans le temps douze ans plus tard, quand elle a déjà tout mis en place en créant le MUHDA.
Cette partie là m'a vraiment manqué. J'aurais vraiment voulu savoir comment elle a mis tout cela en place, les moyens, l'énergie déployée, les contacts pris, les difficultés surmontées, des tout débuts jusqu'à cette reconnaissance internationale.
De cela, rien.

Rien non plus, ou si peu, de sa vie de femme. On sait qu'elle rencontre son mari pendant ses études, leur mariage est évoqué, ainsi que le fait qu'ils ont eu des enfants, mais ce n'est qu'à la toute fin qu'on apprend qu'elle a eu deux filles. Là encore, j'aurais aimé en savoir un peu plus et surtout comment elle a pu articuler son métier, son association, avec sa vie personnelle, et aussi comment elle arrivait à en vivre.

J'imagine bien que cela manque essentiellement car ce livre a été écrit bien après le décès de Sonia Pierre et qu'il est difficile d'écrire une biographie d'une telle figure contemporaine sans pouvoir en parler directement avec la personne. J'ai l'impression que l'autrice n'a pu que se baser sur les articles de presse.

Ce qui ne veut pas dire que cette biographie est ratée, au contraire. J'exprime juste ici une certaine frustration apparue à la lecture du livre. De plus, la biographie est un peu romancée (mais là je pense que faute de matière suffisante, l'autrice a dû faire ce choix), ce dont je me méfie comme pour toute biographie. Certains aspects de sa vie, en étant romancés, ont été modifiés, ce que je ne trouve pas vraiment utile.
Je regrette aussi que l'autrice ne nous évoque ses choix d'écriture qu'en postface, et non en préface.

Cependant, ce livre est aussi une réussite. En mettant en lumière une personne hors du commun, qu'à ma grande honte je ne connaissais pas, et son action.
Et surtout en mettant en lumière la façon franchement minable dont on été traités les travailleurs des bateys, comment ils ont été exploités, le manque de reconnaissance de ce pays qui ne les a pas accueillis mais exploités, et la façon dont encore de nos jours ils sont considérés.

Et rien que pour ça, l'autrice a parfaitement rendu hommage à Sonia Pierre et son travail de toute une vie, preuve qu'il se perpétue.
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samedi 15 février 2025

La proie

4 de couv' :
Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d'un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde. Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu'ils lâchent l'enquête.
À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l'ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Voeu pieux : par une belle journée d'août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service. La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contrecoeur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu'on lui ait jamais confiée. Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant...


Ce fut un véritable plaisir que de renouer avec une enquête de Griessel et Cupido, même plaisir qu'avec les premières enquêtes de la série.
Même si nos deux comparses ont - tout comme moi - vieilli, et que les nouvelles technologies sont passées par là (ce qui est intéressant pour moi et tout autre lecteur de ma génération et donc celle des personnages, c'est cette impression de vieillir ensemble),  et que l'espoir d'une nouvelle Afrique du Sud a fait place à une amère désillusion, l'un des thèmes centraux de ce roman, on retrouve l'excellente recette de l'auteur pour cette série de polar, recette qu'il arrive toujours à renouveler.
En y ajoutant un vieil ingrédient : quel bonheur ce fut pour moi de comprendre qui se cachait derrière l'identité de Daniel Darret !

Le fait que ce polar raconte deux histoires en parallèle qui, bien que très différentes, on se doute qu'elle vont se retrouver à la toute fin, ajoute à la tension.
D'autant qu'elles se jouent sur deux pays, l'Afrique du Sud et la France (Deon Meyer est un amoureux de Bordeaux et de la France et ça se voit) et donc deux continents, ce qui fait qu'on se demande avec bonheur, et sans doute aucun, comment l'auteur va retomber sur ces pattes (et nous avec).

Je vais me répéter, mais comme toujours Deon Meyer nous a concocté un scénario impeccable, parfaitement maîtrisé, les deux histoires en parallèle faisant mutuellement augmenter la tension jusqu'au dénouement,  haletant, où ce n'est quasiment qu'à la toute dernière page (hors épilogue) où on va savoir ce qui va arriver. Tirera ou ne tirera pas ?

Et surtout la question la plus importante, qui va tarauder Griessel tout au long de l'histoire : dira-t-elle oui ou non ? Son stress devient vite le nôtre tellement on s'est attaché au personnage ces dernières années, en lui souhaitant de connaître enfin le bonheur.

