dimanche 29 mai 2011

Souvenirs, souvenirs... (31/07/2009)

J'ai toujours aimé les bibliothèques. Il faut dire aussi que je suis tombée dedans quand j'étais toute petite ! Mes premiers souvenirs d'une bibliothèque remonte à bien bien longtemps, avant que j'apprenne à lire. J'accompagnais ma mère dans une toute petite bibliothèque, à Quimperlé, située si je me souviens bien, près du cinéma. J'aimais déjà cette sensation de plénitude qui y régnait et cet intérêt pour les livres qui imprégnait ce local et les personnes présentes. Y compris moi, future apprentie de l'alphabet, pour qui ma mère empruntait toujours un "Sylvain et Sylvette" qu'elle me lisait sitôt rentrées à la maison, changeant de voix suivant les personnages et d'intonation suivant les situations vécues par les héros et les 4 compères.
C'est comme ça que j'ai appris à aimer lire : quelques feuilles de papier, une couverture cartonnée et tant de merveilles à découvrir à l'intérieur. Le monde de l'imaginaire m'ouvrait ses... pages et m'emportait aussi loin que je voulais bien me laisser porter.
C'est aussi comme ça que j'ai appris à aimer la ponctuation, donc le théâtre. Ou comment, grâce à ces petits signes judicieusement placés, une simple phrase monocorde pouvait devenir vivante. Et ma mère une multitude de personnages (bon, pour mon amour du théâtre, il faut dire que plus tard, l'émission "Au théâtre ce soir" y a largement contribué. Inutile de dire que les représentations théâtrales diffusées en direct sur France 2 depuis le début de l'année sont pour moi un pur bonheur).

Ensuite (j'avais depuis appris à lire), la bibliothèque s'est trouvée dans un nouveau local situé dans un immeuble de la rue Mme Moreau (photo de la rue ci-contre). 
Même sensation d'apaisement, de passion des livres partagée, et bonheur décuplé puisque la surface était plus étendue. J'en retiens aussi cette bonne odeur de cire, ce parquet qui grince doucement sous les pas prudents des habitués, le mystères de ces vieux volumes que j'étais encore trop jeune pour les lire, LE livre que j'empruntais de temps en temps tellement j'adorais l'histoire (l'amitié entre un garçon et un éléphant blanc - à propos, si ça dit quelque chose à quelqu'un, merci de me donner le titre exact et le nom de l'auteur siouplaît), la gentillesse de la bibliothècaire et ses longs cheveux noirs semblables à ceux de ma marraine, de la "mini-interview" qu'elle m'avait accordée pour la rédaction d'un devoir dont le thème était "décrivez le métier que vous voudriez faire". Et oui, je voulais faire ce métier. Quelques mauvaises orientationsplus tard, je suis maintenant secrétaire.

Plus tard, j'étais déjà au lycée, la bibliothèque a déménagé, ce qui est bien normal, car non accessible aux handicapés. Car en plus des escaliers de cette rue, la bibliothèque se trouvait au 1er étage de l'immeuble... Sans ascenseurs !
Elle s'est retrouvée dans un nouveau local en bas de la même rue. Et tant qu'à déménager, autant tout changer et... moderniser. Même ambiance feutrée ou presque mais tout moderne. Pas de plancher qui grince, que de la moquette. Le silence autrefois si apaisant était alors troublé par les chuchotements des élèves venus (grande nouveautté de la bibliothèque) y travailler, sans compter la voix haut-perchée des plus jeunes ("C'est celui-là que je veux !") et les réponses de leurs parents. Oui, c'est le cas de le dire, une page avait tourné. Pour moi aussi, je suis partie de peu temps après faire mes études à Brest.

A présent, la bibliothèque ou plutôt (je vais me faire tuer par ma môman si je ne dis pas les choses correctement) la médiathèque de Quimperlé se trouve en haute ville, sur la place Saint Michel. C'est un grand espace moderne très accueillant et là j'inclus évidemment le personnel qui m'a aidé à chercher, sans le trouver hélas, ce fameux livre sur l'éléphant blanc.

Je crois que je garderai toute ma vie la nostalgie du parquet grinçant et de cette bonne odeur de cire, mais sûrement parce que ces souvenirs sont liés à mon apprentissage de la lecture et de la découverte de ce monde si étendu de la littérature, sous toutes ces formes. 

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