Pour connaître les réponses à ces questions, vous savez quoi faire...
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mercredi 29 janvier 2025

La femme au manteau bleu

4 de couv' : (attention, divulgâchage dès la première phrase !)
Le corps, soigneusement lavé à l'eau de Javel, d'une américaine experte en peinture de l'âge d'or hollandais a été abandonné sur un muret au panorama du col de Sir Lowry, à soixante kilomètres du Cap. Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade criminelle des Hawks, se demandent ce qu'elle était venue faire en Afrique du Sud. Personne, dans son entourage, ne semble au courant. Mais lorsqu'ils découvrent que son travail consistait à localiser des tableaux disparus, et qu'elle avait contacté un professeur d'histoire retraité ainsi qu'un détective privé, des pistes inattendues s'ouvrent à eux...


C'est avec bonheur que j'ai repris cette série de polars de Deon Meyer. Et avec un peu de perplexité aussi : habituellement, ses romans ne font pas moins de 350 pages (au moins), celui-ci n'en fait que 165 ! Un ovni de cette série en somme.

Mais exactement ce qu'il me fallait pour me replonger dans la série et me remettre en tête assez facilement le contexte, les personnages, l'ambiance. Juste ce qu'il me fallait pour cela (heureux hasard !).

Et aussi court que soit ce roman, voilà une enquête dense et bien menée, comme toujours.
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samedi 25 janvier 2025

Petites histoires pour futurs et ex-divorcés

4 de couv' :
Un Noël au charme anglais foutu en l'air à cause d'une coriace ex-belle-mère, un dîner entre anciens jeunes mariés se retrouvant, après trente ans et trois divorces, à imaginer ce que la vie aurait pu être, une superbe fête de séparation organisée par des amoureux qui ont oublié qu'ils l'étaient : voilà bien des occasions de se rendre compte qu'on a toujours mille et une raison de divorcer... et de le regretter !
Ces vingt-neuf petites histoires ccroquent avec délice l'inconstance de l'amour, la difficulté d'avoir envie des mêmes choses au même moment et l'exigence d'exister aussi comme individu. Elles sont autant de portraits au vitriol : hommes ou femmes, divorcés, enfin seuls ! enfin libres !
Mais... libres de quoi déjà ? Car la vie est cruelle : une fois seul-e, pourquoi faut-il que ce qui nous agaçait le plus nous manque soudain ? Avec l'humour et la bienveillance qui la caractérisent, Katarina Mazetti parvient à nous faire rire de nos petits travers et de nos grands chagrins.


Sujet plutôt original pour ce recueil de nouvelles, alors que ce qu'on trouve la plupart du temps en librairie, côté fiction, est souvent de la romance  du style "et ils vécurent heureux..."

Si le sujet est plutôt triste voire déprimant, je reconnais que l'autrice s'en sort plutôt bien, je trouve que les nouvelles conviennent mieux à sa narration que les romans, mais c'est un avis très personnel.

La plupart des personnages (pas tous, heureusement) sont en deuil de leur histoire passée et donc pas très jouasses, voire franchement détestable ("Le hérisson" en particulier : j'ai détesté ce personnage de femme aigrie dès le départ, revancharde jusqu'à la médiocrité, avec une conclusion la rendant encore plus haïssable. Pas étonnant que son mari l'ait quittée...). 
Il ressort le plus souvent de ces histoires que les séparations sont le plus souvent dues à une incompréhension elle-même conséquence d'un manque de communication.
Attention cependant à l'excès inverse qui est de ne voir et de ne communiquer que des reproches sur les petits travers de l'autre.

Une partie (pas tous, heureusement) des personnages masculins m'a un peu perturbée : relativement machistes, arrogants, incapables de se remettre en question.

Parfois, l'autrice s'amuse en deux nouvelles à donner le point de vue de chacun (et personne n'en sort grandi.

Et si décidément cette autrice ne figure pas parmi mes auteurs préférés, j'ai bien aimé l'idée d'un recueil de nouvelles sur le même thème.
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mardi 21 janvier 2025

Le Petit Pape Pie 3,14 arrondit les angles

4 de couv' :
Le monde ne tourne pas rond... c'est un fait. Le carré envahit tout ! Le globe est carrément menacé de devenir cubique.
Les pissenlits prospèrent et développent leurs racines carrées sour la croûte terrestre. Les gentilles soeurs de l'immatriculée conception accouchent d'une progéniture pas très catholique !
Heureusement, notre Petit Pape Pie 3,14 est là pour que l'humanité ne perde pas ses rondeurs. Truffées de légèreté et d'humour, les facéties de notre souverain pontife ne manqueront pas de  vous convertir à sa bonne humeur en moins de temps qu'il n'en faut pour les lire.


Si j'étais ravie de voir qu'une suite au premier tome était enfin parue, je dois avouer que cette fois je suis un peu déçue, tant certains passages m'ont parfois agacée.
D'ailleurs à propos d'agacement, ce serait bien que ceux qui rédigent les quatrièmes de couverture lisent les livres dont ils parlent, ça leur éviterait de commettre des bourdes (non, ce ne sont pas des bonnes soeurs qui tombent enceintes, ce sont des femmes ordinaires).

J'aime bien l'humour à la c** et le suivre quand il va jusqu'au délire, mais sur certains passages, ça ne prend pas (la progéniture cubique par exemple - et là je ne dévoile rien, voir le dessin en quatrième de couverture).

Dans l'ensemble, j'ai quand même bien aimé que l'humour et l'histoire soient centrés sur les cubes et carrés et tous les jeux de mots dont on peut en tirer, et en faire découler l'histoire ! Et il y en a beaucoup, à ma grande surprise au fil de la lecture. Un humour très géométrique - j'ai repensé à mes cours de maths du collège pendant la lecture - et très bien trouvé !

Alors si cette lecture m'a moins enthousiasmée que la précédente, ma foi, pourquoi pas ?
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dimanche 19 janvier 2025

Ma vie de pingouin

4 de couv' :
Une cinquantaine de croisiéristes adeptes de sensations fortes embarquent pour un voyage de plusieurs semaines en Antarctique. Sur le bateau, une globe-trotteuse septuagénaire répertorie les similitudes entre humains et animaux. Et elles ne manquent pas, parmi cette brochette d'explorateurs atypiques venus se frotter aux épaulards tueurs, albatros, pétrels et autres éléphants de mer.
Tomas, lui file vers son objectif ultime : en finir avec les tracasseries de la vie, seul sur la glace. Ça promet d'être difficile, avec les quelques quatre cent mille manchots royaux qui peuplent les lieux. D'autant que la douce Wilma, dont la bonne humeur inébranlable laisse croire que tout lui sourit, ne le quitte pas d'une semelle. Un roman pétillant et insolite qui confirme qu'en Antarctique comme ailleurs, Katarina Mazetti sait réchauffer les coeurs.


Il y a quelques années, j'avais lu de la même autrice "le mec de la tombe d'à côté", qui ne m'avait guère enthousiasmée. Depuis, j'ai élargi mes intérêts de lecture et mes goûts en matière de style d'écriture. Je me suis donc dit "pourquoi pas celui-ci après tout ?"

Niveau écriture, je la trouve un peu plate, rien de particulier qui fait qu'on s'y accroche et qu'on se laisse porter par elle. Au niveau de vocabulaire, rien de particulier non plus.

Cela étant, on se laisse porter par l'histoire et le voyage effectué par les personnages principaux et autres passagers du bateau. Le livre date de 2008 pour la première version dans sa langue originale et j'ai aimé suivre les réflexions des uns et des autres sur l'avenir de la planète.

L'autrice a elle-même fait ce voyage. Un de mes collègues aussi, c'est donc autant ses souvenirs à elle et à lui (et ses photos) que j'ai entremêlés dans ma lecture.
Personnellement, je trouve une petite carte du parcours aurait été sympa (mas pas indispensable).

Contre toute attente vu ce que je viens de dire de l'écriture, j'ai bien aimé.
J'ai bien aimé le fait que Wilma ait un secret (je ne dévoile rien, on le sait dès les toutes premières pages, et j'avais d'ailleurs deviné ce que c'était bien avant la fin du livre) et son esprit positif. J'ai bien aimé aussi que le livre soit essentiellement axé sur trois personnage, et pas seulement ceux de Wilma et Tomas, ce qui aurait été au final assez banal, et le fait qu'on revient de temps en temps sur leur passé, éclairant ainsi leur personnalité.
Et malgré la recommandations de l'autrice dans sa préface qui nous recommande de passer ces chapitres s'ils ne nous plaisent pas (c'est de l'humour, je le déconseille donc, car ils éclairent les actions de certains passagers), j'ai bien aimé les les chapitres sur telle ou telle cabine, ou pour mieux dire sur certains personnages secondaires du roman.
Par contre, ce dont je me serais bien passée car ils n'apportent pas grand chose au livre, ce sont les observations d'Alba et ses analogies entre humains et animaux. Ce sont de courts passages, mais j'ai peiné à leur trouver un quelconque intérêt.

Une lecture distrayante globalement.

samedi 18 janvier 2025

La reine de l'Idaho

4 de couv' :
Thomas Burton est romancier. Il s'est installé sur la côte du Maine, moin des montagnes Rocheuses où il a grandi. Un beau matin, une lettre vient bouleverser sa vie : une inconnue affirme être sa soeur, confiée dès la naissance à une famille adoptive. Intrigué, Thomas retrace l'histoire des générations passées. Sa mère, la belle Elizabeth, aurait abandonné un bébé ? Mais comment un tel secret aurai-il pu être caché à Emma, la matriarche, la célèbre et redoutable "reine" de l'Idaho, celle qui a consolidé la fortune du clan ?


J'étais en train du musarder dans ma librairie préférée quand au détour d'une travée mon oeil aperçoit, fugacement mais distinctement, la belle couverture de ce livre. Rapide coup d'oeil sur la quatrième de couverture, et le voici embarqué jusqu'à la caisse !

Je ne regrette absolument pas cet achat autant impulsif que raisonné tellement j'ai aimé ce roman, qui bouscule un peu mes habitudes de lecture.

L'écriture est tout bonnement exquise. Fourmillant de détails, elle sert autant l'histoire que l'humour de l'auteur tout en étant merveilleusement travaillée, pas un mot n'est inutile ni inapproprié. Un vrai talent d'auteur qui m'a enthousiasmée.

Qui plus est, l'auteur, ne se contente pas de dérouler la trame de l'histoire : il prend quelques libertés avec l'ordre chronologique sans perdre le lecteur : chaque personnage (les plus décisif du roman) a droit à son chapite ou sa partie de livre et si on commence par le narrateur (tiens, un auteur dont le prénom est Thomas lui aussi ?), on passe ensuite à la fameuse soeur cachée, pour ensuite repartir sur la vie des grands-parents du narrateur, etc.

Car c'est une fresque familiale qui nous est racontée-là. Une sorte d'énigme et de secret de famille dont la réalité ne nous est révélée qu'à la toute fin. Une fin émouvante.

Inutile de dire que j'en lirai d'autres, de cet auteur...
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vendredi 10 janvier 2025

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu (BD)

Tome 1 - Chili con carnage - 4 de couv' :

Mais qu'est-ce qui peut bien pousser maître Byron Peck, avocat crapuleux au barreau de Los Angeles, à quitter son biotope pour venir suffoquer dans le désert de l'Arizona ?

Et qui est ce Knut Hoggaard, cet imposant Danois qui l'accompagne et ne s'exprime que par de vagues borborygmes caverneux ?

Ces deux individus aux moeurs discutables n'ont pourtant pas l'air d'être là par hasard. Pas plus que Margot de Garine, jeune aristocrate franco-russe qui voyage en solitaire et semble abonnée aux attaques de trains... À bien y réfléchir, ça fait beaucoup de nouveaux arrivants pour une région dont la densité de population taquine habituellement le zéro !

Il ne serait pas étonnant que cette histoire finisse par sentir la poudre...



Tome 2 - Sur la piste de Madison - 4 de couv' :

Lorsqu'on a échappé deux fois à une mort certaine, la prudence suggèrerait qu'on lève un peu le pied. Mais Maître Peck est très impatient de devenir veuf et de remettre la main sur les fameuses lettres dérobées par son épouse.

L'indestructible M. Hoggaard, légitime propriétaire desdits documents et ex-amant de la dame, partage le même état d'esprit : pas de repos pour les braves tant que l'infâme Margot n'aura pas payé pour ses crimes !

Mais cette dernière n'a peut-être pas encore donné toute la mesure de sa perfidie et sa prochaine victime pourrait bien être ce mystérieux Indien qui a surpris tout le monde en subtilisant le trésor des Mexicains...




Tome 3 - Le mystère de la femme araignée - 4 de couv' :

Depuis la nuit des temps, si l'on en croit la légende navajo, la femme araignée veille sur les hommes du haut du Spider Rock, et enseigne aux femmes l'art ancestral du tissage.

Mais Margot n'a besoin de personne pour tisser sa toile mortelle. Et pour elle, il est urgent de prendre le large car le nombre d'hommes trahis et d'amants éconduits qui ont juré sa perte ne cesse de grossir.

Au fin fond du canyon de Chelly, sous la houlette de Byron Peck, c'est une véritable conjuration internationale qui se met en place pour anéantir celle qui a volé les lettres de James Madison, si compromettantes pour l'industrie de l'armement.

Mais Margot a de la ressource. Et sur les terres de la mystérieuse Spider Woman, elle va trouver de précieuses alliées...



Tome 4 - La loi du plus fort - 4 de couv' :

C'est quand même incroyable comme de simples manuscrits poussiéreux peuvent susciter des espoirs aussi contradictoires : Byron veut les révéler au monde, Margot les vendre aux marchands d'armes. Quant aux Navajos, ils ont aussi leur petite idée... Sur un point au moins, tout le monde s'accorde : les lettres de Madison prendront toute leur valeur à Washington D.C., la toute jeune capitale fédérale en chantier, théâtre de toutes les intrigues et de tous les business du Nouveau Monde.

C'est là que vont se retrouver l'ensemble de nos protagonistes, à l'heure où le Congrès se laisse griser par la juteuse captation des Terres indiennes que la loi Dawes vient de rendre possible. Une dernière manche dont l'issue ne peut désigner qu'un seul vainqueur... Et ce vainqueur, ce ne sera pas l'honneur, car tous les coups sont permis.





Après la lecture de "Blanc autour", je me suis intéressée au travail des auteurs en particulier du scénariste, Lupano - dont je suis déjà fan de la série du "Traquemage" de "Vickings dans la brume" (ici et ici), sans oublier "Le singe de Hartlepool" - et je suis tombée sur cette série-ci.
Je me suis donc précipitée pour réserver les 4 tomes auprès de la bibliothèque. Et je n'ai pas regretté tant cette série de bandes dessinées est de qualité !

J'ai absolument tout aimé, rien n'est à jeter : le scénario, les personnages, les dessins, les décors, les couleurs et l'humour ! J'ai rarement autant éclaté de rire à la lecture d'une bande dessinée.
Chaque groupe de personnages sauf un, est une équipe de bras cassés sans scrupules pour lesquels tous les coups (de feu mais pas seulement) sont permis pour atteindre leur objectif. Et la subtilité de l'humour empêche de sombrer franchement dans la caricature.

La qualité de cette série tient aussi au travail de documentation préalable évident des auteurs : si l'humour prédomine, ils n'hésitent pas à étriller au passage les États-Unis de l'époque (et par ricochet, de maintenant...) : la société et le gouvernement américains, l'esclavage, les actions du ku-klux klan, la ségrégation, la façon dont ont été traitées les Nations Indiennes, en particulier les enfants dans les institutions religieuses qui devaient les éduquer... Tout ceci, avec intelligence et subtilité.

Certes, j'ai bien dû rendre les livres à la bibliothèque... Mais je pense que ma librairie de BD préférée va bientôt recevoir ma visite pour me voir repartir avec l'intégrale...



dimanche 5 janvier 2025

Miss Eliza

4 de couv' :
Londres, 1835. Derrière le long bureau, le verdict tombe : "Une dame n'a pas à se mêler de poésie." Qu'à cela ne tienne ! Acculée par la ruine familiale, l'élégante Miss Eliza Acton troquera les sonnets pour les fourneaux... et à sa grande surprise, se découvrira un talent - et une passion - pour les arts culinaires.
De son côté, la jeune Ann Kirby peine à sortir de la misère : sa rencontre avec la poétesse, leur complicité insolite, l'en sortira par miracle. Bientôt, un livre de recettes conçu à quatre mains prend forme,, qui révolutionnera à jamais la gastronomie britannique..


J'ai clairement craqué pour la couverture de ce livre. Avant de l'acheter, j'ai évidemment lu la quatrième de couverture, et même si l'histoire me paraissait intéressante mais sans plus, c'est la couverture qui l'a emporté !

Et je ne regrette pas.

L'écriture est on ne peut plus agréable ; l'histoire, d'un point de vue historique et sociologique, parfaitement bien décrite ; la psychologie des personnages et ce que cela induit de la société anglaise de l'époque, impeccablement rendue.
Même s'il s'agit de la vie romancée d'une personne ayant réellement existé (les biographes ne sont apparemment pas tous d'accord entre eux sur certains aspects de la vie d'Eliza Acton), et que celle d'Ann Kirby est en grande partie inventée, il est parfaitement intéressant de voir le travail à l'origine du premier livre de cuisine anglais qui reste la référence culinaire en la matière. Le premier à avoir une liste d'ingrédient et leur quantité pour chaque recette.
Si vous voulez en savoir plus sur ce personnage allez donc par ici.

Et la description des parfums et des saveurs de la cuisine incite à cuisiner non stop (si j'avais été chez moi au moment de cette lecture et que je n'avais pas déjà mon congélateur plein...).

Ce fut donc pour moi avec cette première lecture une belle façon de commencer l'année !
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